Août 272011
 

« Sous prétexte de dépassement d’un prétendu seuil de tolérance sur la dette, la France renonce à sa souveraineté face aux marchés financiers », constate lucidement Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la prochaine présidentielle. L’analyse est corroborée et développée par le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit : « Dans un récent parti pris (lire Contre la dictature financière, la révolte nécessaire), Edwy Plenel rappelait ainsi les sorties tonitruantes de Nicolas Sarkozy contre la dictature exercée par les marchés, et notamment celles proférées à l’occasion d’un discours remarqué à Toulon, le 25 septembre 2008, au plus fort de la tempête financière : «L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, cette idée de la toute-puissance du marché était une idée folle.» Des mois durant, inlassablement, Nicolas Sarkozy a donc cherché à duper l’opinion, s’appliquant à démontrer qu’il ne céderait pas aux diktats des marchés, qu’il ferait preuve de volontarisme. Et puis voilà que le révolutionnaire d’opérette est obligé de tomber le masque : ce sont les marchés financiers qui désormais décident de la politique économique et sociale française. Car tout est là ! Si le gouvernement a pris la décision de mettre en œuvre ce nouveau plan d’austérité, c’est pour caresser dans le sens du poil les agences de notation, de sorte qu’elles ne dégradent pas la France et que celle-ci garde la meilleure des notes : «AAA». François Fillon y a fait clairement référence lors de sa conférence de presse. » On aime bien le « révolutionnaire d’opérette », ça va comme un gant à notre matamore au petit pied. Soumission servile « aux marchés », la cause est entendue. Mais pour quel résultat ?

Suivons notre fil rouge avec le candidat qui nous semble plus que jamais incarner la meilleure alternative au sarkozysme : la réaction de Mélenchon au plan d’économies budgétaires annoncé par François Fillon est implacable : « la politique d’austérité qui vient d’être décrétée, étranglant le budget de l’Etat et des collectivités territoriales est un contre-sens dramatique qui va approfondir la récession économique et donc creuser les déficits. Elle creusera les inégalités sociales. » Explication très pédagogue en trois points chez Eco89 : « les difficultés budgétaires viennent d’une faible croissance (moins de recettes fiscales, plus de dépenses sociales) ; si vous coupez les dépenses ou si vous relevez les impôts, vous grevez le pouvoir d’achat, et donc vous contribuez à anémier cette croissance faiblarde ; du même coup, vous aggravez les déséquilibres budgétaires en voulant les combattre… » Voilà qui est dit : au niveau économique, le plan du Premier ministre est contre-productif, si bien qu’il va encore venir aggraver une situation de plus en plus intenable pour nos concitoyens modestes, précipités toujours plus nombreux dans la précarité, le chômage et la misère. Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques, détaille les mesures infligées à tous les Français, sans distinction de revenus donc foncièrement injustes, car pesant plus lourd pour ceux qui tirent déjà la langue. Son article porte un titre explicite, Une rigueur bien mal répartie : « la hausse des taxes sur les complémentaires santé – qui frappent surtout les contrats solidaires – doit rapporter 1,1 milliards d’euros, qui vont être payés par tous les ménages via les cotisations à leur mutuelle. De même, la suppression ou réduction des dérogations en matière de CSG, pour 1,1 milliards d’euros, va réduire les sommes perçues de la Sécurité sociale par les personnes en congé parental, qui comptent rarement parmi les très riches ! Quant à la hausse du forfait social sur l’intéressement et la participation de 6% à 8%, elle va frapper tous les salariés qui en bénéficient et rapportera 400 millions d’euros, deux fois ce qu’il est demandé aux plus riches. Enfin, l’alourdissement de la fiscalité sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées – pour un milliard d’euros – frappe là encore plus fortement les ménages modestes. » Un point lui a échappé, mis en lumière par @rrêt sur images : « une mesure touchant tous les salariés sans distinction de revenus est largement passée à la trappe médiatique. Invité de notre émission de la semaine, le journaliste de La Tribune Ivan Best explique que le plan prévoit également une hausse déguisée de la CSG, pour tous les salariés. Avec à la clé près de 600 millions d’euros supplémentaires pour réduire le déficit. Une mesure qui rapportera donc presque trois fois plus que la future taxe hyper-médiatisée des super-riches. »


Le bal des faux culs

« Des mesures «courageuses et justes» pour Copé, cite Le Parisien. Le secrétaire général de l’UMP a salué mercredi le « discours de vérité » de François Fillon, qui a annoncé, « sous l’impulsion » de Nicolas Sarkozy, des mesures d’austérité « courageuses, responsables et justes». Il faut dire qu’il s’y connaît notre Jean-François Copé, en courage et en justice, lui qui est l’auteur de l’amendement ayant abouti à la création de la « niche Copé », ainsi décrite par ce brûlot gauchiste qu’est Le Figaro : « Depuis 2007, les sociétés ne payent plus d’impôt sur les plus-values lors de la vente de leurs filiales, à condition de les avoir détenues au moins deux ans. Or, cette exonération – aussi appelée «niche Copé» du nom du ministre du Budget de l’époque – a généré un manque à gagner pour l’État de 3,4 milliards en 2007, 12,5 milliards en 2008 et 6,1 milliards en 2009, selon les chiffres de Bercy. Et c’est uniquement la crise qui a fait baisser la note l’an passé, les entreprises ne voulant pas céder à perte des participations. «Avec une telle mesure, l’État subventionne des grandes entreprises qui n’en ont pas besoin. 22 milliards en trois ans, c’est insensé !», s’insurge Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée qui a repris le combat lancé par son prédécesseur Didier Migaud contre la niche Copé. » Vous avez bien lu : 22 milliards pour les grandes entreprises quand, avec son plan, Fillon veut économiser 12 milliards… Un Premier ministre qui se drape dans la tunique immaculée de la justice en taxant les super-riches – de façon « exceptionnelle », il va sans dire : « C’est une mesure de solidarité. Il y a une situation difficile, tout le monde doit faire des efforts… Il faut pour que tout le monde accepte cet effort, que les plus riches soient mis à contribution », ose-t-il. Réponse cinglante du porte-parole socialiste, Benoît Hamon : « parmi les mesures qu’il propose, la taxe sur les hauts revenus est emblématique de son cynisme puisqu’elle ne rapportera à l’Etat que 200 millions d’euros en 2012, quand le chèque fait aux plus riches avec la réforme de l’impôt sur la fortune est de 1,8 milliard d’euros. »

Même indignation chez le directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l’Ecole d’économie de Paris, Thomas Piketty : « tout cela me paraît totalement absurde. Quelques mois après avoir perdu 2 milliards d’euros d’argent public au bénéfice des contribuables de l’impôt sur la fortune, pourquoi inventer une contribution de 3% pour récupérer 200 millions d’euros, soit dix fois moins que l’argent qu’on vient de dilapider ? Soyons clair : d’après les propres chiffrages du gouvernement, la réforme de l’impôt sur la fortune décidée avant l’été va faire passer ses recettes d’un peu plus de 4 milliards d’euros à moins de 2 milliards d’euros. Le degré d’irresponsabilité budgétaire de ce gouvernement est flagrant alors que la situation des finances publiques est grave. » L’insupportable hypocrisie des Copé, Fillon et Sarkozy fait écho à celle des fameux super-riches français réclamant d’être davantage taxés, dénoncée par l’ami Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, sous le titre explicite du Bal des faux-culs : « L’initiative de Warren Buffett a eu un grand retentissement dans le monde entier. Et la situation française est tout à fait similaire à celle qu’il décrit : l’Insee avait montré l’an dernier que parmi les 5 800 français les plus riches qui avaient gagné chacun en moyenne 1 270 000 euros en 2007, plus de la moitié avaient payé moins de 25% d’impôts sur le revenu et même un sur quatre moins de 15%. L’appel des 16 super riches français faisait suite à une initiative de Maurice Lévy, le patron de Publicis et le président de l’AFEP, le lobby des très grandes entreprises françaises. Ce grand spécialiste de la com’ s’est dit que, après les dégâts causés par leurs indigestions de stock options et autres parachutes dorés, l’occasion était bonne de redorer le blason de ses collègues grands patrons en surfant sur la vague de sympathie suscitée par l’appel de Warren Buffett. Simplement il y a tromperie complète sur la marchandise : là où l’original se prononçait en faveur d’un rééquilibrage durable du système fiscal américain avec un retour aux taux d’imposition très élevés des années 1960, les Français se contentaient de se prononcer en faveur d’une «contribution exceptionnelle», qui comme son nom l’indique n’a donc aucune vocation à perdurer… »

« Notre pays ne peut pas vivre éternellement au-dessus de ses moyens« , prétend Fillon, avec la clique des libéraux. Or ce sont les mêmes qui organisent sciemment et de longue date la faillite de l’Etat, comme nous le dénonçons sans cesse. « Il suffit de prendre l’argent là où il est ! », leur répond Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi citer à nouveau le candidat du Front de gauche ? C’est que les « socialistes » assument les engagements européens d’un déficit public ramené à 3% de PIB dès 2013 ! Rien à espérer d’eux par conséquent pour lutter contre la dictature de la finance contre les peuples : c’est le constat lucide du philosophe, pourtant libéral, Gaspard Koenig : « Ce que le PS propose, ce n’est pas un programme électoral, c’est un compte-rendu de conseil des ministres. Un liste de gentilles petites réformes, rédigées par des technocrates bien mis, et qui pourraient peu ou prou émaner du présent gouvernement. Rien n’est supprimé, rien n’est créé, rien n’est réinventé. Faire de la réforme du taux d’imposition sur les sociétés une priorité politique illustre suffisamment le degré d’ambition de ceux qui prétendent « changer de civilisation ». Les électeurs ne s’y trompent pas. Absente pendant dix ans du gouvernement et défaite à trois élections présidentielles successives, la gauche devrait être, par le jeu naturel de l’alternance et l’usure du pouvoir en place, au pinacle des intentions de vote. Les élections de 2012 devraient être jouées d’avance, comme ce fut le cas en Angleterre après dix ans de New Labour. Force est de constater que l’incurie de l’équipe socialiste actuelle rend difficile pour les foules de s’enthousiasmer. L’incurie, une déclinaison du care ? Je me suis donc mis en quête, non pas de «l’autre gauche», mais de la gauche originale, dont le PS a dévié en une sorte de congrès de Tours inversé. J’ai visionné une centaine d’heures d’émissions avec Jean-Luc Mélenchon. J’ai lu son programme, disponible sur le site du Front de gauche. (…) Et j’ai découvert, à ma grande surprise, un homme qui sait lire, qui sait parler et qui sait penser. Qui sait lire. A la différence de ses collègues, Mélenchon ne se contente pas d’apprendre par coeur les fiches préparées par ses conseillers. Il est capable de citer aussi bien les études babouvistes, les analyses de François Furet ou les annexes du dernier livre d’Attali. Il n’hésite d’ailleurs pas à s’entourer, lors des débats, d’exemplaires annotés, post-ités, torturés, où il va chercher un chiffre ou un raisonnement. Sa «connaissance des dossiers», comme disent les journalistes avec un léger mépris, égale celle des ministres. Ce n’est ni un lettré aigre comme Bayrou, ni un collégien ampoulé comme Villepin. C’est un vrai intellectuel de combat comme la IIIè République savait en produire. Qui sait parler. La superbe dialectique mélenchonienne, produit de la solide et inégalée formation trotskiste, capable de retourner n’importe quel argument avec le sourire, ne serait rien sans son phrasé gouailleur, subtile combinaison d’accent pied-noir refoulé et de l’argot d’Arletty. Un homme capable d’utiliser le mot «s’esbigner» à la télévision publique ne peut être foncièrement mauvais. Exploit encore plus rare, Mélenchon ne parle pas tout seul. Il dialogue. Regardez le débat entre Marine Le Pen et Laurent Joffrin ; prenez la même contre Mélenchon. D’un côté, des gloussements hystériques sur les valeurs républicaines. De l’autre, des réponses point par point au programme économique du FN, que Mélenchon semble d’ailleurs connaître mieux que sa signataire. Mélenchon n’est pas seulement un tribun, c’est un admirable raisonneur. Qui sait penser. Mélenchon connaît la réalité sociale de l’intérieur, ayant toujours conservé, à travers – ou malgré – sa carrière parlementaire et ministérielle, un contact intime avec la base, ses luttes, ses égarements, ses intuitions. Son constat a le courage de la simplicité : il y a quelque chose de pourri dans la République de France. Ces élites entremêlées et consensuelles sentent la fin de race. Le système économique et fiscal est déréglé. Les institutions de la Vè République sont devenues au mieux des dortoirs, le plus souvent des hospices. Autant rebattre les cartes, comme la France a toujours su si bien le faire, et convoquer une Assemblée Constituante. » Mélenchon, présidons !

 

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  42 commentaires à “« Plan anti-déficits » à la mode Fillon-Sarkozy : la grande manipulation antisociale”

  1. « Finalement, le seul débat de qualité que nous pourrions espérer voir entre les deux tours de la présidentielle serait celui qui opposerait Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon. »
    Et tout ça sur atlantico.fr ? Le site s’est fait pirater ou quoi ?!

    Elle est où l’entourloupe ? Ramener des électeurs du P »S » vers le Front de Gauche, et espérer ainsi que les deux premiers, au soir du premier tour, soient Sarkozÿ de Nagy-Bocsa et la Le Pen ?

    • ramener les électeurs du PS vers le front de gauche serait peut être une possibiité pas si idiote de ramener un certain nombre de personnes originellement de gauche vers une politique qui ne soit pas une politique de droite comme celle proposée par le PS en ce moment.

        • Pas bête???

          Non, pas bête. Le fait que quelqu’un comme Olivier Bonnet puisse prendre le clavier pour approuver une évidence d’une évidence bête à pleurer, je trouve cela à pleurer…

          Encore quelques années de libéralisme et celui qui essaiera de rappeler que 1+1=2 deviendra un monstre de courage intellectuel!

          • C’est que les « socialistes » sont sourds !

          • cher monsieur,

            s’il était si évident pour tout le monde que le PS n’est plus un parti de gauche, quelqu’un comme Mélenchon ne serait peut être pas traité de gauchiste populiste comme c’est le cas actuellement, et ferait probablement beaucoup plus que 5 ou 6 % des voix.

            Pour en parler (très) régulièrement autour de moi, et bien souvent avec des gens « de gauche », qui votent PS depuis des années, leur faire comprendre que mélenchon n’est pas un communisme révolutionnaire avec le couteau entre les dents est particulièrement difficile. Et non, toutes les personnes à qui j’en parle sne sont pas débiles profondes, loin de là.

            Une évidence bête à pleurer, dites vous ? Grand bien vous fasse.
            Une seule chose est sure à mes yeux.
            Les gens comme vous, qui ont la chance d’être supérieurement intelligents (sans aucun doute, compte tenu des choses que vous tenez pour évidentes) et extrêmement peu sensibles au bourrage de crâne permanent sont heureux.
            Les gens comme vous, qui sous prétexte d’évidence, ne se donnent pas la peine d’expliquer ou de défendre quelque idée que ce soit, ne feront jamais avancer le monde.

            A bon entendeur.

  2. […] « Plan anti-déficits » à la mode Fillon-Sarkozy : la grande man… @OlivierBonnet «Plan anti-déficits» mode Fillon-Sarkozy: grande manip. Source: http://www.plumedepresse.net […]

  3. « Finalement, le seul débat de qualité que nous pourrions espérer voir entre les deux tours de la présidentielle serait celui qui opposerait Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon. »

    « débat de qualité »
    et
    Nicolas Sarkon
    =
    oxymoron

    • J’ai bien peur que Mélenchon se soit tiré une balle dans le pied avec son histoire des 14 tranches d’impôt dont une de 100%. Cela retire toute crédibilité à son programme. Dommage.

      • Pas d’accord ! Pourquoi n’est-ce pas crédible de tout prendre à partir d’un niveau très élevé de revenus ?

        • A mon avis, s’il avait parlé de 7 ou 8 tranches en tout dont une maximale de 70 ou 75 %, les contradicteurs opposeront des arguments plus ou moins pertinents mais restant dans le domaine de l’économie. Avec 100% il n’y a plus d’argumentation, on criera à la spoliation, on brandira le spectre du bolchevik le couteau entre les dents, on parlera de vengeance, de haine des riches etc. On fera pleurer Margot, on trouvera toujours, ou plutôt on inventera un exemple de milliardaire réduit à la soupe populaire… N‘oubliez pas le bobard du pauvre paysan de l‘île de Ré qui avait un bout de terrain où il faisait pousser trois patates ce qui lui a valu de payer l‘ISF. Et cela marchera, cela marchera toujours…

          • il faudrait simplement revenir au nombre de tranches « ante Balladur »…à l’époque un certain ministre du budget avait écrasé le nombre de tranches , de façon à rendre l’impôt moins progressif…
            or, quand on regarde la « courbe de Gauss » (en forme de chapeau de Napoléon) établissant la répartition actuelle de l’impôt, moins il y a de tranches, plus les classes moyennes payent (milieu du chapeau)…
            il a été calculé que des milliards de manque à percevoir ont été perdus depuis cette date…
            ajoutons à ça le nombre (sans doute volontairement) insuffisant de fonctionnaires du fisc affectés à la traque de la fraude et de l’exil fiscaux et la complaisance envers les paradis fiscaux qui sont à nos frontières (luxembourg, suisse, monaco…) ….
            quand on pense que la première de france n’avait pas été contrôlée pendant des années, au prétexte qu’elle faisait partie du premier cercle des donateurs de l’ UMP…

          • ajoutons à ça le nombre (sans doute volontairement) insuffisant de fonctionnaires du fisc

            Faudrait savoir. On réduit le nombre de fonctionnaires, ou on le réduit pas ? Ca fait des années qu’on nous assène qu’il y en a de trop, et là tu te plains qu’il n’y en a pas assez. C’est à n’y plus rien comprendre !!!

          • 100 %, c’est le taux marginal.
            C’est à dire qu’au dessus de 360 000 €, il impose à 100 %.
            Reste 360 000 € pour vivre.
            Cela vous semble peu ?

            Regardez la vidéo d’ASI, avec Liêm Hoang-Ngoc,
            http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4259

            Vous y apprendrez entre autres qu’il a existé des taux marginaux de 91 % aux EUA, et de 90 % chez nous, en France.
            Et plein d’autres choses passionnantes.

  4. c’est tout le problème…on ne vote pas forcément de la même façon à la présidentielle qu’aux législatives..

    on peut se faire plaisir, se poser en esprit fort en votant hors de toute stratégie , puis se réveiller avec la gueule de bois et rebouffer du sarko pendant 5 ans …

    c’est ce qui s’est passé avec jospin…ceux qui ont posé l’équation jospin=chirac en ont été pour leurs frais..ce qui ne les a pas empêché ensuite d’avoir l’indécence de se plaindre pendant 5 ans…même si jospin n’était certes pas un candidat exempt de défauts…la radicalité se porte bien, elle permet d’avoir les mains propres, mais elle peut aussi s’avérer complétement inconséquente…

    Emmanuel Todd, peu suspect de rouler pour la droite, dit en substance la même chose…l’offre de gauche est insatisfaisante, mais il re-votera socialiste s’il y a le moindre risque…ce qui ne l’empêche pas d’être assez proche de mélenchon par ses idées…

  5. J’adore et respecte Jean-Luc Mélanchon et tous mes espoirs vont vers lui…Mais hélàs, je n’ai plus confiance dans les jugements de certains français frileux qui n’oseront pas (peut-être trop lâches pour se lancer dans une aventure salutaire) qui referont les mêmes et éternelles erreurs, à savoir voter (et je me demande ce qui est pire)! pour le parti au pouvoir ou le pauvre P.S. qui ne feront, ni les uns ni les autres,qu’à appauvrir et tuer les malheureuses classes laborieuses qui sont loin de mériter ça!!! Alors, compagnons, ne vous laissez pas (par pitié) humulier et traîner dans la misère en faisant le mauvais choix. Tous unis pour le meilleur!

    • Vous parlez d’ humiliation et que pensez vous du scandale révélé par le journal le Parisien sur les méthodes de droit de cuissage sur les travailleuses syndicales ? http://www.leparisien.fr/paris-75/harcelement-sexuel-a-la-ratp-une-victime-presumee-temoigne-26-08-2011-1579318.php
      Sur ce blog on est étrangement silencieux……

      • question: est-ce la règle ou l’exception ?

        • Sur ce blog on aime bien voir la paille dans l’oeil du voisin mais on refuse de voir la poutre qui nous aveugle. Le syndicalisme qui n’est pas de droite pue vraiment très fort, et au lieu de défiler pour défendre la veuve et l’orphelin et les petits avantages acquis (comme le harcèlement sexuel et le viol), qui pleure pour ne pas travailler 2 petites années de plus parce que les caisses de retraite sont vide, il ferait mieux de faire le ménage!!!!! A part ça l’extrême gauche mélenchoniste ressemble de plus en plus à la droite lepeniste et populiste. Pour une fois le caricaturiste gauchiste du Monde (plantu) a eu raison en les rassemblant dans le même dessin!!!!!!

          • le syndicalisme de droite ne pue pas ?
            le medef n’a jamais eu de caisse noire pour acheter les consciences?
            georges tron (le podophile) est-il de gauche ?
            mélenchon est-il négationniste, antisémite et islamophobe?
            si tu réponds à ces questions , tu te rends compte de l’ineptie abyssale de tes propos…

          • Et puis enlève la poutre de ton oeil qui te rends con à pleurer, c’était la règle puisque ça existait depuis de nombreuses années, on ne compte plus les complices, et les victimes du « roi » comme on l’ appelle sont pour la plupart en dépression nerveuse. Alors le syndicalisme de cette gauche exemplaire prônée par Mélanchon me fait penser au psychopathe DSK…..
            Mélanchon qui osait traiter un journaliste de « petit bourgeois ». Mélanchon a été le plus jeune sénateur jamais élu à 34 ans. On connaît les revenus et les énormes avantages de ces « gras bourgeois » que sont les sénateurs!
            Je me souviens d’une émission sur Fr2 où il a été convaincu de mensonge sur ses revenus plus que confortable…………

          • Et puis, Mélanchon tu l’idolâtres et tu le connais au plus profond de son âme, et si c’était un gros raciste, et un antisémite xénophobe, il le crierait sur les toits? Mélanchon est un pieds noir colonialiste et raciste!

          • Il suffit : c’est de la calomnie et de la diffamation. Le prochain « commentaire » de ce style passera à la trappe.

          • En manque de Prozac ? Un petit potentat syndicaliste de gauche aurait abusé de son pouvoir et il faudrait condamner le syndicalisme de gauche, Mélenchon et je ne sais quoi encore ? Sans tenir compte du fait que le syndicat du salopard en question l’a exclu bien avant qu’éclate cette affaire, et que d’autres syndicats de gauche ont porté plainte contre lui aussitôt mis au courant des faits ?

            Vous parlez de poutre dans l’œil de certains, mais vous, vous semblez être prêt à vous raccrocher au moindre fétu de paille, fut-il le plus ténu, pour vous lancer dans un faux procès.

          • Autre chose : Mélenchon est le fils d’un receveur des postes et d’une institutrice, est né au Maroc, et l’a quitté en 1962, à l’âge de onze ans, avec toute sa famille. Un peu léger pour en faire un Pied-Noir colonialiste et raciste.

            Je vous en conjure, prenez vos médicaments.

          • C’est ça vous êtes un héritier des régimes staliniens, on dit la vérité et on vous envoie à l’hôpital psychiatrique et après en vacances au goulag. Vive « Méchantloup »!

          • On parle de respect de la loi, mon bon Monsieur.

      • retire ton faux nez brun, on t’a reconnu…

      • On ne peut parler de tout.

    • ci-joint une vidéo édifiante d’une interview de l’économiste jacques généreux…

      on y parle des pertes fiscales organisées , des retraites, etc….

      http://video.liberation.fr/video/iLyROoaf8gdx.html

  6. @edkob
    Nous avions tous bien compris qu’il s’agissait d’un taux marginal. Merci néanmoins de vos précieuses informations.
    Cela dit, il n’en demeure pas moins qu’un taux marginal d’imposition de 100%, bien que pouvant être justifié par les temps qui courent, est difficile à vendre politiquement. Les riches n’en veulent pas, naturellement, et les classes moyennes et inférieures souvent victimes du « syndrome du larbin » les soutiennent bec et ongles sur ce point.
    Georges Marchais, dans le temps, avait lancé une telle proposition, ce qui a fait rire la France entière pendant des années. Et les résultats électoraux du PC ne se sont guère améliorés.
    Je crains fort que cette déclartion colle à J-L. Mélenchon comme le sparadrap du Capitaine Haddock, et soit plutôt contre-productive…

    • En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25% aux États-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63%, puis 79% en 1936, 91% en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77%, puis 70% en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70%, et il fut en moyenne de plus de 80%.
      La proposition du Front De Gauche de taxer à 100% au dessus de 20x le SMIC, soit 327600 EUR brût annuel, est d’autant plus raisonnable que ces gens gaspillent notre planète.

      Dans le programme du Front De Gauche, c’ est un point majeur du projet.

      • A mon avis, en dehors d’une guerre civile ou étrangère ou d’une catastrophe nucléaire, et encore, un taux de 100% ne passera jamais. La France n’est pas les USA. C’est pourquoi je parlais dans mon post du 28/8 à 9:15 de 70 à 75%.
        Cela étant, J.-L. Mélenchon est crédité de 5% ou 6% d’intentions de vote, dont 1 ou 2% chez les ouvriers, ce qui rend notre débat assez dérisoire…

        • http://www.election-politique.com/EPOCOMETRE_V21.pdf

          Ce sondage de juillet 2011 crédite JL.Mélenchon de 13% au 1er tour … mais je comprends que vous essayiez de ridiculiser les propositions du Front de Gauche…nous sommes au début de cette campagne qui remettra l’intérêt général au cœur de notre République.

          Le taux de 100% s’appliquerait à la part de revenu au dessus de 327600EUR annuel, le taux réel sera en deçà de 100% bien entendu.

  7. […] « Plan anti-déficits » à la mode Fillon-Sarkozy : la grande manipulation antisociale […]

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