Oct 222010
 

Dix-septième jour de notre grève du zèle illimitée en soutien au mouvement pour les retraites : voici la première édition quotidienne de plumedepresse !

Débordé par l’ampleur de la contestation, Sarkozy tente d’utiliser une recette vieille comme le sinistre SAC de son mentor Charles Pasqua : favoriser une montée de la violence à l’aide de provocations policières pour mieux justifier la répression et se poser en restaurateur de l’ordre public.

« Il y a des moments où on trouve que certains groupes ont un comportement un peu étrange : nous voyons des gens qui cinq minutes jettent des pierres et la minute d’après, ont un brassard », accuse le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, précise, repris par Le Point : « les violences, « très marginales et très mises en scène », sont le « résultat d’une stratégie de tension et provocation du gouvernement. On voit devant certains quartiers ou certains lycées une présence policière totalement démesurée » et il y a « quelques éléments dont on aimerait bien savoir d’où ils sortent et par qui ils sont organisés, parce que tout ça ne semble pas relever de la génération spontanée », estime-t-il ». C’est que les témoignages accusatoires se multiplient, comme le récapitule une enquête très complète de Dan Israel pour @rrêt sur images : « A coups précis, il fracasse la vitrine. Samedi 16 octobre, aux environs de 19 heures sur le boulevard Diderot à Paris, un « casseur », visage masqué, s’en prend méthodiquement à la devanture d’une agence bancaire, poteau en métal à la main. Il est sorti d’un groupe de manifestants masqués pour la plupart, munis de fumigènes, partis de la place de la Nation à la fin de la manifestation officielle contre la réforme des retraites. Comme le raconte en détail Rue89, certains d’entre eux cassent des abribus et quelques vitrines, suivis de près par des policiers. Devant la banque, un passant tente d’arrêter l’homme qui casse la vitrine, mais se fait frapper dans le dos par un autre homme masqué, qui saute en l’air et lui donne un coup de pied, avant d’éloigner journalistes et manifestants, une matraque à la main. »

Il se trouve que la fille du « passant » vient poster un commentaire sous l’article de Rue 89 publiant la vidéo : « Nous étions assis mes parents et moi à la terrasse du café situé à quelques mètres de la banque. Nous avons vu une quarantaine de cars de CRS, police et autres forces de l’ordre remonter le boulevard Diderot. Puis quelques minutes après, une cinquantaine de personnes descendre le boulevard, alignés, étendards noir. En arrivant au niveau du Crédit Lyonnais, ils se sont mis à casser la vitrine. Mon père a tenté de s’interposer comme vous l’écrivez. (...) Comment ont-il pu passer ? Comment les CRS ne les ont-ils pas croisés ? Impossible ! Les « casseurs » descendaient la rue le champ libre. Toute la place pour eux. Plus un flic à l’horizon. Ils étaient pourtant loin de se cacher. D’autres « casseurs » ont tenté de calmer la situation. Un homme, la cinquantaine, très calme, habillé d’un imperméable gris, m’a prise de côté et m’a dit de me calmer. « C’est une erreur. » Non les flics n’étaient pas là, quoique. Qui était cet homme en gris ? Pas un anarchiste c’est sûr ! Il avait l’air d’encadrer le groupe. Un flic ? II y avait en tout cas une dizaine de photographes qui accompagnaient ce groupe. On me prend en photo. Je refuse. Je ne veux pas que mon image soit utilisée pour montrer que les manifestations ont «dégénéré». C’était organisé ! Comment la quarantaine de cars de CRS a pu ne pas croiser ces « casseurs » ? On les a laissés passer ! » @rrêt sur images a pu contacter la jeune femme qui a confirmé à la fois son identité et son témoignage. Son père – l’homme intervenu pour s’opposer au briseur de vitrine – ajoute que plusieurs points lui « semblent bizarres » : « Le « ninja » qui m’a frappé dans le dos ne m’a pas fait mal du tout, le coup n’était pas du tout fort. Après, plusieurs personnes se sont mises autour de moi et m’ont donné des coups pas violents du tout, quasiment des faux coups, jusqu’à qu’une voix autoritaire dise « Lâchez-le ». C’était l’homme au visage découvert, qui a ensuite parlé à ma femme et ma fille, qui avait la main en sang pour s’être pris une bouteille de bière lancée par un casseur. J’ai eu l’impression que les gens qui m’ont entouré m’ont en fait protégé pendant le moment violent. Mon hypothèse ? C’était des policiers qui avaient des consignes pour laisser faire des dégâts matériels, mais surtout pas de blessés. »

Rebellyon a pour sa part récolté le témoignage d’une étudiante : « Trois cas­seurs se sont pré­ci­pi­tés dans la rue, ils ont été inter­pel­lés puis sont passés… carte de police à la main ! » Enfin, un membre du Parti de gauche, Henri Moulinier, relaie le récit d’un sympathisant : « Chambéry, 19/10/2010, 18h00, avenue De Boigne, des jeunes encagoulés jettent des pierres sur un cordon de robocops (CRS ou gendarmes mobiles). Ça dure un bon moment… Puis trois des ces jeunes, l’instant d’avant les plus hardis à jeter des pierres, remontent un brassard orange sur leur manche droite, foncent sur l’un d’entre eux et l’immobilisent. Remarquable coordination car immédiatement surgissent une dizaine de robocops qui protègent le groupe. Et devant les commerçants médusés on voit trois jeunes encagoulés embarquer un de leurs potes sous la protection des robocops. Sur la photo jointe, un de ces « brassards oranges », sweat à cagoule gris et bandeau noir, après l’interpellation ci-dessus racontée. »

Voilà donc où en est rendu aujourd’hui le pouvoir. « Alors que, depuis quelques jours, l’Elysée laisse filtrer qu’il dispose d’études montrant une montée de la lassitude face au mouvement social et aux blocages, BVA, pour la Matinale de Canal+, a publié le premier sondage public, vendredi 22 octobre, résume Le MondeCette étude conclut à l’inverse à une stabilité, voire une légère hausse, du soutien de l’opinion aux manifestants et grévistes. BVA a reposé exactement les quatre mêmes questions, mercredi et jeudi, que celles posées par l’institut Viavoice pour Libération, jeudi 13 et vendredi 14 octobre, avant les dernières grandes manifestations. D’après ce sondage, 69% des Français (+2 points), approuvent les « grèves et manifestations » face à la réforme des retraites ; 52% (+ 2 points) approuvent la grève dans les transports ; 48% (–2 points) soutiennent la grève des lycéens et étudiants ; 46% (+ 4 points) soutiennent le blocage des raffineries, 52% étant contre. Dans le détail, observe Gaël Sliman, de BVA, « on observe un profond clivage générationnel. La France en âge de travailler se montre systématiquement favorable au mouvement social dans toutes ses dimensions : 74% de soutien au mouvement, 58% aux grèves dans les transports, 53% au mouvement étudiant et même 52% aux blocages des raffineries », note-t-il. Les 65 ans et plus sont partagés sur le soutien global au mouvement social (49% contre 50%) et hostiles à 62% à la mobilisation des jeunes et aux grèves dans les transports, et à 65% contre le blocage des raffineries. » Le nouvel observateur complète avec les résultats d’une autre étude : « 79% des personnes interrogées contre 18% se disent favorables à une reprise des négociations avec les syndicats. 66% des sondés (contre 30%) s’opposent à « un maintien du projet en l’état, sans rien changer ». 60% contre 37% demandent une « modification profonde » du projet de loi. » Pour la bonne bouche enfin, gourmand que nous sommes, la conclusion, reprise par le blog de Dédalus, que tire BVA de son Observatoire de la politique nationale d’octobre, publié il y a trois jours : « Grâce» à la réforme des retraites, l’impopularité du Président de la république atteint en octobre un niveau exceptionnel avec 69% de mauvaises opinions contre seulement 30% de bonnes. C’est le record historique d’impopularité pour Nicolas Sarkozy et pour tout président de la cinquième république en près de 30 années de mesures. Le mois dernier déjà, Nicolas Sarkozy parvenait pourtant à égaler son propre record d’impopularité établi en avril 2008 avec 32% de bonnes opinions contre le double (64%) de mauvaises. Cette fois, en perdant encore 2 points de bonnes opinions et surtout en « gagnant » 5 points de mauvaises opinions, il pulvérise ce record. » Ainsi acculé par l’opinion publique, Sarkozy a choisi de miser sur la violence, la favorisant pour apparaître ensuite comme le sauveur, l’homme qui restaure l’ordre public. Mais au point où nous en sommes, pas sûr que ça marche !

L’illustration en tête de l’article est la couverture du dernier numéro de La mèche, en vente chez tous les bons marchands de journaux et hautement recommandé !

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  38 commentaires à “Casseurs ou policiers ? La stratégie de la tension”

  1. C’est du lourd – merci pour cet article complet qui précise la dégénérescence du pouvoir sarchaïque qui veut nous renvoyer à l’âge de pierre quand on s’éclairait même pas à la bougie parce que ça coûtait trop cher !

    Le régressisme politique ne passera pas.Qu’on se le dise !

    Que les syndicats de policiers soi-disant affiliés à certains syndicats  » de Gauche  » voire même de  » Gôche  » rompent les rangs et se désolidarisent de la politique du gouvernement Fillon qui fabriquent les émeutes pour mieux ensuite les réprimer et apparaître au yeux de la  » ménagère de 50 ans  » selon la cible des publicitaires, comme les sauveurs d’un ordre qui pourtant tous et toutes nous accable en large et en travers.

    Que monsieur Fillon baisse cagoule et cesse de caillasser les foules !

    Honte à Nicolas Sarkozy & à sa clique de grotesques !

  2. Suite logique

    Témoignage d’un manifestant qui raconte en direct le bouclage en plein air de la place Bellecour à Lyon par la police et la garde à vue en plein jour au cœur de l’espace public ( !) de centaines de manifestants : 300 personnes on ainsi été maintenues à l’écart, gazés par les lacrymogènes, baladées, désorientées, matraquées, arrêtées et toutes fichées :

    Qui ne se souvient pas de Gênes en 2001 ?
    Oui, ça ne fait que commencer.
    La guerre des classes à pris une nouvelle dimension.
    Nicolas Sarkozy le dirigeant d’extrême droite baisse le masque.

    Témoignage radiophonique :
    http://audioblog.arteradio.com//lesyeuxfermes/frontUser.do?method=getHomePage

    Article Rue 89 :
    « Lyon : gardé à vue cinq heures en plein air près de la manif  »
    http://www.rue89.com/2010/10/22/lyon-garde-a-vue-cinq-heures-en-plein-air-a-dix-metres-de-la-manif-172666

  3. Témoignages sur la « prison » Bellecour :

     » Compilation des témoignages reçu par rebellyon.info sur la « prison » à ciel ouvert que fut la place Bellecour jeudi 21 octobre pour près de 500 personnes.  »

    http://rebellyon.info/Temoignages-sur-la-prison.html

    Article 11 :

    « David Dufresne :  » Chaque bataille de rue est comme un stage de perfectionnement pour la police » –
    Article : http://www.article11.info/spip/David-Dufresne-Chaque-bataille-de

  4. Une loi et son décret d’application de 2009 interdisent à toute personne de cacher son visage lors de manifestations ou de rassemblement. Nul doute que les « encagoulés » que l’on peut voir en ce moment à Paris, Lyon ou ailleurs sont des flics. Sinon les CRS leur interdiraient allées et venues sur l’espace public.

    Merci Olivier de cet article.

  5. C’est en vous relisant monsieur Bonnet et en recoupant les diverses informations présentes sur votre blog que je reviens sur ces paroles d’une manifestante lors de la journée du 21 octobre à LYON :

    « Nous n’avions pas d’eau, ni nourriture, ni WC. Des gens ont fait des crises d’angoisses sans que les policiers n’interviennent, et ceux qu’on nous présente comme des casseurs parce qu’ils avaient jeté des pierres étaient simplement des gens à bout qui voulaient sortir d’une garde à vue en plein air ! Ce jour-là, la police nous a empêchés de manifester et elle a tenté de déclencher un conflit pour discréditer le mouvement lycéen. »

    Où l’on voit bien que les jets de pierre et la colère des prisonniers de la place Bellecour ne fut qu’un comportement de libération contre la stratégie policière qui présida au bouclage du quartier – ( vieille tactique coloniale )sans aucune raison.

    A la lecture de tous les témoignages, nous comprenons bien que c’est parce qu’il y a eu bouclage de la place Bellecour par les policiers et une répression postérieure qu’après cela, certains manifestants révoltés par le parquage humain au mépris de la constitution française, ont tenté une sortie et ont jeté des pierres, voire casser quelque pare-brises pour pouvoir fuir après un cantonnement forcé de 5 heures !!! sans raison, sur la place bellecour soudainement transformée en grande souricière.

    C’est bien la stratégie policière de parquage humain qui a fait monter la pression et c’est bien le contrôle policier qui a ensuite fait « péter un cable » à certains manifestants. On les comprend. Bref, tout cela a parfaitement été fabriqué en amont de la manifestation pour qu’il y ait justement  » pétage de plomb » et heurts dans la bonne ville de Lyon, le 21 octobre 2010 place bellecour.

    C’est bien la police qui a fabriqué « conceptuellement parlant » certains heurts ce jour là. En appliquant des notions venant de la  » psychologie comportementale  » et en les utilisant comme des outils de fabrication psycho-sociales pour mieux en garder la maîtrise et asseoir un pouvoir spécifique sur les foules, il est clair que ce jour là, les manifestants pétris des idéaux républicains français ont été pris de court par les prothèses casquées du pouvoir anti-républicain, incarné dans la personne de Nicolas Sarkozy.

    Il est étonnant de lire parallèlement à tout cela certains témoignages de commerçants s’apercevant après coup que les casseurs qui ont brisé leurs vitrines ont le chic, un peu plus loin dans la rue, de relever sur leur biceps, un joli petit brassard  » orange  » où sont inscrit les mots  » Police  » dans une calligraphie banale mais parfaitement bien connue et très tendance avec la couleur bleue, ces temps-ci.

    • C’est exact pour Bellecour, mais le reste est vrai pour bien d’autres situations. Les forces de l’ordre n’ont pas qu’une seule tactique car le corps de ceux qui sont formés à la provocation est forcément en nombre limité… sinon la police républicaine exploserait.

      Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a fabriqué divers corps d’élite. Il n’y a pas que la BAC ! Il s’est concocté une garde rapprochée constituée de seuls sioniste. Un corps d’intervention directe composé de seuls frontistes.

      Le plan était déjà bien éléboré ! La dictature bien programmée !

      • « sionistes » ? « frontistes » ?

      • à Olivier :

        Sionistes, pour ne pas faire de l’antiSMTme, mais il est vrai que le terme, aujourd’hui paraît s’exiger en équivalent… On devrait dire des membres su CRIF…
        (Si cela te dérange, tu peux faire sauter mon commentaire précédent et celui-ci, je ne dirai rien !!!)

        Quant à « Frontistes », cela ne manque assurément pas d’avoir des lepénistes convaincus et acharnés dans le corps de la gendarmerie et de la police !

        (Des connaissances dans le milieu me l’ont confirmé.)

        Je voudrais quand même te dire Merci pour tous tes précieux articles !

  6. Faudrait pouvoir les encercler, eux, mais on n’a pas les même armes…

  7. Y’a aussi cette video montrant, à Bellecour, des membres de la BAC avec des auto-collants CGT qui se font exfiltrer par les CRS sous la bronca de la foule. Ensuite ils vont traverser toute la place pour aller se réfugier de l’autre côté, où nichait une escouade de robocops…

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article108591#forum410312

  8. […] This post was mentioned on Twitter by Olivier Bonnet, Zgur and cui cui fit l'oiseau, Phil dp. Phil dp said: Plume de presse » Casseurs ou policiers ? La stratégie de la tension http://bit.ly/9FWbfQ […]

  9. Rien de nouveau, ça toujours été ainsi. LE pouvoir a la trouille d’une jonction revendicative des travailleurs et des étudiants. Dommage, il aurait fallu coincer un casseur et récupérer ses papiers et puis le lacher à poil

    • Coincer le casseur: d’accord.
      Récupérer ses papiers et surtout sa carte professionnelle: d’accord aussi.
      Mais surtout pas le « lâcher à poil »: respect de la dignité humaine.
      puis remise du « casseur coincé » aux mains des services de police non concernés par « l’encadrement du mouvement social » avec dépôt de plainte.
      Tout citoyen a le droit, et même le devoir, de faire respecter la loi lorsque les services régaliens de l’Etat font défauts.

  10. chez bellaciao, on s’interroge. comment se fait il qu’il n’y ait pas de casseurs à neuilly ou puteaux, et que ce soient des villes de gauches qui soient touchées par des débordements et de la violence .

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article108893

    et en prime ils nous expliquent qui sont les commanditaires des violences policières

  11. Tiens, le Sarkon et sa clique viennent de se prendre ça dans les dents :

    La justice suspend la réquisition de la raffinerie de Grandpuits

    Le tribunal administratif de Melun a suspendu l’arrêté préfectoral qui réquisitionnait des salariés grévistes de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne. Le tribunal, qui était saisi par les syndicats du site, estime en effet que cet arrêté « a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève ».

    « Cela confirme que nous étions bien dans notre légitimité ». Charles Foulard, coordinateur CGT à la raffinerie Total de Grandpuits, ne cache pas sa satisfaction. L’arrêté préfectoral qu’il dénonçait -tout comme les autres syndicalistes du site – a été suspendu par décision de justice.

    Vendredi matin très tôt, les forces de l’ordre sont intervenues pour débloquer l’entrée de la raffinerie, située à une cinquantaine de kilomètres de Paris, bloquée suite au mouvement de grève. Une intervention sur ordre de la préfecture de Seine-et-Marne : l’arrêté préfectoral estimait que « la continuation de la grève est de nature à entraîner des troubles graves à l’ordre public ».
    Mené dans une ambiance très tendue, le déblocage a donné lieu à des échauffourées entre gendarmes mobiles et syndicalistes.

    Le préfet a réquisitionné « la quasi-totalité du personnel »

    Près de 170 salariés ont été réquisitionnés pour procéder à des « livraisons, chargements, pompages, ainsi qu’aux mélanges, préparations » pour « tous les produits de la raffinerie de tous les clients qui se présenteront », toujours selon l’arrêté préfectoral.

    Les syndicats, qui fustigent une « charge scandaleuse » et « très violente », ont déposé aussitôt un recours en référé. Le tribunal administratif de Melun, qui l’a examiné cet après-midi, leur a donné raison, ce soir : il suspend l’arrêté préfectoral de réquisition.

    Source http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-10-22-la-justice-suspend-la-requisition-de-la-raffinerie-de-grandpuits-492902-9-11.html

    Ca fait du bien par où ça passe…

  12. Le tribunal administratif de Melun vient d’annoncer que réquisitionner les ouvriers d’une raffinerie quand ils sont en grève, c’est illégal.

    En clair : les travailleurs des 12 raffineries françaises ont le sort de la réforme des retraites entre leurs mains.

    Si les ouvriers des 12 raffineries françaises tiennent bon, ils peuvent vraiment paralyser le pays.

    Et à ce moment-là, Sarkozy sera forcé de reculer.

    Ce qui va se passer dans les 12 raffineries françaises est d’une importance historique.

    Nous devons absolument organiser le soutien de nos camarades des 12 raffineries.

    1- Raffinerie de Normandie Total Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime)

    2- Raffinerie de Donges Total Donges (Loire-Atlantique)

    3- Raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon ExxonMobil Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime)

    4- Raffinerie de Lavéra INEOS Lavéra (Bouches-du-Rhône)

    5- Raffinerie de Provence Total Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône)

    6- Raffinerie de Petit-Couronne Petroplus Petit-Couronne (Seine-Maritime)

    7- Raffinerie de Berre Basell Berre l’Etang (Bouches-du-Rhône)

    7- Raffinerie de Feyzin Total Feyzin (Rhône)

    8- Raffinerie de Fos ExxonMobil Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône)

    9- Raffinerie de Dunkerque SRD Dunkerque (Nord)

    10- Raffinerie de Grandpuits Total Grandpuits (Seine-et-Marne)

    11- Raffinerie de Reichstett Petroplus Reichstett (Bas-Rhin)

    12- Raffinerie des Antilles SARA Fort de France (Martinique)

  13. Merci les amis pour votre veille attentive : ça va me faire mon plumedepresse-Nuit !

  14. Heu, ça consiste en quoi, une réquisition d’ouvrier gréviste? Les flics obligent les grévistes à bosser? Ou ils se « contente » de débloquer le site? Sans blague que c’est illégal…
    Forcer un grèviste à bosser, ils font ça comment? En lui mettant un flingue sur la tempe?

    Content d’apprendre que le tribunal a retoqué l’action, en tout cas….

  15. UN PEU D HUMOUR CA PEU PAS FAIRE DE MAL

    http://www.facebook.com/video/video.php?v=153941754645608

  16. Et voilà pour quel empire on nous demande de travailler plus pour crever plus vite :

     » Irak : l’horreur ordinaire révélée par Wikileaks  »
    http://www.lemonde.fr/

  17. La provocation policière encagoulée n’est peut-être qu’un début, ça me préoccupe, car il est capable, lui-même vert de trouille sinistre conseillère de fomenter un truc encore plus grave qui mettrait tout le monde à genoux. Que dire du traitement que doivent subir les gens interpelés ?

  18. Je l’ai déjà dit mais je le répète: Chapeau bas et respects, Monsieur BONNET, pour ce que vous faites.

  19. Allez-vous cesser avec les ménagères de moins de 50 ans!

    Très intéressants vos articles!

  20. Des fachos dans la police? Bien sûr! j’ai des connaissances dans la police qui me l’ont confirmé aussi mais ça n’est pas nouveau. Des fachos mais pas que, heureusement!

    Beaucoup de racisme et de misogynie aussi…

    je discute surtout avec les femmes policières entre nous.

    « Tu deviendras un homme, ma fille… »
    « Il faut en avoir entre les jambes »
    « Vous ne vous êtes pas faite engrosser à votre âge! »

    Mais pas que…

  21. […] la loi d’une minorité« , déclarait ainsi le ministre de la Répression des manifestants et des Casseurs policiers. Mais le problème pour lui – on n’en sort pas -, c’est que la minorité qui impose sa […]

  22. A propos de la « séquestration »sur la place Bellecour, je me permet une petite explication.
    L’objectif était d’y bloquer les casseurs. Afin que ceux-ci ne puisse rejoindre la manif, pour que le cortège se déroule sans problème.

    La maneuvre était violente, et c’est sur qu’il y a eu des erreures et que des manifestant se sont retrouvé injustement coincé au milieux et s’en sont prit pleins les dents. Mais il me semble important de comprendre que sur ce point ce n’était pas une maneuvre de guerrilla contre les manifestant, au contraire.

    En fait j’ai eu la chance de discuter avec un CRS très bien. Je l’ai questionné un peu, avec mes doutes et aprioris qui sont les même que celui de l’article si dessus (je suis manifestant, pas pro-force de l’ordre pourtant). J’ai bien senti que sa mission était clairement de protéger les lieux et les manifestant, de limiter les débordements. Vis à vis des CRS ça ne semblais pas faire de doute, même si lui même n’en défendait pas pour autant les autres corps armés,il était bien conscient que des débordement et abus pouvaient venir des force de l’ordre.

    • Ils étaient 300 jeunes ! Et parmi eux, une immense majorité de manifestants pacifiques. Votre CRS vous a trompé. Peut-être est-il lui-même trompé. On n’arrête pas les casseurs en bloquant sans distinction 300 jeunes – seuls les moins de 30 ans étaient coincés, les autres pouvaient partir.

  23. Bonjour,

    Il y a quelques jours, Mélenchon a donné un exemple précis de policiers casseurs à la fin des années 70. Je ne sais plus dans quel entretien il a dit ça, mais j’aimerais savoir la référence exacte. C’est important de pouvoir « prouver », dans notre entourage, que les policiers casseurs sont une réalité.

  24. J’ai retrouvé. C’est ici : à partir de 6 minutes 20 (mais regardez la vidéo entière il est génial)

    http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/10/matinale-drtl-2/

    Le 23 mars 1979, Gérard Le Xuan, policier casseur, est intercepté par la C.G.T.

    À ce sujet, un article de Bellaciao :

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article109553

  25. […] se défendant sur la légalité de ses actions, en dénonçant les provocations policières et les supercheries concernant les casseurs, en sachant éviter le bain de sang, en soutenant majoritairement ce mouvement jusque dans les […]

  26. […] focalisation sur les «casseurs» durant les manifestations, qui occulte  les causes réelles des événements, sans dialogue ou […]

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