Plume de presse








Accueil du site > On nous cache tout, on nous dit rien ! > Vers l’inéluctable étouffement ?

Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1158

L’attentat de Karachi : une affaire d’État

Vers l’inéluctable étouffement ?

Troisième et dernière partie

mercredi 24 juin 2009, par Olivier Bonnet


Après avoir, dans une première partie, expliqué comment un système de corruption croisée entre la France et le Pakistan, au bénéfice chez nous d’Édouard Balladur, avait causé la mort des 14 victimes de l’attentat de Karachi en 2002, puis établi dans une deuxième l’implication au moins probable de Nicolas Sarkozy, voici notre troisième et dernière partie sur ce scandale d’État.

Troisième partie : vers l’inéluctable étouffement ?
 
sarko confLe héros de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, accordée à Bruxelles le 19 juin dernier, se nomme Philippe Alfroy, confrère de l’AFP qui ose la question suivante : "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Est-ce que, en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?" Le numéro qu’effectue le chef de l’État pour (ne pas) répondre est hallucinant (verbatim et vidéo sur Le NouvelObs.com) : "Enfin écoutez c’est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c’est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C’est grotesque, voilà, c’est ma réponse. Alors qu’est-ce que vous voulez que je vous dise  ? Raisonnement : pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n’auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S’il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille ? Qui peut croire à une fable pareille ? Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu’ils enquêtent. Mais enfin franchement qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus ? Mais, honnêtement, qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus ? Y a 14 ans, de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus. 14 ans après vous venez me poser la question : ’est-ce que vous êtes au courant de rétro-commissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Monsieur Balladur  ?’. Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? Vous, vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque, peut-être à ce moment là je vous aurais… non, mais je ne vous en veux pas mais enfin écoutez franchement. (Soupir). Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd’hui, j’y étais… (rires dans le public) c’est incontestable." Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre : "Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c’est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu’est-ce que vous voulez que j’aille répondre là-dessus ?"

Reprenons : il dit d’abord "qu’est-ce que vous voulez que je vous dise" puis deux fois "qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus" et enfin termine par "qu’est-ce que vous voulez que j’aille répondre là-dessus". Pourquoi s’apesantit-il ainsi sur une prétendue impossibilité de répondre, répétée quatre fois ? Parce que "c’est une fable", qu’il qualifie tour à tour de frégates"ridicule", deux fois, puis de "grotesque", ajoutant, à nouveau deux fois : "qui peut croire à une fable pareille ?" Qui ? Eh bien tous ceux qui connaissent l’affaire des frégates de Taïwan, tout simplement, Monsieur le Président. Exactement le même mécanisme : des commissions occultes versées à des officiels véreux locaux, assorties de rétro-commissions dont la justice française a hélas renoncé à connaître les bénéficiaires (lire L’enterrement de première classe). En quoi ce qui est avéré dans l’affaire des frégates de Taïwan deviendrait-il une fable ridicule et grotesque transposé au Pakistan ? Depuis Taïwan, on connaît le mécanisme, aussi est-il très loin d’être invraisemblable qu’il ait également été mis en œuvre dans la vente des sous-marins au Pakistan. D’autant que les noms des deux sociétés citées pour intervenir discrètement dans la transaction secrète avec le Pakistan, Heine et Eurolux Gestion, sont précisément dans le coup de l’affaire des frégates, nommées par exemple dans cet article de Spyworld de février 2008, citant Le Monde, qui les accuse de renseignement parallèle autour de Taïwan et de l’affaire Clearstream*, d’ "approche de personnalités", de "recherche de sources dans l’entourage immédiat de décideurs politiques français" notamment dans l’entourage de Michèle Alliot-Marie, de "recrutement d’une source dans un cabinet d’avocats, avec comme objectif la manipulation de la source recrutée" et de "missions illégales de lobbying". Ça sent bon les barbouzeries. Tout cela d’après les propres documents internes, saisis dans le cadre d’une enquête préliminaire diligentée par les services fiscaux, des sociétés Heine et Eurolux gestion, créées avec votre aval, rappelons-le (voir De Balladur à Sarkozy). Bakchich écrit aussi : "Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins." Des frégates à Taïwan et des sous-marins au Pakistan, par exemple... Sarkozy-le-pitre a beau répéter, l’air navré, trois fois "franchement" et une fois "honnêtement", l’hypothèse évoquée par le confrère, loin d’une fable, est tout-à-fait plausible (probable ?).

logo"Soit il y a des éléments, donnez-les nous" et "si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu’ils enquêtent", tente aussi le président, qui fait semblant d’ignorer que la justice est précisément en train d’enquêter là-dessus : mauvaise foi flagrante ! Sarkozy réclame des éléments ? Mais le confrère de l’AFP vient de lui en donner : "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995." Est-il censé faire un exposé complet en pleine conférence de presse ? Son rappel est suffisamment clair pour ridiculiser la posture invoquant le soi-disant défaut d’éléments, alors qu’il y en a précisément à foison. Mais s’il faut reposer la question au président, plus détaillée, allons-y : la DCNS, détenue à 75% par l’État et 25% par Thalès, travaille avec les sociétés Heine et Eurolux gestion, que vous connaissez si bien. Elle construit des frégates et des sous-marins. Pour les frégates, elle met en place un système de corruption croisée avec rétro-commissions à destination de politiques français. Pourquoi pas pour les sous-marins ? Alors, Monsieur Sarkozy ?

Pour ne pas répondre sur ce terrain pour lui si glissant, le chef de l’État essaie aussi d’invoquer le temps passé - "14 ans" prononcé deux fois - comme si ça changeait quoi que clownce soit. Ou alors veut-il nous faire le coup de : "j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien" ? Balivernes et foutage de gueule !

Mais le pire de toute cette pitoyable défense réside dans cette phrase : "On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’État n’existe plus". Les bras nous en tombent. Ce n’est pas la première fois que Sarkozy ose pareille déclaration, comme nous l’évoquions dans un billet d’octobre 2006 : "Dans un long entretien publié aujourd’hui dans la revue Le Meilleur des mondes, Nicolas Sarkozy affirme rejeter "la notion de secret ou de raison d’Etat". Il s’explique en mettant en avant le contexte de la mondialisation où "l’on sait tout et en temps réel". Fort bien. Il devrait le dire à son collègue de l’Économie et des finances : on a appris aujourd’hui par l’entourage de Thierry Breton que Bercy a décidé de refuser de remettre à la justice les documents détenus par les services des douanes, dépendant de son ministère, concernant la vente des frégates à Taïwan en 1991. Pour mémoire, le gouvernement Villepin est le troisième à refuser de lever le secret-défense dans cette affaire, après ceux de Lionel Jospin et de Jean-Pierre Raffarin. La demande des juges était motivée par la volonté de démasquer les bénéficiaires des commisssions occultes versées à l’occasion de cette opération, d’un montant évalué à 5 milliards de francs par Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères d’alors. Ils peuvent dormir tranquilles, la transparence n’est pas pour demain" (Secret-défense maintenu sur les frégates de Taïwan). Lisez cet autre article de Plume de mai 2006, qui détaille les circonstances dans lesquelles nos politiques, y compris socialistes, ont brandi le "secret défense" au nez des enquêteurs, interdisant toute investigation avec autant de cynisme que de constance. On connaît l’épilogue : "Ainsi donc, Jean-Claude Marin, procureur de Paris, a requis le 6 août dernier un non-lieu général dans l’affaire des frégates de Taïwan (L’enterrement de première classe, Plume 2008). (...) Sa décision est en effet motivée par le fait que l’enquête "n’a pas permis d’identifier les bénéficiaires" des pots de vin, dits rétro-commissions, versés en marge de la vente par la France de six navires à Taïwan."

secret D

 

 

 

 

 

Donc, Monsieur Sarkozy, on est tellement "dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’État n’existe plus" que, pas plus tard qu’en août dernier, la justice a avoué son impuissance à démasquer les bénéficiaires de rétro-commissions à cause du secret d’État, justement. Et le pire, où vous touchez véritablement au sublime, c’est que vous commettez cette invraisemblable sortie, cette déclaration si imbécile, au même moment que vous venez précisément de faire passer par vos zélés serviteurs de la majorité de nouvelles dispositions étendant le champ du "secret défense" et de la notion de sécurité nationale !

logoAbordons la loi de programmation militaire et citons l’article du 11 juin de Politis : "La ministre de l’Intérieur, sur suggestion de l’Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d’octobre 2008. Il s’agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s’il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. (...) Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l’environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes." Voilà ainsi un nouveau domaine où l’on opposera désormais goulûment le secret d’État à toute contestation judiciaire ou citoyenne : "Ce qui, une fois la loi votée (c’est fait depuis le 18 juin, NdA), autorisera la publication d’un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l’État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu’il s’agisse d’usines manipulant des substances dangereuses ou d’aires abritant des cuves de produits chimiques." Dire que l’UMP se prétend profondément écologiste - surtout depuis certaine élection européenne... -, agitant sans cesse le colifichet du "Grenelle de l’environnement" et son arlésienne de taxe carbone...

afficheL’exposé des motifs de la loi inclut cette phrase : "Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale." Secret d’État pour tous ces domaines donc, mais ce n’est pas tout : "Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l’Environnement, des Transports, de l’Énergie et de l’Industrie sont codifiées." En réalité, on voit qu’il ne reste plus grand chose qui soit à l’écart de cet immense élargissement de la "sécurité nationale", qui justifiera tant et plus d’opposer un secret lourd comme une pierre tombale sur toute tentative de contrôle. "Sécurité intérieure, sécurité nationale, secret défense" : triple formule magique à faire disparaître toute information susceptible de limiter l’impunité dont bénéficie le Pouvoir.

Secret défense étendu et suppression du juge d’instruction

L’extension du domaine de la sécurité nationale pointé par Politis n’est pas la seule infamie envers la démocratie incluse dans la nouvelle loi de programmation militaire (LPM). "Les lgodispositions du projet de loi de programmation militaire 2009-2014 contiennent un chapitre consacré aux nouvelles règles de protection des secrets de la défense nationale dans leurs rapports avec les pouvoirs d’enquête des autorités judiciaires, synthétise pour la fondation Terra Nova Nicolas Braconnay, membre de l’Union Syndicale des Magistrats et auteur de manuels juridiques universitaires. Le projet entend substituer à une législation qui se contentait de prévoir la déclassification des documents couverts par le secret avant leur transmission aux autorités judiciaires, des règles encadrant strictement les perquisitions menées dans des lieux classifiés et étendant la notion de secret-défense à des domaines inédits. Ce faisant, le projet de LPM confie au pouvoir exécutif et à l’autorité administrative la faculté de contrôler des prérogatives essentielles d’enquête relevant de l’autorité judiciaire, sans pour autant assurer mieux la protection du secret-défense, concept dont l’usage se voit indéfiniment élargi."

Voici la conclusion de la note de synthèse : "L’extension mal définie de la notion de secret-défense à divers lieux, en dépit des propositions d’amendement de la commission des lois, constitue le premier motif d’inquiétude. Non seulement le texte crée, avec l’instauration de lieux classifiés par nature, de véritables zones de non-droit, sanctuarisés et inaccessibles aux autorités judiciaires, mais encore il met en place un régime spécifique de perquisition dans un nombre indéterminé de lieux « susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale ». L’exposé des motifs du projet de loi évoque à ce sujet les « services administratifs sensibles ou certains locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense » ; on ne saurait être moins précis. (...) La nécessité, pour toute perquisition effectuée dans un lieu « susceptible d’abriter des éléments couverts par le secret », de se voir précéder d’une décision écrite et motivée adressée au président de la CCSDN (Commission consultative du secret de la défense nationale, NdA) constitue une première atteinte manifeste non seulement au secret des enquêtes pénales, mais encore au principe de séparation des pouvoirs : l’autorité judiciaire se voit en effet sommée de justifier à une autorité administrative le contenu et les motifs des diligences qu’elle envisage d’accomplir pour parvenir à la manifestation de la vérité. (...) Les règles protégeant désormais les lieux classifiés par nature comportent une atteinte plus flagrante encore au principe de la séparation des pouvoirs : les perquisitions en ces lieux ne pouvant intervenir qu’après déclassification par l’autorité administrative, c’est en somme l’autorité perquisitionnée qui autorisera le magistrat à diligenter sa perquisition ! Ainsi, le pouvoir exécutif est mis en jlwmesure de faire obstacle, frontalement et sans recours prévu, à un acte juridictionnel." Même le président de la Commission des lois, l’UMPiste Jean-Luc Warsmann, a estimé en vain qu’il était "du devoir de la Commission des lois d’appeler les députés à ne pas apporter leurs voix" à une loi autorisant "la création de zones de non-droit législatif où les plmagistrats ne pourront jamais entrer" ! Il est cité par Philippe Leymarie, auteur sur son blog du Monde diplomatique qui résume : "à l’avenir, le gouvernement français souhaite éviter d’avoir à faire face à des perquisitions surprise décidées par des juges d’instruction, comme cela s’est produit dans le cadre des enquêtes sur les affaires des frégates de Taïwan, du dossier Clearstream ou de la mort du juge Borrel." En clair, déjà que les enquêtes étaient difficiles avant la nouvelle LPM, les voilà désormais tout bonnement quasiment impossibles.

Comment connaît-on l’implication des sociétés Heine et Eurolux gestion dans le mécanisme de corruption croisée entre des politiques français et des dignitaires de pays acheteurs d’armes ? Par des pièces saisies lors de perquisitions. Perquisitions justement attaquées par l’extension du secret défense. Le verrouillage sera complet avec la suppression annoncée du juge d’instruction, remplacé par un "juge de l’instruction" directement aux ordres du parquet, donc du ministère de la Justice. Croyez-vous qu’il sera alors envisageable de mener une enquête sur les agissements des représentants du Pouvoir (et leurs alliés privés, par exemple en matière d’armement) ? Voilà où nous en sommes aujourd’hui : l’implication de Sarkozy dans l’affaire des rétro-commissions pakistanaises, causes de l’attentat de Karachi en 2002, cmn’est pas loin d’être prouvée. Elle est en outre corroborée par le témoignage de l’ancien ministre de la Défense de Chirac, Charles Millon : "peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m’a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d’armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C’est ce qui a été effectué", déclare-t-il dans une interview publiée hier par le site de Paris Match. C’est exactement ce qu’explique le rapport Nautilus (voir notre Première partie). L’étau devrait par conséquent se resserrer sur Balladur, destinataire des rétro-commissions, et son complice Sarkozy. Or parions notre chemise que l’affaire sera d’une façon ou d’une autre étouffée, à l’aide des actuels mécanismes de défense du Pouvoir ou en exploitant les nouvelles possibilités découlant de la LPM. Déjà, une dépêche d’hier de l’agence Reuters donne le ton des évolutions futures du dossier : "Le parquet de Paris a assuré lundi qu’il n’existait aucun élément objectif accréditant la piste militaire pakistanaise dans l’enquête sur l’attentat de mai 2002. (...) Le parquet va aussi plutôt dans le sens de Nicolas Sarkozy, qui avait qualifié vendredi l’hypothèse de "fable". Rendormez-vous, braves gens, le couvercle ferme bien hermétiquement la cocotte-minute des affaires d’État...

 

* À lire, notre dossier complet sur l’Affaire Clearstream.

 

helpPS : Soutenez Plume de presse !

Ce blog est réalisé de façon entièrement bénévole depuis qu’il s’est vu privé de ressources publicitaires. Or il faut à son auteur assumer les coûteux frais d’hébergement sur un serveur virtuel dédié.

Excluant toute autre solution que la gratuité de consultation pour tous, nous faisons appel à la générosité de nos lecteurs : aidez-nous, en contribuant chaque mois, ne serait-ce qu’à hauteur de deux euros sous la forme d’un abonnement volontaire, à continuer de faire vivre ce blog. Puisque "l’info libre et indépendante ne nourrit pas son homme", cliquez sur le lien ci-contre et cliquez sur le bouton Faire un don depuis la page d’accueil, colonne de droite en bas.

Merci d’avance.

Répondre à cet article

77 Messages de forum

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 15:22, par BA

    Article tout simplement génial.

    Par contre, j’ai quelque chose à te demander.

    Olivier, est-ce que je peux te prendre en viager ?

    Comme ça, quand tu seras mort, j’hériterai de ton appartement ...

    Ne t’approche pas trop des fenêtres avant qu’on ait signé le viager chez le notaire, d’accord ?

    Je te remercie.

    Ton BA.

    Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 24 juin 2009 15:44, par Olivier B.

      Je sais ta contribution à diffuser cette série d’articles, en postant le lien sur des blogs divers et variés que j’ai retrouvés en suivant le parcours des visiteurs. Je t’en remercie. C’est aussi grâce à toi si elle est un tel succès : 9 835 visiteurs uniques pour l’instant en cumulant les parties 1 et 2, en attendant les statistiques de celle-ci.

      Merci à toi donc, et merci aussi à tous ceux qui ont déjà reproduit les deux premiers épisodes in extenso sur leur blog : cette synthèse doit se diffuser le plus possible, c’est pour ça que je l’ai évidemment concoctée.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

  • Paypal

    24 juin 2009 16:10, par sentaugulo

    Le lien "Faites un don" ne marche pas

    Votre dernière action n’a pas pu être terminée

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 16:44, par El Fredo
    Bravo pour cette série d’article, cher homonyme. Je vais de ce pas le poster sur un forum UMP (Planete-UMP pour ceux qui connaissent) histoire de rire un peu (je vais encore me faire traiter de gauchisse).

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 17:14, par filaplomb (éditeur de bonnes nouvelles)

    Bon, si clairement on a un secret défense à géométrie variable et de grande envergure, c’est la fin de la démocratie. Entre la presse caniche, l’Assemblée godillot et la Justice aux ordres, où sont les contre-pouvoirs ? J’espère que cette affaire n’en restera pas là. On parle quand même d’un attentat qui a coûté la vie à 14 personne à cause d’une sombre histoire de corruption en vue des Présidentielles ! :-))

    Bon travail mais malheureusement, le lien paypal ne fonctionne pas et me renvoie ce message : « Votre dernière action n’a pas pu être terminée Si vous étiez en train d’effectuer un achat ou d’envoyer de l’argent, nous vous conseillons de vérifier votre compte PayPal et vos emails dans 30 minutes pour vous assurer que la transaction a bien été effectuée. Si vous êtes parvenu sur cette page à partir d’un autre site, veuillez retourner sur ce site et reprendre votre opération. » Tu devrais carrèment afficher ton IBAN, en fait !!! :-))

    Mon lien : http://filaplomb.20minutes-blogs.fr

    Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 24 juin 2009 18:01, par AS

      Merci pour ces excellents articles...

      Faites le lien avec Clearstream et le proces Villepin ainsi que les plans de guerre sarkosystes pour l’Iran, la loi sur le Niqab/Burka...

      Dans ce milieu on parle a plusiers niveau, j’y vois la la volonte de certaines personnes de nous preparer a de probables operations terroristes entre clans au pouvoir... mais il faudrait que je developpe ce qu’est la stenographie ou l’art de dissimuler des messages dans les articles de presse

      Mais vous avez la un excellent blog que j’ai decouvert au travers du site alterinfo.net

      AS

      Mon lien : http://islamic-intelligence.blogpsot.com

      Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 24 juin 2009 23:06, par Olivier B.
      Exact, désolé, il faut retourner sur la page d’accueil du blog, bouton "Faire un don", colonne de droite en bas, juste en dessous de "Nouveautés sur le Web". Merci :-)

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 18:22, par Duszka
    On comprend pourquoi Alliot-Marie joue les moules sur le gouvernement : elle a de grosses clés en mains la charmante personne. Et maintenant, elle va pouvoir tranquillement suppprimer le juge d’instruction, elle est enfin dans la place ! Il faut regarder de très près ce remaniement ministériel sensé amuser la galerie avec Narcisse-Mitterrand et sa grosse bourde ! C’est un gouvernement bazooka ! Il est temps de numéroter nos abattis ! BRAVO POUR CES TROIS ARTICLES DIGNES D’UN JOURNALISTE VRAI DE VRAI.

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 19:33, par tontonraoul

    Merci Olivier pour cette série fort éclairante...

    Malheureusement pour le don, ton lien vers Paypal ne marche pas.

    Répondre à ce message

  • Bouton Paypal

    24 juin 2009 19:54, par Fajua
    Apparemment, Olivier s’est emmêlé les pinceaux pour son lien "faire un don" de la fin de 3e partie Karachi. Pour les dons, il vaut mieux revenir à la page d’accueil, colonne de droite, scroller un peu vers le bas, et le bouton "faire un don", lui, marche…

    Mon lien : Plume de presse

    Répondre à ce message

    • Bouton Paypal 24 juin 2009 21:12, par general lee
      J’ai beau tout essayer, pour faire un don rien ne marche..SOS !!!!! Pour le reste,le nabot sur la vidéo, semble bien embarrassé, quel imbécile !! pitoyable, de voir le pays gouverné par une telle bande de tarés !! (Fillon, ce soir sur F2..). Pour le reste, les ventes d’armes, plus rien ne m’étonne, Pasqua et Dassault doivent en connaitre un rayon à ce sujet...et toujours pas inquiétés les lascars !!...Et puis le trou de la "sécu"...le "déficit" des hopitaux", mais au fait ; combien coute l’entretien et la fabrication de toutes nos bombes atomiques ? Je serais curieux de le savoir.

      Répondre à ce message

      • Bouton Paypal 24 juin 2009 21:41, par Alouette
        Pourtant, j’y suis arrivée, moi et bien contente d’ailleurs… !

        Répondre à ce message

      • Bouton Paypal 30 juin 2009 13:04, par De La Mata Jeanpaul

        Pourquoi étouffement , les politiques ne sont pas tous pourris , la preuve : " si cela est vrai , qui va s’en servir , les politiques , non ? " Curieux , un général qui a des états d’âmes sur le matériel atomique ... il doit être le général des verts , tout est en fleur en ce moment !

        Sarko s’en servira ... et bien, vous verrez , ça l’arrange ...

        Répondre à ce message

    • Bouton Paypal 24 juin 2009 22:59, par Olivier B.

      Voilà, je confirme, bug sur le lien, retour en page d’accueil, colonne de droite en bas (juste sous la sélection des billets du moment intitulée "Nouveautés sur le Web").

      Merci à tous ! Malgré le bug, presque 120 euros de dons :-)

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    24 juin 2009 21:43, par gill
    Merci pour votre travail. Avez-vous traité ce nouvel élément du dossier : "Les sous-marins ont été vendus à perte" (Je ne l’ai pas vu mentionné, je crois... ?)

    Mon lien : Karachi : une vente d’armes hors normes (Olivier Toscer,NObs)

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 04:36, par Orwelle

    Le monde à l’envers ! Après Le Point, c’est Paris Match qui enquête sur l’affaire. Et c’est rapporté par Rue89 :

    "Charles Millon confirme la piste évoquée par les juges chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi. Oui, dit en substance l’ancien ministre de la Défense, Jacques Chirac m’a demandé de bloquer le versement de certaines commissions sur des contrats de ventes d’armes. Notamment sur celui des trois sous-marins Agosta vendus au Pakistan. Nicolas Sarkozy peut-il continuer à parler de « fable grotesque » ?

    Mieux : ces commissions versées par de grandes entreprises -publiques ou privées- comme la Direction des chantiers navals (DCN), pouvaient être défiscalisées. A condition de les déclarer aux douanes et d’obtenir l’accord du ministre du Budget… Nicolas Sarkozy de 1993 à 1995." :)

    Lagardère se lasserait de NS ?

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 08:10, par BA

    Le Watergate français : un article très important paru dans Libération aujourd’hui :

    Dès le début de l’affaire, les cadres de la DCN (Direction des constructions navales) se montrent convaincus que l’attentat du 8 mai 2002 contre son personnel à Karachi résulte directement de ses engagements contractuels dans ce pays. C’est-à-dire un contrat signé le 21 septembre 1994 pour livrer et fabriquer trois sous-marins au Pakistan. Enjeu : 950 millions de dollars.

    C’est l’une des nombreuses révélations du dossier d’instruction dont Libération a pu prendre connaissance, et qui éclairent l’hypothèse d’un attentat lié à des différends autour de commissions versées en marge de la vente des sous-marins.

    L’avertissement de la DCN.

    Ainsi, le 2 septembre 2002, Philippe Japiot, patron de la branche internationale du groupe, écrit au juge Jean-Louis Bruguière pour que sa société se constitue partie civile. Argument avancé dans ce courrier de trois pages : « C’est à raison de l’exécution de ce contrat que les onze ingénieurs et techniciens ont été assassinés [dans l’explosion du bus, ndlr] dans des conditions particulièrement odieuses et que douze de leurs collègues ont été gravement blessés dans l’exercice de leur mission. » Et d’affirmer que la DCN « se trouvait directement visée par les faits de terrorisme ». Philippe Japiot termine sa lettre en soutenant : « C’est parce que DCN-International a conclu et mené à bien le contrat du 21 septembre 1994 que des personnels ont été pris pour cible. » A la lecture de cette correspondance, personne ne semble croire à l’hypothèse d’un attentat aveugle chez les responsables militaires français (la DCN, dont les avocats ont accès au dossier, est à cette époque une émanation directe du ministère français de la Défense, alors sous la tutelle de Michèle Alliot-Marie).

    Mieux, pour que le magistrat instructeur suive ce raisonnement, Philippe Japiot lui transmet un exemplaire - certes tronqué - du fameux contrat du 21 septembre 1994. Sur les 162 pages de cet accord, Jean-Louis Bruguière n’en reçoit que sept. Celles-ci comportent un sommaire général du contrat, où apparaît l’existence d’une clause numéro 47 consacrée aux paiements de commissions, précédée d’une clause secrète frappée du numéro 46. Jamais le juge d’instruction ne demandera une copie intégrale du contrat.

    Les confidences américaines.

    Pourtant, les premières investigations effectuées à Karachi auraient pu orienter le magistrat. Dès le 11 mai 2002, le procureur Michel Debacq, en charge du pôle antiterroriste de Paris, installe ses quartiers au consulat de France de Karachi pour mener l’enquête en accord avec les autorités civiles pakistanaises. Il reçoit la visite de Randall Bennett, responsable du service de sécurité diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis. Cet enquêteur américain dirige alors depuis quatre mois une cellule d’investigation travaillant en étroite collaboration avec la police pakistanaise pour tenter de retrouver les assassins du journaliste Daniel Pearl. Il répercute à Michel Debacq les confidences que ses équipiers ont recueilli auprès de leurs collègues pakistanais. Selon eux, l’attentat ne serait pas imputable à Al-Qaeda et ne serait pas lié aux tensions entre des groupes islamistes et des puissances occidentales. Le mobile serait à rechercher dans la coopération bilatérale pour la vente et la construction des sous-marins.

    Un courriel émanant d’un adjoint de Bennett, versé au dossier, confirme que dès le 9 mai les policiers locaux privilégient cette analyse. À l’exception de ce courriel, tous les procès-verbaux provenant de ce transport judiciaire à Karachi seront annulés en 2003 par la cour d’appel de Paris, pour vice de compétence territoriale. Simple problème de procédure regrette-t-on alors à la chancellerie. Mais jamais on ne tentera de reconvoquer Randall Bennett pour recueillir dans de meilleures conditions, à Paris, ses informations. Pourtant, l’homme ne se cache pas. Il y a quelques mois, nous avons retrouvé sa trace alors qu’il travaillait pour l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

    L’investigation financière.

    Ces conjonctions d’appréciations s’inscrivent dans un contexte particulier. Entre l’été 2001 et début 2002, une tempête judiciaire secoue les arrangements financiers entre l’état-major de Karachi et la DCN. La Cour des comptes pakistanaise boucle des investigations sur des pactes de corruptions passés par des officiers pakistanais avec des responsables français pour obtenir la signature du contrat des sous-marins Agosta 90B. Le 30 janvier 2002, lors d’une audience devant la première chambre de Rawalpindi, l’amiral en chef de la marine, Mansur ul-Haq, plaide coupable pour avoir reçu des Français près de 7 millions de dollars en guise de remerciement. Le chef du service de renseignement de la marine pakistanaise écope de sept ans de prison, et un capitaine de trois ans de prison.

    Dans le dossier pénal de l’attentat, aucune trace de ces affaires sulfureuses, alors même qu’elles paraissent avoir conditionné le partenariat autour du chantier de la DCN à Karachi. Curieux. D’autant qu’à Paris, des homologues à la Cour de discipline budgétaire partagent le même intérêt pour les volets financiers de ces relations sous-marines. Un magistrat détaché auprès de la Cour sollicite le 28 mars 2002 la levée du secret-défense pour obtenir des comptes rendus de réunions tenues à Matignon (sous le gouvernement d’Edouard Balladur, dont le ministre du Budget était Nicolas Sarkozy), entre le 2 juillet 1993 et le 2 septembre 1994 et portant sur les volets financiers de la vente des sous-marins. Le 6 juin 2002, la Commission consultative du secret de la défense nationale a donné son accord à la déclassification de ces notes. Hélas, là encore, le dossier pénal n’en a pas profité. Jusqu’à présent.

    L’enquête relancée.

    Depuis quelques mois, les juges Yves Jannier et Marc Trévidic, qui remplacent Jean-Louis Bruguière (après son départ pour suivre une carrière politique aux côtés de l’UMP), ne semblent pas vouloir écarter d’emblée l’examen d’un éventuel mobile financier. La semaine dernière, ils confiaient aux familles des victimes qu’il s’agissait d’une « piste cruellement logique ». Deux semaines plus tôt, le 15 mai, ils auditionnaient le directeur financier de la DCN, un ancien cadre de la direction du Trésor. Un pro des comptes qui a éclairé la répartition des 10,25 % de commissions prévues par le contrat, soit près de 100 millions de dollars. Un pactole distribué, parfois de manière occulte, vers divers intermédiaires politiques et militaires en France et au Pakistan. Certains fréquentables, d’autres un peu moins. Après sept ans d’une prudence consommée, l’enquête démarre enfin.

    Mon lien : http://www.liberation.fr/societe/01...

    Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 08:28, par Olivier B.

      Et France Inter cogne très fort ce matin : deux longs sujets en moins de 30 mn. Dans le premier était mis en parallèle le secret défense qui soi-disant n’existait plus et l’affaire des frégates de Taïwan, exactement comme dans mon article :-)

      Décompte à ce jour sur les trois articles cumulés : 12 490 visiteurs uniques. Ça en fait des yeux ouverts :-)

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

      • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 09:15, par Patience

        Oui, il semble que Inter, Libération (via Guillaume Dasquié, lien plus haut) et quelques autres insistent un peu. Combien de temps ?

        Pour "rire" un peu :

        "Encore ministre de la Justice, hier, Rachida Dati, a affirmé à l’Assemblée nationale que « tout sera mis en œuvre pour que la vérité soit enfin obtenue » sur l’attentat de Karachi."

        Répondre à ce message

      • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 09:17, par Jean Bernard

        Bonjour votre synthèse est vraiment bien foutue mais je trouve que vous allez vite en besogne. Aussi vite en tout cas que les brillants éditorialistes chauve du Point ou de L’Express qui ont impliqué à la hâte Ben Laden en 2002 et sont partis dans des délires paranoïaques

        Un seul truc devrait faire réfléchir. Pourquoi commettre un attentat 8 ans après avoir été privé de rétro commission. Je sais que les français sont considérés comme très lents en matière administratif, mais bon ça paraît beaucoup pour se faire payer

        Un journal britannique a émis l’hypothèse que l’attentat de Karachi soit surtout dû à un réglement de comptes pour empêcher que la France ne livre des équipements militaires au rival Indien.

        L’inde a reçu des sous marins français en ...2004 soit juste deux ans après l’attentat de Karachi

        Bref dans ces histoires barbouzardes je retiendrais beaucoup d’options et pas que celle des rétro commissions 8 ans après

        Même si ça n’enlève rien à l’impression désastreuse laissée par Sarkozy sur les questions autour de cet attentat et son hallucinante prestation que vous avez parfaitement mis en lumière

        Répondre à ce message

        • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 21:52, par gill
          à noter (mais je n’ai pas réussi à vous retrouver la source, chez mediapart ou n.obs...) que l’attentat a été précédé d’un avertissement : une bombe désamorcée placée sous la voiture de la femme d’un responsable de la DCN.

          Répondre à ce message

      • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 10:40, par Pilru

        Oui enfin, bof quand même. Ce matin l’édito de T. Legrand était assez ambiguë. Jouant sur le côté invraissemblable de l’affaire, sur l’étonnate ressemblance de la saison 2 de la série Reporter de Canal+, etc. Un édito pas très clair, j’ai trouvé.

        Et puis après 8h : plus rien. Si ce n’est R. Cayrol qui continue son tour des plateaux, pour faire la pédagogie sur le remaniement, pour bien expliqué ce qu’on doit comprendre, ne pas croire... Bref, le relais médiatique parfais.

        Répondre à ce message

        • Vers l’inéluctable étouffement ? 26 juin 2009 21:49, par Talou
          Oui ; Je trouve aussi que France Inter change .... Déjà !!!... Malheureusement, et qu’ils "insistent" beaucoup moins sur certains sujets "honnêtement" (comme dit si bien Zébulon 1er) délicats !!!!

          Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 11:19, par BA

    En 1996, Chirac arrête brutalement les versements des pots de vin aux Pakistanais, et donc le versement par les Pakistanais des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy. Chirac viole la clause 47 du contrat, clause écrite noir sur blanc dans le contrat :

    " 47. CORRUPT GIFTS AND PAYMENT OF COMMISSIONS "

    (photos lisibles à la page 2 du journal Libération d’aujourd’hui)

    Les Pakistanais commencent à négocier pour que les versements reprennent, puis ils décident finalement d’attendre 2002. Les Pakistanais décident d’attendre qu’un nouveau président de la République soit élu en France : ils pensent que le nouveau président reprendra le versement des commissions prévues par cette clause 47.

    Malheureusement pour eux, en mai 2002, c’est Chirac qui est ré-élu. Ils comprennent que les commissions ne seront plus jamais versées. Pour punir Chirac de sa trahison, ils font exploser le bus 3 jours après la ré-élection de Chirac : 11 morts français, 3 morts pakistanais.

    Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse. Les juges d’instruction pourront peut-être aller au bout de cette enquête sur le Watergate français...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 11:46, par klums
    Plus qu’un don vous avez pas besoin de bras ? J’offre du temps de cerveau et des mains si vous êtes sur paris En tout cas merci beaucoup pour cette série d’articles que je me suis empressés de faire suivre. Le monde de l’élite financière apparait de plus en plus (fréquentation de votre site pour preuve) malgré la faible mobilisation de l’opinion !

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 12:50, par Flo
    Un grand merci pour la qualité et la liberté de ta plume... Du grand art !

    Répondre à ce message

  • Teleshopping

    25 juin 2009 14:46, par Patience

    On continue ? (dans un registre moins dramatique)

    "Sarkozy père et fils sont cités au détour d’une affaire de fausses factures"

    http://www.mediapart.fr// ?q=node/43509

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 14:58, par lean
  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 16:37, par paul
    Vive la théorie du complot ! Tous coupables !!! et vous ?

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 21:22, par BA

    Le Watergate français : en 1995, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur a été financée par les rétro-commissions provenant de la vente de 3 sous-marins au Pakistan.

    En 2007, un courrier du procureur de Paris envisage un lien reliant une société, HEINE, et le financement de la campagne d’Edouard Balladur.

    Lisez cet article :

    « La campagne d’Edouard Balladur au coeur de l’enquête sur Karachi.

    Le financement en 1995 de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, que soutenait alors Nicolas Sarkozy, est au coeur de l’enquête sur l’attentat anti-français de Karachi de 2002, confirme un document.

    Ce courrier de 2007 du parquet de Paris, que Reuters s’est procuré, mentionne la société Heine, créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN). Elle était destinée au versement de commissions officiellement légales à l’époque pour faciliter la conclusion des marchés d’armement.

    Citant des éléments de l’enquête, le courrier du procureur envisage un lien avec le financement de la campagne électorale du Premier ministre de l’époque, Edouard Balladur, campagne que dirigeait Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995.

    Les juges d’instruction Yves Jannier et Marc Trévidic pensent que c’est l’arrêt en 1996 puis en 2000 de paiements de commissions au Pakistan, en partie par cette structure luxembourgeoise de la DCN, qui aurait amené des militaires pakistanais à commanditer l’attentat du 8 mai 2002.

    Précipitant un véhicule bourré d’explosifs sur un bus, un kamikaze avait tué à Karachi 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins Agosta.

    Le versement de "commissions" - souvent un alibi pour des opérations de corruption, officiellement déclaré illégal par la France en 2000 - avait bien été convenu dans ce contrat de sous-marins signé en septembre 1994, versé au dossier judiciaire et dont une reproduction est publiée jeudi par Libération.

    Le courrier du procureur Jean-Claude Marin consulté par Reuters détaille les faits découverts sur la société Heine.

    "Plusieurs documents viennent interroger sur la nature exacte de cette activité en lien avec les pouvoirs publics", écrit le procureur, qui fait référence à un document chronologique (1994-2004) d’une page, non daté ni signé, racontant les circonstances de la création de la société Heine.

    Ce document saisi à la DCN mentionne "l’aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Edouard Balladur - NDLR) et celui du ministre du Budget (Nicolas Sarkozy-NDLR) et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour la présidentielle de 1995", explique-t-il.

    Le magistrat ajoute qu’à l’appui des soupçons pesant sur la société Heine, il peut aussi citer les menaces proférées par ses dirigeants, dans le cadre de querelles internes, de "révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées".

    Edouard Balladur ne bénéficiait pas en 1995 des financements de son parti, le RPR, réservés à Jacques Chirac.

    L’ancien Premier ministre Edouard Balladur a nié toute irrégularité dans une déclaration à France 3 le 18 juin. Nicolas Sarkozy a qualifié le 19 juin de "fable" l’ensemble du scénario faisant état de commissions donnant lieu à des "rétrocommissions" en France.

    Cependant, l’arrêt du paiement de commissions au Pakistan et à d’autres pays, après la victoire de Jacques Chirac sur Edouard Balladur en 1995, a été confirmé à Paris Match mercredi 24 juin 2009 par Charles Millon, ministre de la Défense entre 1995 et 1997.

    Il s’agissait de "stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions", a-t-il dit.

    Des auditions déjà menées au sein de la DCN laissent penser que les commissions promises au Pakistan prenaient aussi d’autres circuits que la société Heine et s’élevaient à plusieurs dizaines de millions d’euros au total.

    Le collectif des familles de victimes entend demander les auditions d’Edouard Balladur et Jacques Chirac.

    "On espère aujourd’hui que l’affaire ne sera pas étouffée. D’autres dossiers de ce genre l’ont été mais là, il y a des familles avec des morts derrière, les politiques sont pas tout seul", a dit Magali Drouet, porte-parole du collectif.

    Le Parti socialiste a demandé la formation d’une mission d’information parlementaire.

    "Toute la lumière doit être faite sur ce qui s’est passé", a dit la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie au Sénat jeudi. Elle a assuré que les juges avaient tous les moyens d’agir.

    Mon lien : http://fr.reuters.com/article/topNe...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 22:50, par Patience

    Un quart d’heure à perdre ?

    Affaire évoquée, ce soir, durant le pâté radiophonique de RTL :

    http://www.rtl.fr/emission/18134/on...

    Atterrant !

    Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 25 juin 2009 23:42, par Milla

      Affaire enfin évoquée sur Marianne avec le nom de l’auteur en prime Olivier Bonnet...

      je commençais a me poser de sérieuses questions, mais bien balancé cette affare de Burqa dans les consciences pour étouffer l’info... j’ai posté un com sur Marianne pour leur dire qu’ils avaient marché dans la combine de l’intox, alors qu cette affaire était prioritaire, et bien vu de l’avoir mis en ligne sur agoravox... merci pour ce super boulot qui mérite vraiment un geste de soutien, et au plaisir d’en lire plus encore ...

      Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    25 juin 2009 23:47, par Milla

    quel bins, j’ai suivi le lien en bas à droite sur faites un don, et j’ai cette boite de dialogue ! comment je fais ???

    "Si vous étiez en train d’effectuer un achat ou d’envoyer de l’argent, nous vous conseillons de vérifier votre compte PayPal et vos emails dans 30 minutes pour vous assurer que la transaction a bien été effectuée.

    Si vous êtes parvenu sur cette page à partir d’un autre site, veuillez retourner sur ce site et reprendre votre opération".

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    26 juin 2009 00:15, par mfgtour

    Le héros de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, accordée à Bruxelles le 19 juin dernier, se nomme Philippe Alfroy, confrère de l’AFP qui ose la question

    Et, incroyable, ce "héros" est même le journaliste accrédité de l’AFP pour... l’Elysée !!!!

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    26 juin 2009 10:15, par Olivier B.

    "Beaucoup de blogueurs lisent comme une sombre prédiction le titre du billet d’Olivier Bonnet « vers l’inéluctable étouffement ? ». Il n’hésite pas à y qualifier de « héros » Philippe Alfroy, de l’AFP, le seul journaliste assez consciencieux pour avoir posé, lors d’une conférence de presse accordée à Bruxelles le 19 juin, une question sur l’implication éventuelle du Président dans l’affaire. Même si sa question est restée sans réponse. (...) d’autres, comme Rimbus avec son « Brouillard sur Karachi », décomposent l’affaire entre faits, mobile et pistes, s’inspirant, notamment, des remarquables billets d’Olivier Bonnet sur Plume de presse" : Sylvain Lapoix, Marianne.

    A ce jour, les trois parties de cette série d’articles cumulent 14 820 visiteurs uniques. Merci à tous :-)

    Mon lien : Plume de presse

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    26 juin 2009 13:47, par Patience

    Pour ceux qui peuvent lire la suite (pas mon cas) :

    "Karachi : les révélations de l’homme qui a bloqué les commissions"

    http://www.mediapart.fr/journal/fra...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    26 juin 2009 16:12, par BA

    Le 24 juin 1994, puis le 3 août 1994, deux notes de travail informent la DCN et le gouvernement que si le contrat est signé, le contrat coûtera très cher à la France : entre 47,26 millions d’euros et 99,09 millions d’euros.

    C’est à la page 4 :

    http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/docu...

    Pourtant, le gouvernement décide de passer outre cet avertissement !

    Le gouvernement Balladur signe le contrat le 21 septembre 1994 ALORS QU’IL SAIT QUE LA FRANCE VA PERDRE DES DIZAINES DE MILLIONS D’EUROS SUR CE CONTRAT !

    Pourquoi le gouvernement Balladur a-t-il signé un tel contrat ruineux pour les finances de l’Etat ?

    Réponse : parce que Edouard Balladur avait besoin de beaucoup d’argent pour financer sa campagne présidentielle.

    Edouard Balladur a donc choisi de faire perdre des dizaines de millions d’euros à la France en toute connaissance de cause, parce que ce contrat lui permettrait de financer sa campagne présidentielle grâce à des rétro-commissions.

    Conclusion de ce Watergate français : ce contrat a finalement coûté à la France 76 millions d’euros (lire page 4) et ce contrat a causé la mort de 14 innocents (11 morts français, 3 morts pakistanais).

    Mon lien : http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/docu...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    26 juin 2009 18:14, par Patience

    Un blog répertoriant les liens, les vidéos, les articles sur cette affaire :

    http://karachigate.blogspot.com/

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    27 juin 2009 14:36, par BA

    Le 18 mai 2007, Nicolas Sarkozy nomme Hervé Morin ministre de la Défense.

    Le 23 juin 2009, Nicolas Sarkozy garde Hervé Morin comme ministre de la Défense.

    Question 1 : pourquoi Nicolas Sarkozy tient-il à ce qu’Hervé Morin reste ministre de la Défense ?

    Question 2 : Hervé Morin va-t-il déclassifier tous les documents « SECRET DEFENSE », comme le lui demandent les familles des victimes de l’attentat de Karachi ?

    Question 3 : Hervé Morin n’est-il pas un ancien membre du clan Balladur des années 1993-1994-1995 (autres membres du clan Balladur : Nicolas Sarkozy, François Léotard, etc.) ?

    Question 4 : que sait Hervé Morin du financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1994 et 1995 ?

    Article HERVE MORIN sur le site Wikipedia :

    Carrière.

    Au ministère de la Défense.

    Hervé Morin est chargé de cours à l’université Paris V-René Descartes de 1989 à 1995. Il entre au ministère de la Défense en 1993, comme conseiller technique chargé des relations avec le Parlement, des affaires domaniales et des questions d’environnement, au cabinet de François Léotard, ministre d’État et ministre de la Défense.

    Mon lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Herve_Morin

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    28 juin 2009 14:07, par BA

    Quel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?

    Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :

    - Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ; Total : 89 776 119 francs.

    - Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ; Total : 91 605 688 francs.

    http://www.conseil-constitutionnel....

    Rappel : Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.

    Question : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ?

    Mon lien : http://www.conseil-constitutionnel....

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    28 juin 2009 23:02, par tomy13
    Personne n’ose rapprocher le non versement des commissions avec le feu d’artifice D’AZF...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    29 juin 2009 10:04, par BA

    Dimanche 28 juin, Edouard Balladur est interrogé sur le financement de sa campagne électorale de 1995 et sur l’attentat de Karachi. Cette affaire est abordée de la minute 41 jusqu’à la minute 49 :

    http://www.rtl.fr/fiche/5468221/edo...

    Jean-Michel Aphatie : « On évoque le financement de votre campagne électorale de 1995. Etes-vous certain aujourd’hui, Edouard Balladur, êtes-vous certain, le savez-vous, vous êtes vous renseigné, que votre campagne électorale s’est déroulée sur le plan financier de manière régulière ?

    Edouard Balladur répond : « Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés, contrôlés, validés par l’organe compétent à cet effet. C’est tout ce que je peux vous dire. »

    Fin de citation.

    Rappel : l’organe compétent était le conseil constitutionnel, dont le président était à l’époque Roland Dumas, un modèle d’honnêteté.

    Edouard Balladur conclut : « Si le juge le décide, je me rendrai devant le juge. Je ne lui en dirai pas beaucoup plus que ce que je viens de vous dire. J’en dirai même pas plus. »

    Mon lien : http://www.rtl.fr/fiche/5468221/edo...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    1er juillet 2009 16:15, par El Toro

    Sarkozy , je te vois ::

    Avant même la signature du contrat avec les pakistanais, deux notes internes de la DCN datée du 24 juin et 3 août 1994 estimaient qu’il allait se traduire par des pertes évaluées entre 47 et 99 millions d’euros. Le contrat lésant les intérêts financiers français sera pourtant signé le 21 septembre 1994 par François Léotard, alors ministre de la défense et éminent balladurien Ces éléments sont parfaitement vérifiables. Ils sont issus d’un jugement de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), une émanation de la Cour des Comptes, daté du 28 octobre 2005. A cette date, deux ans avant la fin du contrat qui s’est terminé en 2007, la Cour des Comptes évaluait, elle la perte à 76 millions d’euros. Question 1 : pourquoi le gouvernement Balladur de l’époque s’est-il précipité pour vendre ces sous-marins au Pakistan alors que la vente allait se traduire par un gouffre financier ?

    ....Cela implique qu’en cas de rétrocommissions pour financer la campagne d’Edouard Balladur c’est encore la France dont on détourne les fonds pour un candidat alors Premier Ministre et comme la sortie de ces fonds dépend du ministère du Budget cela implique directement Nicolas Sarkozy, bras droit, de plus, de Balladur lors de cette campagne électorale. Cela sent très fort le Roussi. Cette information enfin éclaire d’un jour nouveau la précipitation de cette vente. Personne de sensé ne va se précipiter pour vendre à pertes. En premier lieu, personne ne vend à perte. Mais si l’on rapproche la date de la signature et celle de la campagne électorale, plus si l’on conjugue le tout avec la supposition de financement par rétrocommissions de la campagne on trouve une nouvelle logique, logique solide et éclairante.

    Mon lien : Sarkozy , je te vois ::

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    3 juillet 2009 14:47, par mfgtour

    De la "fable" de l’attentat de Karachi, par Eva Joly

    Une bombe explosait à Karachi, le 8 mai 2002, tuant quatorze personnes, dont onze Français. Toutes travaillaient, pour la direction des constructions navales, à l’exécution d’un contrat de près d’un milliard de dollars signé en 1994 avec la France pour la fourniture au Pakistan de trois sous-marins. Dès l’origine, les autorités françaises ont suspecté Al-Qaida d’être responsable de cet acte de terrorisme. Or, les juges d’instruction auraient émis récemment, devant les familles des victimes, une autre hypothèse : cet attentat aurait été un avertissement sanglant de certains éléments de l’armée pakistanaise, après l’interruption du versement de commissions à des intermédiaires.

    Charles Millon, ancien ministre de la défense, a depuis confirmé l’existence de telles commissions, et l’interruption de leur paiement sur ordre de Jacques Chirac. Reste que le motif de cette interruption n’est, lui, pas clairement établi. Souci de lutter contre la corruption, ou volonté d’assécher le financement politique de concurrents ? Selon des renseignements parvenus aux juges, en effet, il aurait pu s’agir d’éviter que de possibles rétrocommissions n’aillent contribuer au financement des campagnes d’Edouard Balladur, premier ministre et candidat à l’élection présidentielle à l’époque de la signature du contrat, soutenu par celui qui était alors ministre du budget - Nicolas Sarkozy. Ce dernier, interrogé à Bruxelles sur cette piste d’enquête, l’a qualifiée de "fable" grotesque.

    Nous nous garderons bien de prétendre démêler le vrai du faux dans cette affaire. Nous ne savons pas s’il s’agit bien de la cause de l’attentat, et nous ignorons si ces commissions ont pu donner lieu à des rétrocommissions. Ce qui est absolument certain aujourd’hui, c’est la gravité de l’affaire et de ces accusations, et c’est qu’il faut que cette enquête puisse désormais se dérouler dans de bonnes conditions, afin que les responsabilités, quelles qu’elles soient, soient enfin clairement établies.

    C’est pourquoi nous attirons l’attention du chef de l’Etat et de sa majorité sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir, dans ce dossier comme dans d’autres, deux des réformes actuellement en cours : la suppression des juges d’instruction et l’extension du domaine du secret-défense. Si ces deux textes étaient définitivement votés, il s’agirait d’une entrave considérable à toute enquête sensible, et à la confiance des Français envers l’institution judiciaire.

    ENTRAVES À L’ENQUÊTE

    En effet, une fois les juges d’instruction supprimés et leurs tâches confiées à un parquet soumis au pouvoir exécutif, des questions telles que celle qui a si fort agacé le chef de l’Etat seront bien plus difficiles à soulever... De même, comment expliquer les dispositions iniques nichées dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, qui visent à supprimer la possibilité des perquisitions utiles dans des lieux sanctuarisés, et à étendre sans fondement légitime ni démocratique la notion de secret-défense ? Si ce texte devait passer, malgré les réserves du président UMP de la commission des lois de l’Assemblée nationale et les aménagements mineurs qu’il a pu obtenir, il sera par exemple impossible d’aller saisir dans un ministère ou une entreprise les contrats litigieux, contenant des clauses de commissions illégales ou mentionnant la possibilité de rétrocommissions, terreau de la corruption. Ce serait alors utiliser, en temps de paix, la notion de "défense" pour masquer une criminalité organisée et placer les bénéficiaires de détournements de fonds à l’abri de la justice.

    Quelle étrange différence avec l’abondance de textes sur la sécurité, la répression des bandes et du port de la cagoule ! Ici, on interdit ce qui est visible au grand jour, et tombe déjà sous le coup de nombreuses dispositions pénales. Là, on préserve ce qui est dissimulé dans l’ombre, et déjà presque hors d’atteinte... Au mieux, ces deux projets devenus lois provoqueraient un soupçon systématique sur toutes les enquêtes (déjà largement entravées) touchant à la criminalité financière, à la responsabilité de l’Etat, etc. Difficile alors de parvenir à une société apaisée, à des citoyens et à des justiciables satisfaits et sereins face aux juges et aux responsables politiques supposés les servir. Au pire, ces soupçons se transformeraient en secret de polichinelle, et les pires dérives qu’ils portent pourraient se matérialiser.

    "Si la vérité vous offense, la fable au moins se peut souffrir", écrivait La Fontaine. Pour Nicolas Sarkozy, même la fable semble de trop... Sans doute était-il dans son droit de se défendre contre une mise en cause de son entourage politique ; mais au moins aurait-il pu le faire en prenant la mesure de la gravité de la situation. Il y a dans cette affaire des victimes qui attendent autre chose des pouvoirs publics que des entraves supplémentaires à l’enquête.

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    3 juillet 2009 22:41, par zebu

    Help !!

    Je demande de l’aide car je n’arrive pas à identifier le nom du mandataire du compte de campagne de Balladur en 1995 ... (Cf. lien ci-dessous).

    Et quelques remarques :

    1. "18. Considérant que le compte du mandataire fait figurer en recettes la somme de 53 676 060 F à laquelle le candidat admet que doit être ajoutée une somme de un million de francs correspondant à l’avance versée par l’Etat ; que cette dernière, consentie au candidat selon les termes mêmes de la loi précitée, doit figurer comme "apport du candidat au mandataire " que par suite il y a lieu de rectifier le compte en ce sens ;"

    D’où viennent les 53 676 060 F ? Cela n’est pas précisé. Par rapport au total des recettes (85 676 060 F), cela représente quand même 62,65%, soit presque les 2/3. Sachant en outre que l’emprunt bancaire réalisé au nom de l’association est de 31 000 000 F (soit 36,18%, remboursés par l’Etat, pour frais de campagne), il ne reste donc plus que ... 1,27% à Balladur à trouver pour sa campagne !!

    53 676060 F = 8 182 326 €

    2. "Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 28 et 29 septembre 1995, 3, 5 et 11 octobre 1995, où siégeaient : MM. Roland DUMAS, président, Etienne Dailly, Maurice FAURE, Marcel RUDLOFF, Georges ABADIE, Jean CABANNES, Michel AMELLER, Jacques ROBERT et Mme Noëlle LENOIR. Le président, Roland DUMAS"

    Roland Dumas, ministre des affaires étrangères en 1991 à la signature du contrat Bravo pour les frégates de Taïwan.

    J’attends donc qu’on me signale le nom du mandataire de Balladur en 95. Merci d’avance.

    Mon lien : Décision du Conseil Constitutionnel

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    3 juillet 2009 23:35, par zebu

    Autant pour moi. J’ai mal lu les articles : on parle de "l’Association pour la réforme" d’Edouard Balladur. Mais un article d’Horizons politiques présente cette association comme faisant partie des grands endormis de la droite (début 2008) : http://www.horizons-politiques.com/...

    Et on y voit ... Nicolas Bazire, ancien Dir cab de Balladur, ancien signataire de l’agrément des sociétés luxembourgeoises en question dans l’affaire Karachi.

    Pour Sarkozy, je sais, il était directeur de campagne. Mais Bazire était-il président ou directeur de la dite association en 1995 ?

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    5 juillet 2009 00:58, par Anatole
    Si la presse, pour l’instant, reste bien prudente sur cette affaire, j’imagine que quelques futurs Woodward et Bernstein français travaillent dans l’ombre - ne serait-ce que pour des raisons d’ambitions professionnelles - pour pousser l’enquête à son terme. Mais pour trouver une "Gorge profonde" française, c’est une autre histoire...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    7 juillet 2009 11:41, par El Toro

    Sarkozy , je te vois :: Tibéhirine est, de fait, le contrefeux de Karachi : Y’a t’il eu collusion entre l’Elysée et le Figaro ?

    ...Ce que je trouve troublant dans les révélations de ce général Français, c’est leur proximité d’avec celles concernant l’affaire de Karachi révélée par Médiapart. La TRES mauvaise impression qu’avait laissé le président sur les proches des victimes et sur l’opinion Française dans l’affaire de Karachi se devait donc d’être corrigée.

    Il est donc possible qu’une collusion entre l’Elysée, le Figaro et le "général passant à table" ait eu lieu à ce sujet.

    Une proximité troublante, en tout état de cause - l’image du président en sort renforcée tandis que les relations Franco-Algérienne vont sans doute prendre un sérieux coup de froid dans les jours à venir.

    Il ne fait aucun doute que l’hypothèse que j’avance n’est qu’une hypothèse parmi d’autres à ce sujet. Mais si un coup de froid diplomatique avec l’Algérie ne servait qu’à redorer l’image d’un président très impliqué dans l’affaire de Karachi, cela serait tout de même très révélateur sur les relation qu’entretient un président au sujet de son image. Et si de plus cette nouvelle affaire venait à mouiller Jacques Chirac...qui s’en plaindrait à l’Elysée.

    Toutes ces hypothèses ne sont l’oeuvre que de mon imagination. Mais qui sait si quelqu’un pourrait m’apporter ces preuves ?

    Mon lien : KarachiGate

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    7 juillet 2009 11:44, par El Toro

    Non versement de commissions ayant entrainer l’attentat de Karachi :: Nicolas Sarkozy a qualifié ces informations de "grotesques". "Qui peut croire à une fable pareille ?", Qui ???

    Le juge Bruguière doit donc des comptes et s’expliquer : Pourquoi, alors que le procureur Debacq anti-terroriste s’oriente vers la piste pakistanaise ne s’oriente-t-il que vers la piste Al Qaida ? Pourquoi (source Libération) alors que le 2 septembre 2002, Philippe Japiot, patron de la branche internationale du groupe, lui écrit pour que sa société se constitue partie civile : « C’est à raison de l’exécution de ce contrat que les onze ingénieurs et techniciens ont été assassinés [dans l’explosion du bus, ndlr] dans des conditions particulièrement odieuses et que douze de leurs collègues ont été gravement blessés dans l’exercice de leur mission. » ne poursuit-il pas cette piste ? Pourquoi ne demande-t-il pas l’ensemble des pièces du contrat de la vente d’armes qui pourraient expliquer cet attentat ? Pourquoi les premières pièces apportées au dossier par le procureur Debacq, dont plusieurs disquettes de photos émanant des services américains sous la direction de Bennett ont-elles été annulées et détruites ? Pourquoi malgré ces destructions alors qu’il restait encore un e-mail de ce service américain indiquant que les autorités locales privilégiaient la piste pakistanaise n’a-t-il pas poursuivi dans cette voie ? Pourquoi n’a-t-il pas convoqué monsieur Bennett ? Pourquoi n’a-t-il pas cherché à reconstituer ces documents détruits et annulés - les documents originaux n’ayant eux pas été détruits ...

    Mon lien : KarachiGate

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    7 juillet 2009 13:12, par Orwelle

    France-Pakistan : Affaires sous marines

    Le Président pakistanais ZARDIRI, veuf de BENAZIR BHUTTO, était Ministre des investissements dans le gouvernement de son épouse au moment de l’affaire des trois premiers sous-marins. Il est couramment surnommé au Pakistan « Monsieur 10% ».

    La France tente par tous moyens de récupérer le contrat des sous-marins et veut pousser ZARDIRI à remettre en cause le choix de la marine pakistanaise en faveur des sous-marins allemands. Les pots-de-vin et les rétro-commissions font partie de ces moyens et sur ce terrain les deux présidents pourraient s’entendre comme larrons en foire.

    ZARDIRI a été reçu en France au mois de mai 2009 et à l’issue de cette rencontre officielle, l’Elysée a publié un communiqué surprenant faisant état, dans des termes vagues, d’une future aide de la France à l’industrie nucléaire pakistanaise.

    Les Pakistanais sont par ailleurs très inquiets du nouvel accord de coopération nucléaire entre l’Inde et les Etats-Unis.

    Au moment où la campagne de déstabilisation du régime pakistanais orchestrée par Washington et Tel Aviv fait grand tapage sur le risque de voir les « TALIBANS » s’emparer des armes ou des combustibles nucléaires du Pakistan, les militaires pakistanais imaginent volontiers des experts français visitant les sites nucléaires, vérifiant les mesures de sécurité, testant les consignes et revendant, sitôt rentrés au pays, leurs rapports de visite directement au MOSSAD.

    Les militaires pakistanais n’ignorent rien des rapports très étroits qu’entretient l’actuel chef de l’Etat français avec le gouvernement israélien, pas plus qu’ils n’ignorent la volonté d’Israël de faire disparaitre la « bombe nucléaire islamique », comme les stratèges sionistes appellent la bombe pakistanaise, ni les multiples coopérations indo-israéliennes en matière d’armement et de renseignement.

    COMAGUER

    Mon lien : sarkozygate ?

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    8 juillet 2009 10:17, par El Toro

    Sarkozy je te vois ::

    pour memoire ::

    il faut savoir que les premières pièces apportées au dossier par le procureur Debacq, dont plusieurs disquettes de photos émanant des services américains sous la direction de Bennett ont-elles été annulées et détruites Pourquoi ??

    et hier le Scoop TF1 07 juillet 2009 de (Michel Scott) Grand reporter de TF1

    Attentat de Karachi - Randall Bennett : “C’était bien Al-Qaïda”

    Contacté par TF1, l’enquêteur américain chargé de l’affaire Pearl dément avoir lié l’attentat de Karachi et le non-respect d’un contrat d’armement. Randall Bennett : "C’était bien Al-Qaïda"

    est ce l’oeuvre de mon imagination , ou des choses étranges ce passe d’apres vous ??

    Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 8 juillet 2009 10:43, par Olivier B.
      Plus personne ne croit à l’implication d’Al Qaïda, c’est grotesque ! Il ment sur ordre ? Difficile de ne pas le penser.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

    • Vers l’inéluctable étouffement ? 8 juillet 2009 19:15, par Orwelle

      Beaucoup de contre-feux sont allumés en ce moment pour détourner l’attention du karachigate : l’interdiction de la burqa, les otages du voilier Tanit, les moines de Tibéhirine...

      Et pendant ce temps, les députés donnent le feu vert au rapprochement police-gendarmerie, comme s’ils n’avaient pas encore vu que l’occupant de l’Elysée est un danger pour la République !

      Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    9 juillet 2009 14:14, par Orwelle

    Le roman d’espionnage qui éclabousse Sarkozy

    [...] En 1994, la corruption de fonctionnaires étrangers était légale, et les entreprises d’armement déduisaient les commissions de leurs impôts. [...]

    Selon Olivier Morice, avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi, « il y a des comptes en Suisse, c’est très clair », et les commissions destinées au Pakistan sont passées par eux. Des documents publiés par le site Bakchich.info livrent le nom d’un intermédiaire, Ziad Takieddine, et de sa société Mercor, à qui ont été promis 4% du montant du contrat.

    Mercor était gérée par un avocat genevois, Hans-Ulrich Ming. « Je suis tout à fait lié par le secret professionnel, explique-t-il au Temps. Il me faudrait l’autorisation du bâtonnier pour aller regarder mes archives. C’est une affaire tellement vieille... » Interrogé par L’Express, Ziad Takieddine affirme n’être « pas intervenu dans cette affaire » et n’avoir perçu « aucune commission ».

    L’autre intermédiaire présumé, Abdul Rahman Salaheddine Al-Assir, présente un profil fascinant. Résident de Gstaad, marié à la fille d’un ambassadeur d’Espagne, il avait épousé en premières noces la sœur de l’homme d’affaires saoudien Adnan Kashoggi. « Il a fait le même métier, les armes, confie une connaissance, mais alors que Kashoggi a plongé, lui a continué. Il mène un très grand train de vie... » Ainsi, une société d’aviation bernoise, Skywork SA, lui a réclamé 759 500 francs [500 000 €] de factures impayées pour des vols privés. Et l’un de ses chalets de Gstaad a été estimé à plus de 14 millions de francs [9,23 millions d’euros].

    Diverses légendes entourent le contrat des sous-marins. L’une d’elles prétend qu’en 1996, les services français ont lancé une opération d’intimidation pour que les intermédiaires renoncent à leurs commissions. Deux balles auraient été tirées dans le miroir d’El-Assir à Gstaad, alors qu’il se rasait. Une histoire jugée peu crédible par un ancien agent français : « Depuis le Rainbow-Warrior [en 1985], c’est pas des choses qu’on fait, surtout pas en Suisse. Et on avait instruction de ne pas bouger sur les dossiers politico-financiers. »

    L’affaire risque donc de garder son mystère. Selon l’Office fédéral de la justice, son volet suisse n’a jamais fait l’objet de demandes d’entraide judiciaire de la part de la France ou du Pakistan. Pour Olivier Morice, l’avocat des familles, entendre les responsables politiques de l’époque est le dernier moyen de sortir de l’impasse l’enquête sur l’attentat de Karachi.

    Sylvain Besson

    02 07 2009

    www.letemps.ch

    Sarkozy : « Je veux la vérité. […] Je suis vraiment déterminé à ce que la lumière soit faite. […] Naturellement, je lèverai le secret défense sur tout document que nous demandera la justice. » ... à propos de la mort des moines de Tibéhirine.

    Aidez-nous en signant la pétition « NON AU MEPRIS DU CHEF DE L’ETAT A L’EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L’ATTENTAT DE KARACHI ! »

    Collectif de familles de victimes décédées dans l’attentat du 8 Mai 2002 à Karachi

    www.verite-attentat-karachi.org/ ?pa...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    10 juillet 2009 22:53, par BA

    Aujourd’hui, vendredi 10 juillet, le journal Libération fait sa une et son dossier sur le scandale de Karachi et sur le scandale de Taïwan.

    Ventes d’armes : tout est deal.

    Par RENAUD LECADRE

    http://www.liberation.fr/societe/01...

    Secret défense, interdit de savoir.

    Par FABRICE TASSEL

    http://www.liberation.fr/societe/01...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    12 juillet 2009 22:36, par BA

    Le ministère de la Défense a bien reçu les demandes de levée du secret-défense des juges chargés de l’attentat de Karachi. Le cabinet d’Hervé Morin s’est engagé à répondre dès septembre. La procédure agace les militaires car ils ont le sentiment de jouer les boucs-émissaires de l’hyperprésident. Un jeu de dupes où la première victime risque bien d’être la vérité judiciaire. Enquête.

    http://www.rue89.com/2009/07/11/att...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    13 juillet 2009 15:03, par BA

    Attentat de Karachi : le site SARKOFRANCE fait le point.

    http://sarkofrance.blogspot.com/200...

    Répondre à ce message

  • Vers l’inéluctable étouffement ?

    15 juillet 2009 15:12, par BA

    Attentat de Karachi : en juillet 2009, les juges antiterroristes chargés de l’enquête ont demandé au ministre de la Défense Hervé Morin de lever le secret-défense sur des documents relatifs à cet attentat.

    Dans ce cas précis, la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale ( la CCSDN ) doit donner son avis sur la levée du secret-défense.

    En septembre 2009, la CCSDN donnera au ministre de la Défense son avis sur la levée du secret-défense.

    Connaissez-vous cette commission, la CCSDN ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Commis...

    La CCSDN est constituée de cinq membres : • un membre du Conseil d’État • un magistrat de la Cour de Cassation • un magistrat de la Cour des Comptes • un député • un sénateur

    Qui nomme les 5 membres de la CCSDN ?

    - Les magistrats et le conseiller d’État sont nommés par le Président de la République pour une durée de 6 ans non renouvelable.

    - Le député est nommé par le président de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire par l’UMP Bernard Accoyer.

    - Le sénateur est nommé par le président du Sénat, c’est-à-dire par l’UMP Gérard Larcher.

    Conclusion : les 5 membres de la CCSDN sont tous nommés par l’UMP. Leur impartialité, leur objectivité, leur indépendance seront donc totales ! ! !

    Répondre à ce message

  • Scélérats et indignes

    7 août 2009 11:30, par U.H.M.

    Bravo, beau travail de synthèse, instructif et, pour autant qu’on puisse s’en persuader à la lecture, documenté et référencé.

    Il semble que petit à petit, les blogs de ce genre finissent par constituer le début - et la fin - de toute enquête sur les turpitudes du pouvoir. La justice, pas toujours très chaude pour affronter les élus, et surtout ces élus eux-mêmes, qui votent des lois assurant l’impunité de leurs amis de l’exécutif et protégeant leurs forfaits passés. Cette extension du secret défense est une infamie de plus, mais contrairement à la grotesque volonté sarkozyste de contrôler internet, celle-ci nous éloigne encore bien plus sûrement de l’idée d’une démocratie. Bref, s’ils continuent, il va encore falloir qu’on finisse par jeter des pavés dans les rues, voire qu’on coupe des têtes.

    Répondre à ce message

    • Scélérats et indignes 7 août 2009 11:31, par U.H.M.
      Au fait, avec de pareils articles, ne vous étonnez pas si vous trouvez à nouveau des fichiers illicites sur votre serveur. Ils ne viendront pas de hackers, ceux-là, mais peut-être de quelque officine occulte mise en place récemment...

      Répondre à ce message


Répondre à cet article


Retour à l'accueil


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP