Août 012020
 

Unanimement célébrée à l’occasion de sa mort, à la notable exception d’un média militant pro extrême droite israélienne, l’avocate et femme politique féministe défendait aussi les opprimés de la colonisation et soutenait le peuple palestinien. Elle est partie, le combat continue.

Gisèle Halimi (1927-2020)

Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’Homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ? »

Gaza. « Je ne veux pas me taire », L’Humanité, 28 juillet 2014


Ces mots sont écrits par Gisèle Halimi en réaction à l’opération Bordure protectrice, au bilan sanglant de 2 100 morts palestiniens, dont 215 combattants selon l’ONU, le reste étant des civils, parmi lesquels 541 enfants et 250 femmes, et 72 israéliens, dont 6 civils). « La CPI [Cour pénale internationale] devrait se prononcer prochainement sur l’approbation de la demande fait par la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d’enquêter sur les soupçons de crimes de guerre perpétrés dans les territoires par Israël et le Hamas à partir de 2014, l’année de l’Opération Bordure protectrice », nos apprend le journal israélien Haaretz le 18 juillet dernier, traduit par l’Association France-Palestine solidarité.

Pas de justice, pas de paix.

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Oct 302019
 

Charles Enderlin, correspondant à Jérusalem de France 2 de 1981 à 2015, a publié le message suivant sur sa page Facebook : « Je viens de terminer la lecture de l’excellent livre « Mauvais juif » de Piotr Smolar. Avec parfois des accents de pamphlétaire, il décrit l’Israël tel qu’il l’a vécu pendant son séjour en qualité d’envoyé spécial. De fait il a été un des meilleurs correspondants du Monde ces dernières décennies. Surtout en décrivant la dérive messianico-identitaire du pays, la lente descente aux enfers du conflit avec les Palestiniens. Ce que de nombreux envoyés spéciaux évitent d’évoquer. Les chaines de télévision françaises, par peur des réactions du Crif et des autres éléments de la communauté… Ni TF1 ni France 2 n’ont décrit l’effondrement de la démocratie israélienne au cours de ces dix dernières années. Donc, merci Piotr ! »

Ce n’est pas une surprise pour les soutiens de la cause palestinienne, dont nous sommes. Il est des sujets que « de nombreux envoyés spéciaux évitent d’évoquer ». L’explication de l’éminent confrère pointe ce que nous pourrions qualifier de pression paralysante, émanant essentiellement du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais quid alors du droit des citoyens à l’information, fondement de la démocratie ? Et que relaie le Crif de façon obsessionnelle ? La propagande sioniste. Donc Enderlin nous explique que les télés françaises cachent à leurs spectateurs la réalité par crainte des réactions (doit-on lire représailles ?) d’une institution aux ordres de la hasbara ! [ הסברה : explication ou éclaircissement en hébreu, appellation de l’appareil gouvernemental de propagande]
Difficile dans ce cas d’ouvrir les yeux de l’opinion sur ce qu’on nomme souvent de façon parfaitement impropre « conflit israélo-palestinien », quand il s’agit en réalité de l’oppression d’un peuple par une armée d’occupation, objectivement. Mais cela, on ne le dit pas trop sur les télés françaises – ni les radios, ni les grands médias en général. Ça ne ferait pas plaisir au Crif, pensez!

Mais au fond, de quoi ont peur les journalistes soumis à la pression paralysante du Crif, qui les empêche de dire la vérité ? Que pourrait contre eux le Crif ? Les faire licencier ? Auraient-ils même peur pour leur intégrité physique, connaissant les énergumènes de la Ligue de défense juive, qui a ses entrées au Crif ? La question est posée du pouvoir d’influence de ce groupe de pression, qui véhicule la parole de Tel Aviv, sur l’information en France.

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Mai 162018
 

L’impunité israélienne, ça suffit ! Non content de violer constamment le droit international depuis sa création, l’État hébreu réprime dans le sang la pacifique « Marche du grand retour » organisée par la société civile palestinienne, qui manifeste à la frontière entre Israël et Gaza pour protester contre la spoliation de 1948, nommée en arabe la Naqba (catastrophe) : plus de 500 villages palestiniens et 11 quartiers de villes palestiniennes détruits ou rasés, environ 800 000 palestiniens expulsés vers le Liban, la Jordanie, la Syrie, Gaza et la Cisjordanie. Depuis les six semaines qu’a débuté cette « Marche du grand retour », l’armée israélienne a fait plus de 100 morts, des manifestants désarmés abattus, femmes et enfants inclus, dont près de 60 pour la seule journée du lundi 14 mai, au même moment qu’officiels israéliens et américains levaient leur coupe de champagne pour fêter l’installation de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, insupportable provocation là encore en violation du droit international. Continue reading »

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Oct 192011
 

Après la libération du soldat israélien Gilad Shalit, l’Humanité constate : « Salah Hamouri et d’autres prisonniers politiques palestiniens dont le dirigeant du Fatah Marwan Barghouti ne seront pas libérés. L’étudiant franco-palestinien de 26 ans, enfermé, depuis maintenant sept ans, dans les geôles israéliennes vient lui d’être « mis à l’isolement » et « interdit de visite jusqu’au 5 novembre », nous confiait sa mère, Denise Hamouri, il y a quelques jours. Une mesure de rétorsion Continue reading »

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Sep 202011
 

Communiqué du Parti communiste israélien : « L’appel palestinien à l’Onu, lancé le 20 septembre, pour que soit accordé à la Palestine le statut officiel d’Etat-membre, élève la campagne pour l’indépendance de la Palestine à un autre niveau. Bien que la reconnaissance par l’Onu d’un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 ne signifie pas la fin de l’occupation israélienne, il s’agit néanmoins d’un pas politique important dans cette direction. Continue reading »

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