Août 192012
 

Interview de rentrée de Jean-Luc Mélenchon dans le JDD, qui met la pression sur le président de la République : « Il [François Hollande] convoque une session parlementaire extraordinaire. Bravo, car il y a des urgences. Pourtant, ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien. Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l’a dilué dans les sables des plages du Var. Comme si l’élection s’était résumée à une question de personnes : un normal à la place d’un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral ! Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu’il y aurait d’urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel ? Nos députés ont voté le collectif : c’est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n’est pas assez pour faire le ménage. S’il y avait urgence sur le harcèlement sexuel, est-ce qu’il n’y a pas aussi urgence sur les licenciements, par exemple ? Pourquoi ne pas avoir passé la loi sur les licenciements boursiers ? Nous l’avons déjà écrite et les socialistes l’ont déjà votée au Sénat en première lecture. Et la loi bancaire ? Il fallait marquer un rapport de force avec la finance. C’est pour cela que nous avons battu Sarkozy ! Il faut faire le boulot maintenant ! L’atermoiement continu laisse les mains libres à la finance ! Assez temporisé ! »

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  24 commentaires à “Mélenchon : « Assez temporisé ! »”

  1. Et sur l’expulsion des camps de Roms, il a rien à dire Mélenchon ???

    • Extrait de l’interview :

      JDD : Un autre sujet fait polémique, c’est celui du démantèlement des camps de Roms…

      Mélenchon : Quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d’un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d’un ministre de gauche ? C’est le degré zéro de l’imagination ! La répression ou le statu quo : est-ce la seule alternative? Ce n’est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre : ouvrir l’accès au marché du travail, par exemple. Valls fait du Valls. Mais c’est Hollande le patron, non ?

      • Merci, j’avoue n’avoir pas lu. Ceci étant, l’ouverture du marché du travail aux Bulgares et Roumains ne changera rien. Du taf, y’en n’a pas.
        C’est le droit au séjour, accompagné du droit de manger, qu’il faut ouvrir, parce que c’est au nom de leur situation de migrant-es pauvres qu’on les expulse de leurs terrains (et éventuellement du pays).

  2. et sur l’affaire Assange,il a rien à dire Mélenchon???

  3. Attendez, laissez-le arriver ! Après deux années de campagnes électorales, normal de « souffler » un peu. Ne vous inquiétez pas, je ne crois pas qu’il va « lâcher » Hollandréou !

  4. Vous devriez je suivre sur Facebook, il c’est exprimé sur ces sujet là.

    • Ça va pas être possible…

      Facebook, le lieu pour faire des déclarations politiques ???

      • Oui,
        La blogosphère a rendu Facebook sur les info politique incontournable va falloir vous y faire, les infos politiques passe beaucoup via les compte facebook et twitter, pourquoi ? car les médias ne font pas leur boulots, et donne la parole au compte goute, sur le temps qui les arrange, et bien souvent ne laisse même pas le politique terminer le cheminement de son idée et de sa pensé.
        donc oui Facebook et Twitter sont de bon moyen pour véhiculer l’info politique, l’heure est venu de vous mettre à la page, et il suffit de voir le nombre de personne qui suivent pour se rendre compte qu’il y a un véritable enjeu.

        Cordialement,

        • Tu entierement raison, de plus ce sont tjrs les memes experts et spécialistes de je ne sais quoi, qui vernissent et astiqent les// Pltaux!…

  5. ce qu’il propose est INTERDIT dans les TRAITES que le gouvernement JOSPIN a signé !!!!!! il était ministre de ce gouvernement avec buffet !!!!!!!!!!!!!!!!!

    il se fout pas du monde ???

    • Un traité, ça se renégocie ou ça se révoque.

      Prétendre qu’un traité est gravé dans le marbre et qu’il n’y a pas d’alternative, c’est ça se foutre du monde.

      • entièrement d’accord et pour Répondre a sheeldon je vais lui demander n’a tu jamais commis d’erreur par le passé ? Mélenchon lui au moins l’admet.
        Mais comme lui j’ai envie de te dire, PARDONNE MOI pour le carambar que j’ai mangé de trop étant jeune.
        Ca suffit avec le cynisme maintenant !

  6. Sur les élus du PDG qui gouvernent main dans la main avec le PS : villes, conseils généraux et régionaux, il n’a rien à dire Mélenchon ? Pitre parmi les bouffons il est.

    • La critique est aisé mais l’art est difficile, fait mieux !
      Monte ton parti politique, va dans la rue, tente de faire changer les chose plutôt que de cracher ta bile.
      Ca sera plus constructif que de faire le cynique.

  7. Les journalistes des médias dominants se servent de l’itw de JLM dans le JDD pour lançer illico la question du retour (programmé ?) de l’Ex.Grrrr…
    Quelques semaines avant le 1er tour des présidentielles,le Canard enchainé révélait la stratégie de l’Elysée pour gagner ;favoriser Mélenchon pour fragiliser Hollande puis le démolir.
    Et tout s’est passé ainsi.
    On sait que la puissance médiatique est dévastatrice auprés des gens peu politisés.Le score qu’a fait le sortant est à peine croyable vu son degré de détestation.
    Sommes- nous dans un remake?
    P.S,les radios et télés publiques sont toujours dirigées par les personnes qu’il avait désignées,le changement s’est maintenant?

  8. Je prends plaisir à rappeler cette analyse de Frédéric Lordon.
    Il définit le concept de démondialisation comme la remise en cause des contraintes structurelles qui imposent le cadre dans lequel se font actuellement les politiques menées par les différents gouvernements.  Ces contraintes sont au nombre de 3 :
    1.Le régime du commerce international et le libre échange promu par l’OMC,
    2.La finance « folle dingue »
    3.Le modèle de politique économique européenne qui a délibérément organisé la surveillance des politiques nationales par les marchés financiers. 
    Pour lui la seule et unique question qui vaille du point de vue du débat politique à venir est : veut-on rester dans ce cadre ou veut-on en sortir ? Je le cite :
     « Le clivage politique n’est pas du tout celui que vous entendez dire dans le débat médiatique ordinaire. Il y aurait la droite et il y aurait la gauche. Le parti socialiste serait la gauche qui serait contre la droite, etc.… Évidemment la ligne ne passe pas du tout là. Le véritable clivage, il passe entre ceux qui sont implicitement d’accord, et d’un accord inavouable, pour intervenir à l’intérieur du cadre et ceux qui, d’autre part, veulent sortir du cadre et le refaire. Donc c’est la différence fondamentale et c’est ça la différence entre la droite et la vraie gauche. La vraie gauche c’est celle qui veut refaire le cadre »
    Refaire le cadre donc. Pour cela il est indispensable de prendre le temps nécessaire et de ne pas se laisser imposer ses actions par le calendrier électoral. D’ailleurs, c’est inutile car Hollande ne devrait pas – ce conditionnel pour l’hygiène intellectuelle – terminer son mandat. Et l’euro passer le prochain printemps.
    Mélenchon, prends ton temps et ne fais pas comme ce matin sur France-Inter, ne te contente pas d’évoquer pour mémoire le réchauffement climatique. Mélenchon, tu as déjà tout dit, tout expliqué, prends ton temps. Pas de salut hors de l’écologie politique.

  9. Mélenchon concentre toute sa hargne sur Hollande, je ne me souviens pas de l’avoir entendu critiquer Sarkozy avec autant d’énergie… J’en arrive à me poser des questions, est-il vendu ? A-t-il un dossier chez Hortefeux ?

    • Omer, vous vous souvenez mal ! Avec la ratification du traité Merkozy qui s’annonce, c’est normal de protester contre Hollande.
      Personnellement, entre ça, les expulsions de Roms sans relogement, Montebourg qui vole au secours de Peugeot-Citroën en invitant les syndicats à se calmer, le même qui qualifie le nucléaire de « filière d’avenir », sans compter la parodie de démocratie que va constituer l’élection du prochain Premier secrétaire, les « socialistes », je ne peux plus les voir en peinture, du tout !

      • Certes.
        Mais Mélenchon serait nettement plus crédible s’il avait critiqué Sarkozy avec autant et même plus de virulence depuis 2007, voire depuis 2002. On ne l’a guère entendu sur ce registre. D’où ses résultats électoraux médiocres, malgré l’aide de la presse et des instituts de sondages tenus par les copains de Sarkozy.

        • Je n’ai pas le temps mais je pourrais vous ressortir toutes les violentes (et justifiées) critiques portées contre Sarkozy, vous vous souvenez mal, je maintiens. Quand j’aurai un peu de temps je m’en occupe, promis.

          • Peut-être, en cherchant bien…
            Lorsqu’on a le choix, à la cantine, entre des patates ou des nouilles on ne peut demander des ortolans.
            Les électeurs ont voté pour celui qu’ils ont jugé le moins pire, ils ont préféré Hollandréou à Sarkolusconi et à Mélenchonescu.
            Il y a aussi une vieille théorie dans l’extrême gauche selon laquelle il faut faire élire la pire droite afin que le peuple exaspéré finisse par descendre dans la rue et prenne le pouvoir. Il va sans dire que c’est parfaitement utopique, surtout depuis l’invention de la mitrailleuse…

          • Manifestement, vous avez un problème avec Mélenchon. Je ne citerai que ce qu’il écrit juste après l’élection d’Hollande :  » Ouf, Sarkozy, c’est fini, enfin ! Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République. Sa défaite est celle de son projet d’extrême-droitisation. C’est une très bonne nouvelle pour la France et pour l’Europe. Le monde, qui nous regarde connaît de nouveau l’audace des Français. Une page est tournée. Une autre commence pleine d’exigences. Je félicite François Hollande pour son élection. Son avantage lui donne les moyens d’agir. Je souhaite le meilleur au nouveau président comme à notre pays. » C’est clair, non ? Pourquoi attaquer Hollande aujourd’hui alors ? C’est clair aussi, extrait du même billet : « Nous n’avons pas éliminé Nicolas Sarkozy pour nous contenter d’une soirée de sortie place de la Bastille avant le dernier métro. Maintenant il faut donner au peuple la part à laquelle sa victoire lui donne droit. C’est-à-dire du pognon et des services publics, pour résumer l’affaire ! » Les « socialistes déçoivent – les naïfs – alors Méluche leur met la pression. Rien que du bon sens.

  10. Il eut été préférable que ces critiques à l’encontre de Sarkozy aient été émises avant le jour du vote, après, cela fait un peu coup de pied de l’âne.
    Je n’ai pas de problème avec Mélenchon, mais je voyais le moment, durant la campagne électorale, où l’on recommençait 2002. Il était de bon ton alors, à gauche, surtout chez les  intellectuels  autoproclamés, de dire que Jospin n’était pas assez ceci ou trop cela, qu’il fallait lui mettre la pression et voter Taubira, ou Chevènement, ou pour l’un des cinq ou six candidats qui se réclamaient de la gauche. Ça n’a pas loupé, on s’est finalement payé dix ans de Chirakozy.
    Et en 2012 on n’est pas passé si loin de la catastrophe, Sarkozy a quand même fait 48,38%. Et là , s’il avait été élu, ce ne sont pas seulement les acquis sociaux qui auraient été en danger, mais la démocratie et la République. Il est vrai que pour un admirateur de Chavez, ces valeurs ne sont peut être pas essentielles.
    Les électeurs ne sont peut être pas aussi naïfs que vous le pensez et fort heureusement il y en a eu suffisamment qui n’attendaient pas des miracles du PS mais qui considéraient que le plus urgent était de débarrasser le pays de la mafia qui le gouvernait.
    Mélenchon peut exprimer maintenant ses critiques à l’encontre du gouvernement actuel si ça lui chante, mais je trouve dégueulasse qu’il ait fait sciemment tout ce qu’il pouvait pour faire battre Hollande, bien aidé par la complaisance du Figaro et des instituts de sondages de Mme Parisot, et cela probablement par esprit de vengeance personnelle.
    La page est effectivement tournée, Mélenchon peut retourner à son fromage du Parlement Européen, où il pourra méditer sur ses bides électoraux.
    Cela étant, Hollande est effectivement aux manettes depuis le 17 Juin et il a hérité d’une situation pourrie, avec des bombes à retardement dans tous les coins : plans sociaux différés, trois millions de chômeurs officiels, émeutes « spontanées » à Amiens etc…
    Il me semble que l’on peut lui faire crédit quelques mois et il me paraît peu raisonnable de le harceler dès à présent et de rejoindre le chœur des crapules évincées de l’UMP.

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