Nov 242011
 

« Le droit de vote des étrangers extra-européens, débattu au Sénat début décembre est une « proposition hasardeuse », a estimé Nicolas Sarkozy mercredi devant les maires de France réunis à l’Elysée, relaie TF1. « Elle présente le risque de diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler », a ajouté le chef de l’Etat. » Bon.

« Dans un livre en 2001 puis dans une interview en 2005, Nicolas Sarkozy se montrait ouvert au droit de vote des étrangers extra-communautaires aux élections municipales. A 6 mois de l’élection présidentielle, les choses ont changé.  Le chef de l’Etat s’est prononcé mercredi contre le droit de vote et d’éligibilité des ressortissants de pays non membres de l’Union européenne résidant en France aux élections municipales, proposé par la nouvelle majorité sénatoriale socialiste. » Bien sûr que Sarkozy ne peut pas avouer que maintenir son accord à cette mesure ferait se détourner de lui les électeurs du Front national, qu’il ne cesse par ailleurs de cajoler puisque c’est d’eux dont dépend sa réélection. D’où l’offensive xénophobe et ultrasécuritaire de l’aile droite UMPiste – la Droite populaire -, qu’absolument rien ne distingue de la formation d’extrême droite, avec laquelle elle pratique la surenchère. La raison d’être même de ce courant national-sarkozyste est le racolage électoral actif : or impossible d’espérer séduire la frange de l’électorat qui fait de l’immigration son obsession pathologique en permettant de voter à ces étrangers qu’ils vomissent ! Adopter le droit de vote aux élections locales pour les étrangers reviendrait pour Sarkozy à se tirer une balle dans le pied. Parce que sans l’extrême droite, il est mort.

L’accusation n’est pas gratuite mais s’appuie sur l’histoire. Comment le futur président lui-même analysait-il en effet les enjeux du scrutin ? « Pour nous, l’élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd« , a rapporté Bruno Le Maire, actuel ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, de la Ruralité et l’Aménagement du territoire et responsable du projet du parti pour la présidentielle de 2012 (Des hommes d’Etat, chronique au quotidien de trois années dans la coulisse du pouvoir, Hâchette). Voici ce que nous écrivions à la sortie de l’ouvrage : « Ce qui nous intéresse ici dans son témoignage est ce qu’il révèle du cynisme de Nicolas Sarkozy, de la façon dont il manipule l’opinion, adoptant des positions non pas parce qu’il pense qu’elles sont bonnes pour la France mais simplement dans le but de se faire élire. Deux exemples très clairs sont livrés lorsque le futur Président affirme : « pour faire de la politique, il faut cliver. On a le texte sur l’immigration : je dis pas qu’il est parfait, mais au moins on clive, les socialistes sont mal à l’aise. Et puis on a la prévention de la délinquance : je dis pas que c’est bien ou pas, la prévention de la délinquance, je dis que les Français attendent ça, ils veulent qu’on soit ferme, et ils voient que les socialistes sont mal à l’aise. Alors qu’est-ce qu’on attend ? C’est que du bonheur, ça ! » La définition que donne le Robert du verbe cliver est intéressante : « fendre (un corps minéral, un diamant) dans le sens naturel de ses couches ». Ce qui donne dans le sens abstrait : « séparer par plans différents ». Ce que Sarkozy veut cliver n’est pas un corps minéral ni un diamant mais le corps électoral. D’autres entretiennent l’ambition de rassembler, mais sa stratégie personnelle est justement inverse. Quant au « sens naturel de ses couches », de quoi s’agit-il concernant l’opinion ? Il s’agit d’opposer gauche et droite, basiquement : progressisme et réaction, prévention et répression. Ses textes sur l’immigration ou la soi-disant prévention de la délinquance sont-ils utiles au pays ? Ce n’est pas le problème de Sarkozy. Il les justifie en se réjouissant qu’ils embêtent les socialistes et qu’ils correspondant à ce que « les Français attendent ». Est-ce utile, pertinent, efficace de durcir la répression de l’immigration comme de la délinquance ? Peu importe : sondages en mains, il prend les mesures flattant l’opinion. Parfaite illustration de la démagogie et du populisme. Une enquête indiquerait que les Français sont favorables à la peine de mort qu’il proposerait son rétablissement.

Autre exemple : « Moi, j’ai dit : il y a une crise morale en France et cette crise, c’est la crise du travail. Bon, je prétends pas que c’est génial, mais c’est un point de départ. Il y a autre chose : la France, c’est pas fini. C’est un thème qui marche bien aussi. Je l’ai vu à Charleville-Mézières, un beau déplacement. Lorsqu’on dit aux gens qui sont là-bas : la fonderie, l’industrie, Charleville-Mézières, c’est pas fini, ils accrochent, je vous garantis qu’ils accrochent ». Trouver des thèmes qui plaisent à l’opinion, peu importe qu’ils soient bons ou mauvais. Et puisqu’il s’agit de cliver gauche et droite, quel meilleur moyen qu’adopter carrément les positions de l’extrême droite ? Une démarche consciente et volontaire : « Pour nous, l’élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd », annonce-t-il ainsi. Ce qui est corroboré par l’ouvrage de Yasmina Reza, L’aube le soir ou la nuit, qui rapporte le propos suivant : « Je vous dis une chose. Si on n’avait pas l’identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c’est qu’on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge ». On y trouve aussi une illustration de la façon dont Sarkozy choisit et défend ses thèmes, dans la conversation suivante : « Nicolas : (répétant une phrase de son discours de Bercy) Entre Jules Ferry et 68, ils ont choisi 68… Bon, c’est limite mauvaise foi Yasmina : Je suis contente de te l’entendre dire Nicolas : (il rit) Oui. C’est même terrifiant de mauvaise foi, mais enfin, il faut y aller ! » Voilà donc clairement livrée la personnalité politique du Président : un homme qui est prêt à dire n’importe quoi – ce qu’il fait régulièrement (toujours ?) – pourvu que ça serve son ambition. Et qui, pour conquérir l’Elysée, a attiré vers lui les électeurs du Front national, flattant ainsi ce qu’il y a de plus bas dans l’âme humaine : la haine, l’exclusion, le repli sur soi, le racisme, la violence. » Et vous imaginiez ce Sarkozy-là accorder le droit de vote aux étrangers ?

Une fois la vraie raison de sa volte-face rappelée, penchons-nous deux minutes – le point n’en vaut pas plus – sur la justification qu’il en donne : cette mesure risquerait de « diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler ». Nous venons de voir toute la tartufferie du personnage qui n’a jamais voulu rassembler mais au contraire cliver. Ce que sa stratégie illustre constamment, jour après jour : monter les chômeurs contre ceux qui touchent le RSA, les smicards contre les chômeurs, les fonctionnaires contre le secteur privé, les bien-portants contre les malades, tout le monde contre les musulmans et les Roms et, naturellement, les Français contre les étrangers et les Français entre eux, selon qu’ils le soient « de souche » ou d’origine étrangère. Assurément, Sarkozy-le-fourbe est un maître en division des Français ! Prétendre que le sujet précis qui nous occupe serait un facteur de division est enfin particulièrement grotesque : « Près de six Français sur dix se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-européens vivant en France. C’est ce que révèle un sondage de Harris Interactive pour La lettre de la citoyenneté publié vendredi », révèle TF1 qui ajoute : « Le total des personnes favorables « correspond à une hausse de neuf points par rapport à la dernière mesure réalisée en 2009 et constitue la proportion la plus élevée recueillie depuis le début de ce baromètre en 1994 », précise BVA ». Loin de diviser les Français, le droit de vote aux étrangers fait au contraire l’objet d’un consensus massif ! Sauf chez les lepénistes, naturellement. Et Sarkozy est leur président.

Mise à jour : nouveau sondage donnant 61% en faveur du vote des étrangers.

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  44 commentaires à “Droit de vote des étrangers : Tartuffe Sarkozy, président du clivage et de l’extrême droite”

  1. Moi je n’arrive toujours pas à comprendre comment 53% ont pu élire un bonimenteur pareil ,ce qui sur qu’ils (qui ont voté pour lui) le regrettent complètement,ils l’ont pas vu arriver alors que d’autres donc je fais partie l’ont vu arriver depuis 1994 en depuis la maternelle de Neuilly .

    Bref je crois que Nicolas Sarkozy est mal barré pour 2012 ,les fachos ont repris leurs billes ,les socialistes sont entrain de s’unir à part certains(Mélanchon-Chevènement) qu’ils veules faire bande à part se qui sur c’est ces derniers seront voués aux gémonies par toute la gauche si les socialistes venaient à perdre les élections présidentielles.

    D’ici 2012 advienne que pourra!

    • MélEnchon ! Et c’est pas histoire de faire « bande à part », c’est que la social-démocratie à la Hollande est l’alliée des euro-libéraux qui affament les peuples !

      • Affamer est le bon mot…
        D’ailleurs il y a des rumeurs comme quoi les sociale libéraux projettent en cas de victoire de la vraie gauche en France de faire des barrages filtrants à Rungis. Il va falloir lutter..

      • Mais tu sais très bien qu’il a aucune chance Mélanchon il restera toujours petit because c’est les médias qui gèrent les partis politique qu’on le veuille ou non ,pour eux et pour une partie du peuple c’est un contestataire .

        Il propose quoi pour les vieux de ce pays puisque c’est un pays de vieux ? rien ,ils sont complètement flippé aucun libre arbitre nada oualou rien,à ton avis pourquoi il est passé Nicolas Sarkozy ? les vieux et le vote f.n point!

  2. Tout cela est sordide.
    Je me souviens plus quel psychologue disait en 2008 que Sarkozy était plus attiré par la conquête du pouvoir que par son exercice…
    Si on a vu au service de qui il était -et dans le même temps aux sévices- il faut avouer qu’il est redoutable dans son entreprise de conquête. Et dangereux.
    On peut mal comprendre comment il a été élu, mais cet article est très bien fait puisqu’il montre la façon de bouger ses pions, de poser sa stratégie, bref de prévenir ce qui commence à se passer pour 2012.
    Si une majorité de français le déteste, rien n’est dit qu’un retournement de situation n’est pas à prévoir…
    Le mettre dehors n’est pas encore fait. Et puis Hollande attend en embuscade.
    ça donne l’impression d’être cerné, il va falloir se battre !

  3. Je ne comprends pas le sens de votre article. Vous vous contredisez tout au long de celui-ci. Vous dites que le seul intérêt du Président de la République est d’être élu aux prochaines élections et c’est pour cela qu’il serait contre le vote des étrangers en France.
    Dans le même article quelques lignes plus loin vous parlez d’un sondage qui dit que 60% des français sont pour le droit de vote des étrangers. Si vous voulez garder votre cohérence le Président de la République devrait donc proposer le droit de vote aux étrangers pour pouvoir être élu.

    • Sauf qu’il a trop besoin des électeurs de Le Pen, donc nulle contradiction en l’occurrence.

    • @Manu

      Relisez l’article: Il n’y a pas de contradiction. Vous semblez naïvement croire que l’usurpateur pourrait rechercher ici le plébiscite de 60% ou plus d’électeurs inscrits (toute proportion gardée), en tentant de se mettre au diapason avec l’opinion publique…

      Mais voyons, il sait très bien à quel point il est détesté, il sait que la plupart des gens ne lui fait plus confiance après tant de mensonges et de trahisons (cf. son impopularité régulière.) Alors il n’en a rien à faire de l’intérêt général (cf. son train de vie en période d’austérité) ou même de la volonté du peuple (cf. le mouvement sur les retraites); le vil personnage veux être réélu, point.

      Voici la manœuvre: pas besoin d’avoir le soutient de la majorité absolue dans la population; il lui suffirait d’obtenir 50% + 1 sur les voix des suffrages exprimés au second tour! Il table donc sur un soutien de l’extrême droite, sur des divisions amplifiées ailleurs et éventuellement sur une abstention massive pour se faire élire de façon totalement illégitime!

      Son hypocrisie est bien détaillée dans l’article, et sur ce blog en général.

      • J’ai peur de ne pas bien comprendre votre commentaire.
        50% + 1 voix correspond bien à une majorité absolue au second tour. Ensuite tabler sur des soutiens d’où qu’ils viennent et/ou d’une abstention massive n’en fait pas une élection illégitime. De toute les façons si on veut être cohérent avec le raisonnement tenu dans l’article, pour avoir cette majorité absolue il serait logique que le Président de la République se range au 60% des gens qui seraient favorable au vote des étrangers, si son unique objectif était uniquement une réélection en 2012.

        • Vous raisonnez de façon simpliste : en se rangeant du côté des 60%, il perd à droite ce qu’il ne gagnera de toute façon pas à gauche. Le seul électorat qui vaille, pour lui, c’est l’électorat de droite bien à droite, les autres sont déjà perdus ! Donc il doit cajoler les frontistes xénophobes. Vous imaginez un socialiste voter pour lui en se disant : « il a donné le droit de vote aux étrangers » ? Ça effacerait tout le reste, ces 5 ans de politique antisociale ? En plus il le disait en 2007, qu’il avait besoin des lepénistes pour gagner.

          • C’est vrai que le raisonnement était simpliste mais il essayait de se mettre au diapason de l’article.
            De toute façon contrairement à ce qui est dit dans l’article, c’est une question qui divise complètement l’opinion quelque soit le parti politique et le dernier sondage comme les anciens autour de 50-60 % de pour ou de contre montre bien cette division.
            On peut peut-être juste considérer ce fait et se dire qu’étant donné la période actuelle il y a des sujets plus importants à traiter (c’est d’ailleurs ce que semble dire le Président de la République).

        • Vous ne parvenez pas à faire la différence entre le nombre d’électeurs inscrits et le nombre de suffrages exprimés, de là vient votre confusion et incompréhension quant à l’utilisation de l’expression « la majorité absolue de la population » (et non « une majorité ».) Par exemple, se faire élire avec 50%+1 voix de 38% de votes retenus au second tour, soit environs 19% de soutien global dans la population, ne permet pas de créer une légitimité pour une élection présidentielle, celle qui vise à élire un prétendu rassembleur en tout cas. Tout politique qui respecte la démocratie ne prendrait pas le pouvoir sur quelque chose d’aussi bancale. Ce n’est manifestement pas le cas du locataire actuel de l’Élysée qui table sur la division et l’abstention pour se créer une vraie-fausse représentativité en se basant sur un sous-ensemble bien réduit de la population. D’où sa stratégie d’extrême droite dénoncée dans l’article.

          Maintenant, si vous pensez que 20% de soutien (environs) de la population suffisent à créer une légitimité pour cette élection, c’est que soit vous avez l’âme d’un dictateur, soit vous êtes en plein dans le syndrome de la soumission volontaire.

          • Je pense que je parviens à faire la différence dont vous parlez. Ce que j’essaie juste de dire c’est qu’actuellement en France on n’oblige pas les gens à aller voter et donc le système démocratique veut qu’une majorité absolue se dégage sur les gens qui se sont déplacés.
            Ensuite on peut faire les analyses que l’on veut sur ce que représente le pourcentage des votants effectifs par rapports aux votants potentiels mais ce n’est qu’une interprétation subjective.
            Si vous voulez changer le système et obliger les gens à aller voter il faut militer pour ça.

          • Non, vous ne comprenez pas le principe de légitimité associé qui est à la base du processus démocratique. Et de plus, les gens peuvent très bien se déplacer comme vous dites et voter blanc!

            Obliger ou non les gens de voter n’est pas le problème ici. C’est la capacité d’un président à servir le peuple dans un état-nation qui nécessite un soutien majoritaire dans l’ensemble de la population (si les gens ne votent pas, on peut au minimum en déduire qu’ils ne soutiennent aucun candidat.)

            Cela peut aussi poser des problèmes à un exécutif qui ne serait pas soutenu par le législatif dans la foulée. Ce qui révèle l’imposture.

            Le fait qu’un personnage puisse se faire élire en étant soutenu par une minorité de la population reste possible dans le système actuel, et c’est ce qui explique le choix stratégique de l’usurpateur, mais ça ne le rend pas légitime!

            Certains pensent à corriger cela plus tard. Mais en attendant, un antidote efficace reste l’information que l’on peut obtenir sur ce blog par exemple afin de faire comprendre les enjeux et d’empêcher qu’un usurpateur ne s’empare du pouvoir.

  4. Sarkozy est le type qui gèle le SMIC, laisse les prix s’envoler, détruit les hôpitaux publics, l’Ecole de la République, et empêche par tous les moyens les pauvres d’obtenir le RSA, ou les allocations de chômage. C’est un va-t-en guerre vaniteux, à genoux devant les USA impériaux d’Obama et aussi soucieux des intérêts d’Israël que Srauss-Khan déclarant qu’il se demandait tous les matins quoi faire pour ce petit pays, colonisateur, théocratique et belliciste.
    Je crois que ça devrait suffire pour l’éliminer une bonne fois, au moins aux présidentielles, d’autant que les français placent le chômage, le pouvoir d’achat et la crise financière aux hit-parade de leurs préoccupations majeures depuis plusieurs années. Sarkozy non seulement s’est totalement planté – on se souvient des ses coups de gueule sur les marges arrières et autres galéjades sur les pauvres au bord du chemin -, mais aujourd’hui, ce personnage aussi menteur, sans parole et sans aucun sens de son devoir citoyen, ne dit même pas un mot sur ces trois sujets.
    Il envoie son châtelain domestique Fillon, annoncer qu’on va souffrir encore plus.

    Avec sa stratégie politicienne et ses gros sabots, sa gouaille affectée, ses postures de matamore de Prisunic, il oublie qu’il en train de multiplier les pauvres comme le super-héros de la Bible multipliait les poissons. Et, mathématiquement, le nombre des mal-logés, mal-payés, mal-indemnisés, mal-pensionnés, mal-soignés, mal-éduqués, va grandir, dans les rangs de potentiels votants FN comme ailleurs. Votants qui seront capables de voir qui est à la racine de leur maux et choisiront sans doute l’abstention, qu’on peut déjà pronostiquer comme la grande gagnante de 2012, avec une re-bipolarisation de la vie politique, grace aux magouille de notre anti-héros Sarkozy et grace au candidat s’excusant de ses reliquats socialistes, l’immense héraut de la gauche responsable, Flamby.

  5. « Y’a que les cons qui ne changent pas d’avis » nous diront les fanatiques de l’UMP…
    Ah les belles promesses qui s’envolent.
    Question mensonges et tromperies, Chirac est battu à plat de coutures!

  6. allez donc voir, tous, à cette adresse :

    http://www.gabale.fr/?p=9455

    Et dire qu’ils se prétendent blogueurs de gauche… C’est une plaisanterie ou bien ?

  7. Diviser pour mieux régner, c’est la devise de Sarkozy. Tout ça m’a donné envie de revoir le film d’anticipation « Les Fils de l’Homme » qui sera peut-être la réalité de demain (http://www.lemonde.fr/cinema/article/2006/10/17/les-fils-de-l-homme-cavale-haletante-dans-un-futur-inhumain_824457_3476.html) à moins que je me détende avec une bonne comédie…

  8. Merci.
    j’ai vu aussi 1 article pas mal sur Nouvel Obs;com.
    Et aussi dans Le Monde, 1 tribune Esther Benbassa. ainsi que tribune du jeune Klarsfeld, la voix de son maître Sarko.

  9. « Près de six Français sur dix se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-européens vivant en France  »
    ———————-
    Ce qui est absolument FAUX ! en effet, les sondages de Harris interactive comme tant d’autres ne reflètent que l’opinion des sondés et non du peuple.
    Il est aussi courant parfois de rémunérer les sondés dont certains peuvent être des mineurs de 15 ans et plus. Quelle crédibilité peut-on alors donner à ce type d’information ?

    Personnellement j’ai posé la question à une centaine de connaissances et seules 2 personnes m’ont avoué être pour le droit de vote des étrangers. Etonnant n’est-ce pas ?

    Distiller ce type de sondage ne peut qu’encourager nombre de nos compatriotes à voter pour Marine Le Pen.
    Bon à savoir : L’institut Harris Interactive, il y a quelques mois, a rémunéré le panel qu’il a utilisé pour produire un sondage «choc», qui a placé Marine Le Pen en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle.

    • Il y a eu encore un nouveau sondage : 61% pour !

      • Et dire que ça fait monter le FN, c’est adopter d’emblée le point de vue xénophobe : il y a de nombreux pays où les étrangers votent pour les élections locales, où est le problème ?

        • Chaque pays gère ses flux migratoires et ses électeurs comme il l’entend. Il me parait clair par contre, comme à des millions de nos concitoyens, que des personnes n’ayant pas la nationalité française, ne puissent interférer dans les gestions politique, économique, sociale, de nos communes.
          Accepterions nous que des invités à la table familiale nous disent ce qu’on doit manger, où, quand et comment ?
          Autant j’apprécie vos articles dans d’autres domaines, autant je vous trouve très partial, et disons de mauvaise foi, concernant celui-ci.

        • Olivier,

          J’ai comme le sentiment d’une nième tentative de détournement de l’attention des masses lorsque je vois se développer ce genre glissement. D’un sujet d’article dénonçant l’imposture d’un homme politique, on essaye de focaliser le débat sur la question du droit de vote aux élections locales, et sur un prétendu péril étranger en filigrane. C’est un effet qui est comme par hasard bien soutenu par la fachosphère qui cherche à implanter ses délires xénophobes d’invasion barbare dans l’esprit des gens.

          L’on appréciera particulièrement la faiblesse ou la malhonnêteté intellectuelle de gens qui dénoncent des sondages, même si l’on est en droit de questionner leurs validités par les temps qui courent, en utilisant des artifices rhétoriques dignes des pires de ces sondages.

          Ainsi en va-t-il par exemple de cette question: « Accepterions nous que des invités à la table familiale nous disent ce qu’on doit manger, où, quand et comment ? »

          Car est-ce vraiment la question qui se pose dans le cadre d’élections locales? Des étrangers à la famille – notons ici l’optique d’exclusion de fait que cela présuppose, difficile de se sentir à l’aise en étant « invité » dans ce cadre – viendraient dicter leurs conceptions de l’organisation du repas?

          Non, bien-sur, et en réutilisant l’image du repas, on pourrait déjà noter que l’hospitalité demande que l’on s’intéresse aussi au bien-être des invités, d’où qu’ils viennent, avant pendant et après le repas, d’autant plus quand ils arrivent en offrant en cadeau les fruits de leur activités. Cela implique de les questionner et de prendre en compte leurs attentes.

          Ce concept dépasse les frontières, ses racines plongent profondément dans l’histoire de l’humanité. Des pays sont à l’avant garde et montrent la voie de l’entente et de la tolérance, et la France doit s’impliquer dans ce processus qui s’inscrit dans ses traditions républicaines. Ainsi, des étrangers vivants sur le territoire français devraient avoir le droit de participer à l’élaboration de projets locaux (crèches, entretiens des voiries, organisation de services publiques divers, etc…) puisque leurs activités participent de fait au développement des communes concernées. Ces communes ne pourraient déroger aux lois de la République, qui ne dépendent que des citoyens et de leurs élus, c’est pourtant très clair. Ce n’est donc pas un abandon de souveraineté mais un développement du vivre ensemble par la reconnaissance de l’autre.

          •  » la fachosphère »? « la faiblesse ou la malhonnêteté intellectuelle  » …
            Je suis toujours surpris par ce type d’argument malsain dès qu’un individu ou un groupe ne partage pas vos opinions. Donner des leçons de morale de cet ordre n’est pas en votre honneur.

          • Fachosphère ou stalinosphere, effectivement ce sont des arguments malsains utilisés par les personnes de la gauche extrème ou de la droite extrème qui sont en définitive du même bord avec la peur de l’autre que ce soit d’un point de vue humain ou économique (on se rappelle des débats sur l’Europe ou l’Euro avec du même côté de la table Mélenchon et Le Pen).
            En ce qui concerne l’image des invités à la table familiale, elle est très bonne en effet, étant donné que vous n’allez pas demander à vos invités de définir le menu ou la façon dont vous allez les recevoir. Et je pense que les invités eux mêmes, par correction, ne le voudraient pas.

          • Bas les masques ! Assimiler l’extrême droite et Mélenchon est inacceptable, d’abord, ensuite vous n’êtes pas propriétaire de la France. Les immigrés ne sont absolument pas comparables à des invités que vous recevriez chez vous. Vous êtes un xénophobe, point barre.

          • C’est marrant cette faculté à insulter les personnes qui ne sont pas du même avis que vous. Le fait d’assimiler les immigrés à des invités faisait suite au commentaire précédent. En tous les cas l’analogie est plutôt bonne mis à part le fait que les invités recoivent une invitation pour venir. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour cette analogie. Le fait qu’un nombre important de personnes veuillent venir dans notre magnifique pays sans forcement d’invitations pour trouver la richesse produite par le système capitaliste est tout à fait logique.
            Une autre logique est de faire en sorte que l’équilibre de ce système soit maintenu.
            Vous me traitez de xénophobe, peut être pouvez vous me donner votre définition de xénophobe et nous verrons si nous sommes d’accord. Ma définition est une hostilité systématique et irrationnelle à l’égard d’une ou plusieurs personnes de nationalité ou de religion différente. Ce qui ne me concerne pas. De toute façon je n’ai aucun problème avec les mots. Je vois beaucoup de commentaires avec des mots comme « fachos » employés à tort et à travers. J’aimerais aussi comprendre ce qu’on entend par facho.
            Quand à l’extrème gauche et l’extrème droite (Mélenchon et Le Pen si on veut voir leurs représentants) pour moi c’est exactement la même chose et la même philosophie de la peur de l’autre (humainement et économiquement). Mais c’est aussi les seuls courants qui proposent autre chose que la vision du système actuel donc ça m’intéresse.

          • @ barbinosaure

            Assez d’accord avec vous, sur ce coup, concernant la réaction d’olivier, un peu à l’emporte pièce.

            Cependant, comparer le FN avec le front de gauche, et simplement considérer le front de gauche comme un parti d’extrême gauche relève d’une méconnaissance quasi totale de la politique. Contrairement à ce que les grand médias tentent de nous « vendre », le front de gauche n’a absolument rien d’extrême. Ne vous en déplaise, il serait préférable que vous appreniez à analyser de façon critique ce que vous entendez sur TF1 (caricatural de ma part, mais pas faux), et que vous évitiez de répéter les inemties dont on vous bourre le crâne.
            Le front de gauche est juste un parti « de gauche », ce que le parti socialiste n’est plus depuis longtemps.

          • @RiGeL,

            La réaction d’Olivier n’est pas si à l’emporte pièce que cela. L’utilisation de l’image des « invités à la table familiale » ne convient certainement pas à la participation des étrangers aux élections locales. Mon propre commentaire, plus haut, en faisait déjà la critique argumentée.

            La définition des politiques locales concerne tous les résidents. Les résidents étrangers participent aussi, d’une façon ou d’une autre, aux finances de ces politiques locales, alors que l’image dénoncée ici englobe en fait l’idée que les étrangers, « invités », devraient se contenter d’une charité consentie, cela « par correction ».

            A coté de cela, l’utilisation du terme « familiale » est particulièrement pernicieuse. Sa présence n’est pas anodine, elle permet de susciter l’adhésion à peu de frais, en faisant intervenir un affect puissant, sans avoir à avancer d’argumentation sérieuse et cohérente derrière.

            Nous dénonçons et critiquons un artifice de communication qui use d’une image qui contient au minimum une bonne dose de mépris envers les étrangers, qui minimise leurs rôles dans la société. Ce mépris constitue déjà une hostilité qui entre dans la définition de la xénophobie. Elle ne s’affiche pas complètement au grand jour, mais elle est bien là.

            L’accusation d’Olivier était donc fondée.

          • @ Thanatloc

            Dans un premier temps, tu remarqueras l’utilisation du terme « un peu », dans mon message. Quand j’écris, il m’arrive de dire des conneries, rarement d’écrire des mots sans utilité. Le « un peu » est donc à prendre en compte.

            Pour le reste, inutile d’essayer de me convaincre, tu perds ton temps, c’est déjà fait, et ce depuis bien longtemps (mais probablement n’est-ce pas moi que tu tentes de convaincre)

            Enfin, j’aurai largement préféré lire ton texte, plutôt que l’intervention d’Olivier. Sauf à faire preuve d’une mauvaise foi pour le coup affichée au grand jour, Il ne peut plus être question d’insulte dans ton texte, mais juste d’une réflexion rationnelle, difficilement criticable, qui aboutit pourtant à la même conclusion que le message d’Olivier (et oui, son accusation était parfaitement fondée, ça, à aucun moment je ne l’ai mise en doute)

          • J’ai répondu de façon un tantinet lapidaire, il est vrai.

          • Bah, quand on te connait un peu, on a eu le temps de s’habituer, et on ne s’en offusque plus vraiment. Mais bon, au premier abord, c’est vrai que ça peut paraitre un peu « violent » (toutes proportions gardées, bien entendu).

  10. La stratégie mise en place par Sarkozy pour sa réélection repose sur une constatation simple : Les vieux sont plus nombreux à voter que les jeunes et sont plus attentifs à ceux qui proposent de les bousculer le moins possible. Cette stratégie est à l’œuvre depuis dix-huit mois.
    Il faut lire les sondages en tenant compte des tranches d’âge et pas seulement des résultats globaux. (J’ai 64 ans, information destinée à celles et ceux qui seraient tentés de me chercher querelle.)
    Les partis de gauche – tous – doivent donc tenir les deux bouts de la corde : rassurer les personnes âgées ( parmi elles de petits possédants ) et construire l’avenir en s’adressant aux jeunes. Convaincre les vieux qu’ils ne doivent pas avoir peur de leurs enfants et petits enfants et convaincre les jeunes qu’il est souhaitable d’apaiser les relations intergénérationnelles.
    De toutes façons, s’attaquer à la seule crise véritable qui menace l’Homme et sa planète, la crise écologique, nécessite la coopération de toutes les générations et de tous les citoyens. Tout autre considération nous fait perdre un temps précieux.

  11. Jacques Robert : « On s’est tous dit qu’il se fichait de nous. »

    Professeur de droit et président honoraire de l’université Panthéon-Assas, Jacques Robert, 83 ans, a été membre du Conseil constitutionnel de 1989 à 1998. A ce titre, il a examiné, en octobre 1995, dans la foulée de l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée, les comptes de campagne des candidats, notamment ceux d’Edouard Balladur.

    Pour « le Parisien » – « Aujourd’hui en France », il détaille les manœuvres qui ont conduit les Sages à « blanchir » 10 millions de francs (1,5 million d’euros) à l’origine douteuse.

    « Le Parisien » : Vous souvenez-vous du délibéré portant sur les comptes de campagne d’Edouard Balladur ?

    JACQUES ROBERT : Parfaitement. Et ce n’est pas un bon souvenir. Je vis très mal la façon dont le droit, à cette occasion, a été tordu.

    C’est-à-dire ?

    Comme tous les dossiers électoraux, celui d’Edouard Balladur a été examiné par trois conseillers rapporteurs détachés auprès de nous par la Cour des comptes et le Conseil d’Etat. Leur rapport, présenté en séance pleinière, était sans équivoque : les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de recettes d’origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers.

    Ont-ils tenté d’obtenir une explication de l’ex-candidat ?

    Oui. Ils lui ont écrit à trois reprises, par lettre recommandée, mais Edouard Balladur ne leur a jamais répondu. L’explication selon laquelle ces 10 millions provenaient de la vente de tee-shirts, esquissée par son trésorier, ne tenait pas la route. C’était une somme énorme. On s’est tous dit que Balladur se fichait de nous.

    Les comptes de Jacques Chirac, eux, étaient corrects ?

    Non. Mais les irrégularités n’avaient pas une telle ampleur.

    Comment les Sages du Conseil constitutionnel ont-ils réagi ?

    Nous étions tous très ennuyés. Roland Dumas, président du Conseil, a alors pris la parole. « Nous ne sommes pas là pour flanquer la pagaille, a-t-il dit. Les Français ne comprendraient pas qu’on annule l’élection pour une affaire de dépassement de crédits. Il faut trouver une solution. » Il s’est tourné vers les rapporteurs. « Des postes ont peut-être été majorés? Si vous baissiez cette somme, ce serait pas mal… » La séance a été suspendue. Les trois rapporteurs se sont retirés pour travailler. Au bout de cinq ou six heures, quand ils sont revenus, le montant avait été réduit, mais les comptes étaient encore largement dépassés. Roland Dumas leur a demandé de faire un effort supplémentaire. Les rapporteurs se sont retirés à nouveau. Ils ont fini par présenter des comptes exacts… à 1 franc près. Sans doute pour montrer qu’ils n’appréciaient pas d’être pris pour des imbéciles.

    En ce qui concerne Chirac ?

    Cela s’est passé quasiment de la même manière.

    Avez-vous accepté de valider ces comptes ?

    Je sais que je ne voulais pas le faire, mais, après toutes ces années, je ne me souviens pas de mon vote. Peut-être ai-je, finalement, rallié les arguments de Roland Dumas… Vous savez, le Conseil constitutionnel, c’est un peu un club. On est entre gens de bonne compagnie, on se tutoie. Claquer la porte, donner des leçons aux collègues, ça ne se fait pas. Une chose est sûre : nous n’étions pas très fiers. Nous venions de passer trois jours à huis clos. Nous étions épuisés, mal à l’aise. Nous nous sommes dispersés sans un mot, avec le sentiment que la raison d’Etat l’avait emporté sur le droit.

    Vous êtes-vous demandé d’où pouvaient provenir les fonds de Balladur ?

    Nous avions la certitude que leur origine était douteuse, mais nous penchions plutôt pour un potentat africain, une grosse fortune française ou les fonds secrets de Matignon. A l’époque, personne ne parlait de Karachi, du Pakistan ou de l’Arabie saoudite. Je ne me souviens pas que l’hypothèse de rétrocommissions liées à des contrats d’armement ait été évoquée.

    Aujourd’hui, qu’en pensez-vous ?

    Juste avant notre vote, Roland Dumas a passé une heure à l’Elysée avec Jacques Chirac. Sans doute lui a-t-il dit que la situation était délicate et qu’il avait dû manœuvrer pour faire régulariser les comptes. Mon impression, c’est que Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l’époque par la barbichette. Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/jacques-robert-on-s-est-tous-dit-qu-il-se-fichait-de-nous-01-12-2011-1747309.php

  12. Monsieur P.

    Monsieur P.

    Allô… oui bonjour… je voudrais parler au ministre, s’il vous plaît
    Comment ça, il n’est pas là
    Passez-moi, son chef de cabinet dans ce cas
    Il n’est pas là, non plus
    Qui je suis ?
    Un dermato qui manque de peau
    Non, madame, je n’ai pas envie de décliner mon identité
    Sinon, j’aurai appelé le ministère de l’intérieur
    Ah bon, autant pour moi…
    Si vous le dîtes…
    J’ai compris… c’est le ministère de l’intérieur
    Non, je n’ai pas fait un faux numéro
    Mais j’ai appelé à tout hasard
    Et comme je suis toujours bien inspirée
    Je suis tombée sur votre petit intérieur
    Puis-je, sans vous manquer de respect, avoir le ministre au bout du fil?
    Vous lui direz que c’est personne… que c’est personnel…il comprendra.
    Non… je ne suis pas d’Auvergne… pourquoi ils sont recherchés
    Oui…oui… c’est urgent… non… ça ne peut pas attendre
    Il n’est toujours pas là?
    Vous ne voulez pas me passer un responsable?
    Il doit bien y en avoir un dans votre ministère amer… hein?
    Oui je veux bien… oui… oui… n’importe qui… mais passez-moi quelqu’un…
    Qui ça ? Le président? Quel président ?
    Comment ça le nôtre ?
    Ah oui, le nôtre… pourquoi il n’a rien d’autre à faire le grand traiteur ?
    S’il s’occupe de tout… après tout, pourquoi pas ?
    Passez-moi ce jeune homme, que je ne saurais voir
    Allo! Bonjour monsieur le président
    On n’est jamais mieux servi que par soi-même, je ne vous le fais pas dire
    Mais moi aussi je l’ai toujours sentie
    Il y a en vous… Un sens aigu de l’hospitalité qui se moque de la charité…
    Oui… j’ai une petite requête, toute petite
    Voilà… voilà… il y a quelqu’un… qui m’a traité de pétasse
    Qu’est-ce que je fais ?
    Je voudrais surtout savoir si ma plainte est recevable dans le pays des droits de l’homme…
    Si… si… je suis française et de souche, s’il vous plaît… pas vous ?
    Désolée, mais je n’ai pas fait exprès de retourner le couteau dans la plaie… j’ai toujours eu du mal à distinguer l’Autruche de la Hongrie
    Oui mais vous m’avez bien entendu… il m’a traité de pétasse
    Pas besoin d’ouvrir le dictionnaire des injures
    Je puis vous assurer que pour un français de souche, c’est injurieux
    Vous voulez savoir si j’ai ma petite idée…
    Elle est bien bonne… vous inversez les rôles…
    J’ai compris… qu’il s’agit de démocratie participative
    Ceux qui sont à terre, doivent apprendre à se relever tout seuls
    J’ai compris…
    Et si je lui retourne le compliment et que je lui greffe à vie son propre sobriquet
    Et que je fais circuler le bruit que son vrai nom c’est … monsieur Pétasse
    Retour à l’envoyeur ah ah aha!!!!!
    Œil pour œil… sang pour sang… on dirait que sur la Loi du talion, vous en connaissez un rayon
    Tant mieux… si ça vous plaît
    Ainsi chacun portera son injure sur son front jusqu’à la fin des temps…
    C’est très biblique tout ça … faites gaffe !
    La pierre retombe toujours sur celui qui l’a lancé!
    Et pour vous ?
    Ce sera quoi votre altesse
    A oui, casse-toi pov’con!
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/12/monsieur-p/

  13. « Elle présente le risque de diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler »

    Manque pas d’humour, Sa Majesté des Mouches, prince de Zizanie.

    Ah, mais j’ai compris, les seuls « vrais » Français sont ceux qui votent UMP, et du coup, ce genre de proposition pourrait les diviser. Comme est en train de les diviser la question, vitale, de savoir si c’est à 12 ans ou à 13 ans qu’on doit mettre les mômes en taule. Bizarrement, sur ce coup là, Sa Majesté a pas eu peur de diviser ses propres troupes.

    À moins que ce soit une ruse pour tester: « Si on rallie le FN, on pourra compter sur qui? » Magnifique sondage in vivo: ya ceux qui sont pour (les 12 ans et le FN), ceux qu’on peut espérer convaincre d’un pti joujou, et ceux qui seront contre quoi qu’il arrive (on se passera d’eux s’ils sont peu nombreux, mais faudra bien reculer s’ils le sont trop).

    Parce que vous avez bien compris, quand même, la question qui les taraude: en cas d’alliance, ce qu’on va gagner à l’extrême droite, faudrait pas qu’on en perde autant, sinon plus, de l’autre côté.

    Un peu le pendant de ce qui se passe au PS: ce qu’on gagne au centre, on le perd à gauche, et vice versa, alors, combien?

  14. […] Droit de vote des étrangers : Tartuffe Sarkozy, président du clivage et de l’extrême droite Ce contenu a été publié dans 7 d'ailleurs par Olivier Bonnet. Mettez-le en favori avec son permalien. […]

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