Avr 242020
 

« Si un ministre ou une porte-parole assurent que le masque n’est pas indispensable (Ndiaye, 17 mars ; Salomon, 19 mars ; Nunez, 20 mars), puis, quelques jours plus tard, se réjouissent de l’arrivée espérée d’un milliard de masques sur le sol français (Véran, 28 mars), ou les présente comme indispensables lors du déconfinement (Philippe, 19 avril) alors la confiance disparaît », résume parfaitement Emmanuelle Walter, rédactrice en chef de L’Hebdo d’Arrêt sur images.

La palme à Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, pour la déclaration ci-dessous, en date du 22 avril et relayée sur Twitter par France Info.

Or, ainsi que le note malicieusement sur son compte Facebook Jérôme Bonnet, le rédacteur en chef de RT France citant BFM TV, Salomon déclarait le 4 mars : « Les masques n’ont aucun intérêt pour le grand public ».

L’Hebdo dont nous parlions plus haut pointe aussi la mauvaise volonté que met ce gouvernement à se prêter à l’exercice démocratique : « Voyez plutôt notre classement des conférences de presse des gouvernements occidentaux sur le Covid-19 : la France est bonne dernière, avec ses allocutions sans médias, et ses conférences de presse avec journaliste unique. » La France d’aujourd’hui, en Macronie.

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Avr 102020
 

Il avait déclaré dans une interview, en pleine crise du Covid 19, qu’il n’y avait pas de raison de renoncer à la suppression d’emplois et de lits à l’hôpital de Nancy : Christophe Lannelongue, directeur de l’Agence régionale de santé du Grand Est, a été limogé ce mercredi en Conseil des ministres. Ce qui ne change évidemment rien sur le fond.

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Avr 082020
 

C’est le directeur de l’Agence régionale de santé du Grand Est qui parle, dans L’Est républicain : « Pas de raison de remettre en cause le Copermo pour le CHRU [Centre hospitalier régional universitaire] de Nancy. Le dossier devait être examiné début juin. Nous aurons quelques semaines de retard mais la trajectoire restera la même en faisant le pari du développement de la chirurgie ambulatoire et de la rationalisation des installations en passant de 7 sites à un seul. C’est une vision très exigeante . » Très exigeante ? Christophe Lannelongue manie l’euphémisme. En effet, le Copermo (acronyme typique de la Novlangue signifiant Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers) prévoit la suppression de 598 postes dans les cinq ans et la fermeture de 174 lits. Dans le Grand Est, donc, précisément là où la pandémie met en lumière le criant manque de lits hospitaliers ! Pour Lannelongue, « pas de raison » donc. Est-il possible d’être aussi aveugle ?

Réponse du CHRU de Nancy : « Totalement mobilisées, les équipes ont augmenté de manière exponentielle les capacités en lits de réanimation, passant de 70 à 150 lits ouverts au service des malades. Dans ce contexte, la position de l’ARS Grand-Est énoncée ce matin dans la presse régionale, évoquant la suppression de 598 postes et 174 lits, apparaît comme totalement décalée. Évoquer de tels chiffres à l’heure où les équipes vont au bout de leur investissement personnel est à la fois déconcertant et indécent. Cela témoigne d’une absence de compréhension des réalités de terrain et d’empathie par rapport aux soignants, ce qui ne manquera pas de les blesser en plein combat. (…) Cette crise planétaire que nous affrontons nous imposera collectivement une révision complète de la politique de santé dans ce pays depuis le début du siècle, pour l’adapter aux enseignements que nous devrons en tirer. Le Copermo tel que nous l’avons connu avec ses normes, abaques et doctrine n’est de toute évidence plus adapté. »

Réaction du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, sur Twitter : « L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de refonder notre hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra.” Allons bon, une grande consultation… Alors que les personnels soignants sont en lutte depuis plus d’un an et qu’on les a écoutés jusqu’à présent à grands coups de gaz lacrymogènes et de matraques ! En outre, puisque les mots ont un sens, que signifie « suspendre » ? Réponse du dictionnaire Larousse : « Interrompre momentanément le cours d’une action, de quelque chose; remettre à une date indéterminée ce qui était prévu« . Inutile de préciser qu’il y a lieu d’être sceptiques quant à l’abandon de l’idéologie mortifère qui met notre système de santé à genoux.

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Nov 142019
 

« Alors que le président de la République est attendu à Dormans et Epernay ce jeudi 14 novembre, le préfet de la Marne a pris un arrêté pour interdire tout rassemblement à Epernay et dans les 11 autres communes traversées par Emmanuel Macron« , nous apprend France Bleu Champagne-Ardenne. Information qui, soit dit en passant, a complètement été omise par France Inter, que nous écoutons en boucle depuis 5h et demi. Ce qui interdit aux auditeurs de la radio d’Etat et de service publique de s’interroger sur la légitimité démocratique de cette décision, qu’ils ignorent. Bref… Parce que que révèle au fond cet arrêté préfectoral ? Que l’Etat – le préfet en est l’autorité locale, aux ordres directs du gouvernement – prive tout simplement les citoyens du droit constitutionnel de manifester leur colère, voire leur détestation du petit marquis de l’Elysée, dont l’image ne doit pas être écornée par de spectaculaires images de protestations. Au contraire, les mauvaises langues – dont nous somme – s’attendent à ce qu’une poignée de « figurants », adhérents à La République en marche, viennent acclamer leur champion et donner l’impression, filmés en plan serré, d’un bain de foule illustrant la popularité du président de la République.

Il fallait oser ce titre ! Big Fan of Macron TV ?

Une pure propagande mensongère et une manipulation de l’opinion, quand la réalité objective est que, où qu’il aille, une majorité de Français n’a qu’un désir : aller lui dire en face – « Qu’ils viennent me chercher !« , avait lancé le matamore – la révolte que suscite l’injustice sociale et écologique (les deux mamelles du Parti de gauche et de la France insoumise, auxquels nous appartenons) de sa politique de droite. Mécontentement – et il s’agit d’un euphémisme – dopé par l’arrogance d’autant plus insupportable du bonhomme et l’hypocrisie manifeste de celui qui tient de beaux discours incompatibles avec la politique concrète qu’il mène, s’attaquant aux valeurs qu’il prétend défendre. Notamment, exemples les plus criants, concernant les enjeux environnementaux ou lorsqu’on entend, abasourdi, le haut-commissaire aux retraites délégué auprès d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités (sic) et de la Santé, Jean-Paul Delevoye, vanter la future réforme des retraites, qui va faire les poches de l’immense majorité des Français, comme une réforme sociale ! Ah, rien ne les arrête. Mais ce n’est pas nouveau. Macron est le fils spirituel de Nicolas Sarkozy. Et la France gouverne contre son peuple depuis le tournant de la rigueur, en 1983. Nous sommes bientôt en 2020 et nous avouons bien fatigué.

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Mai 062018
 

Amélie de Montchalin, députée La République en marche de l’Essonne, l’a répété quatre fois ce matin sur France Inter, pour justifier la politique menée par Emmanuel Macron, quand bien même le dernier sondage indique l’opposition de 55% des Français. Pire, « L’action d’Emmanuel Macron pour ce qui est du pouvoir d’achat et de la réduction des inégalités sociales est jugée sévèrement, 78% des Français estimant qu’elle va dans le mauvais sens ». Mais qu’à cela ne tienne, « Nous avons été élus sur un projet », a seriné la jeune femme. Sans que jamais Éric Delvaux, journaliste préposé à l’interview, ne formule la moindre objection. Continue reading »

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