Sep 162011
 

Dans l’affaire Brice « quand il y en a un » Hortefeux, la constitution de partie civile du Mrap a été jugée irrecevable par la cour d’appel. L’ancien ministre de l’Intérieur (et de l’Identité nationale) est donc relaxé alors qu’il avait été condamné en première instance pour injures raciales. Or la cour estime que la condition requise pour que la plainte de l’association soit jugée recevable – que les propos soient publics – n’est pas remplie. Le Monde résume bien la chose : « M. Hortefeux n’échappe à la condamnation que parce que les propos ne sont pas considérés comme publics et que l’association plaignante n’est donc pas recevable ». Première conclusion à tirer : qu’Hortefeux se soit laissé aller à des paroles racistes est confirmé par la justice. Le jugement précise en effet très clairement que, sur le fond, les propos sont « méprisants et outrageants ». Il ajoute même le coup de de pied de l’âne : ils témoignent d’un « manque évident de culture ». Viens prendre ta gifle, ignare ! Deuxième réaction à ce jugement : la relaxe de l’âme damnée sarkozyste est scandaleuse. Nous sommes dans le cadre de l’université d’été de l’UMP, qui est un événement public. La scène se déroule sur la voie publique. Elle est filmée par le journaliste d’une chaîne de télévision publique. Et les propos d’Hortefeux, eux, ne le seraient pas, publics  ? Mais de qui se moque-t-on ? Cette énorme manipulation juridique permet au triste sire d’échapper à une condamnation aussi méritée qu’infamante. Mais l’avocat du Mrap, Pierre Mairat, proteste : « La cour dit que l’injure raciste est constituée, mais prive une association antiraciste de poursuites, ce que nous allons contester en cassation ». Attendons donc de voir ce que répondra l’arrêt de la haute juridiction. Non sans souligner que, si la relaxe avec un si piètre argument est objectivement scandaleuse, que les médias ne le dénoncent pas plus vigoureusement l’est tout autant. Pour reprendre l’article du Monde cité plus haut, comment commence-t-il ? Son titre d’abord : Brice Hortefeux relaxé du délit d’injure raciale. La volonté d’être factuel est un leurre. Lorsqu’on lit le titre, l’on comprend : il est blanchi, innocenté de l’accusation. Si nos éminents confrères veulent se ressaisir, nous leur cédons volontiers le titre de plumedepresse, « Injures raciales : Hortefeux bénéficie d’un tour de passe-passe juridique pour échapper à la condamnation ». Prenez-le, c’est cadeau. D’accord, c’est long. Mais là, on a l’information. Au lieu de ça ?

Dans Le Monde ? Sous leur piteux titre, ce chapeau : « La cour d’appel de Paris a relaxé, jeudi 15 septembre, du délit d’injure raciale, après des propos adressés en septembre 2009 à un jeune militant UMP d’origine maghrébine, l’ex-ministre de l’intérieur Brice Hortefeux qui avait été condamné en première instance. » Et dessous, une publicité. Il faut descendre à l’écran suivant pour que le quotidien daigne enfin nous expliquer par quel subterfuge l’indigne est relaxé ! Combien de gens auront-ils arrêté leur lecture avant ? Nous distribuons d’avance quelques bonnes places dans notre rubrique Ferme ta gueule ! à tous ceux qui oseront prétendre qu’Hortefeux a été lavé par la justice de l’accusation d’injure raciale, il s’agit d’un mensonge éhonté. La présentation du Monde aura contribué à le forger.

En tout état de cause, si le Mrap ne pouvait donc pas se porter partie civile parce que les propos ne sont soi-disant pas publics, la personne de qui parlait Brice Hortefeux, cet ex UMPiste rallié depuis à Villepin du nom d’Amine Benalia-Brouch, lui peut porter plainte ! D’ailleurs, il « dit envisager toujours » de le faire, précise Le Parisien qui le cite : « Je suis surpris », a commenté M. Benalia-Brouch, 24 ans, trouvant « regrettable que la justice française n’aille pas jusqu’au bout » après la condamnation en première instance en juin 2010 de M. Hortefeux à 750 euros d’amende pour « propos outrageants » envers les Arabes. « Pour moi, aujourd’hui, c’est la fin d’un long épilogue qui résume l’idée que je me fais de l’UMP, un parti qui surfe sur la vague de Marine Le Pen » afin de « récolter le maximum d’électeurs en 2012 », a poursuivi le Dacquois, jugeant M. Hortefeux « emblématique de cette dérive ». Vas-y, coco, porte plainte !

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  19 commentaires à “Injures raciales : Hortefeux bénéficie d’un tour de passe-passe juridique pour échapper à la condamnation”

  1. Et voilà !
    Encore une fois, deux choses sont pointées du doigt, deux choses qui résument assez bien l’insalubrité de nos élus, situation récurrente et qu’il faut combattre…

    D’une part, les médias écrivent blanchi pour quelqu’un qui ne l’est , à l’instar de DSK, les JTs ne relèvent pas plus la réalité de la situation, bref on a l’impression de nouveau de se retrouver isolé, manipulé, désinformé…

    Et d’autre part, la Justice prend encore un coup dans l’aile. Quelle image pouvons-nous désormais avoir de nos élus de la politique ? Quel exemple donnent-ils aux ados qui se cherchent et parfois se trompent, aux jeunes adultes qui triment pour obtenir un diplôme/une formation n’ouvrant pas sur un travail, ou même aux adultes qui bossent toute une vie, plus longtemps, plus durement, pour vivre plus difficilement ?

    Je ne pense pas que cela soit dû uniquement à Sarkozy, c’est un état de fait : Chirac n’a pas la médaille de l’honneur, par exemple.

    La médiocrité de la situation est consternante.

    • D’une part, les médias écrivent blanchi

      blanchi, ou relaxé ? Il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose.

      la Justice prend encore un coup dans l’aile

      Est-ce si évident ? (voir mon post plus loin).

  2. Quel scandale, cet horrible individu soit-disant relaxé pour des raisons scandaleuses, mais ce n’est pas fini, citoyens, révoltez-vous et que justice soit réellement rendue, et ne soyez pas coupables d’indifférence(après tout, vous aussi souffrez d’inégalité, quelle qu’elle soit, soit que vous soyez de banlieue dite défavorisée, soit que vous n’ayez pas la chance d’avoir des papiers réglementaires, soit que vous soyez juif, arabe, mauricien, j’en passe et des meilleures)…Allez, haut les coeurs et tous ensemble contre les racistes qui nous gouvernent et nous écrasent, moulinons-les à notre tour et qu’enfin la vraie justice soit faite!!!

  3. Cela vous étonne ?

    TOUS les élus, de droite comme de gauche, échappent à la justice ! : Chirac, Pasqua, Mitterand (et ses écoutes), DSK – déjà- (et la Mnef + affaire Méry), Kouchner et ses  »consultations » en Afrique….

    Alors, aujourd’hui c’est B.Hortefeux et ds qq mois ou qq années… E.Woerth.

  4. Bien entendu France infaux s’est livré à la même désinformation que Le Monde…

  5. Une remarque me gène grandement, dans cette article. (désolé, d’habitude, je suis plutot d’accord avec toi, mais là…).

    La scène se déroule sur la voie publique.
    OUI
    Elle est filmée par le journaliste d’une chaîne de télévision publique.
    OUI
    Et les propos d’Hortefeux, eux, ne le seraient pas, publics ?
    ET NON

    Si, lorsque je me ballade dans la rue (lieu public), qu’une chaine de télévision passe par hasard, me filme au moment ou je dis une grosse conneries et diffuse les images, quoi que j’ai dit, je me fais un plaisir d’attaquier la chaine de télévision pour avoir diffusé ces images.

    LE FAIT D’ETRE DANS UN LIEU PUBLIC N’AUTORISE PAS LES JOUNALISTES A FAIRE N’IMPORTE QUOI.
    Je suis désolé que ce soit sur ce sujet (hortefeux ne faisant pas partie de mes politiciens préférés, et c’est un euphémisme), mais il serait intéressant qu’un jour quelqu’un dise aussi aux journalistes qu’ils n’ont pas tous les droits, sous prétexte qu’ils ont une caméra dans la main. Quand les « vrais » journalistes commencent à se comporter comme des paparrazzis, alors il me semble qu’on a un problème.

    • C’est pas faux, on peut aussi souligner que trop de journalistes font passer les faits divers en priorité dans leur mag/journaux/jt. Où qu’il est plus facile de relever les propos comme ceux d’Hortefeux ou des lapsus plutôt que de mener des enquêtes de fond.

      Mais tout de même, un homme politique doit-il se laisser aller à ces propos « triviaux » ? Est-ce un simple fait divers ? Je ne pense pas.
      Et si le fait d’être dans un lieu public n’autorise pas les journalistes à faire n’importe quoi, un homme politique ne doit pas tenir de tels propos.

      D’un autre côté, comment arrive-t-on à avoir une telle brochette de politiciens aussi hautains, aussi méprisants et intolérants ? Peut-être que les français ont une part de responsabilité… On n’a que ce que l’on mérite

      • Mais tout de même, un homme politique doit-il se laisser aller à ces propos « triviaux » ?

        Non, là, pour le coup t’es trop gentil. Je dirai « un homme (politique ou pas, non seulement ne devrait pas se laisser aller à dire, mais ne devrait même pas penser ce genre de saloperies.

        Le fait que je ne soit pas d’accord avec les méthodes du journaliste n’enlève absolument rien à la barbarie et à l’indécence des propos du personnage.

    • Hortefeux avec Copé et d’autre dirigeants UMPistes, durant leur université, sont en représentation, ça se filme, c’est une apparition publique, désolé. Où les journalistes ont-ils fait n’importe quoi ?

      • Je suis d’accord sur ce point.
        Dès lors qu’un homme politique se rend à une réunion telle que celle-ci, avec des journalistes qui le suivent, il devient une personne publique (au moins pour ce temps limité) et de fait, je ne vois pas où est le côté privé de l’affaire.

      • « Dès lors qu’un homme politique se rend à une réunion telle que celle-ci… …il devient une personne publique ». Ce qui signifie qu’il n’est plus maitre de ses paroles et que n’importe qui peut en faire ce qu’il veut ? ET ça c’est normal ?

        Partant de ce point, tu peux donc considérer que n’importe qui, à partir de l’instant ou il franchit la porte de son domicile, est en représentation, et doit s’attendre à être filmé ou enregistré par n’importe qui, dans l’importe quelles conditions, que ces propos soient montés, coupés, sans qu’il ait quoi que ce soit à dire.

        Je peux aller à la fête de l’huma, sans avoir envie qu’on me filme ou qu’on y enregistre tout ce que je dis, qu’on diffuse ces extraits choisis de mes conversations sans m’en demander l’autorisation. Je trouve même ça parfaitement innacceptable.

        Qu’il s’agisse d’un homme politique, d’un artiste ou d’une personne lambda, je ne trouve jamais ça normal, ça ne change rien au principe

        (Et non, je ne trouve pas normal non plus qu’on puisse conserver des images de videosurveillance dans la rue, ca relève du même principe)

  6. J’ai bien conscience de donner dans la simplicité voire la démagogie, mais si les propos d’Hortefeux, prononcés « publiquement », mais ne sont finalement pas considérés comme tels, alors vivement que l’effet boule de neige tombe quant aux propos injurieux prononcés à l’encontre de ses supérieurs hiérarchiques sur facebook, qui eux, sont considérés publics. (Oui, ça fait un moment que ça me court sur les nerfs, fallait que je la lance.)

    Il est assez amusant de constater avec quelles largesses la justice décide de considérer des propos comme publics ou privés.

    Quant à la supposée claque qu’a pris le ministre vis à vis de son manque de culture, c’est celui là même qui l’empêchera d’en comprendre le sens. La seule chose que comprennent ces gens là, c’est la prison ferme, et encore, ou les fortes amendes.

    Amicalement

    • vivement que l’effet boule de neige tombe quant aux propos injurieux prononcés à l’encontre de ses supérieurs hiérarchiques sur facebook, qui eux, sont considérés publics

      Alors là, par contre, je suis plus que d’accord avec toi. Considérer le contenu de facebook comme plublic est d’une malhonnêteté totale.

  7. Mais ça rappelle un certain gros pervers, ex président du FMI, qui se croit relaxé! Que nenni!

    Ah tous autant qu’ils sont ils nous prennent vraiment pour des cons.

  8. « Ouais. Et euh… personne pour l’aider parce que euh… Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh… Sarko ne… ne passe pas au deuxième tour, euh… lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l’aide. Il a dit… Mon père, il a dit à ma mère : personne m’aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (…). Sarko, il veut même pas l’aider. Enfin là, ça va encore, mais si… si Sarko il passe pas en 2012 euh…, vraiment, ils sont tous dans la merde. »

    ( … )

    Affaire Karachi :

     » En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.  »

    La suite de l’article ici : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/23/affaire-karachi-si-sarko-passe-pas-ils-sont-tous-morts_1576938_823448.html

  9. La police judiciaire cite le nom de Sarkozy dans une affaire de corruption.

    Comme Bakchich le révélait le 25 juin 2008, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins.

    Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg sous la houlette de Jean-Marie Boivin, un ancien cadre maison à l’entregent important (contacté jeudi 11 septembre 2008, il n’a pas souhaité répondre à nos questions) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers.

    Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde.

    LE FEU VERT DE NICOLAS SARKOZY

    Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget du gouvernement d’Edouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne. Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur synthèse que Bakchich a pu consulter l’un des docs mis sous scellé :

    « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Edouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ».

    Traduction : Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Edouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. Rien que ça.

    DE L’ARGENT BALADEUR DONT LES DESTINATAIRES RÉELS RESTENT MYSTÉRIEUX

    Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense.

    Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4%, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux… Comme nous le révélions ici, l’intermédiaire jugé trop balladurien a été viré dès l’accession de Jacques Chirac à l’Elysée.

    Mais bon, tout cela semble relever selon le parquet de Paris de sujets tout juste bon à intéresser les journalistes… mais pas les juges. Les documents figurent pourtant au dossier des magistrats Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin : répartitions d’argent, contrats d’intermédiaires, sociétés immatriculées au pays du Grand Duc, tout y est si l’on veut bien gratter. Mais, habile procédurier, le procureur de la République Jean-Claude Marin a circonscrit l’enquête à quelques barbouzes payés par DCN. Ces derniers se renseignaient tous azimuts sur l’avancement du dossier des frégates de Taiwan, sur les activités d’Alain Gomez, l’ex-patron de Thomson-CSF (devenue Thales) ou sur le décès d’un employé de la même boite, Bernard d’Escrivan, dont la mort a semble-t-il intrigué la direction de DCNI.

    Mais sur les bénéficiaires réels des commissions des contrats d’armement, personne ne cherche à savoir.

    Laurent Léger, vendredi 12 septembre 2008.

    http://www.bakchich.info/La-police-judiciaire-cite-le-nom,04994.html

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