Fév 222011
 

« Ne cherchez plus de traces de la visite de Kadhafi à Paris en 2007 sur le site de la présidence de la République : comme les staliniens tentaient de réécrire l’histoire en supprimant des photos officielles les visages des dignitaires purgés, Nicolas Sarkozy a fait effacer les photos et vidéos rappelant le compromettant épisode. Ridicule et dérisoire : comme si cela suffisait à le faire oublier ! » Voilà ce que nous avions d’abord écrit, avant que ne tombe le démenti de l’Elysée, selon lequel lesdites photos n’auraient tout simplement jamais été publiées sur le site. Nous nous étions appuyé sur l’information livrée par le chroniqueur invité du Post RichardTrois – article supprimé depuis – et reprise ensuite  ce matin sur France Inter. Impossible de trancher cette polémique sans la preuve formelle (une capture d’écran ou la trace dans le cache de Google). [Edit : Owni prouve à l’instant que l’Elysée a menti !] Mais de toute façon, avec ou sans photos sur le site officiel, las pour le « président des droits de l’Homme », Internet fourmille d’informations sur la façon dont il s’était alors compromis, comme par exemple cette vidéo qui le montrait en décembre 2007 s’approcher du tyran libyen pour lui sussurer au creux de l’oreille : « Je suis très heureux de vous recevoir à Paris ». La journaliste commentait : « Nicolas Sarkozy assume. Le colonel Kadhafi rejoindra bien Paris lundi pour six jours de visite officielle » [en fait, ce sera cinq, NdA].

Les réactions n’avaient à l’époque pas manqué, récapitulées dans notre billet titré Kadhafi Circus : french Tour 2007, à commencer par celle de la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme d’alors, Rama Yade : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort. (…) Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l’Homme. C’est un devoir : la France n’est pas qu’une balance commerciale ». Patrick Ollier, le même à s’être laissé inviter par un proche du dictateur ben Ali avec sa compagne Michèle Alliot-Marie en Tunisie, en pleine révolution, avait poussé des hauts cris d’indignation : « Je pense qu’il est regrettable que des membres du gouvernement fassent des déclarations qui vont à l’encontre de la politique voulue par Nicolas Sarkozy. Je n’ai pas de conseils à donner au président de la République mais ceci est inacceptable, et je suis convaincu que le gouvernement et le président feront ce qu’il y a à faire ». La secrétaire d’Etat sera finalement simplement convoquée à l’Elysée, sans une quelconque déclaration à l’issue de ce supposé remontage de bretelles. Marianne explique le pourquoi de la prise de position de l’actuel ministre des Relations avec le parlement : « Patrick Ollier est un vieil ami de Kadhafi, président du groupe d’amitié France-Libye, qu’il a fondé, jusqu’à son entrée récente au gouvernement, il est le Monsieur Libye du gouvernement et même pour certains l’ambassadeur « officieux » du Guide en France. Médiateur très actif, « facilitateur », présent derrière toutes les reprises de contacts avec la Libye depuis 2002 et les négociations de contrats  civils ou militaires, après la levée de l’embargo sur les ventes d’armes décidée le 11 octobre 2004 par l’Union Européenne. Patrick Ollier s’était montré particulièrement présent lors de la première visite à Tripoli de Jacques Chirac, les 23 et 24 novembre 2004, auprès des entreprises françaises d’armement qui craignaient d’arriver un peu tard dans le pays. «Sous la pression des milieux d’affaires français (Thalès, Dassault, Total, EADS), le chef de l’Etat a dû avaler toutes les fantaisies et les arabesques du «Guide», à l’instar de sa demande pressante de nucléaire civil pour mettre Jacques Chirac en porte à faux avec les Américains», écrivait alors Maghreb confidentiel. » Le chroniqueur-éditeur-blogueur Guy Birenbaum exhume l’interview sur Europe 1 durant laquelle Ollier s’était comporté, lors de la visite du chef d’Etat libyen à Paris, sous le titre explicite de Quand Patrick Ollier jouait les agents de Kadhafi…

Puisque viennent d’être mentionnées « toutes les fantaisies et les arabesques du Guide », rappelons qu’il avait obtenu l’autorisation d’installer sa tente bédouine dans le parc de l’hôtel Marigny… Bref, la France lui a déroulé le tapis rouge, ce qui explique la déclaration suivante : « Nous ne sommes pas toujours exemplaires dans notre politique vis-à-vis des immigrés en France mais se faire donner la leçon par Kadhafi ici dans une visite où on lui déploie tous les fastes de la République, c’est une faute de la politique française » : Bertrand Delanoë, maire de Paris, résumait assez bien les cinq jours de visite de Kadhafi, qu’il jugeait « indécents », stigmatisant « une espèce d’arrogance et une débauche de frime particulièrement déplacée ». Mais quelle est cette leçon donnée par Kadhafi à propos des immigrés ? Verbatim croisés : « J’ai dit au président Kadhafi combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des droits de l’homme, dans tous ses aspects, tout ce qu’il restait à faire » : Nicolas Sarkozy, qui tentait de rassurer tout le monde. Non, il n’avait pas baissé sa culotte ! Voire… « Nous n’avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets » : Mouammar Kadhafi, qui traitait ainsi le Président de menteur ! « Les Européens font de la surenchère sur les droits de l’Homme et nous interrogent sur le respect des droits de l’Homme dans nos pays. Les étrangers sont maltraités en Europe, et eux nous demandent de respecter les droits de l’Homme ! » : Kadhafi reprenait la main, infligeant une véritable humiliation à Sarkozy. « Nous Africains sommes victimes d’injustices. Ils (les Occidentaux) nous ont transportés ici comme du bétail pour faire les travaux pénibles et sales, et ils nous rejettent dans les banlieues des villes et lorsqu’on revendique nos droits, on se fait taper dessus par la police. » Nous commentions alors ainsi : « Résumons-nous : la France a reçu Kadhafi parce qu’il progresse sur le plan des droits de l’Homme et qu’il faut l’encourager, version officielle. Dans les faits, il nie un quelconque problème de cet ordre dans son pays, ce qui est une curieuse façon de démontrer ses progrès, convenons-en. Mais au moins le Président Sarkozy l’a-t-il admonesté sur ce chapitre ? Le Libyen, en tout cas, le nie. Et se permet de faire la leçon à la France du ministère de la Persécution des étrangers, qui y prête le flanc ô combien, il est vrai. Cacophonie totale, démentis, contre-démentis… Derrière tout cela, le spectacle affligeant d’une diplomatie capitularde, qui baillonne ses principes au nom des intérêts financiers. Vous avez dit « rupture » ? »

Parlons-en, des intérêts financiers ! Ils étaient justement le sujet abordé le 13 décembre 2007 sur plumedepresse, sous le titre de Contrats libyens : l’arnaque des 10 milliards. Voici ce que nous écrivions : « Toutes les réticences droit-de-l’hommistes devant le tapis rouge déroulé pour le dictateur libyen ne seraient qu’irresponsables divagations de traîtres à la patrie, qui n’applaudissent pas les 10 milliards d’euros de contrats qu’aurait rapportée sa visite à Paris. L’argument est déjà contestable en soi. Mais pire, les 10 milliards ne sont en fait que des plans tirés sur la comète, du vent ! Explications.

Passent encore les critiques sur la faible véhémence officielle de la France concernant le problème des droits de l’Homme : on a laissé deux sous-fifres – la potiche et le potichon des Affaires étrangères – exprimer une désapprobation de façade, tandis qu’on déroulait le tapis rouge au dictateur libyen. On l’a reçu sans ciller une deuxième fois à l’Elysée, après qu’il a traité son hôte, le Président Sarkozy, de menteur, avant de dénoncer les violations françaises des droits de l’Homme des immigrés devant l’Unesco. Mais il faudrait tolérer l’humiliation infligée à la diplomatie française et le reniement de ses principes par l’ex patrie des droits de l’Homme pour une bonne raison : les contrats. Ces fameux milliards. Une dizaine, estime l’Elysée. Qui ne craint pas d’annoncer la création de 30 000 emplois sur 5 ans ! Et tous les médias en boucle de ressortir le chiffre : « ont été signés des contrats pour un montant de 10 milliards ». Dame, 10 milliards, t’entends Marcel ? Et 30 000 emplois ! Il est fort quand même ce Sarkozy !
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Sauf que lorsqu’on se penche sur le détail des contrats, ce qu’a fait Grégoire Biseau dans les colonnes de Libération, on s’aperçoit vite que cette somme n’est qu’une monstrueuse exagération. Détaillons, en commençant par les contrats militaires : « Là c’est le grand flou puisque l’Elysée se contentait, hier, de répertorier une liste de matériels d’un «montant potentiel de 4,5 milliards d’euros». Mais aucun contrat ferme, juste «un mémorandum sur la coopération en matière d’armement», dans lequel l’Elysée espère fourguer notamment 14 Rafale, une cinquantaine de blindés et 35 hélicoptères Eurocopter, filiale d’EADS. «Mais aujourd’hui, on n’a aucun élément précis sur les volumes, les types d’appareil et donc les montants d’un contrat. On ne sait pas très bien ce qui va remonter de cette négociation globale», relève un cadre d’Eurocopter ». Autrement dit, on ne sait rien de ce que va réellement rapporter ce volet des accords franco-libyens et avancer la somme de 4,5 milliards, même en précisant que le montant est « potentiel », est une escroquerie !

La coopération nucléaire ? Deux milliards, avance l’Elysée. Pour « la fourniture de un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement de l’eau de mer », à laquelle s’ajouterait un soutien « à l’exploration et à l’exploitation de l’uranium ». Mais Grégoire Biseau nuance : « Pour Areva, la vente d’une telle centrale si elle se réalise, mettra au minimum plusieurs années avant d’être concrétisée ». Voilà donc deux nouveaux milliards hautement hypothétiques. On nous parle aussi de l’extension de l’aéroport de Tripoli, contrat obtenu par Vinci, et d’un autre de gestion d’eau potable, signé par Veolia. Pour deux milliards, là encore. Et toujours du vent, comme l’explique implacablement Libération : « Hier, il suffisait d’interroger les industriels concernés, pour mesurer leur embarras. «On n’a rien signé du tout. Sur l’annonce de l’Elysée, on ne souhaite pas faire de commentaire» (un cadre de Veolia). «L’extension de l’aéroport de Tripoli ? Oui, on en a entendu parler, mais aujourd’hui, ce n’est qu’un projet comme on en a plein dans d’autres pays» (un cadre de Vinci).«  Et les Airbus alors, voilà de vrais bons milliards, non ? Certes, mais les 21 appareils achetés par les deux compagnies aériennes libyennes ne représentent que la confirmation d’un accord signé en juin dernier au salon du Bourget, soit avant la libération des infirmières ! Les 2,17 milliards d’euros de ce contrat (et pas 2,7, l’Elysée s’est « trompé » de 530 millions dans son estimation, d’après Airbus) sont donc bien réels mais il est parfaitement malhonnête de les mettre au crédit de la visite de Kadhafi à Paris. Alors que reste-t-il finalement ? « Le seul contrat commercial ferme signé (en dehors des 21 Airbus qui de toute façon auraient été vendus) était à mettre à profit d’Areva pour du matériel de transmission et de distribution d’électricité, pour un montant de 300 millions d’euros », assène la conclusion de Grégoire Biseau. De 300 millions à 10 milliards : le sarkozisme n’est décidément pas à un mensonge près, fût-il si grossier. »

Aujourd’hui, on frissonne rétrospectivement et l’on ne peut que se réjouir que les contrats d’armement n’aient pas été effectivement concrétisés ! « Le bilan de la répression sanglante de la contestation en Libye ne cesse de s’aggraver selon les chiffres fournis par les organisations humanitaires, résume Le Parisien. Entre 300 et 400 personnes seraient mortes depuis le 14 février. L’ONU confirme «des bombardements, des utilisations d’avions pour tirer sur les foules». Et réclame une enquête internationale indépendante, évoquant de possibles crimes contre l’humanité du régime Kadhafi. » Concluons avec Nicolas Sarkozy, déclarant le 13 novembre 2007, soit un mois avant de recevoir le boucher de Tripoli, en séance solennelle devant le parlement européen : « Tous ceux qui ont fait l’expérience de renoncer à la défense des droits de l’Homme au bénéfice de contrats n’ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs ». On ne le lui fait pas dire et il s’est même personnellement chargé de le prouver, ce guignol ! Alors Alliot-Marie, Ollier et Sarkozy, ce que les Tunisiens ont dit à ben Ali, les Egyptiens à Moubarak et les Libyens à Kadhafi est aussi valable pour vous : « dégage ! »

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  19 commentaires à “Quand le « président des droits de l’Homme » faisait des courbettes au boucher de Tripoli”

  1. […] This post was mentioned on Twitter by Olivier Bonnet, Andrieux Gaëtan, sarkozy 2012 info, Actualités Sarkozy, Actualités Sarkozy and others. Actualités Sarkozy said: Quand le « président des droits de l’Homme » faisait des courbettes au boucher de Tripoli (Plume de presse) http://bit.ly/fulPBg #sarkozy […]

  2. Bravo pour cet article aux détails imparables. Je me contente d’une généralisation pour apporter ma contribution.
    Les Droits de l’Homme se résument à présent aux droits des hommes indignes d’être les représentants des peuples. Sarkozy et sa clique sont une engeance dont les pouvoirs sont une atteinte aux véritables Droits de l’Homme.
    Etre à l’époque des larges profits entraine l’application d’une « morale » sur mesure à l’opposé de la morale d’une république démocratique

    Ses principes étant : État de droit. Suffrage universel. Libertés publiques (liberté d’aller et venir, liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de manifestation, etc.) Le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple (article 2 de la Constitution française). La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice (article 3 de la Constitution française). Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie (article 4 de la Constitution française).

    Les remises en cause : l’actuelle construction européenne : plusieurs domaines de compétence ont été transférés au niveau européen. Or, que nous soyons pour ou contre ces transferts de compétences, admettons qu’il est démocratiquement inacceptable que ces décisions soient prises au niveau européen alors qu’il n’existe aujourd’hui pas de démocratie européenne. La pensée dominante actuelle – néo-libérale et monétariste – a été érigée au niveau européen en dogme (statuts de la Banque Centrale Européenne, Pacte européen de stabilité…). Or, que nous soyons pour ou contre cette pensée dominante, admettons qu’il est démocratiquement inacceptable de la présenter non pas comme un choix politique mais comme une donnée intangible. L’indépendance de la Banque Centrale Européenne en fait un pouvoir indépendant de tout contrôle et sanction démocratiques. Par sa jurisprudence la Cour de Justice Européenne (Cour de Justice des Communautés Européennes) est devenue un véritable pouvoir judiciaire indépendant de tout contrôle et sanction démocratiques. Autre : la multiplication des « autorités administratives indépendantes » indépendantes de tout contrôle et sanction démocratiques. Le projet d’indépendance des magistrats du parquet, ce qui aboutirait à un pouvoir judiciaire indépendant de tout contrôle et sanction démocratiques. La concentration des médias entre les mains de quelques grands groupes industriels et financiers.

    Ne faudrait-il pas sortir de l’Europe ?

  3. Article impeccable.
    J’ajouterais juste que les contrats passent aujourd’hui de la case hypothétique à celle des non advenus.

  4. Quel dommage que ces contrats n’aient pas été concrétisés, il aurait pu canarder la foule avec des Rafale au lieu de ses vieux Mirage.
    Une erreur dans ton article, il ne faut pas écrire « Dame, 10 milliards, t’entends Marcel ? » mais « Dame, 10 milliards, t’entends Serge ? »

    • Ce n’est pas la première fois qu’il nous fait le coup des « fabuleux contrats » et comme on a pu en juger, il n’en est jamais rien ressorti, ou si peu… Marionnette manipulatrice, pantin menteur ridicule, honte à toi!

    • Puisque vous en parlez, voici ce que disait Dassault à propos de la déclaration de Rama Yade : « Qu’elle s’occupe de ses affaires : Sarkozy dirige la France, il fait vendre des produits à l’étranger et c’est très bien, c’est un bon président, donc tout va bien, il ne faut pas s’y opposer. Il faut savoir si on veut développer l’emploi en France ou si on veut faire la morale à tout le monde. Si on fait la morale à tout le monde, on ne vend rien. »

  5. Il y aurait beaucoup à dire sur la réhabilitation de Kadhafi, qui est passé de terroriste et dictateur à ami de l’occident.

    Je voudrais soulever juste un point.

    Kadhafi a assumé le rôle de garde-chiourme de l’Europe, en terme de mouvements de migrants, c’était la dernière barrière africaine qui garantissait à l’Europe de bloquer le maximum de migrants en provenance d’Afrique.

    Rôle parfaitement assumé, et c’était l’un des aspects de cette réhabilitation.
    De la vraie real-politique elle aussi parfaitement assumée par toute l’Europe.

    Du coup, plus les politiques nous assénaient leurs fantasmes sur les « hordes qui nous envahissent », plus Kadhafi se renforçait dans son rôle de protecteur de l’Europe contre les migrants, objets de tous les fantasmes pour politiques impuissants ayant absolument besoin d’agiter cet épouvantail pour mieux s’adresser à nos pulsions (non, pas les miennes, mais globalement, c’est une réussite, vu la place qu’a occupé et qu’occupe encore ce sujet dans ce que des débiles nomment « débat »).

    Finalement, toutes les petites frappes d’extrême-droite, puis de droite, qui ont instrumentalisé les migrations, ont en fait renforcé le pouvoir de Kadhafi.

    Il y a un lien direct entre la virginité retrouvée de Kadhafi à partir des années 2004, et la manipulation faite par des responsables politiques au sujet des mouvements migratoires des populations d’Afrique.

    Après, si on ajoute à cela d’autres aspects, tels ces entreprises qui font des affaires en Afrique, au détriment des peuples, et avec le soutien de dictateurs, il en ressort comme un sentiment de dégout.

    Le dernier en date, est pour Dassault, « frère » de Kadhai.
    http://www.bakchich.info/Dassault-le-frere-cache-de-Kadhafi,08851.html
    Dassault qui permet aujourd’hui à ce dictateur fou de bombarder le peuple libyen avec des mirages, Dassault, l’ultra-libéral qui veut supprimer toutes les aides pour diminuer les déficits en France.

    Dassault, qui comme d’autres, a du sang sur les mains.

  6. Un petit monsieur, inculte et arrogant, livré aux manipulations jubilatoires de tout ce qui a un pouvoir. Ce « président » n’est rien d’autre qu’une marionnette entre les mains des puissants de toute sorte qui l’on fort intelligemment mis sur son trône d’opérette. Et en plus, question vie privée, un ridicule mari à la Dubout ! (Oui, on peut rire un peu, ça soulage) Le bon peuple n’a plus qu’à clamer : « dégage ». On peut rêver…

  7. D’après cet article (http://reflets.info/libye-tunisie-algerie-etc-ventes-darmes-francaises-suite/), la France aurait vendu en 2009 pour plusieurs dizaines de millions d’Euros d’armes de guerre à la Libye.
    Finalement, il n’est pas si nul que ça notre VRP !

    …Mais est-ce une bonne nouvelle ?

  8. Après l’attaque au vitriol des diplomates français contre l’amateurisme de la politique étrangère du nain, dans le monde, le fait que des membres importants de l’Etat Major sont mis sur écoutes par l’élysée, à la suite du désaveu par des membres de ce même Etat-Major de la politique de défense du nain, on ne peut que se demander qui et où se décide la politique étrangère du pays en ce moment.
    En tout cas la diplomatie et la défense n’ont pas voix au chapitre: le pouvoir a dû être pris par des aliens.

  9. Juste une courte histoire…pour être positif :
    Un jour de Mai 2012, un vieux Monsieur est assis sur un banc de parc, face à la grille du Coq du Palais de l’Élysée.
    > > > > Après quelques minutes, il se lève et va voir le Garde Républicain :
    > > > >
    > > > > > – Bonjour monsieur, j’aimerais visiter l’Élysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
    > > > > > Le Garde Républicain lui répond :
    > > > > > – Monsieur Sarkozy n’est plus président et il n’habite plus ici.
    > > > > > Le vieux Monsieur s’en va sans dire un mot…..
    > > > >
    > > > > > Le lendemain le vieux Monsieur est encore assis sur le banc de parc….il se lève, va voir le Garde Républicain et lui dit :
    > > > >
    > > > > > – Je veux visiter l’Élysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
    > > > > > Le garde lui dit :
    > > > > – Monsieur Sarkozy n’est plus président et il n’habite plus ici……
    > > > > Le vieux Monsieur s’en va sans dire un mot…..
    > > > >
    > > > > > Pour une troisième journée consécutive le vieux Monsieur est assis sur le même banc du parc et regarde toujours l’Élysée. Il se lève enfin et va voir le Garde Républicain et lui dit à nouveau :
    > > > >
    > > > > > – J’aimerais visiter l’Élysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
    > > > > > Le pauvre Garde Républicain est très embêté :
    > > > > > – Monsieur, ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer Monsieur Sarkozy et ça fait 3 jours que je vous dis que Monsieur Sarkozy n’est plus
    > > > > > président et qu’il n’habite plus ici….. Est-ce qu’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas ?
    > > > >
    > > > > > – Non….. Non. …. dit le vieux Monsieur, c’est juste que ça me fait tellement plaisir de l’entendre dire…
    > > > >
    > > > > > Alors le Garde Républicain se met au garde-à-vous, le salue et lui dit :
    > > > >
    > > > > > – A demain, Monsieur

  10. Egalement bienvenu, retour sur le passé à propos de la dernière petite bombe décomplexée de notre préz chéri :

    http://www.rue89.com/2011/02/22/quand-boris-boillon-defendait-kadhafi-191744

  11. Bonjour tout le monde,
    Le soutien de la France aux dictatures africaines ne date pas d’aujourd’hui. Il a commencé par Degaulle.
    Nos présidents, ministres, députés… ne sont que des marionettes obéissant au doigt et à l’oeil aux criminels Dassault, Lagardère, Bouygues, … ceux là même qui contrôlent presque tous nos médias …

  12. […] Quand le « président des droits de l’Homme » faisait des courbettes au boucher de Tripoli […]

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