Déc 092010
 

Qui est vraiment Pierre Monzani, le préfet de l’Allier que nous accusions hier d’avoir fait embastiller un syndicaliste pour empêcher ce dernier de manifester pendant la visite dans son village de Nicolas Sarkozy ? Son démenti est-il crédible ? Eléments de réponse, à travers l’interview qu’il a accordée au quotidien La Montagne – qui vaut son pesant de cacahuettes – et l’examen de son passionnant profil politique. Billet mis à jour après son hallucinante intervention sur France Inter.

« Donc il n’y a pas eu d’arrestation de Monsieur Le Marrec, que je ne connais pas, qui m’indiffère totalement ; il n’y a pas eu de garde à vue puisque le délai pendant lequel on peut garder une personne dans un commissariat ou une gendarmerie est de quatre heures, pour des mesures administratives, etc. Au-delà de quatre heures, ça s’appelle une garde à vue. » Pierre Monzani commence donc par implicitement contester la chronologie, parlant de « non-événement ». Frédéric Le Marrec, lui aussi interrogé par La Montagne, maintient sa version d’une retenue de cinq heures, précisant que les gendarmes, avant de le laisser repartir, lui ont expliqué : « On attend les ordres ». Puis de lui faire cette confidence : « Il ne vous aime pas », s’agissant du préfet : c’était donc lui directement qui donnait « les ordres » en question, en l’occurrence de ne pas le laisser quitter la gendarmerie. C’est parole contre parole, sauf que celle du militant est corroborée par les sources de l’enquête du journaliste du Monde.fr, Benoît Vitkine, professionnel si compétent qu’il fut récompensé du « Prix de l’enquête internationale » en 2008. Jugez vous-même qui est le plus crédible.

« Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est l’exploitation qu’on essaye d’en faire, poursuit Monzani. C’est-à-dire qu’on présente une mesure d’ordre public – par rapport à des affichages illégaux, etc. – comme une mesure qui serait attentatoire aux libertés, etc. Nous sommes en plein délire paranoïaque de valorisation d’une action gauchiste. [Mais qu’est-ce qu’il dit ? NdA] J’ai moi-même dans ma jeunesse collé un certain nombre d’affiches – je vous rassure, je ne le fais plus depuis que je suis préfet ! -, j’ai passé un certain nombre d’heures au poste pour collage d’affiche, parce que les collages  illégaux d’affiches entraînent le fait que vous alliez au poste de police ou de gendarmerie. Mon épouse a été retenue au commissariat de Neuilly pour un collage d’affiche illégal : commissariat de Neuilly, c’est pas banal ! C’est le fief du président de la République… Alors la différence entre Monsieur Le Marrec, les gens de Sud, mon épouse et moi, la différence entre les gaullistes que nous sommes… que nous étions [oups !], puisqu’un préfet doit être neutre… et les gauchistes, c’est que nous, on est sport. C’est-à-dire que quand on passe du temps dans un commissariat ou une gendarmerie parce qu’on a collé des affiches, on dépose pas plainte. [Le Marrec nie sa participation au collage, disant n’avoir « rien à voir avec le NPA. »] Parce qu’on sait que le combat politique s’accompagne de certains risques, d’ailleurs fort modérés dans une démocratie comme la nôtre. Monsieur Le Marrec (…) a été invité par les gendarmes à aller à la brigade de gendarmerie, il y est resté, il y est resté ensuite de son plein gré, on lui a dit – le procès-verbal le fait apparaître – qu’il était libre, heu… et il est resté là, il a bu le café avec les gendarmes… Je suis préfet, je suis en tant que citoyen gaulliste. Je n’ai aucune leçon à recevoir en matière de libertés. J’appartiens à une famille spirituelle qui a rendu la République à la France. Alors moi, voir des gens commenter sur Internet mon action républicaine – ferme mais républicaine – en faisant référence à ça, ces réactions m’inspirent du mépris. »

Quel morceau de bravoure ! Plusieurs remarques, en vrac. Les gaullistes n’étaient pas tout seuls à avoir « rendu la République à la France », il y avait aussi ce qu’on pourrait appeler, puisque le mot plaît tant au préfet, des « gauchistes » : les communistes. Ensuite, prétendre qu’un gaulliste n’a pas de leçon à revevoir en matière de libertés (sous-entendu publiques), simplement parce qu’il est gaulliste, c’est oublier les barbouzeries du Service action civique, le célèbre Sac, que le maître de conférences en histoire contemporaine François Audigier, dans son ouvrage Histoire du Sac, Service d’action civique – La part d’ombre du gaullisme (Editions Stock, 2003), présente ainsi :  » Organisation à la fois légale et occulte, le service d’ordre de Pierre Debizet, Charles Pasqua et Jacques Foccart accompagna bien des déchirements qui secouèrent la France des années 1960 et 1970, jusqu’à la sanglante tuerie d’Auriol en juillet 1981. [Jacques Massié, chef du Sac de Marseille, est assassiné avec toute sa famille (six meurtres), dont son fils de sept ans à coups de tisonnier, par ses hommes qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la gauche, dans un contexte d’extrême paranoïa anticommuniste, synthétise Wikipédia.] On crut apercevoir son ombre derrière les commandos anti-OAS à Alger et anti-gauchistes en mai 1968 ; on le soupçonna d’être impliqué dans l’enlèvement de Ben Barka, l’affaire Markovic ou l’étrange suicide de Robert Boulin. Son implication dans des opérations d’infiltration, de provocation et d’espionnage clandestin était, elle, attestée. Comme la propension de ses militants à terroriser les partis de gauche. » Voilà ainsi la tradition dans laquelle s’inscrit Monzani, qui dit de Pasqua : « c’est comme mon père, je pourrais me faire tuer pour lui ».

Cette citation est tirée d’un article du Monde de 2007, réservé à ses abonnés mais repris par Spyworld : « Les chercheurs de l’Inhes accusent Nicolas Sarkozy d’avoir nommé Pierre Monzani, porte-parole d’une composante de l’UMP, à la tête de leur institut pour y opérer une reprise en main idéologique. Lieu stratégique et politiquement sensible, l’Institut national des hautes études de la sécurité (Inhes) fait l’objet, depuis quelques mois, d’une reprise en main par le ministère de l’Intérieur, qui suscite des remous. L’Inhes accueille en son sein des chercheurs, publie des travaux et abrite l’Observatoire national de la délinquance, qui traite les statistiques de la criminalité. » On connaît la propension de Sarkozy à manipuler les chiffres pour faire croire qu’il lutte efficacement contre la délinquance – ce qui est faux ; Monzani a en l’occurrence agi comme son factotum : « Tout est verrouillé par la droite dure. Il ne faut aucune contestation pendant la marche sur Rome de Nicolas Sarkozy », commente Frédéric Ocqueteau, chercheur au CNRS et membre de l’Observatoire national de la délinquance. Et l’un de ses ex collègues, Christian Mouhana, démissionnaire de l’institut, précise : « Pour le directeur, on est une bande de gauchistes fous. Il y a une volonté claire de contrôler l’information et de faire de la communication, ce qui reflète bien les réticences de M. Sarkozy vis-à-vis des chercheurs travaillant sur la police. » L’article parle de droite dure, de laquelle s’agit-il ? « Se définissant comme « gaulliste », « souverainiste » et « pro-israélien », il est proche de Rachid Kaci, président du mouvement La droite libre. Il est aussi porte-parole de ce mouvement libéral et souverainiste, qui réunit des orphelins du RPF [parti fondé par Pasqua et Philippe de Villiers] et qui est devenu une composante de l’UMP. (…) Sur le site Ladroitelibre.com, M. Monzani propose souvent ses d’analyses. Ainsi, le 6 décembre 2005, au moment de l’accès de violences urbaines, le futur directeur de l’Inhes liait ces événements à l’immigration et exposait ses vues en matière de sécurité. « D’abord donc briser, par la répression et les mesures adaptées de redressement, comme l’on disait jadis, ce noyau des plus durs », écrivait-il, en affirmant plus loin que « les élites ont laissé se développer une immigration massive, avec l’erreur fatale du regroupement familial il y a trente ans. » La suite de ce billet est citée par le chercheur Laurent Mucchielli (note de bas de page 51), et il vaut mieux s’accrocher : « …et que ces mêmes élites ont laissé fleurir un discours et des pratiques antinationales […]. Je réécris avec force cette évidence : on ne peut pas se mettre au garde-à-vous devant un drapeau laissé à terre. Des années d’autodénigrement du sentiment national, durant lesquelles les européistes n’ont pas ménagé leurs efforts conjugués à ceux des gauchistes culturels et autres mondialistes mondains, ont saboté notre tradition assimilatrice. » Pur discours d’extrême droite. Et Sarkozy a nommé ce type-là préfet ! Ajoutons pour la bonne bouche que « M. Monzani a été mis en examen pour « complicité de blanchiment », en septembre 2004, par le juge Philippe Courroye. Il est soupçonné d’avoir participé, début 2002, à un montage pour l’obtention d’un prêt de 450 000 euros auprès d’une banque chypriote, afin de financer la campagne présidentielle de l’ancien président du Rassemblement pour la France (RPF). Ce prêt aurait été garanti par des fonds d’un montant égal, confiés à la banque, dont l’origine n’a pas été déterminée par les enquêteurs. »

Pour vous donner une idée de ce qu’est La droite libre dont Monzani fut porte-parole, elle a soutenu aux présidentielles américaines de 2008 le grotesque ticket John Mc Cain-Sarah Palin ! Autre exemple de ses positions idéologiques, cet éditorial de novembre dernier signé de son co-fondateur, Alexandre Del Valle : « Il est faux de dire que le communisme est mort, qu’il « fait désormais rire », que ceux qui le dénoncent encore sont des ringards « réacs » ou nostalgiques de la Guerre froide. L’idéologie rouge tue partout, au moins autant et souvent plus encore que les religions et les mouvements identitaires de tous bords. (…) Il est donc temps que la Droite cesse d’être intimidée, culpabilisée ou influencée par une gauche qui, par le simple phénomènes des désistements réciproques PSPCNPA et des « unions de gauche », est globalement complice des pires monstruosités idéologiques et politiques de l’Histoire de l’Humanité avec le nazisme qui se référait d’ailleurs lui aussi au socialisme. » C’est ça, oui : le PS, Staline et Hitler, même combat ! Cette même vision manichéenne de la politique qu’exprime Del Valle, englobant toute la gauche dans le camp des sanguinaires, cette éternelle autant que viscérale haine des rouges, des gauchistes, comme au bon vieux temps du Sac, voilà ce qui transparaît dans l’interview du préfet de l’Allier. Parce qu’il a beau se reprendre et se dire gaulliste au passé « puisqu’un préfet doit être neutre », il l’oublie ensuite pour se revendiquer ouvertement comme partisan, tout impartial serviteur de l’Etat qu’il est censé être. Droit dans ses bottes, il n’oublie pas au passage de nous prendre pour des abrutis, en prétendant que Le Marrec est resté à la gendarmerie « de son plein gré ». Il se trahit du reste dans l’article de La montagne qui accompagne l’interview : « Comme pour tout déplacement présidentiel, les forces de l’ordre doivent prendre en compte tous les dangers potentiels », déclare-t-il. Mais on croyait que le syndicaliste n’avait pas été arrêté ! Voilà le formidable aveu : pour prendre en compte tous les dangers potentiels, on appréhende les gauchistes préventivement. Au mépris du droit de manifester inscrit dans la Constitution. Exactement ce dont se plaint Le Marrec. Et que ce préfet méprisant, croyant le nier, confirme.

Mise à jour du 11 décembre : pour ceux qui douteraient, malgré les éléments contenus dans cet article, de l’extrémisme de Pierre Monzani, voici le verbatim de son intervention du 10 décembre sur France Inter. Le préfet a tout bonnement craché sa haine devant des millions d’auditeurs : « C’est peut être atypique dans la bouche d’un préfet mais je connais bien les manipulations gauchistes. Je ne me laisserai pas faire. Sur le fond, s’agissant d’un dispositif de maintien de l’ordre d’une visite présidentielle, le rôle du préfet est que la visite ne soit pas perturbée. Si vous pensez que le préfet a le temps de vérifier si c’est M. Le Marrec, Mme Duchemol ou M. Dupneu qui est train d’essayer de poser un tract ici, de coller une affiche illégalement là, eh bien ces gens-là n’ont jamais fait d’ordre public, et n’ont jamais fait mon métier. Et je dis aux gauchistes qui essayent d’utiliser cet évènement, vous n’y arriverez pas, je ne suis pas dupe et vous êtes des minables ! Est-ce que c’est clair ? La démocratie, ce n’est pas la cacophonie quand la voix de la nation s’exprime… C’est mon rôle, mon rôle imminent d’y veiller, j’y veille. Et j’ai réussi. J’ai été dans le passé, vous le savez, un militant gaulliste. Eh oui, le préfet ne cache pas son passé. Moi, j’ai collé des affiches aussi. J’ai aussi passé du temps dans des postes de police. J’ai jamais déposé plainte. C’est la différence entre un gaulliste et un gauchiste : un gaulliste est plus sportif. Je n’ai de leçons à recevoir en matière de libertés publiques et de République, de personne… Vous m’entendez bien ? De personne ! » Si vous n’en croyez pas vos yeux, fiez-vous à vos oreilles : l’extrait sonore est à écouter ici (merci au blog Saint Pierre des Corps, c’est où ça ?). Est-il besoin de commenter ? Oui, juste d’un mot : sans s’appesantir sur la violence du propos, soulignons que Monzani révèle une deuxième fois qu’il a menti en prétendant : « on présente une mesure d’ordre public – par rapport à des affichages illégaux, etc. – comme une mesure qui serait attentatoire aux libertés ». Or c’est bien le cas, puisqu’il avance textuellement comme justification : « s’agissant d’un dispositif de maintien de l’ordre d’une visite présidentielle, le rôle du préfet est que la visite ne soit pas perturbée« . Or ladite visite ne saurait être perturbée par un affichage illégal survenu… la veille ! C’est pourtant le prétexte utilisé pour convoquer Frédéric Le Marrec à la gendarmerie et l’y retenir jusqu’à ce que Sarkozy soit reparti. Nous sommes par conséquent bien en présence d’une interpellation préventive attentatoire aux libertés publiques, en l’occurrence au droit constitutionnel de manifestation.

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  30 commentaires à “Menteur comme un préfet d’extrême droite”

  1. Rhôôô, Monsieur Le Marrec n’est pas très « sport », il aurait pu décider de tenter une sortie en se faisant tabasser au passage « de son plein gré ».

    Ce type a tout du fonctionnaire franquiste ou pinochetiste : il aime tellement le « sport » qu’il serait capable de remplir des stades.

  2. Ce type est consternant.
    On sait que pour mal de personnalités politiques, nous ne sommes qu’une masse de votes potentiels, une masse qui en outre travaille pour enrichir les copains du gouvernement.
    Quand on le voit et Sarkozy en tête à quel point cette même masse est méprisée, ça fait mal. Mais quand ce sont des fonctionnaires de cet acabit, qui sont aussi serviles et pour ainsi dire fanatisé non pas à servir un pays, mais bien une idéologie, on est en droit de s’inquiéter pour la démocratie…

  3. Ton analyse fouillée conduit à une conclusion : ce préfet est d’extrême-droite. On voit toutes les semaines des réactions de différents préfets similaires à celle de cet individu. C’est une politique délibérée que de nommer des Monzani à la tête de l’Etat, que de livrer la France à des fachos, à des fanatiques bruns. Parce que Sarko lui-même est un type d’extrême-droite. Sinon, comment pourrait-il admirer Bush fils et être copain avec Gianfranco Fini, leader des fascistes contemporains en Italie.

  4. […] This post was mentioned on Twitter by Olivier Bonnet, Papa Pingouin and Xavier Frison, Michel Soudais. Michel Soudais said: RT @OlivierBonnet: Menteur comme un préfet d'extrême droite http://alturl.com/6zhtz arrestation préventive d'un syndicaliste pour l'empê … […]

  5. Le préfet est le seul haut fonctionnaire dont les compétences ont une base constitutionnelle (article 72 de la Constitution de 1958). Il est nommé par décret du Président de la République, pris en Conseil des Ministres, sur proposition du Premier Ministre et du ministre de l’Intérieur.
    Il est le représentant de l’Etat dans les départements et les régions et reste l’un des rouages clés de l’administration française,

    http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/les_prefectures/organisation/prefet

    Quand le servile Monzani parle, il n’est que la voix du sinistre Hortefeux, du triste Fillon et du funeste sarkozy
    Il porte haut les valeurs de la sarkozie

  6. des petits fachos comme Monzani, nostalgique du Sac, il y en a de plus en plus dans cette europe gangrénée par le libéralisme, mais heureusement il y a parfois des moutons qui deviennent enragés comme ces étudiants anglais.

    http://www.youtube.com/watch?v=xzvuAZDBbzQ&feature=player_embedded

    des images qui ne seront certainement pas diffusées sur TF1 ni à la télévision d’état dirigée par Pflimlin pin pin alias edward aux mains d’argent.
    Il n’y a malheureusement pas des images du carrosse de charles et camilla, cabossé et peinturluré?
    Que les Oberstumpführer de l’acabit des Monzani et leurs inspirateurs matignonesques et élyséens y réfléchissent
    Personnellement il ne me déplairait pas de voir la carlamobile recevoir un petit relookage à la « valentine » ou au « ripolin »

  7. Connaissez vous le superbe film de Tavernier « Que la fête commence »?
    Son visionnage devrait être recommandé à notre inculte à talonnettes ainsi qu’à ses sbires de type Monzani, car ce qui se passe en Angleterre est annonciateur de ce qui va bientôt arriver chez nous, parce que il arrive un moment où trop c’est trop.
    Regardez donc usurpateurs incultes qui vous croyez indéboulonnables de vos trônes et privilèges, regardez ce qui vous attend

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1530/Tetes-Couronnees/article/detail/1193849/2010/12/09/La-voiture-de-Charles-et-Camilla-attaquee-par-des-manifestants.dhtml

    regardez l’effroi peint sur le visage des puissants inutiles lorsque le peuple se frotte à eux

    http://www.youtube.com/watch?v=klSGiFqTv4Q&feature=player_embedded

    Sachez qu’à chacune de vos saloperies la colère enfle et que quand le jour sera venu d’en payer l’addition elle n’en sera que plus salée
    Vos mensonges sont chaque jour plus indécents, vos atteintes aux droits des citoyens sont chaque jour plus violentes, vos attaques contre la République sont chaque jour plus sournoises. La violence qui vous sera faite en réponse n’en sera que plus légitime.

    • Non seulement je ne trouve rien à redire à votre post michel82, je trouve que vous exprimez fort bien cette colère qui enfle…on voudrait faire de l’humour…mais le temps ne s’y prète pas.

  8. Qu’ils essaient, moi, de me mettre en garde à vue, avec mon déambulateur et mes presque 70 ans parce que j’ai osé faire passer et partager sur Face Book les manifestations en Angleterre… Je n’ai pas peur car j’espère ne pas être seule à subir sans que certains s’insurgent contre cette ignominie!!! (enfin, je le souhaite…

  9. Chers plumonautes, après plusieurs mots de vos commentaires que j’ai dû censurer, je me vois contraint d’opérer un rappel à la loi : les insultes vous rendent passibles d’un procès, auquel je serais moi-même mêlé, co-responsable avec leur auteur en tant que directeur de la publication, statut auquel est assimilé le blogueur. Je sais, la colère est grande, mais n’offrons pas à l’adversaire les armes pour nous mettre à genoux.

    • Un préfet, représentant de l’état, au service en théorie de tous, pourrait se permettre en contravention avec sa mission de stigmatiser une partie de ses concitoyens en la traitant de « minable gauchiste » en toute impunité, et l’on pourrait être poursuivi pour l’avoir traité de « minable facho »?
      Allons donc, où serait la justice, où serait l’équité, qu’adviendrait il des préceptes Républicains dont un des principaux socles est l’EGALITE?

  10. Bonjour M.Bonnet – A propos de préfet d’extrême droite …

    Lisez cet article sur cette hallucinante affaire de policiers menteurs et manipulateurs et les non moins hallucinantes déclarations de M.Hortefeu & du préfet de Seine -Saint- Denis qui cautionnent une machination policière qui, si elle avait réussi, aurait amené un innocent au trou à perpétuité ! Nos gouvernants cautionnent cette hallucinante dérive policière ! Ils en redemandent même ! Très inquiétant.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/sept-policiers-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-de-fausses-accusations_1451932_3224.html#ancre_form_reaction

  11. « il est resté là, il a bu le café avec les gendarmes… »

    J’imagine que ces gendarmes recevront un blâme…

  12. Ce type me fait penser à la campagne du Grenelle : réduisons nos déchets, ça déborde.

    • Il est justement question du Grenelle de l’environnement dans mon billet d’hier, symbole de toute l’hypocrisie sarkozyste, avec le cas concret de l’autorisation, renouvelée pour un an pour la 4ème fois consécutive, suivant une procédure d’exception contournant la législation, de l’insecticide Cruiser, mortel pour les abeilles, garantes de la biodiversité.

  13. Par rapport au message N° 3 : Suites de l’affaire des policiers malfrats condamnés à la prison ferme et pourtant bruyamment soutenu par le ministre Hortefeu ! Ce dernier déjà condamné pour propos racistes risque juridiquement la prison pour avoir critiqué publiquement une décision de justice –

    A lire :

    «  »Critiquer publiquement le jugement rendu par le tribunal enfreint le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs, qui interdit à l’exécutif de s’immiscer dans le fonctionnement de l’autorité judiciaire » (…) le ministre de l’intérieur a « transgressé l’article 434-25 du code pénal » selon lequel « le fait de chercher à jeter le discrédit publiquement sur une décision juridictionnelle dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ». Un délit « puni de plus de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende » –

    Hortefeu en cabane ne serait que justice.
    Article complet : « Le Monde / Hortefeux critiqué pour son soutien à des policiers condamnés »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/11/hortefeux-critique-pour-son-soutien-a-des-policiers-condamnes_1452158_823448.html#xtor=AL-32280308

  14. En 2007 quand N.Sarkozy fut élu Président de la république, il était clair que les héritiers du
     » Vichysme  » prenaient leur revanche sur les héritiers de la Résistance. L’obsession de l’ UMP pour en finir avec le CNR et le programme des  » Jours Heureux  » éclairait parfaitement la perspective. Le règne de l’inégalité fondatrice de « la Droite » reprenait ses faux droits avec la cohorte médiatique des faux nezs propagandistes qui martelaient les programmes de la régression sociale et de la xénophobie
    d’ État tous azimut. Nous connaissons maintenant la suite qui précipita la France dans une fascisation impressionniste des esprits.

    Face à un PS perdu dans ses limbes néolibérales et européïste dont on voit aujourd’hui la faillite spectaculaire face à l’assaut des banques et des fonds de pension, il est tout à fait clair que « l’upper class » avait les mains libres pour accentuer ses actions sécuritaires et multiplier les boucs émissaires afin de freiner la prise de conscience et le réveil populaire. Politiquement elle redoutait le réarmement idéologique à Gauche telle qu’elle même le faisait à l’inverse de l’échiquier électoral. La reconstruction d’une Gauche démocratique offensive qui ne lésine plus avec les alouettes néolibérales était une menace tangible en temps de crise de régime et en temps de crise économique profonde.

    J’ai toujours pensé qu’avec la grossièreté et l’erreur tactique de l’épisode du Fouquet’s, Nicolas Sarkozy serait un jour ou l’autre le Wolfgang Schüssel de la France. Le président conservateur néolibéral avait fait en Autriche et en son temps alliance avec l’extrême droite de Jörg Haider pour pouvoir conserver le pouvoir et ses prébendes. Il est clair maintenant vu le peu de popularité que N. Sarkozy conserve encore, à peine 19 % ( ! ) qu’il va lui falloir le renfort du FN pour parachever son œuvre, un nouveau parti d’extrême droite qu’il appelle de ses vœux et tout à fait  » décomplexé « . Le rapprochement de l’ UMP et du FN grâce à des messieurs Hortefeu, Marianni et consort anciennement pour certains, issus des rangs du FN ou des groupuscules fascisants, suit donc son cours. La cheville ouvrière de ce rapprochement politique est bien évidemment M.Jean François Copé. Ainsi la haute bourgeoisie « Off Shore » et la petite bourgeoisie anti-républicaine tente comme par le passé de se refaire une santé. La grande crise structurelle du capitalisme financier aidant, il est clair que les élites de droite ont compris que leurs jours sont comptés et tentent une sortie par le bas. L’accélération de l’Histoire avant la catastrophe générale, précipite les manœuvres politiques en tous genres.

    Dernière tentative en date : « En évoquant les valeurs du FN, Copé interpelle l’UMP  »
    http://www.marianne2.fr/En-evoquant-les-valeurs-du-FN-Cope-interpelle-l-UMP_a200598.html

    « Crise systémique : l’heure de vérité approche !  » par G.Bonafi
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22286

  15. dans la bande à sarko, les minables se ramassent à la pelle!
    p

  16. Le gaullisme comme garant des libertés !!! Hahaha !!! Ce qu’il est drôle ce préfet ! Il a juste oublier le S.A.C et le M.I.L. ! Quel déconneur ce Pierrot !

  17. C’est gentil Olivier d’avoir pensé à moi qui habite dans l’Allier… M. le Préfet devrait bientôt trouver une affectation à la hauteur de son talent, immense… pensez-donc, pacifier une ville de 1 500 habitants pour que le one man show présidentiel puisse se dérouler devant une (petite) foule béate, quel exploit !

    Le 8 septembre, M. Monzani est venu passer la journée dans mon village (la tournée des popotes rurales…) tout le conseil au garde à vous… sauf moi : j’ai juste fait savoir qu’ayant fait grève et manifesté la veille, il n’était pas question que je manque une autre journée de travail. Moi aussi, j’ai des priorités 🙂

  18. Rappel de l’affaire :

    Des policiers blessés et accidentés par d’autres policiers en mission s’arrangent entre eux pour faire porter le chapeau à un citoyen lambda. Si l’un des policiers n’avait pas été pris de remord et n’avait pas lâché le morceau et raconté la manipulation policière, le citoyen lambda aurait été condamné à la prison ……….à perpétuité !!! A PERPÉTUITÉ !!!

    Et qu’en pense le ministre de l’intérieur ? Il cautionne la manipulation et trouve qu’un an de prison ferme c’est disproportionné !!! Qu’aurait -il pensé si le type innocent avait passé toute sa vie derrière les barreaux ? Il lui aurait fallu se lever tôt à celui -là en pleine Zarkozie putride pour prouver après son innocence !

    J’espère que ce citoyen va attaquer le ministre pour ses propos anti-républicains ! Honte à Hortefeu !

    HORTEFEU : DEMISSION ! HORTEFEU ! EN PRISON !

    Article : « Policiers condamnés : Hortefeux persiste et signe » –
    http://lci.tf1.fr/politique/2010-12/policiers-condamnes-hortefeux-persiste-et-signe-6184084.html

    • Je vais en parler, camarade, c’est prévu, mais merci d’insister, il faut réveiller les consciences. J’ai simplement travaillé sur d’autres choses ces jours derniers – Monzani (au fait, je suis désormais en contact direct avec Frédéric Le Marrec, qui est venu commenter sous l’article !) et EDF – tout en me réservant le sujet pour la suite de cette inqualifiable position d’Hortefeux – une habitude pour lui d’être inqualifiable. Mais là, d’abord, dormir 😉

  19. […] ? Pas pressé de se retrouver muté à Cayennes, notre préfet d’élite. Par contre, un préfet aussi capé, je me demande bien ce que ça fiche dans un petit département d’un peu plus de 300 000 […]

  20. Mr Bonnet, je viens de cliquer sur le kiosque et je me retrouve face à une page blanche avec un message d’erreur…

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