Déc 112011
 

Ce qui est admirable chez Jean-Jacques Chavigné, journaliste à Démocratie & socialisme, le courant de gauche du PS emmené par Gérard Filoche, c’est son sens de la formule et son esprit de synthèse, capables de balayer en une phrase toute la propagande UMPiste. A la question « L’État vit-il au-dessus de ses moyens », voici la réponse, superbe Phrase du jour : « La vérité est que c’est l’État qui fixe lui-même (à la différence d’un ménage) ses propres moyens et que la droite a vidé consciemment les caisses publiques en diminuant les impôts des ménages les plus riches et des sociétés. » Tout est dit. Suit une rafale de chiffres qui aboutit à l’énorme manque à gagner pour l’État, proprement détroussé par l’UMP : « 196 milliards d’euros en 2009 alors que le déficit public (État, Sécurité sociale, collectivités territoriales, organismes centraux) s’élevait à 145 milliards d’euros. » A rapprocher du plan de rigueur de 8 milliards d’euros…

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  14 commentaires à “Aux imbéciles ou menteurs qui comparent la dette de l’État et celle d’un ménage”

  1. Oui, ce gouvernement a servi les plus riches et a mis la population dans un état de précarité et de pauvreté.
    Il a fait une politique au service d’une classe très minoritaire contre une autre, très majoritaire.
    Mais il a été élu. Le problème est que Sarko et son gang vont sans doute prendre une grosse raclée aux prochaines élections et qu’ils vont bien s’en sortir.

    Pourquoi? Parce qu’ils ont nagé dans l’illégalité depuis longtemps (Woerth, Bettencourt, Karachi, Gaubert, Bazire, Tapie, Lagarde, Lagardère, Bouygues, Courroye, Squarcini etc…la liste est plus que longue) : ils sont dans le droit commun et la délinquance en col blanc à fond.

    Comment se fait-il qu’aucun des candidats à l’élection ne mette au programme des procès et des sanctions exemplaires pour des affaires aussi graves, une sorte d’opération « mains propres »?
    (et qu’on ne dise pas que c’est pour ne pas faire le lit de Le Pen, parce que c’est le contraire)

  2. Oui et il est très facile d’expliquer avec des mots simples le mécanisme de la dette en France et à qui elle profite?

    Démonstration :
    1 – Depuis 2001 1% de français les plus riches ont bénéficié de + de 150 milliard d’euros de cadeaux fiscaux (source Thomas Pichetti, économiste spécialiste de l’évolution des inégalités).

    Comme l’expose très bien Emmanuel Todd : reste à savoir ce qu’ils en ont fait de ce argent là ces gens les plus riches ? Et bien il l’ont placé dans des banques, des fonds d’investissement.

    2 – Le fait qu’ils aient été allégés d’impôts et bénéficié de ces remises d’environ 150 milliards d’euros, cela a d’autant appauvri l’état, le pays (« les caisses sont vides ») donc ces remises ont augmenté d’autant le montant de la dette

    3 – Le pays pour rembourser , emprunte aux banques dans lesquelles les + riches ont placé leur argent, la boucle est bouclée, donc la dette profite aux 1% des plus riches et qu’ils sont près à tout faire pour que ça dure . En contrepartie les autres doivent rembourser cette dette ( les + pauvres) jusqu’à créer la boucherie sociale….(suppression des services publics, baisse des salaires, des retraites, des aides sociales aux plus pauvres, expropriations en masse en Italie, Sardaigne, Espagne, en Grèce le pays est en vente, les peuple humiliés !

    C’est plus tenable…..on les aura et nous ne paierons pas cette dette illégitime !!! qu’ils l’entendent bien, nous ne nous laisserons pas écraser la gueule !

    • Bravo et merci Myriam !

      • En quelque sorte, les capitalistes décomplexés ont transformé leurs impôts en rente. Rente qu’ils espèrent transmettre à leurs enfants.et asservir nos enfants.

        Nous devons dire, toujours plus nombreux, d’Athènes à Lisbonne, de Rome à Paris en passant par Madrid.

        NOUS NE PAYERONS PAS.

        Je pense en regardant mon enfant, qu’il est grand temps de sortir de la remise la guillotine. Ces gôrets maladifs ne comprennent que ce langage.

    • Il faut le dire, l’expliquer, le répéter, le prouver, inlassablement:
      Le concept de « lutte des classes » n’a jamais été dépassé.

      Il est même furieusement d’actualité.

  3. 1) Ça me rappelle un entretien avec Alain Madelin vers 1995 ou 1996. Le journaliste, ultra-libéral, lui demande s’il est satisfait, lui le libéral, de la politique mi-chèvre mi-chou engagée par Chirac et son gouvernement. Et Madelin de répondre en substance : oui, on baisse les impôts et cela obligera ensuite les gouvernements qui suivront, qu’ils le veuillent ou non, à réduire le train de l’État qui ne pourra plus financer les dépenses au niveau d’aujourd’hui. C’est un cercle vertueux qui se met en place.

    2) La droite souhaite cette politique libérale et c’est son idéologie. Bien. Mais le grand dommage est qu’une partie de la gauche se réclame de cette même idéologie et des mêmes pratiques…

  4. La dette est bien utile…

  5. Je ne peux que conseiller cet instructif documentaire. Vous pouvez aller là-bas s’il y est aussi.

  6. La remarque de Chavigné est juste…Dans un contexte normal.
    C’est-à-dire pas dans celui d’aujourd’hui où un certain candidat à la présidentielle, – auquel les « followers » ont envoyé des billets de 500F tous neufs par liasses, pour l’aider à payer les frais de campagne à l’époque où il avait shooté dans les burnes de son ami de trente ans, un personnage remarquable qu’on s’accordait à surnommer Supermenteur – j’ai nommé Ballamou a interdit par une loi datant de 1973 – un avant qu’Allende soit poussé au suicide par le boucher nazi nommé Pinochet, auquel l’amie chère de Ben Ali nommée Alliot-Marie a rendu hommage pour l’État français, au début du quinquennat de notre grand ami – à la Banque de France de faire ce qu’elle devait pour les français. Gérer notre monnaie, assainir nos dettes quand nous en faisons par la création légitime, raisonnée, réaliste et HONNETE de monnaie.

    Balladur a préféré refiler ça aux banksters, contre trois cent mille chèque de 7000€, ou à peu près, qui ont été sans doute versé dans la caisse de l’UMP, à l’époque le RPR. D’ailleurs les sous-fifres RPR se sont précipités à la banque du coin pour convertir les chèques en beaux Pascal bien craquants et se sont payés une Ferrari chacun avant de ramener les sacs de fric à la maison.
    C’est pour ça qu’on a vu une armoire bourrée de pognon du haut en bas dans une permanence du RPR. C’était grâce à Mery, mais aussi tous les petits Balladur qui ont mené des campagnes dans l’intérêt du pays et la solde privée du RPR.

    Faut pas s’étonner que ces gens-là confondent ménage et racket, comme certains journalistes confondent info et ménage.

  7. Je fais un pas de côté. Quelque chose me dit que se met actuellement en place la même démarche pédagogique qu’au moment du projet de Traité Constitutionnel Européen pour cette fois aider à comprendre le mécanisme de la dette. Pure arnaque dont il faut chercher – et trouver – la cause du côté de Pompidou Giscard (loi du 3 janvier 1973) et du traité de Maastricht ( article 104). Tout vient de là. Enfonçons le clou : nous ne remboursons que des intérêts et nous ne viendrons jamais à bout de la dette. Donc, annulons cette dette imaginaire !
    Remplacer Sarkozy par Hollande qui propose la même politique en plus ceci et en moins cela, n’est pas la réponse à « comment se débarrasser du capitalo/productivisme? ».
    Le problème est de changer plus que les règles et de se rappeler l’urgence écologique, la conjugaison de la fin du pétrole et des bouleversements climatiques. Comment ? En voulant imaginer un autre type de relations entre nous. Inventer un monde dans lequel nous remplacerons la course individuelle à l’objet par la recherche collective du vivre ensemble.

    • Hollande, l’autre fromage du PS, propose d’ajouter un peu plus de BCE pour calmer les marchés. C’est dire l’ampleur de la transformation sociale que ce rose révolutionnaire peut mettre en oeuvre.
      C’est pourtant trop pour le châtelain Fillon.
      « La France » plein la bouche comme s’il pouvait représenter autre chose qu’un groupuscule d’ultra-privilégiés efficacement déguisé d’une écharpe tricolore, a déclaré, selon l’AFP, qu’ « on ne peut pas dire aux marchés: il y a un accord européen en décembre mais on ne sait pas si en avril ou en mai, il sera toujours valable, c’est tout à fait irresponsable ».

      C’est-à-dire que pour traduire Fillon, premier ministre paraît-il, il vaut mieux laisser vider nos portefeuilles, nos coffres, notre mode de vie par des canailles qui n’en ont jamais assez, car sinon ils arrêteront de remplir les tirelires de l’UMP. Sans oublier que les quelques représentants de ces gens de sac et de corde qui fréquentent abondamment le Siècle vont l’attraper et lui péter la gueule au prochain repas, s’il ne proteste pas véhémente que la France est prête à se faire enfiler, raquer et dire merci.

      Quant à Hollande notre bretteur en plastic, il ne dit pas du tout pareil. D’abord, les caisses du PS sont beaucoup plus petites, comme le documenterait très bien Rebsamen, financier du parti, même s’il connaissait mieux le conseil d’administration de Dexia.
      Ensuite Hollande est déterminé. Ca se voit, non ?
      Il va s’avancer devant les financiers, dès qu’il sera « en charge » et leur dira brâvement, tandis que le soleil se lèvera – à l’est donc – et que Montebourg rajustera son brushing, qu’il ne leur dit pas merci. Aux financiers.

  8. Lundi 12 décembre 2011 :

    Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.

    Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en train de quitter la France à vitesse grand V.

    De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…

    On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.

    Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

    Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

    « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!

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