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Mourir pour une douche

Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

samedi 20 juin 2009, par Olivier Bonnet


afficheDans le film Welcome, le migrant meurt noyé en tentant de rallier l’Angleterre à la nage. La semaine dernière, c’est bêtement en voulant se laver qu’un autre déraciné a connu le même sort. C’est d’abord le blog des Suiveur(s) des choses qui nous a alerté. Ensuite nous avons déroulé la pelote, de lien en lien, à commencer par l’article de LibéLille sur lequel s’appuyait le billet des Suiveur(s) : "Un homme de 20 ans s’est noyé à Calais samedi soir. Il voulait se laver, explique Céline Dallery, infirmière à la permanence d’accès aux soins de santé. Il n’y a plus de douches pour les quelque 500 migrants sans-abri de Calais, qui tentent de passer en Angleterre. Du coup, la permanence est assaillie par ceux qui doivent soigner leur gale, et il n’y a plus de temps pour bien s’occuper des autres malades : tuberculeux, femmes enceintes, blessés. La jeune femme lance un appel au secours." Ce qu’elle explique soulève le cœur : "Ça fait six mois que ça dure. Il n’y a plus d’endroit pour se laver, à part à la permanence d’accès aux soins, qui dépend de l’hôpital. Une seule douche pour 500 migrants. Ils se bousculent, certains entrent par la fenêtre. Le Secours catholique a déposé un permis de construire, mais la mairie a dit non. Elle veut bien des douches du côté de Marck, ce qui implique des allers et retours en camionnette (à 14 km de là, ndlr). La mairie de Calais voudrait rendre les migrants invisibles. En attendant, on ne prend pas en compte un grave problème sanitaire. On n’écoute pas les soignants. (...) Les Érythréens se lavent dans le port, avec cette mort absurde. Les Afghans, dans les rejets de l’usine Tioxide (classée Seveso, ndlr), ils me disent que c’est une eau blanche et chaude. On ne sait pas ce qu’il y a dedans. Il y a un réel problème sanitaire. On ne peut pas laisser les gens se laver dans les flaques d’eau, se baigner dans des endroits dégueulasses. Tout le monde s’en fout, chacun voit midi à sa porte. (...) Ça coûte quoi de fabriquer des douches ? On a peur d’attirer du monde ? Venez les gars, y’a des douches à Calais, ça va être bien ! Les gens ne quittent pas l’Afghanistan pour venir se doucher à Calais."

sarko sangatteSi l’on aborde la situation des migrants de Calais, il faut remonter la chaîne des responsabilités et l’on tombe alors évidemment sur Nicolas Sarkozy (maudit soit son nom) : c’est lui qui a ordonné la fermeture du camp de Sangatte. "Aussitôt après la fermeture de Sangatte en décembre 2002, Nicolas Sarkozy paradait : « Le problème est réglé ». Six ans après, il n’y a vraiment pas de quoi être fier. Mais aujourd’hui, on a fini par presque s’habituer à ce qui constitue la base du sarkozysme : l’effet d’annonce et puis plus rien", résume Marianne2. Même son de cloche du côté du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) : "À Calais, en novembre 2002, M. Sarkozy fait fermer le camp de Sangatte et déclare illico que «  le problème est réglé  ». Grossier effet d’annonce médiatique, la fermeture ne fait que rejeter à la rue des centaines de réfugiés qu’alors la police du ministre de l’Intérieur pourchasse, traque, brutalise et humilie quotidiennement depuis. Des personnes membres ou pas du Collectif C’sur décident, face à cette situation humainement insupportable, de leur apporter une aide humanitaire en leurs fournissant des repas, des vêtements, des douches et un hébergement pour une ou deux nuits. Alors que ces actions déclarées publiquement se déroulent depuis plusieurs mois, et malgré les menaces sans cesse réitérées de la part de la police du ministre de l’Intérieur, le 22 avril 2003, la police débarque au petit matin chez l’un d’eux, Charles Frammezelle, dit Moustache, pour le placer en garde à vue. Puis il est mis en examen pour «  aide à l’entrée ou au séjour irrégulier d’un étranger, en bande organisée  » (article 21), un délit puni de 10 ans de prison."

Sarkozy est donc clairement le premier coupable de la situation. Ce qui ne l’empêche pas de déclarer, dans une interview du 27 janvier 2005 : "Cachez ce sein que je ne saurais voir  » était la théorie en vigueur quand je me suis saisi de ce dossier. Et je m’en suis saisi parce qu’il y avait la souffrance de ces malheureux dans le hangar et des gens de Sangatte et de sa région qui n’avaient pas à supporter ce que les autres ne voulaient pas supporter. D’ailleurs, si nous n’avons pas eu d’incidents trop graves c’est parce que les gens du Calaisis ont été remarquables de calme et d’ouverture. Quand j’ai fermé le hangar, on a dit que ce serait la catastrophe. C’était faux ! L’immigration clandestine a été divisée par dix. Bien sûr tout n’est pas résolu, en raison notamment de junglel’attractivité du marché du travail anglais. Cependant, nous avons supprimé cet abcès de fixation et soulagé les habitants de Sangatte et de la région. Qui pourrait me reprocher d’avoir agi ?" Ignoble d’hypocrisie et de mensonge. La Voix du Nord rétablit la vérité : "Fin 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, ferme le centre de Sangatte créé trois ans plus tôt. Il pense régler cette omniprésence de migrants, les rixes, et les dégradations qui exaspèrent les riverains. Les candidats à l’immigration, une poignée après cette décision, errent dans les rues de Calais. Sept ans plus tard, ils sont plus de 800 à squatter, construire des cabanes."

moustacheL’article du Gisti que nous citions plus haut date de mai 2003. Le délit de solidarité, déjà. Qu’est-il advenu de Moustache ? Il a été condamné et dispensé de peine. Pour le ministre de la Persécution des étrangers, le vil Éric Besson, "le délit de solidarité est un mythe". Le militant humanitaire, même dispensé de peine, a pourtant bel et bien été condamné. Et Jean-Claude Lenoir, vice-président de l’association Salam, qui aide elle aussi les migrants, a connu le même sort. Alors Besson calomnie : "Deux bénévoles humanitaires ont été condamnés avec dispense de peine en 65 ans pour être entrés dans la chaîne des passeurs : en clair, ils avaient transporté des fonds, pris de l’argent à des étrangers en situation irrégulière qu’ils avaient apporté à des passeurs". Lenoir et Moustache ont annoncé en avril qu’ils portaient plainte pour diffamation. Il sera intéressant de suivre les suites données à leur action en justice. Comment Besson, en digne représentant de l’indigne de l’Élysée, compte-t-il gérer l’explosive situation de Calais ? "Le problème calaisien relève de la psychanalyse politique, analyse Olivier Berger dans La Voix du Nord. Côté français, le nom de Sangatte est tabou. Sans qu’on sache vraiment pourquoi sinon que c’est le patron qui l’avait fermé en 2002. Comme Berlusconi qui avait parlé de vacances en camping pour les réfugiés du tremblement de terre de L’Aquila, les ebAfghans seraient aussi bien dans la « jungle ». Cet accueil rude (censé dégoûter les candidats) relève de l’absurde. Comme si dans les montagnes afghanes, on disait à un jeune fuyant un taliban qui veut en faire un kamikaze : « Va pas à Calais, c’est trop dur. » Résultat, les migrants sont de plus en plus nombreux. Malgré tout, fidèle à la ligne « pas de nouveau Sangatte », Éric Besson annoncera aujourd’hui à Calais «  des mesures légères, des mesures qui permettent de mieux traiter les personnes, sans installer quoi que ce soit en dur  ». Pour des bungalows de douches ou de distributions des repas OK, pour un préau d’accord mais surtout pas plus, pas mieux." Seule erreur, on l’a vu, les douches ne sont toujours pas là. Après Sarkozy, après Besson, venons-en à l’échelle locale.

besson bouchart"Le Secours Catholique a déposé un permis de construire, mais la mairie a dit non", expliquait donc, à propos du manque de douche, l’infirmière interrogée par LibéLille. La maire de Calais, UMP, se nomme Natacha Bouchart. C’est elle qui refuse les douches aux migrants. Et qui a indirectement la mort de l’Érythréen de 20 ans sur la conscience. À l’image de Besson, aux côtés duquel elle est photographiée ci-contre, elle incarne parfaitement l’ignominie sarkozyste : "Vous ne pouvez pas comprendre la situation. Pour cela, il faudrait que vous preniez un appartement et restiez six mois à Calais. Vous verrez la difficulté économique lourde de la ville. Que personne ne prend en compte la population calaisienne qui, elle, n’a pas droit à quatre repas par jour. Notre population se sent lésée, car elle est en plus grande difficulté que les migrants. J’en ai croisé aujourd’hui, ils sont bien habillés, ils ont le téléphone, ils ont quatre repas. Et je rappelle qu’ils sont là volontairement, c’est leur choix de vivre dans la rue", a-t-elle osé déclaré le 20 février 2009. Offrons-lui un rappel visuel des conditions dans lesquelles (sur)vivent les migrants, emprunté à l’album photo de l’association Salam.

salam1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu’il doit faire bon habiter ces luxueux bungalows, si bien chauffés en hiver ! "Ils sont là volontairement, c’est leur choix de vivre dans la rue" ! On plaint de tout cœur les habitants de Calais qui sont, selon leur maire, "en plus grande difficulté que les migrants"... Reproduisons un communiqué de la Ligue des droits de l’Homme Nord-Pas de Calais : "Vendredi 10 avril, Jean-Pierre Dubois, président national de la Ligue des droits de l’Homme, était venu à Calais à la rencontre des migrants vivant au milieu de tas d’ordures, sans eau ni électricité et s’était indigné : «  On ne laisserait pas vivre des chiens comme ça… Nous sommes face à une politique inhumaine." Suit un résumé chronologique édifiant de l’évolution de la situation : "21 avril : A la veille du retour à Calais d’Éric Besson, 200 migrants, essentiellement des Érythréens et des Afghans, sont interpellés. Ils seront libérés dès le lendemain de la visite du ministre. Natacha Bouchart, maire de Calais, déclare qu’il faut une intervention de l’armée. 23 avril : Monsieur Besson annonce le démantèlement de la jungle et la destruction des réseaux de passeurs. «  Le problème de Calais, ce n’est pas qu’il y a trop de répression policière, c’est qu’il n’y en a pas assez. Nous allons mettre en place une opération conjointe de police sur les réseaux ferroviaires et autoroutiers avec l’Allemagne et l’Italie et élaborer un plan complet pour non!assurer l’étanchéité du port et du tunnel.  » Coût : 10 millions d’euros pour les 5 machines de détection ! Depuis lors, les opérations coups de poing se multiplient. Elles visent en principe les passeurs mais frappent en réalité les migrants eux-mêmes. 6 mai : 39 Afghans et Pakistanais sont interpellés par la PAF (police de l’air et des frontières, NdA), 9 sont placés en garde à vue à Coquelles et leur camp est démantelé. 11 mai : la PAF intervient à Steenvoorde avec brutalité. « Ils ont tout brûlé, les tentes, les vêtements, la nourriture, s’indigne un militant, c’est abominable, inadmissible… » (...) le site Eurotunnel est enclos de 17 kilomètres de clôtures à très haute sécurité et rien qu’en 2008, 6 millions d’euros ont été affectés à la sécurité des lieux. Mais ce n’est pas assez pour monsieur Besson qui veut faire plus encore : sans doute est-ce ce qu’il appelle « humaniser une politique de fermeté » ! Il envisage avec son collègue britannique un échange de compétences avec notamment la mise en place de vols communs pour des retours forcés à destination de l’Afghanistan, feignant d’oublier que ces migrants risquent la mort dans ce pays en guerre. Alors, bien sûr, maintenant à Calais, outre le dispositif pour demander l’asile en France et informer sur l’aide au retour volontaire, il y a un point d’eau, et on concède même quelques douches… mais à condition que le point d’accueil existant soit reculé à dix kilomètres à l’intérieur des terres ! Lamentable alibi et pitoyable cache-misère de cette honteuse politique ! Il est intolérable qu’une telle politique soit mise en œuvre au nom de la République française, c’est-à-dire en notre nom à tous, dans la patrie des (...) Emile Zola, Jean Moulin et René Cassin !"

Un autre cliché pour notre maire UMPiste, qui juge les conditions de vie des migrants quasiment dignes du Club Méd’.

salam2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà comment, depuis la fermeture de Sangatte ordonnée par Sarkozy et assumée par Besson - "La fermeture de Sangatte était nécessaire. Elle était même indispensable", déclarait-il le 27 janvier 2009 - , la France, feue patrie des droits de l’Homme, traite ses migrants à Calais.

nbEt son maire qui les décrit comme "bien habillés, ils ont le téléphone, ils ont quatre repas" ! Natacha Bouchart, vous nous donnez envie de vomir.

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38 Messages de forum

  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 10:42, par Corporatocracy

    A bas les frontières : http://calaisnoborder.eu.org/

    SôS Soutien ô Sans-papiers - lettre ouverte a la LDH : http://www.indymedia.org/fr/2009/06...

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 11:00, par Duszka
    Très bel article, Olivier. Ne pas oublier que la fermeture de Sangatte a été "assumée" grandement par... Jack Lang ! ça devrait lui compter pour intégrer le gouvernement, non ?

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 13:39, par BA

    Le clan Balladur-Sarkozy et l’attentat de Karachi, suite.

    La police judiciaire cite le nom de Sarkozy dans une affaire de corruption.

    Comme Bakchich le révélait le 25 juin 2008, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et de ses sous-marins.

    Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg sous la houlette de Jean-Marie Boivin, un ancien cadre maison à l’entregent important (contacté jeudi 11 septembre 2008, il n’a pas souhaité répondre à nos questions) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers. Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde.

    Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget du gouvernement d’Edouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne.

    Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur synthèse que Bakchich a pu consulter l’un des documents mis sous scellé : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Edouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ».

    Traduction : Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Edouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens.

    Rien que ça.

    Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense.

    Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4 %, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux… Comme nous le révélions ici, l’intermédiaire jugé trop balladurien a été viré dès l’accession de Jacques Chirac à l’Elysée.

    Mais bon, tout cela semble relever selon le parquet de Paris de sujets tout juste bon à intéresser les journalistes… mais pas les juges. Les documents figurent pourtant au dossier des magistrats Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin : répartitions d’argent, contrats d’intermédiaires, sociétés immatriculées au pays du Grand Duc, tout y est si l’on veut bien gratter.

    Mais habile procédurier, le procureur de la République Jean-Claude Marin a circonscrit l’enquête à quelques barbouzes payés par DCN. Ces derniers se renseignaient tous azimuts sur l’avancement du dossier des frégates de Taiwan, sur les activités d’Alain Gomez, l’ex-patron de Thomson-CSF (devenue Thales) ou sur le décès d’un employé de la même boite, Bernard d’Escrivan, dont la mort a semble-t-il intrigué la direction de DCNI. Mais sur les bénéficiaires réels des commissions des contrats d’armement, personne ne cherche à savoir.

    Mon lien : http://www.bakchich.info/La-police-...

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 13:57, par PMB

    La fermeture de Sangatte reste exemplaire de la soi-disant efficacité sarkozienne : on dit qu’on a résolu un problème, alors qu’on s’est contenté de cacher la merde au chat sous le tapis.

    Sauf qu’ici, la merde est faite d’humains. Et parfois, d’humains morts.

    Mon lien : http://tinyurl.com/67j7vy

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 20 juin 2009 20:37, par Olivier B.
      Voilà, exactement, cher Pierre-Marie. J’ai lu le billet des Suiveur(s) hier en début de soirée, effectué mes recherches en une heure hier soir et écrit le tout de 5h 30 à 9h 30. Dans une urgence ressentie. Il faut encore et toujours dénoncer ces agissements, confronter les déclarations et les faits et placer ces fourbes malfaisants devant leurs contradictions et responsabilités. Mais le pire, c’est cette phrase dans La voix du Nord : "Chez les Calaisiens, le ras-le-bol et la colère sont montés d’un cran et prennent de plus en plus le dessus sur la compassion." Heureusement le journaliste précise : "Et ce depuis quelques semaines. Depuis la visite d’un certain Éric Besson". Puisse la colère du peuple se tourner non vers les pauvres hères mais vers les cyniques du pouvoir.

      Mon lien : Plume de presse

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 20 juin 2009 22:34, par Patience

      Oui, il y a et "l’efficacité" (qui ne doit l’être que symboliquement pour que la propagande de l’efficacité puisse continuer) et l’instrumentalisation de cette question à des fins électoraliste, de contrôle et d’assujettissement de l’individu à un passeur, une entreprise, un milieu... Penser l’immigration, les mouvements, la démographie, des chercheurs le font ; les politiques, non. Ils ne "pensent" que la gestion du spectacle de la migration, la peur, la-lutte-contre-l-immigration comme fond de commerce, la vraie/fausse fermeté, d’un phénomène et une nécessité qui ont été réduits à une bête mécanique des fluides. Le fond de tout ça n’est pas uniquement sarkozien (il ne fait que surenchérir, pérorer), il est une manifestation de ce que la "politique dominante" est aujourd’hui.

      Et le 28 juin, on vote à Hénin-Beaumont...

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 16:09, par Duszka
    Il y a longtemps que je me disais, et je pensais que beaucoup se disaient la même surtout les journalistes, qu’aussi riche qu’il soit un parti ne peut assumer ni financièrement ni "déontologiquement" deux campagnes présidentielles, ça tombe sous le sens. Comme Balladur ne devait, pas plus que Sarko, payer de sa poche il fallait bien aller chercher l’argent dans les recoins. Comme aux USA le complexe militaro-financier est une affaire juteuse y compris pour déclarer des guerres indues dans leurs raisons et pour fomenter des barbouseries ignobles.

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 19:47, par dan

    bonsoir

    Merci pour cet article.

    Natacha Bouchart, vous nous donnez envie de vomir.

    Pas seulement elle mais aussi tous ceux qui votent pour ces partis qui mettent en place une telle politique.

    Je sais que mon commentaire est banal mais sur ce sujet je tenais à participer.

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 20 juin 2009 20:18, par Olivier B.
      J’ai souvent observé que les billets qui traitent de la politique d’immigration inhumaine du faux-nez de l’extrême droite au pouvoir en France ne sont pas ceux qui attirent le plus de visiteurs... Donc merci de montrer par votre réaction que décidément, non, nous sommes quand même un certain nombre qui ne nous en foutons pas comme de l’an 40. Encore que l’an 40 soit un mauvais exemple ;-)

      Mon lien : Plume de presse

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      • E.T. 21 juin 2009 21:00, par Phiplaf
        Y aurait-il un effet Welcome comme il y aurait eu un effet Home ?

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        • E.T. 22 juin 2009 09:55, par dan

          bonjour

          Beaucoup d’associations, de journalistes et même France 2 avaient parlé de ces infamies bien avant Welcome. Et si ce film a réveillé quelques consciences , comment ne pas s’en réjouir.

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 20:22, par Christine

    Ben voilà, la différence entre un journaliste et une blogueuse :-)) Beaucoup plus de saloperies énumérées dans le billet du journaliste.

    Ces gens sont répugnants et il serait bien temps que la population au nom de laquelle ils prétendent agir les virent d’un coup de pied au cul !

    Mon lien : Les suiveurs des choses

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    20 juin 2009 22:30, par Fajua
    Combien des nombreux spectateurs de Welcome et émus par le film, auront connaissance de cette affaire ? :-(

    Mon lien : Fais mine Nine

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 20 juin 2009 23:44, par Patrick

      Ah bin je l’ai pas vu, ce film (et je m’en fous, que s’en est pas croyable comment je m’en bât).

      Par contre, je n’ai pas croisé cet Olivier-là (*)depuis cette époque, mais à la fermeture de Sangatte, on savait déjà, pour les morts. Et pour la suite : que rien ne changerait vraiment, et qu’il y aurait encore des morts.

      En même temps on prenait pas trop de risques : ça devait être comme ça, vu que c’est pas demain que les pittbulls vont relâcher les mâchoires.

      (*Les Oliviers que je croise font plutôt de bons journalistes, je trouve ;-) )

      Mon lien : Les Suiveurs

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    21 juin 2009 08:24, par LL
    Putain... Non mais c’est pas possible ! Qu’est-ce qu’on attend pour faire tonner l’humanisme dans nos belles sociétés ? http://les-chemins-de-traverse.over...

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    21 juin 2009 09:08, par MAMITA
    Il y avait longtemps que je n’étais pas intervenue sur ton site que je lis tous les jours, parfois 2 ou 3 fois pour voir les nouveaux commentaires, mais je tiens à te dire Bravo, merci de te battre encore et toujours contre les injustices, la misère, la dictature et la forfaiture de tous ces C...s qui nous gouvernent et bravo à tous ceux qui ajoutent leur voix à la tienne ! Continue...

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 21 juin 2009 09:33, par Olivier B.
      Plus que jamais en effet, j’entends continuer sur Plume à éclairer, dénoncer, mettre en perspectives, démontrer, m’insurger, polémiquer et secouer le cocotier. En ce moment, ça représente cinq heures de travail bénévole chaque jour, entre la nuit et l’aube la plupart du temps, mais c’est ce qui me permet d’apporter du fond. Merci aux lecteurs de me suivre et aux commentateurs d’apporter leur éclairage et leur soutien.

      Mon lien : Plume de presse

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    21 juin 2009 09:16, par Dark Pioupiou

    "La maire de Calais, UMP, se nomme Natacha Bouchart. C’est elle qui refuse les douches aux migrants. Et qui a indirectement la mort de l’Érythréen de 20 ans sur la conscience."

    A-t-elle seulement une conscience ?

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 21 juin 2009 09:41, par Olivier B.
      Il faudrait être dans sa tête... Mon analyse subjective est qu’il y a, outre le cynisme et le parti-pris idéologique autoritaire et nationaliste, mâtiné de racisme, aussi une grande part de bêtise. Il faut être vraiment stupide pour faire la déclaration que cette Bouchart a commise en conférence de presse. Et cynique, et pleine d’un parti-pris idéologique autoritaire et nationaliste, mâtiné de racisme ;-)

      Mon lien : Plume de presse

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    21 juin 2009 09:41, par Claude Le Paih

    Bonjour,

    Très belle intervention, dommage qu’ Il y ait une tache au bas de l’article :

    " Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires. L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touchée. "

    " C’était à l’occasion de ce désastreux décret du 15 mai 1791, par lequel l’Assemblée nationale de France admettait les hommes de couleur libres à l’égal partage des droits politiques avec les blancs ".

    Victor Hugo

    Ne serait-ce pas, parce que Victor Hugo, ou Céline, que nous continuons de creuser sans fin, n’ayant pas encore touché le fond de l’indignité humaine.

    Je pense que l’humanité se portera bien mieux lorsque les bien-pensants, de toutes origines, cesseront d’avoir comme référence culturelle des salops et des ordures.

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    21 juin 2009 15:54, par Den

    pour vivre a Calais tout les jours et y travailler, la situation est des plus etranges.

    les migrants sont presques invisibles, n’existant que lors de leurs rares passage en ville durant la journée.

    La ou je travail, ont fait depos pour que les gens puissent apporters des vetements et autre, sinon ont pourais presque oublier se qui se passe juste a coter de nous.

    Calais ville fantome, même pour ces habitants. rien d’exeptionnel ne se passe, hormis parfois de la poudre au yeux. La mairie nous offre un stade pour divertire le peuple, les esclaves sacrifiers son les migrants.

    et maintenant ville en etat de siege, avec no-border qui vient, cela risque d’être sur-réaliste dans les jours a venir.

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  • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie

    22 juin 2009 09:11, par Calaisien

    Avant 2008, le maire de Calais était communiste, il s’appelait Jacky Hénin... Les conditions pour les réfugiés étaient pire qu’aujourd’hui : c’est la nouvelle maire qui a fait installer un robinet dans la jungle (ce qui n’est pas grand chose, certes).

    C’est bien pratique de taper sur la maire UMP, où étiez-vous quand il fallait dénoncer la passivité complice de l’ancien maire PCF ????

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 24 juin 2009 13:39, par den

      une difference majeur existe entre ces deux maires...l’un se vante de trois fois rien, montrant ainsi au electeurs qu’il existe et qu’il vit dans la même ville que eux, donc en comprend les besoins (monetaire propre a lui même)

      l’autre, par contre, suis une politique de positions, montrant a tous se qu’il pense, et qu’il n’en demordras pas...une affaire de references sans doute.

      un anglais passant un jour en ville ma demander ou etait le centre ville, nous etions devant la mairie, j’ai repondue :"ici". ou sont les rues pietonnes ? il y a toujours des rues pietonnes dans les grandes villes ? "pas a calais monsieur...pas a calais."

      nous n’avons pas une ville construite pour ces occupant, mais bien pour certaines personnes.

      sinon, No-border reste silencieux, pour l’instant, et c’est bien la premiere fois que me promener dans les rue de ma ville ne me fait plus peur.

      sacrifier sa liberter au profit de la securiter, le gouvernement sarkozyste marque un point dans notre belle ville. Prions pour que les gens gardent les yeux ouverts.

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    • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 26 juin 2009 02:33, par lorde volde
      Il est sain de critiquer autant l’une que l’autre, l’ancien élu comme la nouvelle élue qui caractérisent le degré zéro de l’humanité. Les habitants de Calais devraient ensemble constituer une liste citoyenne et se prendre en main en virant les faux culs qui les représentent si mal.

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      • Natacha Bouchart, maire de Calais-en-Sarkozie 27 juin 2009 00:00, par den

        malheureusement, peu de personnes sont enclins a sacrifier leurs bonheur ilusoires, même pour une cause depassant le simple cardre de la vie de tout les jours.

        bref, calais reste, et restera une ville morne, les dit calaisiens preferant se terrer dans des probleme absurde pour vivre tout les jours.

        sacrifier sa liberter de penser, de parler et autre contre une securiter et un gomage des réaliters bien presentes.

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