Oct 312010
 

Où il est question de l’interview de la ministre du Bâillonnement de la justice sur France Inter, de son exécution en direct par l’imitateur Gérald Dahan, aussitôt congédié par Philippe Val, et de la réplique cinglante du Syndicat de la magistrature.

Il était temps ! « Une information judiciaire contre « X » qualifiant les soupçons pesant sur l’UMP et Eric Woerth de « trafic d’influence » et de « financement illicite de parti politique » est ouverte concernant l’héritière de L’Oreal Liliane Bettencourt, annonce une dépêche ReutersLe procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye a obtempéré à l’ordre de son supérieur hiérarchique en ouvrant cette procédure qu’il refusait depuis six mois. » Les comptes du pouvoir sont bons: si Nicolas Sarkozy a effectivement financé sa campagne électorale de façon illégale, ça ne l’empêchera pas de tranquillement finir son mandat ni de se représenter, puisque le procès – si procès il y a – n’aura pas lieu avant 2012. Voilà comment on enfume le peuple français. « La présidence du tribunal a désigné trois juges d’instruction indépendants, qui auront davantage de pouvoirs d’enquête que le parquet. Pour la première fois, les soupçons pesant sur le ministre du Travail Eric Woerth, l’héritière de L’Oréal et son entourage sont qualifiés juridiquement, ce qui ne signifie pas que les faits sont avérés, mais ce qui précise la nature de l’affaire. Le « trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif » concerne l’épisode où la police a établi qu’Eric Woerth était intervenu pour obtenir la Légion d’honneur pour Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt (ce que Woerth avait nié ! NdA) et lui a remis la décoration en 2008. Auparavant, Patrice de Maistre avait embauché fin 2007 Florence Woerth pour 200 000 euros annuels et Patrice de Maistre a pourvu au financement légal de l’UMP avec l’argent de Liliane Bettencourt, a établi la police. Eric Woerth était alors ministre du Budget et trésorier de l’UMP. Par ailleurs, la qualification de « financement illicite de parti politique ou de campagne électorale » est retenue concernant les allégations de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui a parlé d’une remise de 100 000 euros en espèces à Eric Woerth pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. » Rappelons au passage la stupéfiante déclaration du Premier ministre François Fillon, non contredite par des journalistes le petit doigt sur la couture du pantalon, lors de l’émission A vous de juger sur les retraites : « en quatre mois, personne n’a pu trouver une seule faute qualifiable ». « Trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif » et « financement illicite de parti politique ou de campagne électorale », ça te va, mon lapin ?

Quand on constate la gravité des faits allégués, on ne peut que se tourner vers la garde des Sceaux, coupable d’avoir laissé Courroye-de-transmission, qui ne se cache pas d’être l’ami du président, enquêter tout seul dans l’opacité la plus totale. « En même temps, ça doit pas être facile tous les jours d’être ministre de la Justice sous Sarkozy, balance Gérald Dahan, empruntant la voix de Patrick Timsit sur les ondes de France Inter, face à une Michèle Alliot-Marie livide. Gérer les crocs de boucher pour y pendre Villepin, étouffer les affaires Woerth pour protéger l’UMP, organiser les arrangements avec Delanoë pour sauver le soldat Chirac… Ah votre quotidien, c’est pas la justice, c’est Le parrain numéro 4 ! Pour faire votre job, il faut pas être trop à cheval sur les principes, hein. Sinon tu tombes. Heureusement, c’est pas un hasard, on dit de votre ministère qu’il est régalien. Ça pour régaler, ça régale, hein, mais surtout les potes. La République de Sarkozy, c’est même plus la République des copains, carrément c’est le gang des barbares ! Par contre pour le pékin moyen en France, en ce moment, on sent que l’ambiance est moins cool. Ah t’éternues une fois, tu pars en garde à vue, t’éternues deux fois, t’es récidiviste, t’éternues trois fois, tu prends dix ans ferme ! Heureusement, grâce à Michèle Alliot-Marie, la prison, c’est beaucoup mieux qu’avant, hein. Maintenant on va donner aux détenus des draps et des pyjamas en papier pour éviter le suicide par pendaison, génial ! (…) C’est ça la réforme de la justice, merci Michèle ! (…) Mais bon, je ne voudrais pas trop non plus avoir l’air de critiquer le gouvernement, hein. C’est vrai que c’est pas parce qu’on a un président inculte qui va bientôt nommer un alcoolique Premier ministre qu’il faut tout caricaturer non plus, hein. C’est vrai que dans ce pays, on réforme. Seulement quand on réforme, eh ben ça veut dire qu’on supprime. Le service militaire, on l’a réformé, y’en a plus. Les retraites, on les réforme, bientôt y’en aura plus. Eh ben la justice, c’est pareil. Avant y’avait une justice, maintenant y’a Michèle Alliot-Marie ! En fin de compte, Mam, c’est le bon petit soldat du gouvernement. Elle a parfaitement su appliquer à la justice la devise de Sarkozy : à la botte un jour, à la botte toujours. » Avec cette charge au vitriol, voilà Dahan viré par Philippe Val le jour même, ce dernier niant évidemment qu’il y ait un lien avec sa dernière chronique… Saluons le courage de l’imitateur : assumer un tel numéro face à l’intéressée, il fallait le faire ! C’est aussi l’histoire d’une rédemption : Dahan était arrivé à Inter avec l’étiquette sarkozyste, lui qui n’avait pas hésité à animer une réunion de l’UMP. Il tourne aujourd’hui casaque et y perd son emploi, mais retrouve son honneur. En ce qui concerne Alliot-Marie par contre, elle s’est encore un peu plus déshonorée, en mentant de façon éhontée lors de l’interview qui précédait la « pastille humoristique » de Dahan.

Ce qui lui vaut d’être proprement exécutée par Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature, dans une lettre ouverte ô combien caustique (les intertitres sont de notre plume) : « Invitée hier matin sur France Inter, vous avez expliqué à votre manière, inimitable, le dépaysement de l’affaire Woerth-Bettencourt. L’aplomb avec lequel vous leur avez livré ce conte pour enfants sages aura peut-être convaincu certains de nos concitoyens que, décidément, c’est la raison qui l’emporte et l’indépendance de la justice qui triomphe. Nous les invitons pourtant à dévider, avec vous, la pelote de fil blanc dont cette histoire est cousue. Pour planter le décor, on retiendra d’abord de vos fortes paroles que «cette affaire n’est pas politique» et que «[vous] ne [voulez] pas qu’elle le soit». Nous voici donc sommés de comprendre que n’est pas politique une affaire dans laquelle un procureur de la République – qui ne dément pas ses liens avec le président de la République – enquête sur un financement illégal du parti de ce président ainsi que sur des trafics d’influence susceptibles de concerner un ministre et ce, alors même que des enregistrements ont révélé des liens directs entre ce même procureur et le conseiller justice de ce même président… Que vous soyez désireuse d’ôter toute coloration politique à cette affaire ne surprendra personne ; avouez cependant qu’il fallait quand même oser aller aussi loin dans le déni ! » Mais pour paraphraser Audiard, Alliot-Marie ose tout, c’est même à ça qu’on la reconnaît ! « Expliquant ensuite pourquoi le tribunal correctionnel de Nanterre, pourtant naturellement compétent, devait être désormais dessaisi de la procédure d’abus de faiblesse – qui fait l’objet d’un supplément d’information instruit par sa présidente – vous avez indiqué que «des soupçons se sont portés sur une juge», désignant à deux reprises cette présidente comme la cause de tous les maux affectant la juridiction nanterrienne. Et sur le procureur qui s’est acharné à faire obstacle à ce supplément d’information, sur ce procureur qui mène seul, contre l’avis de tous et dans le secret, toutes les enquêtes dont cette procédure pour abus de faiblesse est la source, sur ce procureur qui explore les factures téléphoniques de sa collègue dans des conditions invraisemblables, ouvrant contre elle une enquête qui alimente opportunément les fameux «soupçons» dont on se saisit pour la… dessaisir : à l’égard de ce procureur, donc, aucun soupçon ? Allons, cherchez bien… Expliquant encore pourquoi il avait fallu attendre si longtemps pour que des informations judiciaires soient ouvertes, vous avez déclaré que «ça n’était demandé par personne», que «ce sont les parties qui sont le plus directement intéressées» et que «si ça n’était pas demandé, c’est parce qu’il y avait des enquêtes qui étaient en cours et qui permettaient d’aller plus vite». Mélangeant allègrement les cadres juridiques respectifs des enquêtes préliminaires et de la procédure pour abus de faiblesse, vous voulez donc nous faire croire que le procureur de la République de Nanterre, maître de l’action publique et premier informé de tous les éléments justifiant l’ouverture d’une information judiciaire – information que toute la communauté judiciaire réclamait, procureur général près la Cour de cassation en tête – que ce procureur, donc, attendait servilement qu’une partie lui en fasse la demande ? Glissons sur le fait que, si vous avez tenu à vous féliciter à plusieurs reprises de ce que «les enquêtes progressaient», les reproches adressés aux investigations du procureur de Nanterre n’ont jamais concerné leur lenteur mais bien le fait qu’elles se déroulaient dans l’opacité la plus totale et sans aucun autre contrôle que celui qu’exerçait le parquet général pour votre compte. »

Un double mensonge

« A propos de contrôle… Poursuivant votre démonstration du parfait fonctionnement de la justice jusqu’aux fâcheux «soupçons» venus disqualifier la présidente du tribunal correctionnel de Nanterre, vous vous êtes lancée dans une comparaison des garanties respectivement offertes par un procureur de la République et par un juge d’instruction, dont tout le sens visait à justifier la suppression du second au profit du premier. Vos auditeurs apprirent ainsi que «le juge d’instruction ne travaille pas sous le contrôle d’autres magistrats» et que «c’est l’un des problèmes avec l’Union européenne qui reproche qu’il n’y ait pas procès équitable lorsqu’une personne mène l’enquête et est juge de l’enquête». Sur le premier point, nos collègues des chambres de l’instruction, auxquelles faisait explicitement référence le journaliste qui vous interrogeait, seront heureux (ou pas…) d’apprendre que vous venez de les décharger de l’examen en appel des actes des juges d’instruction de leur ressort et du contrôle de leurs cabinets. Sur le second point, votre propos est juridiquement aberrant à au moins deux titres, ce qui est doublement ennuyeux pour un ministre de la Justice et mérite que l’on s’y attarde un peu. Il est d’abord faux d’affirmer que le juge d’instruction est «juge de l’enquête». (…) Quant au fond, le juge d’instruction n’est évidemment pas juge de sa propre enquête puisqu’il est possible de faire appel de ses décisions et que le tribunal correctionnel peut ordonner un supplément d’information. Il est ensuite faux d’affirmer que l’institution du juge d’instruction pose problème au regard du droit européen. La Cour européenne des droits de l’Homme – si c’est bien à elle que vous pensiez – a même affirmé le contraire dans le fameux arrêt Medvedyev c. France rendu par sa Grande chambre le 29 mars 2010 : «Les juges d’instruction (…) sont assurément susceptibles d’être qualifiés de “juge ou autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires” au sens de l’article 5§3 de la Convention» (paragraphe 128). Vous le savez d’ailleurs parfaitement puisque le gouvernement français, représenté par vos services, a soutenu à Strasbourg que «si la Cour a jugé qu’un procureur ou un autre magistrat ayant la qualité de partie poursuivante ne pouvait être considéré comme un “juge” au sens de l’article 5§3, une telle hypothèse ne correspond aucunement au juge d’instruction», en prenant soin de rappeler que «la Cour a déjà jugé que le juge d’instruction remplit les conditions posées par l’article 5§3 (…)» (paragraphe 114). »

Objectif 2012

« Enfin, vous occultez l’essentiel, à savoir la question de l’indépendance, qui est précisément celle du contrôle. Selon vous, qui du procureur de la République ou du juge d’instruction est sous le contrôle du pouvoir exécutif, que ce soit dans le régime actuel ou dans celui que vous prétendez instaurer à l’avenir ? Vous devez bien avoir une idée… Vous le voyez, Madame le ministre, il eût sans doute mieux valu raconter la véritable histoire de ce dépaysement : expliquer qu’il devenait impératif de dessaisir Isabelle Prévost-Desprez, non pas à cause de l’inimitié qui l’opposerait à Philippe Courroye et dont la mise en scène ne sert qu’à masquer les enjeux réels de ce dossier, en particulier l’impérieuse nécessité de garantir l’indépendance du ministère public, mais bien parce que ses investigations alarmaient de plus en plus le pouvoir exécutif ; expliquer que ce dépaysement devait emporter celui des autres enquêtes et donc (enfin !) la désignation de juges d’instruction, à défaut de quoi l’inégalité de traitement entre les différents volets de l’affaire eût été inexplicable et la ficelle trop visible ; expliquer que ce dépaysement général est finalement un moindre mal pour ceux qui ont si longtemps résisté à l’ouverture d’informations judiciaires, compte tenu du temps déjà gagné et de celui qui le sera encore, en attendant que les juridictions désignées, après avoir tout repris «à zéro» et fait face à la guérilla procédurale que le parquet ne manquera pas de continuer à mener, finissent un jour par être en mesure de statuer, idéalement après le printemps 2012… Terminant en apothéose et bouclant la boucle, vous avez souhaité «que l’on s’abstienne désormais de continuer à vouloir faire de l’ingérence politique dans ces dossiers». Plutôt que de relever mesquinement qu’il y a donc bien eu, finalement, «de l’ingérence politique dans ces dossiers», nous vous disons seulement : chiche ! » Ainsi va la Sarkozie : tous ses dirigeants, sur tous les sujets, nous mentent constamment. Et les Français le savent : c’est aussi cette colère-là qui s’est exprimée à l’occasion du mouvement de défense des retraites. A la tête du ministère du Bâillonnement de la justice, Mam s’avère experte en contre-vérités et foutages de gueule. Mais même si son club politique se nomme Le chêne – « Les gaullistes du renouveau avec Michèle Alliot-Marie », quelle blague -, qu’elle arrête donc un peu de nous prendre pour des glands !

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  57 commentaires à “Bettencourtgate: Alliot-Marie, experte en mensonges et foutages de gueule”

  1. S’il y avait une justice en ce pays, les membres de l’oligarchie française seraient tous en prison.

  2. Au fait, dans la dernière émission d’@si, un journaliste (espagnol) soulève le point crucial à savoir que l’affaire bettencourt est un sarkogate: si l’on peut prouver que le financement pour la campagne électorale est… illlégal, on peut invalider l’élection du nain cryptofasciste…

  3. Quand on lit tout cela par un dimanche matin ensoleillé, on se dit que pour digérer toutes les ignominies de Sarkozy et de son gouvernement, de certains membres de la justice, de directeurs de radio et autres, on fera un tour en forêt de Compiègne, la plus vieille forêt d’Europe, où l’on trouve les plus beaux spécimens de chênes. Pas sans intérêt cette forêt puisqu’y vit le plus vieux chêne (750 ans) de France (près de la commune de Saint-Jean-Aux-Bois). Production de tonnes de glands assurée. Rassemblés dans un camion et déversés aux portes de l’Elysée, Matignon et autres dépendances de l’Etat, avec le sangliers qui pullulent aussi en forêt de Compiègne, ça promet un beau divertissement pour tous les glands du gouvernement + les CRS et autres RG et flics sans brassards dans les manifs.
    Car, ne sont pas glands ceux que l’on croit…

    Merci Olivier de revenir sur le bettencourtgate.

  4. […] This post was mentioned on Twitter by Olivier Bonnet, b.mode. b.mode said: RT @OlivierBonnet Bettencourtgate: Alliot-Marie, experte en mensonges et foutage de gueule http://alturl.com/92z82 #woerth […]

  5. Les journaux de droite reconnaissent, eux aussi, le copinage politique dans les nominations au CESE (= conseil éco social et environnemental), à lire :
    1/ http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/10/27/04016-20101027ARTFIG00453-raymond-soubie-nomme-au-conseil-economique-et-social.php
    2/ http://www.leparisien.fr/reactions/politique.php?article=l-ex-conseiller-de-fillon-recase-dans-une-delegation-interministerielle-30-10-2010-1129977&page=0

    En ce moment d’économie, ces organismes = fromages lucratifs (voir : http://sarkofrance.blogspot.com/ ) qui servent à caser les amis sont inutiles.

    Mais comme la  »gauche ps » a utilisé ces fromages pour caser ses amis, et risque de les utiliser encore dans le futur (si futur, il y a !!) alors personne ne dit rien… ; l’amitié et le copinage politiciens n’ont pas de prix, sauf pour les petits contribuables que nous sommes !

  6. ça n’a rien à voir, mais c’est là qu’on regrette que Claude Chabrol ait disparu: cette Michèle Alliot-Marie aurait fait une excellente mère maquerelle dans ses films.
    Là, c’est bien une actrice, mais elle n’est pas crédible à la justice, c’est une erreur de casting. Quoique: mère maquerelle dans ce que Jacques Prévert appelait le « grand bordel capitaliste », c’est peut être à la justice en ce moment, après tout c’est bien Dati (et ses fellations) qui l’y a précédée.

  7. C’est marrant nos politiques en appellent souvent à la raison « pour l’image de la France » à l’étranger quand nous manifestons, en revanche ils ne s’inquiètent pas du tout de l’image qu’ils donnent de la justice et de la transparence en France, sinon ils auraient depuis très longtemps supprimé l’immunité parlementaire …

    Quel bel exemple pour la jeunesse, quelle belle image nous donnons de la France à l’étranger, « ils sont forts pour nous vendre de la morale alors qu’ils n’en ont pas un seul échantillon sur eux ».
    Un type qui vend un produit fictif est un escroc !

  8. Dahan n’est pas toujours ma tasse de thé, et sa sortie sur MAM si elle était féroce (pour mon plus grand plaisir) manquait néanmoins de finesse, d’ironie, de second degré, bref la charge était trop frontale donc passible d’accusation d’être caricaturale.
    Cependant, je pris un immense plaisir au visionnage de l’épisode, moins grace au contenu du billet de Dahan, qu’à la vue du visage de MAM se décomposer progressivement, et ça c’était un grand moment.
    On voyait bien la grande bourgeoise s’interroger « mais que dit il ? comment ose t il ? me faire ça à moi, c’est insensé, ce n’est pas convenable, philippe Val va en entendre parler. Mais enfin comment ce saltimbanque peut il se permettre de parler ainsi de moi ? »
    Jouissif

  9. Jouissif, toute considération de finesse mise à part, il fallait oser. Je crois que pas mal de gens commencent à en avoir marre de marcher l’échine courbée : ces menteurs arrogants sont allés trop loin. Encore plus jouissif le billet hautement ravageur de Clarisse Taron. Espérons que tout cela va leur péter à la gueule ! Comme la fonction crée l’organe le mensonge façonne la tronche : elle fait froid dans le dos cette femme, aux lèvres pincés, au sourire rendu carnassier par son oeil assassin. Comment tient-elle Sarko pour être ainsi intouchable ? Elle doit savoir le rôle exact de ce manipulateur dans l’affaire Clearstreem. Qu’il s’est fait mettre lui-même sur les listings par exemple…

  10. Patrick Cohen aurait du demander son avis à Madame la Ministre de la Justice sur l’étonnante clémence dont a bénéficié Maurice Gutman dans une affaire de pédophilie

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=17295

    il aurait pu aussi lui demander son avis sur l’extraordinaire férocité de la justice en vers un adolescent qui a été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir lancé un sac en plstique garni de feuilles sur un crs

    il aurait aussi pu lui demander si les jugements auraient été identiques si un membre de l’ump et du crif avait lancé un sac en plastique garni de feuilles sur un crs et si un étudiant majeur avait fait des propositions sexuelles à une mineure de 12 ans

  11. Virer tous ces malpropres est plus que nécessaire : c’est une mesure de salubrité publique ! Ils sont la risée du monde, et Speedy Gonzales va encore faire son numéro lors de sa présidence du G20, mais quand est-ce qu’une Merkel, tiens, même un Barroso va lui éclater de rire au nez ?

  12. et si , et si , et si … et patrick cohen serre les fesses ( comme les autres )

  13. sur le site bellaciao, il y a un lien vers ce site

    http://nicolas-sarkozy-2012.blogspot.com/

    et je suis tombé sur le cul en le lisant. On y voit bien qui sont les soutiens du nainpereur, et ça fout les jetons. Les cranes rasés du FN font figure de danseuses en tutu à côté des adorateurs du gnome présidentiel pourfendeur de maures et grand soutien de l’église catholique traditionnelle.
    Et ils s’assument en salopards décomplexés, en magnifiant la haine de l’étranger et du pauvre. Si en 2012 le defunès cocainomane venait à être élu, nous entrerions dans une période terrible

  14. Gérald Dahan a fait un sans-faute, du grand art ! Olivier Bonnet a raison,  » Il tourne aujourd’hui casaque et y perd son emploi, mais retrouve son honneur. » Son sketch restera dans les annales de l’insolence. En homme libre, Dahan a toisé humoristiquement le pouvoir féroce et stupide incarnée par la ministre de l’Anti-justice, Michèle Aliot Marie.

    J’ai lu les commentaires et je ne les approuve pas car il rate le fait que Gérald Dahan imitait Patrick Timsit.

    On l’oublie trop.

    C’était un texte chiadé dans l’esprit sardonique typique de Patrick Timsit. Je ne sais pas s’ils sont potes tous les deux, mais en tous les cas, non seulement le texte était aussi féroce et acerbe que les sketchs de Timsit mais tout aussi suprêmement hilarant, qualitativement. De surcroit le succès ne pouvait être que foudroyant du fait de la présence obscure de la ministre jaunasse à côté de lui qui en faisait littéralement en direct une crise de foie.

    Dahan exultait à imiter Timsit. Il l’a pendant quelques minutes dépassé puisqu’il y risquait directement son emploi. Ce que le larbinat local n’a pas hésité à accomplir sitôt l’émission terminée.

     » A la botte un jour, à la botte toujours ! » –

    Il est clair qu’en d’autres contrées ou d’autres époques, le pouvoir l’aurait écartelé, dépecé, ou cloué à un poteau face à un peloton d’exécution. Celui qui s’est couvert une fois de plus de honte et de merde c’est bien ce pitre néocon de Philippe Val. Je ne m’étendrais pas sur la ministre qui fait de cette dernière substance profession.

    Encore merci à Gérald Dahan : Probité, Intelligence, Talent ; que demande le peuple ? hein !?

    PS : Je n’oublie pas bien évidemment dans le formidable article
    d’ Olivier Bonnet qui décortique l’anti-justice Sarkozyste,l’époustouflante lettre de Clarisse Taron. Un dévoilement de de plus de l’ État Sarkozien. Cette lettre fera date dans les annales de la justice façon 5° ripoublique.

    Franchement comment Madame Aliot-Marie peut -elle mentir autant et avec autant d’aplomb ( branlant l’aplomb à force tout de même… )?
    On a beau savoir, on reste estomaqué devant tant de mauvaise comédie
    et tant de vilénie. Pourrissement de la France par la tête comme le poisson !

  15. Le sm mets à notre disposition le film de Thomas Lacoste dont je me permet de lier ici le dernier chapitre, http://www.dailymotion.com/video/x7l6sm_les-mauvais-jours-finiront-chap-10_news

    Alela Diane, touché par la grâce, qui chante Tired feet en générique du doc http://www.youtube.com/watch?v=v_4a1G5lQBU

    Une leçon de grâce qui pourrait être délivrée aux faussaires qui nous gouvernent.

  16. d’après vous, qui a écrit ce qui suit ?

    « Déjà relevés de 3,4% en moyenne le 15 août dernier, le gouvernement vient d’accepter un amendement qui aboutira selon Les Echos à une nouvelle augmentation des tarifs de l’électricité de 3 à 4% sur la facture des particuliers. Une hausse globale qualifiée par le même journal de « fulgurante » et de « quasi historique », puisqu’elle va atteindre près de 7% en 6 mois !

    Bien entendu, ce nouveau coup dur porté aux plus modestes et aux plus exposés n’a même pas le mérite de la franchise, puisqu’il se dissimule sous justification écologique : permettre le rachat de l’électricité photovoltaïque.

    Ce n’est pas la seule raison. Le consommateur français va surtout payer l’ouverture à la concurrence du marché européen qui est totalement contreproductive (même les Etats-Unis en reviennent). Ils vont aussi payer les achats extravagants par EDF de centrales nucléaires anglaises à bout de souffle.

    Quant aux énergies renouvelables, lorsque l’on sait que plus aucun fabricant de panneaux solaires ou presque aujourd’hui est français, on peut s’interroger sur la pertinence de cette nouvelle mode mise en œuvre sans cohérence.

    Le résultat est là : faire financer par le peuple français l’industrie chinoise plutôt que de développer une industrie verte, durable et vertueuse en Europe.

    Dans le même temps, j’apprends que le CAC 40 a terminé en hausse porté par… les valeurs liées au luxe ! Hermes, LVMH : les progressions sont très importantes. En fait, le secteur du luxe va même selon le Cabinet « Bain » retrouver cette année une croissance à deux chiffres, soit 10% de croissance et environ 168 milliards ! La crise oui, mais indiscutablement pas pour tout le monde. Les chiffres ne mentent pas, ils sont objectifs.

    Avec cette mondialisation inhumaine, les pauvres des pays riches deviennent de plus en plus pauvres pour s’aligner sur ceux des pays émergents et les riches des pays pauvres deviennent de plus en plus riches imitant ceux des pays développés.

    Pour être franc c’est un grand malaise qui s’empare de moi au moment de taper ces quelques lignes. La sensation que le fameux « deux poids deux mesures » que j’ai été l’un des premiers à dénoncer est en fait bien plus qu’une impression : une réalité.

    Avec cette décision d’augmenter une nouvelle fois le prix de l’électricité, comment croire que le gouvernement ne réalise pas à quel point il favorise toujours les mêmes au détriment de toujours les mêmes !

    Le gouvernement ne serait-il pas devenu marxiste, croyant en une nouvelle forme de lutte des classes ? Se rend-t-il compte de l’exaspération de plus en plus forte de nos concitoyens ? Se souvient-il du fameux article 35 de la déclaration des droits de l’homme de 1793 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » ? N’a-t-il pas entendu les cris de colère des Français protestant contre sa réforme des retraites ?

    Prenons garde que si rien ne change très vite, le peuple français n’exerce « le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». »

    • Je donne ma langue au chat.

      • Réponse: NDA de « Debout la République ». Il a parfois des positions intéressantes face à notre situation mais malheureusement il fait l’objet d’une tentative de ratissage de la part de DDV. Et celui-là il faut s’en méfier comme de la peste, il fut entre autre le « sergent » du « soldat » MAM.

    • gagné, ce n’est ni besancenot ni mélenchon, ni chassaigne, mais bien NDA
      c’est effectivement un homme de droite, mais je lis fréquemment le site de DLR et le blog de NDA et j’y retrouve des positions étonnantes de la part d’un homme de droite surtout concernant la mondialisation et l’europe très proches de celles de mélenchon, ainsi que sur la pertinence de la monnaie unique
      quand au rapprochement avec DDV, il est avorté car ils ont des positions diamétralement opposées sur la place de la France dans l’europe et sur le traité de lisbonne
      Bien que ouvertement à gauche et même gauche XXL, je ne veux pas me priver d’écouter ceux qui ont des idées et se battent sincèrement pour, surtout quand ce sont de fervents républicains donc ennemis de l’oligarchie UMP et de ses sbires à laquelle NDA a refusé de s’acoquiner.
      N’oublions pas qui sont nos ennemis, sarkozy, l’ump, bruxelles, les financiers.
      il sera jugé à l’aune de sa position finale en 2012

      • tout à fait d’accord, dans le sens où il ne faut pas oublier sur quel consensus s’est bâti le programme du CNR : une alliance entre communistes, socialistes, démocrates chrétiens et gaullistes, qui avaient tous en commun d’être résistants.

        Je crois en effet Michèle qu’il est important de rappeler que la conscience (et la volonté) quant à l’enjeu des transformations nécessaires ne concerne pas que la gauche.

        Ceci étant dit, je proposerai bien à NDA d’appliquer à son programme le fameux test d’Orwell, juste pour voir…

      • Je ne connais pas « le fameux test d’Orwell », qu’est-ce ?

      • « Le test auquel il soumet toute déclaration ou programme politique est : voulez-vous effectivement ce que vous dites vouloir ? Il applique au moins trois variantes de ce test :

        > si ce que vous dites vouloir n’a aucune chance de se réaliser, si vos discours et votre agitation n’auront aucune prise sur la réalité, alors vous ne le voulez pas vraiment ;

        > si vous ne voulez pas les moyens de ce que vous dites vouloir, alors vous ne le voulez pas effectivement ;

        > et si vous ne voulez pas les conséquences probables de ce que vous prétendez vouloir, alors vous ne le voulez pas effectivement ».

        (Extrait de l’article de Jean-Jacques Rosat titré « Russel, Orwell, Chomsky, une famille de pensée et d’action », publié en octobre 2010 dans la Revue Agone n°44
        (http://www.atheles.org/agone/revueagone/agone44/index.html)
        titrée « Rationalité, vérité et démocratie » (qui est en gros les actes d’un colloque du même nom organisé à Paris cet été, au moment de la venue de Chomsky).

        Alors, NDA passe t-il le test ? (^_^)

  17. je n’avais jamais prêté attention à DAhan avant… L’intéressant est la tête de MAM au fil, au début elle a le sourire à la fin elle fait nettement la gueule : elle avait pris la décision.
    France inter s’est un peu racheté dans l’emission du dimanche avec Stéphane Paoli où ils ont expliqué que notre mauvaise justice serait une tradition depuis le début de la royauté (droit de Dieu)
    et que nous étions dans les derniers en Europe sur les moyens (40è au moins) c’est tout le système qu’il faut revoir.

  18. @Annie

    Qu’il y ait nécessité de refonder la Justice dans ce pays qui en douterait ? Il suffit de voir que Daniel Bouton et Liliane Bétencourt n’ont toujours pas été arrêtés ni n’ont jamais été menottés pour avoir une idée de la foutaise qu’est devenu notre système judiciaire. Les comparutions immédiates sont réservées à la majorité des citoyens, mais pour les VIP de la 5° ripoublique, on fait attention à leur petite santé ou on s’arrange pour qu’un lampiste boit la tasse ad vitam aeternam à la place du patron voyou.

    Ceci étant dit, ce sera au peuple Français d’abord de prendre conscience du pourrissement judiciaire au sein des institutions actuelles plus représentatives au final d’une
     » aristocratie libérale  » que des idéaux républicains et de trouver des solutions appropriées basées sur d’autres fondamentaux que l’argent- roi- qui protègent- les riches- voyous-et-épargne-les- scélérats.

    Car ne nous leurrons pas, il y a aussi, concomitante à cette problématique, une offensive anglo-saxonne qui veut nous contraindre à embrasser leur  » justice néolibérale  » et accélérer l’inégalité des responsabilités face à la loi. Un régime de loi à deux ou dix vitesses, des statuts de « citoyenneté » différents selon le porte-feuille, la notoriété, l’influence et des régimes de punitions disparates selon des critères néo- aristocratiques.

    On devrait analyser cette question de plus près. Il y faudrait des gens compétents.

    Justice anglo-saxonne : On sait bien ce que cela veut dire en partie. Il suffit de voir ce qu’il se passe aux USA pour comprendre :

    1/ Des millions de pauvres dans les prisons et autres pénitenciers, une disproportion éhontée qui révèlent que la plupart n’ont pas eu les possibilités financières de se payer des ribambelles d’avocats rompus à défendre des causes perdues quand le portefeuille est bien remplie. Des enquêtes bâclées, biaisées et vite expédiées, avec l’envoi du prévenu en prison sans possibilité de retour.

    2/ La Peine capitale : la peine de mort, cet insupportable crime d’État par rapport aux soi-disante valeurs véhiculées outre Atlantique en opposition avec la défense et la déclaration des droits de l’ Homme et du citoyen , qui n’a rien à voir avec la justice mais bien avec la vengeance de classe.

    Quand on sait que ceux qui vont vers la torture létale ou l’assassinat public sont pour beaucoup tout à fait innocents des crimes dont on les accable, l’insupportable s’adjoint à la barbarie la plus pure. Qui voudrait de ce système judiciaire qui aggraverait encore les tares que nous constatons déjà aujourd’hui en France ?

    Pour conclure, je voudrais préciser – moi le premier – que la connaissance de la Jutice française dans son fonctionnement, son fonctionnement territoriale, ses différentes juridictions, ses différents  » ordres  » et acteurs, etc…est vraiment lacunaire.

    La dite  » Justice  » dans son mode opérationnel est très mal connue
    par l’ensemble des Citoyens français. Comme si dans « les écoles de la république » , on avait fait en sorte de taire la compréhension de « l’organigramme judiciaire  » et de brouiller la lisibilité du système. Un système qui ne sert bien souvent qu’une frange infime de la population, rouée elle, aux subtilités judiciaires et taillée à son seul profit. Celui qui détient l’information détient le pouvoir. Ici comme ailleurs.

    La contre-réforme de Rachida Dati nous montre un peu plus ce que ces gens sont capables de faire pour accélérer leur main mise sur la société entière au détriment de la majorité des citoyens.

  19.  » En fait, tout se résume à un partage du gâteau : notre pays (comme bien d’autres) ne pourra pas payer les retraites et ses emprunts ; il faudra choisir.

    J’avais trouvé sur le web (…) un rapport issu d’un « Think Tank » qui le disait tout ingénument : puisque dans bien des pays occidentaux la charge des retraites ajoutée à celle des emprunts publics dépasse la capacité de paiement des gouvernements, il faut réduire ces retraites.
    Puis pays par pays, il calculait le montant de la diminution nécessaire pour sauvegarder le service de l’emprunt.

    L’Allemagne, dont la population vieillit à toute vitesse, y était particulièrement visée. En bref, un État qui a deux lots de créanciers (obligataires d’une part et pensionnés présents ou à venir d’autre part) se doit de servir en priorité les premiers et de demander aux seconds de se contenter des restes.  »

    Article à lire d’urgence :

     » … SE CONTENTER DES RESTES  » par Alain Monod-Broca
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=17703

  20. « Mais même si son club politique se nomme Le chêne – « Les gaullistes du renouveau avec Michèle Alliot-Marie », quelle blague -, qu’elle arrête donc un peu de nous prendre pour des glands ! »
    => que rajouter à ça !
    🙂

    Dommage, la rencontre balisée de Copé et le vrai Timsit face aux français hier soir a été beaucoup moins rock’n roll, moins dans l’esprit « de »
    Comme quoi …

  21. […] Courroye-de-transmission qui s’est ensuite illustré dans le scandale Bettencourt, avec la complicité (entre autres) de… Mam, menteuse un jour, menteuse […]

  22. […] même Courroye-de-transmission qui s’est ensuite illustré dans le scandale Bettencourt, avec la complicité (entre autres) de… Mam, menteuse un jour, menteuse […]

  23. […] même Courroye-de-transmission qui s’est ensuite illustré dans le scandale Bettencourt, avec la complicité (entre autres) de… Mam, menteuse un jour, menteuse toujours […]

  24. […] 2010 : « Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de «trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif» et de «financement […]

  25. […] 2010 : « Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de «trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif» et […]

  26. […] 2010 : « Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de «trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif» et de «financement […]

  27. […] 2010 : « Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de «trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif» et de «financement […]

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