Sep 062010
 

« Les manifestations contre la politique sécuritaire du gouvernement ont rassemblé samedi 77 300 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur, alors que les organisateurs ont estimé le nombre de manifestants à 100 000, résume Le Monde, dans un article justement titré Après les manifestations contre sa politique sécuritaire, le gouvernement plastronne. Plastronner : « bomber le torse en prenant une attitude avantageuse » , définit Larousse. « Dès la dispersion des défilés, samedi, la droite était montée au créneau, d’abord pour minimiser l’ampleur des manifestations, ensuite pour critiquer les participants. » Voyons donc ce qu’ont bien pu dire ceux qu’une pancarte photographiée par Le Post désigne comme des « pastilles de Vichy » – et répondons ensuite à leurs mensonges et amalgames« Une telle manifestation hétéroclite, où se sont retrouvés une mosaïque de partis traditionnels mais aussi des groupuscules gauchistes et anarchistes, ne fait pas une politiqueSous prétexte de vouloir défendre les droits de l’Homme, elle ne fait, en réalité, qu’accepter le laxisme, démontrer l’angélisme et refuser tout réalisme » , tente Brice Hortefeux qui, c’est amusant, porte justement sur notre photo une chemise… vichy. Déclaration dans la lignée de l’interview qui lui avait valu une place méritée dans notre rubrique Ferme ta gueule ! En quoi s’élever contre la xénophobie serait faire preuve d’ « angélisme » ? En quoi le « réalisme » imposerait-il de désigner un groupe ethnique à la vindicte populaire, en le stigmatisant comme criminogène ? C’est très exactement ce que fait le ministre de l’Intérieur, suivant l’exemple de Sarkozy avant lui, en lançant puis en justifiant la chasse aux Roms. Et il a le culot de s’en défendre ! « Naturellement, il n’est pas question de stigmatiser une communauté dans son ensemble, ce n’est à l’esprit de personne, déclarait-il au 20 heures de TF1, cité par Le Point. Faut-il se voiler la face ? Faut-il se cacher la réalité ? » Ou comment démentir la première phrase par la seconde : s’il ne faut pas « se voiler la face » , c’est donc que « la réalité » est que de nombreux Roms sont des criminels – bon, d’accord, peut-être pas tous… Et ce ne serait pas stigmatiser une population que faire cette déclaration ? « Il y a, dans cette communauté, des comportements qui ne sont pas acceptables » , dit-il encore. N’est-ce pas le cas de toutes les communautés ? Evidemment que si ! Insister ainsi sur les Roms revient donc bel et bien à les stigmatiser collectivement, sinon pourquoi davantage parler de leur communauté que des autres ? Toujours dans cette optique de non-stigmatisation des Roms (sic), Hortefeux a sorti des statistiques sur la délinquance roumaine : « Lors d’une conférence de presse lundi 30 août sur les « évacuations de camps illicites » le ministre de l’Intérieur a affirmé que les actes de délinquance perpétrés par des Roumains à Paris ont augmenté de 259% en dix-huit mois » , rapporte Rue89. Qu’importe d’abord si tous les Roms ne sont pas Roumains et tous les Roumains pas Roms. Qu’importe encore si les chiffres officiels démentent Hortefeux, comme l’analyse le sociologue Laurent Mucchielli. Ensuite, de telles statistiques – par nationalité – n’existent pas, si ce n’est dans le fameux fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées). Bonjour la fiabilité ! Lisons donc ce qu’en dit le club « Droits, justice et sécurités » , composé de magistrats et d’universitaires : « Le contrôle effectué sur une année par la Cnil (Commission nationale informatique et libertés, NdA) révèle que, dans un tiers des cas, l’infraction reprochée à la personne figurant dans le Stic ne correspond pas à celle que la justice a finalement retenue. Plus grave, pour 2007, plus de 78% des personnes relaxées ont été maintenues indûment dans ce fichier et plus de 93% des personnes acquittées y sont restées fichées, faute de mise à jour des données. Pire encore, dans le cadre de l’accès indirect, la Cnil a constaté que 83% des fiches comprenaient des erreurs : soupçons infondés, négligences policières lors de la saisie des données, etc. Un fichier bourré d’erreurs aux conséquences personnelles et professionnelles dramatiques, voilà la réalité du fichier Stic. » Outre les points soulevés ci-dessus, comme le prouve l’article de Rue89, le ministre de l’Intérieur gonfle ses propres chiffres, eux-mêmes largement sujets à caution puisque d’une source improbable et ne reflétant que l’activité policière et non la réalité de la criminalité : il suffit que les forces de l’ordre reçoivent la consigne de s’attaquer aux pickpockets, par exemple, pour causer automatiquement une augmentation des faits relevant de cette qualification, sans aucun rapport avec ce qu’ils pèsent réellement ! Hortefeux dit donc n’importe quoi, c’est entendu, mais il est loin d’être le seul. Convoquons donc le Monsieur Sécurité de l’UMP.

« Le secrétaire national de l’UMP chargé de la sécurité, Eric Ciotti* (lui aussi reconnaissable à sa chemise vichy ! NdA), estimait quant à lui que les manifestations traduisaient « une complaisance coupable à l’égard de ceux qui bafouent les lois de la République » et fustigé la participation du PS, relaie Le Monde. Il a rappellé « que la première des libertés est de pouvoir vivre en sécurité » (…) En outre, le député des Alpes-Maritimes a jugé que « le PS se discrédite en s’associant à des manifestations contre la sécurité et sombre dans le grotesque. » Mais qui donc a manifesté « contre la sécurité » ? Sous couvert de sécurité, le gouvernement fabrique des bouc-émissaires en la personne des étrangers et des Roms, voilà contre quoi s’est dressé le sursaut citoyen de samedi, évidemment pas « contre la sécurité » , Ciotti-grotesque-d’entre-les-grotesques ! Faire le lien entre immigration et insécurité comme le font les Sarkozy, Lefebvre, Hortefeux, Ciotti ou autres Le Pen, en plus d’être dangereux, est mensonger, comme le démontrait notre billet du 10 août dernier. Qu’en est-il pour les Roms ? « En ce qui concerne les personnes revenues en Roumanie la semaine dernière (…) nous avons effectué un contrôle précis et elles ne figuraient ni dans les fichiers de police français ou roumains comme auteur d’une infraction » , a déclaré le ministre roumain de l’Intérieur, Vasile Blaga, cité par Le Monde. La preuve est donc faite : expulser les Roms n’a rien à voir avec la lutte contre l’insécurité. Arrêtons-nous enfin sur ce que traduisent les manifestations de samedi selon Ciotti-l’abruti : « une complaisance coupable à l’égard de ceux qui bafouent les lois de la République. » Les Roms expulsés, s’ils ne sont auteurs d’aucune infraction comme nous venons de le voir, occupaient par contre des terrains où ils n’avaient pas le droit de se trouver. On pourrait donc dans cette optique dire qu’ils « bafouent les lois. » Mais pour quelle raison ? Réponse dans le rapport du Comité des ministres du Conseil de l’Europe : « un texte de loi concernant les aires d’accueil destinées aux Gens du voyage a été adopté en 2000 (loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des Gens du voyage, dite « Loi Besson »). Ce texte fait obligation aux communes de plus de 5000 habitants de se doter d’un plan prévoyant l’implantation d’aires permanentes d’accueil pour les Gens du voyage. Néanmoins, le Comité relève également qu’à ce jour, la loi n’a été suivie d’effet que dans une minorité des communes visées. Le Comité constate que la mise en oeuvre insuffisante de la loi précitée a pour conséquence d’exposer les Gens du voyage à l’occupation illégale de sites et à des expulsions au titre de la loi de 2003 pour la sécurité intérieure. Le Comité relève que, selon le mémorandum du Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe rédigé à la suite de sa visite en France en 2008, il y a une carence des places disponibles. » Si les Roms occupent par conséquent des terrains de façon illégale, c’est que les communes françaises « bafouent les lois de la République » , en refusant en l’occurrence de mettre à leur disposition des aires d’accueil comme elles en ont pourtant le devoir. Avec la complicité des préfets, si prompts, le doigt sur la couture du pantalon, ces méprisables, à expulser les Roms à tour de bras parce que Sarkozy-le-fourbe et son âme damnée Hortefeux le leur ordonnent. La loi Besson précitée (pas celle d’Eric, ne rêvons pas, de Louis Besson, ministre de Jospin) leur donne le pouvoir de contraindre les communes à aménager des aires d’accueil. En dix ans, un seul l’a fait. Le rôle des préfets n’est-il pas de faire respecter la loi ? Ça dépend laquelle, dirait-on. Le Conseil de l’Europe « rappelle également que « les Etats parties doivent s’assurer que les procédures d’expulsion soient d’une part justifiées, d’autre part exécutées dans des conditions respectant la dignité des personnes concernées, enfin assorties de solutions de relogement » (FEANTSA contre France, réclamation n° 39/2006, décision sur le bien-fondé du 5 décembre 2007, §163). La loi doit également préciser les modalités de procéder à l’expulsion indiquant par ailleurs « les moments dans lesquels elles ne peuvent pas avoir lieu (nuit ou hiver), définir des voies de recours juridiques, offrir une assistance juridique à ceux qui en ont besoin pour demander réparation en justice, et assurer une indemnisation en cas d’expulsion illégale » (CEDR contre Italie, réclamation n° 27/2004, décision sur le bien-fondé du 7 décembre 2005, §41). » Inutile de préciser que la France ne remplit aucune de ces obligations ! « Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a constaté dans son mémorandum que la question des expulsions est particulièrement problématique et plonge les familles dans un climat de crainte. « Ces expulsions sont souvent caractérisées par le recours à des méthodes brutales, au gaz lacrymogène et à la destruction de biens personnels ». A la suite de certaines expulsions, la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) a conclu à des actes de violences injustifiés et disproportionnés. Le Comité constate que les Gens du voyage ont, lors de ces expulsions, été victimes de violences injustifiées. » Alors, qui « bafoue les lois de la République » , les Roms  ? Ou plutôt la police, les préfets et les ministres français, aux ordres d’un président lui-même selon toute probabilité délinquant, qui devrait être destitué pour financement illégal de sa campagne électorale (voir bettencourtgate) ?

Un dernier mot enfin : le maire de Dijon, le « socialiste » François Rebsamen, aurait mieux fait de se taire, pour toutes les raisons précitées, au lieu de déclarer : « Le PS est un parti de gouvernement : les positions, si humaines soient-elles, de la Ligue des droits de l’homme ne sont pas celles du PS ! Personnellement, je ne défilerai pas (le 4 septembre, NdA). (…) L’occupation illégale de terrains publics ou privés n’est pas permise. Les maires ont raison de saisir la justice pour les expulser. Quant à l’expulsion du territoire français, il est du devoir d’un gouvernement de reconduire à la frontière des étrangers en situation irrégulière. (…) pour le 4 septembre, être derrière des associations, comme la Ligue des droits de l’homme, qui poursuivent d’autres buts (aussi respectables soient-ils) qu’un parti de gouvernement me semble plus critiquable. Attention à ne pas se laisser embarquer. Le PS est le parti de l’alternance. Ne le perdons pas de vue… » Ah c’est que ça donne furieusement des envies d’alternance, des « socialistes » comme ça !

*Ciotti est l’auteur de l’inénarrable projet de mettre en prison les parents de mineurs délinquants !

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  18 commentaires à “Hortefeux, Ciotti : contre le sursaut citoyen, la pathétique défense des xénophobes d’Etat”

  1. […] This post was Twitted by clangroth […]

  2. « une complaisance coupable à l’égard de ceux qui bafouent les lois de la République »
    Ce monsieur a vraiment raison : aucune manifestation contre Hortefeux, Woerth et autres. Nous sommes décidemment bien complaisant avec ceux qui bafouent les lois !

  3. Dans la série « il aurait mieux fait de se taire » ou à encarter, il y a aussi Dray qui s’est distingué…

  4. En tout point d’accord avec toi.
    Mais un maire communiste de Choisy le Roy qui refuse de scolariser des enfants Roms au prétexte qu’un gymnase n’est pas un domicile n’aide pas à lutter efficacement contre.
    Pas plus qu’un Moscovici disant sur Mots croisés qu’il est excessif de dire que tous ces gens du gouvernement sont xénophobes.
    Pas plus que de savoir que le conseiller en opinion de N.Sarkozy, Patrick Buisson ( actuellement président d’Histoire et qui marche en binome avec Maxime Tandonnet,le Mr Immigration choisie de Sarkozy, les ministres peuvent passer, j’ai peur que ceux là non … ) est aussi accessoirement un conseiller de J.Luc Mélenchon et de Cambadelis qui ont déjà fait part de leur estime pour lui…
    Le même qui arrive à dire quand même:
    « Il n’y a pas d’électorat FN. Il y a un électorat populaire qui vote parfois Front national, mais aussi communiste et socialiste. Ces électeurs-là pensent à peu près la même chose. »
    En 2007, ça a été on ne peut plus vrai.
    Le mauve te va très bien 🙂 et tu as très bien fait d’y aller le 4 septembre pour protester mais moi je n’ai pas bougé, à cause de tout ça entre autre, il y a tant d’ambiguïté dans les positions de beaucoup et de passerelles glissantes que je me suis abstenue.
    Y a pas besoin d’être Roms ou sans papiers pour se faire expulser et détruire ses biens ( tentes, abris, caravanes, papiers, fringues… ) d’ailleurs et pas seulement dans des municipalités de droite, c’est le même prix et la même technique pour tout le monde … j’ai vu faire la même chose à des SD dans des municipalités socialistes. Et personne pour gueuler sauf quelques crétins isolés. Et les socialistes quand tu demandes à les rencontrer ce sont aussi des CRS que tu as devant, pas eux.
    Alors à l’heure d’aujourd’hui comme tu dis, j’avoue que l’alternance elle ne me fait pas frissonner les ovaires. Pour l’instant en tout cas …
    Wait and see.
    😉

  5. *Choisy-le-Roi (ou la reine, on s’en fiche…) 🙂

  6. Quand vous dénoncer Vichy, n’oubliez pas de rappeler ce que ce régime doit à la gauche anti-républicaine (Pacte germano-soviétique, socialistes pacifistes, vote du 10 juillet 1940 etc).

    Quand la gauche anti-républicaine manifeste au nom des valeurs de la République c’est l’hommage du vice à la vertu.

    Dénoncer la France comme l’enfer capitaliste, fasciste et raciste puis faire de cette enfer la terre d’accueil exclusive pour tous les réfugiées politiques, économiques et climatiques de la planète prouve que votre générosité n’est qu’un racisme déguisé puisque vous militer sciemment pour que des étrangers quittent tout pour vivre en enfer.

    Preuve que ce qui vous anime ce n’est pas le souci de l’autre mais le profit comme pour le capitaliste, le passeur criminel.

    Le regard des pauvres n’est que le miroir dans lequel vous vous admirez.

    • S’il y eut des renégats à gauche, omettre la responsabilité de la droite est comme l’hôpital se foutant de la charité. Ensuite quelle gauche est anti-républicaine ? Pas la mienne. Mais vous êtes un troll. Votre message sur l’immigration ne veut juste rien dire.

      • Les traitres de gauche ne sont pas une amnistie pour les traitres de droite et réciproquement.

        Vous aimez les immigrés pour ramasser vos poubelles, balayer vos trottoirs construire vos piscines. Tous les emplois qui portent atteinte à votre dignité ou à celle de vos enfants et qui justifient le refus de se faire exploiter sont réservés aux étrangers : vous êtes un militant de la division raciale du travail.

        Quand un esclave sans-papiers est régularisé, que devient-il ?

        Un homme libre ? Non, un exploité.

        Merci à la gauche anti-républicaine de manifester ainsi son amour de l’autre.

      • « Les traitres de gauche ne sont pas une amnistie pour les traitres de droite et réciproquement. »

        Sauf que votre message suggérait que Vichy était imputable à la gauche !

        « Merci à la gauche anti-républicaine de manifester ainsi son amour de l’autre » : arrêtez avec votre « gauche anti-républicaine, accusation gratuite.

        « Vous aimez les immigrés pour ramasser vos poubelles, balayer vos trottoirs construire vos piscines. Tous les emplois qui portent atteinte à votre dignité ou à celle de vos enfants et qui justifient le refus de se faire exploiter sont réservés aux étrangers : vous êtes un militant de la division raciale du travail.

        Quand un esclave sans-papiers est régularisé, que devient-il ?

        Un homme libre ? Non, un exploité. »

        Donc, si je vous suis bien, il faut expulser les immigrés pour les préserver de l’exploitation ?

      • L’ homme de gauche qui a consacré sa vie à défendre avec ferveur et enthousiasme l’URSS, la République populaire de Chine, Cuba etc est-il républicain ?
        Non, il a simplement profiter des institutions de la République pour faire l’éloge de régime anti-républicain (Ex: Foucault avec l’Iran).

        – L’anti-républicain de gauche considère que la France est un lieu d’exploitation organisé par la République.
        – Il aime les étrangers car il est de gauche (axiome)

        Conclusion : Il devrait donc s’opposer à toute forme d’immigration (régulière ou clandestine) puisque les hommes et les femmes qui quittent leur pays le font dans l’espoir d’une vie meilleure et que cet espoir ne pourra pas se réaliser en France, lieu d’exploitation.

        Paradoxe : l’anti-républicain de gauche est pour l’immigration et contre les expulsions. Pourquoi ?

        Parce que c’est son intérêt qui le guide et non le souci de l’étranger. Celui-ci n’est qu’un moyen au service de la critique haineuse de la République.

        Sans-papiers = esclavage = racisme de la République
        Régularisé = exploitation = racisme de la République
        chômage = discrimination = racisme de la République
        Emploi non qualifié = division raciale du travail = racisme Répub.
        Emploi qualifié = pillage de l’Afrique = racisme de la République

        Le voila votre bréviaire de la haine de la République.

        Raciste de droite : la France est un paradis dehors les immigrés
        Raciste de gauche : la France est un enfer vive les immigrés.

        Vous êtes les mêmes.

      • Vos pré-supposés sont faux. Ce n’est pas parce que l’on est de gauche qu’on défend le totalitarisme à la Staline.

        « les hommes et les femmes qui quittent leur pays le font dans l’espoir d’une vie meilleure et que cet espoir ne pourra pas se réaliser en France, lieu d’exploitation » : là encore, vous avez faux, c’est encore pire chez eux !

        Je vous repose la question : il faudrait donc expulser les immigrés, les condamner à crever chez eux, pour les préserver de l’exploitation en France ?

      • je n’ai pas dit qu’être de gauche c’est défendre le stalinisme mais que de défendre le stalinisme c’est être de la gauche anti-républicaine ce qui n’est pas un pré-supposé mais un fait.

        « C’est encore pire chez » : affirmation gratuite et méprisante qui ne rend pas compte de la diversité des situations et exonère les gouvernants de toute responsabilité, y compris ceux que vous avez célébrer comme des alternatives à la République.

        « les condamner à crever chez eux » : le crime c’est de les condamner à tout abandonner, à s’endetter pour financer leur voyage, à risquer leur vie pour finir par être exploités en France tout en condamnant au nom de la dignité humaine l’exploitation inacceptable de ces populations.

        Pour ma part je considère que la France a toujours été une terre d’immigration et certainement pas cet enfer que vous condamner à longueur de manifestations. Mais le contrôle des flux migratoires (donc expulsion) est une prérogative de la République et certainement pas des filières mafieuses, des patrons en quête de main d’oeuvre bon marché, des régimes qui veulent se débarrasser de leur minorité ou de la gauche anti-républicaine opportuniste dont la générosité est sans limite parce que virtuelle.

        Pour vous le choix de l’humanité se réduit à être exploitée en France ou à crever : faire cohabiter 6 800 000 000 de personnes en France, difficile mais on va se serrer !!!

  7. De meme qu’en écologie, il existe la notion d’indicateur biologique qui témoigne de la « bonne santé » d’un milieu naturel, on peut par analogie étendre cette notion « aux democraties modernes » et introduire la notion « d’indicateur démocratique ».L’existence d’une minorité nomade qui peut réelement exercer des droits reconnus et garantis est en soi un indicateur trés fort .Le fait qu’en ce debut de notre « glorieux 21éme siècle libèrale (im)mondialisé », dans le pays berceau des droits de l’homme, en l’occurence la France, une des composantes de la minorité des nomades ou gens du voyage soit niée dans ses droits, stigmatisée, persecutée à des fins purement électoralistes , démontre si l’en etait encore besoin que notre democratie est bien malade …

  8. C’est beau de voir le PS défiler et les représentants du PS se défiler ensuite. Il est clair que le PS est contraint et forcé de défiler avec la Ligue des Droits de l’Homme, mais ça met leurs représentants dans un grand embarras. Que reste-t-il de réellement « social » au Parti Socialiste ? Ce n’est plus qu’un UMP édulcoré (même Benoît Hamon à toutes les gênes du monde à inviter le PG à leur université).

  9. Et non seulement il s’habille en vichy, le Heurtebise, mais en plus, il brigue la mairie de la ville d’eaux !

    Ah, les symboles ne leur font pas peur !

  10. […] Hortefeux, Ciotti : contre le sursaut citoyen, la pathétique défense des xénophobes d’Etat […]

  11. […] dans un rapport de son Comité des ministres du 30 juin 2010, que nous citions déjà dans notre billet du 6 septembre dernier : « un texte de loi concernant les aires d’accueil destinées aux Gens du voyage a été […]

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