Oct 162011
 

Billet vraiment impeccable signé Slovar, si efficace que nous le copions intégralement (sauf la phrase d’introduction), y glissant simplement ça et là de petits commentaires : « Pour ceux qui l’auraient oublié, nous devons à Jean-François Copé, soutenu par Nicolas Sarkozy, et aux parlementaires de l’UMP, la mise en place en 2009 de la fiscalisation des indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail pour accident du travail ou maladie professionnelle. » Rappel : qui a dit « Personne ne comprendrait que l’on engage la fiscalisation des victimes d’accident du travail », à la tribune du Sénat en 2005 ? Jean-François « tête à claques » Copé, alors ministre délégué du Budget. Mais poursuivons avec Slovar : « Cette fiscalisation avait pour but, selon Copé, de rétablir l’équité avec les arrêts maladie et congés maternité, qui eux étaient taxés. Cerise sur le gâteau, précisait en 2010 le site Legavox : « (…) Contrairement à ce qui avait été annoncé en septembre 2009 par Jean-François Copé, la mesure adoptée en début d’année (Loi de Finance 2010) ne concerne pas que les arrêts courts de moins de 29 jours mais inclut également les arrêts de longue durée (…) » Nouvelle duplicité ! « Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors que les comptes de la sécurité sociale subissent encore un lourd déficit ? C’est probablement ce qu’à du se dire Xavier Bertrand, qui a discrètement glissé dans le PLFS de 2012, une mesure qui consiste à modifier le calcul des indemnités, en cas d’arrêt maladie. » Après Copé, Bertrand : à qui le titre du pire manipulateur cynique ? « La Fnath, association dont la vocation est de défendre les droits des victimes d’accidents au travail, a été une des premières à révéler le pot aux roses dans un communiqué publié le 22 septembre. Extrait : « (…) la Fnath ne peut que dénoncer la nouvelle ponction de 220 millions d’euros qui est envisagée sur les indemnités journalières maladie au motif que ce poste de dépenses serait en augmentation par rapport à 2010 – L’exécutif justifie ce choix en soulignant la « dynamique » des arrêts maladie  (…) La Fnath rappelle que les salariés ne sont pas les prescripteurs des arrêts de travail, qu’ils ne sont pas responsables de conditions de travail qui bien souvent usent les organismes ou encore de l’absence d’un véritable dispositif de pénibilité (…) » Quelle va être l’implication de cette mesure ? C’est simple et assez sournois : « (…) Les indemnités sont actuellement égales à 50% du salaire brut. Elles seraient désormais égales à 60% du salaire net (…) Pour les salariés, en arrêt maladie ou en congé maternité, cela représenterait une perte d’environ 10%, qui accentuerait encore les difficultés d’accès au soin, à moins que les entreprises décident de compenser cette perte d’indemnités (…) » nous dit Jacques Voisin, président confédéral de la CFTC. Sauf que, explique la CGT, pour ceux : « (…) souvent employés des plus petites entreprises, le droit du travail ne prévoit un complément de l’employeur pour atteindre 90% du salaire brut qu’au-delà de huit jours d’arrêt maladie, et uniquement pour les salariés qui ont plus d’un an d’ancienneté (…) » Ce qui est confirmé par Le Monde : « (…) au cabinet du ministre de la santé, on admet que ce sont les salariés les plus jeunes et les plus précaires qui verront le plus leurs indemnités baisser. Les salariés en arrêt longue maladie sans accord d’entreprise seront aussi lourdement touchés (…) » Qui a dit que l’UMP défendait les précaires et les malades ? C’est au contraire une machine à aggraver les inégalités, seulement soucieuse de l’intérêt des riches, de la finance et du patronat. Pas de surprise, donc. « Mais, diront certains, le Sénat passé à gauche devrait pouvoir s’opposer vigoureusement à cette mesure inique ? Et bien non, puisque, si pour la taxation des hauts revenus, nous avons eu une bataille homérique entre les parlementaires et le gouvernement. Pour amputer les indemnités journalières des salariés, il n’ y aura pas de débat, dans la mesure où : « (…) elle sera mise en œuvre par décret, annonce le ministère de la santé (…) » Merci qui ? » Merci Slovar ! Question subsidiaire : vous en aviez entendu parler, dans les médias, de cette ponction de 220 millions d’euros directement dans les poches des malades et accidentés du travail par ce gouvernement antisocial ? Quant au fond de cette nouvelle ignominie, il nous rappelle un film de Max Pécas.

Mise à jour : le gouvernement renonce finalement à ce projet… mais annonce qu’il fera la même économie ailleurs ! Où ? A suivre.

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  10 commentaires à “L’UMP vole 220 millions d’euros aux malades et accidentés du travail”

  1. Politique nationale en 2011 = être fort avec les faibles et faible avec les forts.

    Face à ce nouveau SCANDALE social : rien évidemment !
    Pas de réactions dans les médias, de la part :
    * des partis politiques = battre N.Sarkozy est LEUR priorité ; quant au ps il est
    trop occupé par ses primaires,
    * des syndicats lors de la journée de mobilisation du 11 octobre ; d’autant + que seuls les salariés du privé sont concernés.

    Que faire alors ?
    Subir ?
    Signer la pétition, contre l’augmentation du prix des mutuelles (http://www.mutualite.fr/Petition-taxe-sante/%28idcontent%29/6288) pour  »limiter » la casse ?

    Face à cette avalanche d’injustices sociales et devant l’inaction de la pseudo oppostion (politique ou syndicale) , le mécontentement + le désespoir des + faibles s’exprimeront en 2012.
    M.Le Pen a 1 boulevard devant elle…

  2. Que faire face à ce cynisme de classe, les journalistes font de l’écume tous les jours sur de petites phrases mais ne vont jamais à la réalité de la casse qui s’aggrave jour après jour.
    Et ces français, mous du bulbe qui ont tellement bien intégrés « T.I.N.A. » que le jour où ils vont se réveiller, il sera trop tard.
    Je ne suis même pas sûre qu’ils ne vont pas nous en remettre pour 5 ans de Toopty 1er, après tout le masochisme peut être un art de vivre!!!!!

  3. Ce sont toujours les pauvres qui payent avec l’UMP, ça va devenir une expression tout à fait commune.

  4. […] L'UMP vole 220 millions d'euros aux malades et accidentés du travail Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin alors que les comptes de la sécurité sociale subissent encore un lourd déficit ? C'est probablement ce qu'à du se dire Xavier … Source: http://www.plumedepresse.net […]

  5. Ouf, cette affaire commence enfin à faire parler d’elle même si c’est sûrement déjà trop tard. Il en est où le mouvement des indignés en France ? Le Pen avait déclaré que le mouvement Europe Écologie Les Verts avait été favorisé par la diffusion du documentaire « Home » la veille des élections européennes. Je me demande si la diffusion de « La Stratégie du Choc » de Naomie Klein la veille du 1er tour de l’élection présidentielle en 2012 ne pourrait pas permettre à Mélenchon de se qualifier pour le second tour. http://www.npa2009.org/content/%C2%AB-le-mouvement-occupons-wall-street-est-actuellement-la-chose-la-plus-importante-au-monde-%C2%BB

  6. […] L’UMP vole 220 millions d’euros aux malades et accidentés du travail […]

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  9. On vole aussi le citoyen en plagiant son brevet d’invention lors de marchés publics voir le site  » maveritesur page 7. Au casting des ministres, deux présidents, des parlementaires, un avocat et son incapable de bâtonnier et ne parlons pas des TA et TGI de Pais.
    Cordialement.

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