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L’attentat de Karachi, une affaire d’État

De Balladur à Sarkozy

Deuxième partie

lundi 22 juin 2009, par Olivier Bonnet


Première partie - Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? À lire ici.

Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy

sarko balladurAu contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeller le contexte.

Un peu d’histoire

En 1986, le Parti socialiste au pouvoir perd la majorité à l’Assemblée nationale et le président François Mitterrand doit donc doit nommer comme Premier ministre un opposant politique : cet attelage entre un président au mandat en cours mais incapable de gouverner, faute d’une majorité en sa faveur, et un Premier ministre exerçant le pouvoir réel rentrera dans l’histoire sous le terme de cohabitation. Jacques Chirac, président du principal parti d’opposition, le Rassemblement pour la République - qui sera plus tard rebaptisé UMP -, est nommé à Matignon. Deux ans plus tard, il se présente à l’élection présidentielle contre le président sortant, mais le vieux socialiste est réélu. Et voilà que se profile, en 1993, une deuxième cohabitation : à la faveur des législatives, le RPR conquiert à nouveau l’Assemblée nationale. Chirac, demeuré malgré sa défaite le leader incontesté de la droite, refuse cette fois le poste. De nouvelles présidentielles sont au programme deux ans plus tard et il ne veut pas connaître en 1995 la même mésaventure qu’en 1988. Pas question donc de s’exposer en première ligne, à un poste si difficile, pour y devenir impopulaire et à nouveau échouer aux présidentielles suivantes. Après négociations entre l’Élysée et Chirac, Mitterrand appelle un autre RPR, Balladur, député de Paris et ancien ministre de l’Économie de Chirac pendant la première cohabitation. Les rôles semblent bien répartis : à Balladur de gouverner et de prendre les coups qui n’épargnent jamais Matignon, et à Chirac de préparer son accession à l’Élysée.

chirac ballaMais survient alors la déchirure entre ceux qui se disaient "amis de trente ans" : Balladur jouit d’une importante popularité et les sondages le donnent vainqueur de la présidentielle. Il choisit donc de se présenter face au candidat socialiste et à... Chirac, auquel il s’oppose sur la vision européenne. Le président du RPR a rejeté en bloc la construction européenne (appel de Cochin, 1978) et le Premier ministre s’en proclame un partisan convaincu, quitte à abandonner une partie de la souveraineté nationale. Chirac le traitera de traître au gaullisme - trahi une seconde fois par Sarkozy avec le retour récent de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Plusieurs dirigeants du RPR, imités par une partie de l’autre formation de droite, l’UDF, derrière François Bayrou (eh oui !), François Léotard ou Simone Veil, se rallient à la candidature Balladur, dont les deux principaux sont Charles Pasqua et Sarkozy.

sarko ballaDans le gouvernement Balladur, Pasqua est ministre de l’Intérieur, Léotard de la Défense et Sarkozy du Budget, ainsi que porte-parole du gouvernement. La fine équipe fomente ni plus ni moins qu’un putsch sur la droite ! Et Sarkozy occupe dans le dispositif balladurien une place d’importance, comme l’un des plus proches collaborateurs du chef, dont il est du reste à la fois le porte-parole officiel et le directeur de campagne. Si, comme l’affirme le rapport Nautilus qui est, rappelons-le, la piste actuellement suivie par les juges d’instruction enquêtant sur l’attentat de Karachi, les rétro-commissions pakistanaises ont bien servi à financer la campagne présidentielle de Balladur, est-il vraisemblable que son propre directeur de campagne l’ignore ? Alors que cette question du financement, "le nerf de la guerre", est par définition cruciale ? Il nous semble que poser ainsi la question revient à y répondre. Voilà dès lors une première suspicion légitime : compte tenu de la situation personnelle du Sarkozy de l’époque, numéro 2 derrière "Balla", outre qu’il ait été formé à la politique par Pasqua, expert en magouilles de toute nature concernant les financements de campagnes - il est aujourd’hui encore aux prises avec la justice pour des faits de cette nature -, il nous semble peu probable qu’il ignorât tout du petit accord entre les dignitaires pakistanais et son champion.

"Avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy"

bakchichMais il y a aussi, en attendant mieux peut-être, déjà un fait concret, révélé par Bakchich dès septembre 2008, qui relie directement Sarkozy à l’affaire de Karachi : "Dans un rapport de police du 5 mars 2007, remis à deux juges d’instruction, un flic insolent écrit noir sur blanc qu’une société a été créée au Luxembourg en 1994, «  avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy » et de «  Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur  », dans le but de distribuer de discrètes commissions sur des ventes de frégates, de sous-marins et autres joujoux, annonce son introduction. Comme Bakchich le révélait le 25 logojuin dernier, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins. (...) Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg (...) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers. Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde. Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget du gouvernement d’Édouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne. Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur nbsynthèse que Bakchich a pu consulter l’un des docs mis sous scellé : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ». Traduction : Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Édouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. Rien que ça."

Jusque-là, Bakchich ne parle pas encore du Pakistan. Rassurez-vous, ça vient : "Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense. Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4%, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux…" Le rapport direct entre ce "mégacontrat" pakistanais et l’attentat de Karachi est l’explosive révélation du rapport Nautilus. Mediapart mentionne aussi de son côté le même rapport de police : "Les enquêteurs, qui travaillent sur une affaire de corruption au sein de la DCN, indiquent qu’en tant que ministre du Budget Nicolas Sarkozy avait avalisé la création des sociétés implantées au Luxembourg, Heine et Eurolux, qui avaient notamment pour vocation d’abriter les commissions occultes versées à la faveur des principaux contrats d’armement de la DCN." Révélations venant compléter un autre article publié en septembre 2008 et titré Ventes d’armes : la corruption au cœur de la République : "Le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, l’attentat de Karachi en 2002, l’aide au clan Pinochet au Chili, l’espionnage de magistrats et d’hommes politiques, l’affaire des frégates de Taiwan... Les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtent sur un dossier de corruption dans le milieu de l’armement français, découvrent de nombreux éléments pouvant déboucher non pas sur une mais plusieurs affaires d’État. Déjà apparaissent les noms de plusieurs hommes politiques de haut rang : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Edouard Balladur, Charles Millon..."

cp Voilà donc un lien solide entre Sarkozy et Karachi : le ministre du Budget de l’époque a approuvé la création d’une structure destinée à siphonner des rétro-commissions de ventes d’armes, connaissant forcément par définition l’utilisation qui en serait faite - surtout, bis repetita, formé par Charles Pasqua ! -, et ladite utilisation est finalement avérée dans la transaction occulte avec les dignitaires pakistanais. Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.

Dans notre troisième partie, nous nous pencherons enfin sur la défense du chef de l’État, interrogé sur l’attentat de Karachi et les rétro-commissions à destination de Balladur, pour montrer en quoi ses dénégations n’apportent absolument aucun élément susceptible de le disculper de cette grave accusation : avoir été partie prenante d’une opération de corruption massive au sommet de l’État. 

Troisième partie : Vers l’inéluctable étouffement ?

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54 Messages de forum

  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 15:28, par liliM
    Bravo Olivier, excellent travail.

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 15:45, par BA

    Excellent billet ... mais est-ce que les juges vont pouvoir aller jusqu’au bout ?

    Ou alors est-ce que Sarkozy-Fillon-Morin vont leur fermer les portes au nez, en leur disant : " Secret-défense ! "

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 15:46, par annnieday
    Merci Olivier pour ces articles édifiants et de grande qualité !

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 16:02, par EdkOb

    Allez Olivier, continue ainsi.

    De loin, tu es le meilleur (ceci n’engage que moi, mais je suis assez souvent d’accord avec moi).

    Maintenant, il va être interressant de voir si des "médias" de masse osent se pencher sur cette affaire.

    Voilà, des médias de masse.

    Et comme ces médias faits pour les masses reprennent les comuniqués de l’AFP qui reprend les communiqués de l’Elysée ou de Matignon, je ne pense pas que demain les médias de masse osent.

    Sauf peut-être du côté de France-inter, où le tout nouveau patron, ce Val haineux, 2 heures après sa prise de fonction officielle, vire Frédéric Pommier (pour un motf réellement haineux, à savoir avoir cité ... Siné-Hebdo). Lire ici.

    Ceci pour dire que peut-être il va y avoir comme un coup de fronde anti-haineux, et why not, comme un coup de projecteur sur les turpitudes de l’actuel président.

    Parfois, l’info tient AUSSI à des engagements militants. Et rien de tel qu’une bonne colère contre un ami de Sarkozy, pour oser enfin réellement faire de l’info.

    Bravo encore pour tout ce boulot pugnace et qui fait honneur à ta profession.

    Peux-être possèdes-tu le nombnre de connections sur ton site, j’imagine que cela doit grimper en flèche, et c’est tout le malheur que je te souhaite.

    Cependant, tu n’ignores pas à quel point ces politiques clinquants souhaitent museler internet.

    Et dire qu’il suffirait simplement de rappeler des faits, pour effacer du paysage l’immense majorité de ces truqueurs.

    Merci encore de tenter d’y participer. Des faits, voilà ton arme.

    Très amicalement @ bientôt

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 16:31, par jemey
    je suis a peine étonné qu’il y a des liens ... et vu la réaction qu’il a eu quand le journaliste lui a posé la question, Moi elle m’a surprise ... j’aurais été de la famille des victimes je pense que c’est pas l’avocat que j’aurais laissé parlé pour dénoncé cela dans la presse .... j’aurais moi même pris mes responsabilité pour dénoncer le manque de respect, la méprise, la suffisance qu’il a eu .... et j’aurais tapé un scandale direct !!! ... je parle même pas des journalistes qui rigole à la pseudo blague ensuite !! c’est abusé magouille et companies depuis toujours et les mecs veulent qu’on se déplace pour voter leur salaire ????? ils vivent dans quel monde ????

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    • De Balladur à Sarkozy 22 juin 2009 21:22, par navrée...
      Je suis une fille de victime, j’ai réagi sur tf1..ils ont coupé au montage pretextant que ma réaction n’était pas le fond du problème et qu’ils "avaient une hierarchie"..j’ai renvoyé un mail après le reportage pour leur dire que si ma réaction n’était pas le "fond du problème", l’allocution de Mr Sarkozy ne l’était pas non plus (d’autant qu’ils ont passé le moment le + "soft", celui où l’on ne voit pas ce profond malaise que les internautes ont pu déceler). Les familles ont refait une énième demande d’audience (puisque maintenant que le président s’est exprimé en public il ne peut plus nous opposer la "séparation des pouvoir lui interdisant de s’exprimer sur un dossier en cours d’instruction"...il a même fait la conclusion de l’enquête. Les familles ont également demandé des excuses. De toute façon, après avoir été scandalisés nous nous en sommes un peu amusés...il a fait une boulette de communication énorme et malgré tout je ne serai pas aussi impolie et odieuse que lui, je ne l’appelerai pas "ce truc là", parce que mon père issu d’un milieu ouvrier m’a appris une chose que certains ne connaissent apparemment pas..le respect et la dignité.

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      • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 06:50, par Olivier B.
        Merci d’être venue témoigner ici.

        Mon lien : Plume de presse

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      • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 08:34, par LutoPick
        Le respect ?!!! Mais ces délinquants constitutionnels n’ont que du mépris pour nous. Nous ne représentons pour eux, pas plus que le veau mené à l’abattoir. "L’homme n’est pas une marchandise comme les autres".SN :-(

        Mon lien : RESpublica

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        • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 19:06, par Jigme

          @LutoPick. Oui le respect ! Surtout les amis, ne vous avisez pas de dire (et de faire) "œil pour œil dent pour dent" sinon on est mal barré. C’est en connaissant et en respectant son ennemi qu’on le vainc.

          J’ai hâte aussi de lire la 3e partie…

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          • RESpublica 23 juin 2009 19:23, par LutoPick

            Maximilien pensait à peu près la même chose, il n’a pas voulu employer la force il a voulu utiliser la loi de la République qu’il venait de bâtir avec ses compagnons d’infortune, et ses ennemis ont employé la fourberie, la violence et la trahison pour l’éliminer, lui arrachant la mâchoire d’un coup de pistolet pour l’empêcher de parler avant de le tuer. Et la république fut dévoyée.

            Nous connaissons nos ennemis, ils sont irrespectueux, fourbes et méprisant.

            Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

            Mon lien : RESpublica

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          • De Balladur à Sarkozy 24 juin 2009 07:16, par Olivier B.
            @ Jigme : la troisième et dernière partie sera en ligne aujourd’hui.

            Mon lien : Plume de presse

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      • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 17:54, par marsouin

        Il ne mérite pas notre respect ce nabotléon qui ne respecte rien n’y personne, cet arriviste de pacotille. Il faut que cela éclate au grand jour, il faut virer ce genre de personnage qui comme vous pouvez le remarquer, sont lui et ses semblables, liés aux capitalistes qui n’ont pas eu peur de ruiner l’économie mondiale causant la mort de centaines de personnes jetées à la rue sans un sou pour survivre, à travers notre planète pour le seul but de s’en foutre plein les poches !

        Il faut faire éclater la vérité !

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      • De Balladur à Sarkozy 24 juin 2009 19:21, par jemery
        c’est scandaleux le coup de TF1 !!! je suis vraiment dégouté pour vous ... et je suis impressionné par votre attitude ! bon courage !!! pour toute la suite en espérant vraiment que la vérité éclatera et le plus tôt possible .. Tout mon soutien a vous et tous les membres des familles des victimes !

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 16:42, par jide

    Ça c’est du journalisme sabre-au-clair !!!

    bravo et merci pour ton travail..

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 17:40, par Pascalou
    « Sarkogate, je te vois ! »

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    • De Balladur à Sarkozy 30 juillet 2009 02:21, par myriame

      bravo pour l’article...

      "de balladur à Sarkozy"... tiens ça me fait penser à cette histoire de grand emprunt national sarkozy... 16 ans après l’emprunt balladur qui a pesé lourd dans les comptes de l’état le président de la république nous ressert la même mauvaise idée... du réchauffé n’est-ce pas ?

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 18:02, par Nicolas 1 - Burka 0

    Malheureusement il y a plus Grave.

    Alors que la crise fait ressentir ses effets, que l’ISF est une injustice sociale, que nos retraites sont usurpées par la pauvre gente féminine : La France tout entière est en train de se soulever contre ... la Burka !!!

    Et oui, il nous faut réagir, et surtout, il faut que ça fasse la Une de tous les médias qui ont le courage de défendre les valeurs de la République menacées par des muslmans qui construisent des milliards de mosquées sous l’aéroport de Roissy.

    Heureusement que Son Altesse Philippe Val (et Lady Fourest) vont nous ouvrir les yeux sur les vraies menaces.

    Vous égarez le peuple Mr Plume de Presse, il est temps de montrer sa solidarité avec Sa majesté notre Président dans ce combat, le reste n’est que complot.

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    • De Balladur à Sarkozy 22 juin 2009 20:18, par Valdo
      SOn Altesse Val vient déjà de virer Frédéric Pommier... (qui citait trop souvent Siné Hebdo dans sa revue de presse... Val tragique à la matinale ! A part ça remarquable boulot Olivier... qui tranche avec un silence de plomb depuis deux ou trois jours sur cette affaire d’Etat qu’apparemment peu de médias sont tentés de creuser... L’étouffement, déjà ?

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      • De Balladur à Sarkozy 22 juin 2009 20:22, par Olivier B.
        Je pense que ce sera le titre de la troisième et dernière partie. Mais j’entends quelqu’un qui frappe à ma porte. Bonjour Monsieur, qui êtes-vous ? Mais lâchez-moi, pourquoi m’entraînez-vous vers le balcon ? Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah (4 étages, ça fait beaucoup de a) !

        Mon lien : Plume de presse

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        • De Balladur à Sarkozy 22 juin 2009 21:53, par EdkOb

          Déconne pas, c’est en principe à l’heure du laitier que passent les miliciens. Ne te penche pas trop au balcon ;) Cela dit, il fait grand ciel bleu.

          Cela me rappelle un truc déjà pas clair (un seul ce soir, cela suffit) au sujet de Sarkozy, une fois qu’il "débattait" avec Dominique Barella, es-qualité de président de l’USM à l’époque, à la téloche.

          Au cours de l’échange, Sarkozy à clairement dit à DB, dans une phrase pour justifier sa politique ultra-goulaguesque, ".. le soir quand vous rentrez chez vous..." tout en donnant l’adresse précise du domicile du magistrat, ou, si je me trompe, des éléments qui montrent qu’il connaissait l’adresse. Genre "mon coco, je sais où tu habites, qui tu fréquentes, et j’ai des infos sur ta vie privée".

          Le genre de pression qu’il sait parfaitement mettre en œuvre, nous l’avons tous vu au cours de cette séance de maquillage d’avant un JT.

          Émoi et étonnement du magistrat.

          Finalement, que savons-nous de la manière de gouverner de Sarkozy ?

          Je veux dire en plus de son OPA sur les médias, de sa manière de se projeter comme une "acteur" qui joue un rôle et qui du coup se croit obligé d’être à la Une des médias qui le sacralisent, le vénèrent et l’iconisent (j’aime bien celui-ci, iconiser, çà me plaît assez - et en plus, c’est libre de droits !), d’organiser des réunions de "terrains" totalement bidons où les journalistes n’ont pas le droit de poser des questions et où le "public" est composé de militants de son parti. Ce qui fait de belles images à la téloche qui le sait, mais n’en pipe mot.

          Ce que tu es en train de réaliser, en collectant des faits, est tout simplement une première. Réellement.

          Voilà qu’enfin nous assistons à la mise en lumière (de la part d’ombre) de la lente et résistible ascension d’Arturo... de Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca.

          Même si cela ne débouche sur rien (et je ne veux pas te sabrer le moral, mais c’est une éventualité vu l’immense inertie des relais possibles), au moins, tu y apportes ta part.

          Tu es l’incarnation de l’histoire du colibri.

          Et c’est énorme.

          Bon, en même temps, faut pas trop te faire de compliments, juste ce qu’il faut, mais pas trop ;) ;) ;)

          (c’est ma manière de te maintenir sous pression, amicale pression, afin que tu ne te disperses pas et que tu continues ainsi. Si un jour je prends la place de Val, tu seras le premier embauché, sérieux !)

          Bonne soirée.

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 22:27, par general lee
    Bon faudra pas compter sur Pujadas ou Okhrent, pour relayer ce genre de brulot, pas plus qu’inter ou Europe 1...meme le "plan B" se mets à taper sur " les connivences du canard-enchainé", avec le pouvoir, c’est dire...on vit une époque formidable ou la presse d’opposition fait le bonheur du nain en place..merci Olivier pour cette bouffée d’oxygène !

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 23:35, par kako
    Je salut ici un vrai travail de journaliste ; bravo. Il en reste queques uns qui sont amoureux de ce qu’il font et le font bien. J’attends la troisième partie avec impatience.

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  • De Balladur à Sarkozy

    22 juin 2009 23:53, par VengeurMasqué
    Excellent papier, bravo ! Et pour mettre en perspective le consternant bafouillage de Sarko le Petit sur cette affaire de rétrocommissions pakistanaises, je ne saurais trop recommander la lecture (aussi hilarante que consternante) du florilège des "meilleures" déclarations présidentielles, dans le livre récemment paru "J’vais vous dire un truc !" : 150 pages d’énormités, certaines bien connues, d’autres beaucoup moins

    Mon lien : "J’vais vous dire un truc"

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  • Record !

    23 juin 2009 07:16, par Olivier B.
    Record de fréquentation hier sur Plume de presse : 5819 visiteurs uniques !

    Mon lien : Plume de presse

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 08:14
    Juste bravo et pourtant , et pourtant , personne ne sera inquiete ....dommage

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 08:30, par Duszka
    Juste, MERCI !

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 09:23, par pat30
    Bravo et MERCI.

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 09:47, par BA

    Le 8 mai 2002, à la sortie d’un hôtel de Karachi, un kamikaze avait précipité un véhicule rempli d’explosifs sur un bus, tuant 14 personnes dont 11 techniciens et ingénieurs de la Direction des constructions navales (DCN), qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus par la France.

    Deux islamistes condamnés à mort en 2003 ont été acquittés en appel au Pakistan en mai dernier. Jeudi 18 juin 2009, les deux juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête en France, Marc Trévidic et Yves Jannier, ont informé les familles de victimes que cette piste était abandonnée.

    L’hypothèse désormais retenue est que des officiels pakistanais ont commandité l’attentat pour punir la France de l’arrêt du paiement de commissions en marge du contrat de sous-marins, et pour l’inciter à remplir ses engagements.

    http://www.lepoint.fr/actualites/20...

    Les deux juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête en France, Marc Trévidic et Yves Jannier, vont-ils pouvoir interroger l’ex-premier ministre Edouard Balladur ?

    Les deux juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête en France, Marc Trévidic et Yves Jannier, vont-ils pouvoir interroger l’ex-ministre de la Défense François Léotard ?

    Les deux juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête en France, Marc Trévidic et Yves Jannier, vont-ils pouvoir interroger l’ex-ministre du Budget Nicolas Sarkozy ?

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 09:53, par CD
    Merci de ce bon travail de journaliste. Il nous reste à faire tourner vos articles vers tous nos correspondants internautes. Le silence sur cette affaire depuis l’inoubliable commentaire de Sarko à Bruxelles est pitoyable sur les medias.Le niveau du vocabulaire du guignol présidentiel est à la hauteur de sa vulgarité ("truc, grotesque" ... ! Ce qui réchauffe le coeur est de constater qu’il y a encore des journalistes engagés et qui ont des c... Merci, O.Bonnet.

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 10:05, par Olivier B.
    A venir la troisième et dernière partie. Comme disait Morandini : "Ne zappez pas !" ;-)

    Mon lien : Plume de presse

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 11:49, par jf
    Surprise ce matin sur inter à 7h15 : la séquence "reporter" est consacrée à cette affaire. Bonne surprise : le reportage très factuel rappelle le cadre général, puis reprend les infos du rapport nautilus, et cite la réaction de sarkozescu pour la forme, ce qui ridiculise quelque peu ce dernier.

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      • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 12:41, par Olivier B.

        Fajua, JF et Patience : le trio gagnant !

        Il est en effet réconfortant que France Inter ait abordé l’affaire, d’abord, et l’ai fait de façon suffisamment précise ensuite.

        Mon lien : Plume de presse

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      • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 22:49, par mfgtour

        Merci pour le lien. Je l’ai écouté : excellent, bravo. Mais il y a 3 coupures ! Pour un truc qui dure 4’ c’est pas mal...

        Voici ces coupures :

        1/ de 1’57" à 2’01" : "c’est un proche de Jacques Chirac....................freza ( ?) c’est l’organisme public chargé des ventes d’armes"

        2/ de 3’07" à 3’13" : "alors pourtant plusieurs éléments indiquent..........du personnel de la DCN le 26 janvier 2002"

        3/ de 4’00 à 4’05" "mais on ne voulait..............serait interrogé sur les mobiles de l’attentat"

        Convenez qu’elles brouillent l’écoute...

        [On arrive à remplir les trous avec le verbatim de france inter sauf pour la 3° coupure (interview de l’avocat des familles)]

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 18:22, par Patience

    "Le PS veut une mission d’information sur l’attentat de Karachi"

    http://fr.news.yahoo.com/4/20090623...

    "Le parquet de Paris a assuré lundi qu’il n’existait aucun élément objectif accréditant la piste militaire pakistanaise dans l’enquête sur l’attentat de mai 2002."

    Quelle surprise...

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 21:27, par BA

    Le Conseil de l’Europe invite la France à revoir son projet de suppression des juges d’instruction dans un rapport sur "l’utilisation abusive du système judiciaire répressif motivée par des considérations politiques", présenté mardi 23 juin à Strasbourg.

    Selon l’ancienne ministre de la justice allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, qui présentait le rapport, si l’on décide de supprimer le juge d’instruction, "certaines conditions essentielles devront être satisfaites pour éviter l’impression que cette réforme vise à protéger la classe politique de tout contrôle judiciaire".

    http://www.lemonde.fr/europe/articl...

    Sabine a tout compris !

    Si Nicolas Sarkozy veut supprimer les juges d’instruction, c’est parce que cette réforme vise à protéger la classe politique de tout contrôle judiciaire.

    Plus précisément :

    Si Nicolas Sarkozy veut supprimer les juges d’instruction, c’est parce que cette réforme vise à protéger le clan Balladur-Sarkozy de tout contrôle judiciaire (frégates vendues à Taiwan, sous-marins vendus au Pakistan, commissions, rétro-commissions, attentat de Karachi, etc.)

    http://www.bakchich.info/article499...

    Mon lien : http://www.bakchich.info/article654...

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 21:41, par BA

    Quelle sera la priorité du gouvernement Fillon 2 ?

    Réponse : supprimer les juges d’instruction.

    Dans l’affaire des frégates de Taiwan, les juges d’instruction Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin se rapprochent dangereusement du clan Balladur-Sarkozy :

    http://www.bakchich.info/article499...

    http://www.bakchich.info/article654...

    Dans l’affaire de l’attentat de Karachi, les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier se rapprochent dangereusement du clan Balladur-Sarkozy :

    http://www.lepoint.fr/actualites/20...

    D’où l’importance du remaniement : Michèle Alliot-Marie est nommée numéro 2 du gouvernement, et c’est la seule ministre à avoir le titre de ministre d’Etat. Elle est secondée par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat.

    Le portefeuille de ces deux ministres : la Justice.

    Le rôle de ces deux ministres : supprimer les juges d’instruction.

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    • De Balladur à Sarkozy 23 juin 2009 23:00, par mfgtour

      Excusez-moi BA (Bonsoir) mais je ne vois pas où, dans le lien que vous citez

      Dans l’affaire de l’attentat de Karachi, les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier se rapprochent dangereusement du clan Balladur-Sarkozy :

      http://www.lepoint.fr/actualites/20...

      il est fait état d’un tel rapprochement ?

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 23:26, par BA

    Les deux juges d’instruction chargés de l’affaire, Yves Jannier et Marc Trévidic, ont officiellement informé les victimes jeudi 18 juin 2009 qu’ils privilégiaient le scénario d’une implication des services pakistanais. Selon des participants à la réunion, le juge Marc Trévidic leur a déclaré que la piste d’une opération commanditée par des militaires pakistanais était "cruellement logique". Les juges disposent d’éléments matériels démontrant que le paiement de commissions, légal à l’époque, avait été convenu au moment de la signature en 1994 entre la DCN et le Pakistan d’un contrat sur la livraison de sous-marins Agosta. D’autres pièces du dossier montrent que le paiement de ces commissions a été interrompu en 1996 sur ordre de Jacques Chirac, devenu alors chef de l’Etat. Enfin, les juges ont obtenu la transmission à leur procédure des documents d’une autre enquête visant la DCN, où est soupçonné un financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via les marchés d’armement, a-t-on appris samedi 20 juin de source proche du dossier.

    http://www.lepoint.fr/actualites/20...

    En clair : le 18 juin 2009, les 2 juges d’instruction ont révélé aux familles des victimes que l’attentat de Karachi n’était pas l’oeuvre des islamistes d’Al-Qaida et que cette hypothèse était désormais abandonnée.

    Si l’attentat de Karachi n’était pas l’oeuvre des islamistes d’Al-Qaida, l’hypothèse que les 2 juges trouvent " CRUELLEMENT LOGIQUE " est l’hypothèse des militaires pakistanais.

    Dans ce cas, pourquoi les militaires pakistanais auraient-ils frappé la France si durement ?

    Parce que la France n’avait pas respecté sa parole à partir de 1996 : les militaires pakistanais se sont sentis A JUSTE TITRE trahis par la France.

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  • De Balladur à Sarkozy

    23 juin 2009 23:43, par BA

    Ce qui est terrifiant dans cette affaire, c’est le choix qu’a dû faire Chirac en 1996. Voici ce qu’a peut-être dû penser Chirac en 1996 :

    " Moi, Jacques Chirac, j’ai deux possibilités aujourd’hui (nous sommes en 1996).

    - 1re possibilité.

    Si je laisse les dirigeants pakistanais continuer à verser des rétro-commissions occultes à l’Association pour la Réforme d’Edouard Balladur, le clan Balladur-Sarkozy va continuer à amasser des sommes énormes. Grâce à ce trésor de guerre, le clan Balladur-Sarkozy pourra financer une campagne électorale à la prochaine élection présidentielle, en 2002. Je devrai donc affronter encore une fois le candidat du PS, et aussi le candidat du clan Balladur-Sarkozy.

    - 2e possibilité. Je donne l’ordre d’arrêter les versements de commissions aux dirigeants pakistanais. Du coup, je coupe les vivres au clan Balladur-Sarkozy. Les balladuriens ne recevront plus un seul centime des dirigeants pakistanais sous forme de rétro-commissions. Les balladuriens seront incapables de financer une campagne présidentielle contre moi en 2002. Les dirigeants pakistanais seront fous furieux, mais tant pis : je choisis cette deuxième possibilité. "

    Voici ce qu’a peut-être pensé Jacques Chirac.

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  • De Balladur à Sarkozy

    24 juin 2009 00:09, par BA


      De 1993 à 1995, Patrick Ouart est membre du clan Balladur-Sarkozy. Patrick Ouart est conseiller pour la Justice du premier ministre Edouard Balladur. Patrick Ouart connaît l’affaire des frégates de Taiwan, l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan, le système des commissions versées aux dirigeants pakistanais, et des rétro-commissions occultes qui revenaient dans les coffres du clan Balladur-Sarkozy.

      De 2007 à aujourd’hui, Patrick Ouart est le conseiller pour la Justice de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy lui a demandé d’empêcher les juges d’instruction de boucler leurs enquêtes sur l’affaire des frégates de Taiwan, et aussi sur l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan. Patrick Ouart propose alors une réforme scandaleuse : supprimer les juges d’instruction.

    Lisez cet article :

    « Discret avec les médias mais efficace, Patrick Ouart s’occupe de tous les dossiers ayant trait à la justice quitte à marcher sur les plates-bandes de la garde des Sceaux, Rachida Dati, qu’il ne peut supporter, pointant son incompétence.

    Parce qu’il est beaucoup plus puissant et écouté que la ministre de la Justice, il met en place de nombreuses réformes. C’est lui, et non le cabinet de la garde des Sceaux, qui rédige le discours sur la disparition des juges d’instruction en janvier 2009 qui provoque de nombreuses polémiques : cette réforme priverait les magistrats de leur indépendance. »

    Mon lien : http://www.politique.net/2009031204...

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  • Millon confirme

    24 juin 2009 12:03, par Biniou

    Réaction intéressante de l’ancien ministre de la Défense Charles Millon sur www.parismatch.com :

    Paris Match. Est-il exact que la France ait bloqué le versement de commissions destinées à des intermédiaires pour la vente des trois sous-marins de la DCN au Pakistan ? Charles Millon. Ce qui est certain, c’est que peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m’a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d’armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C’est ce qui a été effectué : chacun d’entre eux a fait l’objet d’une expertise particulière.

    Quelle était la raison de cette “opération mains propres” ? Dans tous les pays du monde, les grands contrats industriels ou commerciaux à l’exportation font appel à des intermédiaires. Ceux-ci sont rémunérés lorsqu’ils effectuent un travail réel et vérifiable. En revanche, il est tout à fait anormal qu’il soit demandé à ces intermédiaires par des officines diverses un pourcentage sur les commissions prévues. C’était le sentiment du président Chirac, avec lequel j’étais en parfaite adéquation. De plus, dès mon arrivée au ministère, les autorités gouvernementales de plusieurs pays m’ont “gentiment signalé” ne pas comprendre la persistance de telles pratiques nuisibles à l’image de la France.

    Cette décision de bloquer des commissions a-t-elle suscité des réactions ? Elles ont été très limitées, mis à part de timides récriminations qui n’ont pas duré longtemps. En tout cas, durant mon passage au ministère de la ­Défense, aucune ­menace de représailles n’a été proférée à l’encontre de la France. Point final

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  • De Balladur à Sarkozy

    25 juin 2009 05:16, par Michou
    J’ai entendu à la radio les nouveaux éléments dans cette affaire. Puis j’ai vu des extraits de la réaction de Sarkozy. La première chose que j’ai pensé c’est qu’il avait eu toutes les peines du monde à garder son calme ! Il aurait pu répondre quelque chose du style " la justice suit son cours" et donc esquiver la question. Au lieu de cela, il s’est emporté "dans le calme", comme il sait si mal le faire lorsqu’il n’a pas un discours à lire tel un ventriloque. Il n’y a pas de mots pour justifier sa réaction méprisante envers les familles des victimes. Je les plains beaucoup car je crois qu’ils ne sauront jamais la vérité et qu’il n’y a pas plus cruel que de ne pas savoir. J’ai perdu mon fils de vingt ans et je ne sais pas pourquoi. Mais je sais que chercher en permanence des réponses aux milliers de questions que l’on se pose est extrêmement difficile à vivre...Quant aux médias, outre qu’ils ne posent jamais les bonnes questions, dans cette affaire, ils sont carrément anesthésiés ! Je les compare aux journalistes américains sous la présidence Bush : ils marchent tous dans le même sens. Sarkozy n’a rien à craindre, pas plus que Chirac, pas plus que Pasqua et bien d’autres encore. On revote allégrement pour des élus qui ont été condamnés, et on se prend à regretter Chirac malgré toutes les casseroles qu’il traîne derrière lui depuis des lustres. Tout cela est consternant mais malheureusement tellement franco français. En tout cas, bravo pour vos trois articles. Je souhaite beaucoup de courage à la jeune fille d’une des victimes qui a écrit sur ce blog. Une nouvelle fois, TF1 ne sort pas grandie de cette affaire. Cordialement MG

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  • On attend la suite

    26 juin 2009 08:34, par agent orange

    Cher Olivier

    Etes-vous fou ?, inconscient ?, courageux ?, intellectuellement honnête ?... Un peu de tout cela je crois.

    Bravo et merci pour cet exercice journalistique rarement vu dans les médias en France, notamment depuis les évènements du 11/9. Celui où l’auteur explore les pistes, juxtapose les faits entre eux pour y faire jaillir une lumière, un coup de projecteur sur les sombres arcanes du pouvoir, bref s’interroge.

    Acadabrantesque aurait dit L’Autre. Mieux que des balbutiements, il est attendu d’une personne mise en cause, des explications, des éclaircissements. Comme les proches des victimes, j’attends de voir comment va se dénouer cette affaire. Ils veulent savoir et moi aussi (comme beaucoup d’autres).

    J’imagine que la communauté internaute suivra attentivement la suite de votre parcours professionnel et personnel (ainsi que celui de votre confrère Philippe Alfroy) et espérons que vous ne soyez pas l’objet d’un harcèlement judiciaire (Denis Robert), d’une campagne de calomnies (Thierry Meyssan) ou victime d’une mort prématurée (Christophe de Ponfily, suicide - tes écrits sur l’Afghanistan me manquent beaucoup ; François-Xavier Vershave, maladie suspecte).

    Meilleure continuation à vous.

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  • De Balladur à Sarkozy

    27 juin 2009 12:34, par burdan
    Excellent travail....... Mais faite un rapprochement avec l’assassinat du général AUDRAN qui était à l’epoque le responsable D.G.A...... C’est un parallele interessant....... Un ancian fonctionnaire de terrain de la dst.

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  • De Balladur à Sarkozy

    10 juillet 2009 15:56, par razbannes
    Vous pouvez soutenir les victimes de cet attentat dans leur recherche de vérité en signant la pétition disponible sur ce lien : http://www.verite-attentat-karachi..... Merci beaucoup.

    Mon lien : VERITE-ATTENTAT-KARACHI.ORG

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