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Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée

dimanche 28 juin 2009, par Olivier Bonnet


mrMarc Robert est le procureur général de la Cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme). L’homme s’est rendu célèbre pour s’être attiré les foudres du ministère de la Justice et de l’Élysée en déclarant, lors de l’audience solennelle de rentrée, qu’il fallait "se méfier d’une suppression du juge d’instruction", projet cher à Sarkozy. Il lui serait aussi reproché son manque de soutien concernant la suppression des tribunaux de grande instance de Riom et de Moulins (Allier). Aussi Rachida Dati entend-elle le "placardiser", en le nommant contre son gré et "dans l’intérêt du service" à la Cour de cassation. Les soutiens à Robert ne manquent pas : "Une pétition a recueilli 522 signatures de magistrats, fonctionnaires et avocats. Ils dénoncent la sanction qui frappe les "analyses nuancées" de Marc Robert à propos du redécoupage judiciaire en Auvergne, et un discours "plutôt réservé" en audience solennelle, sur la suppression du juge d’instruction", écrit l’édition Puy-de-Dôme d’Info Magazine, qui raconte que "Plusieurs dizaines de magistrats, fonctionnaires de la justice et avocats, de toute l’Auvergne ont manifesté devant la cour d’appel de Riom… "En réalité, sous des prétextes fallacieux, la décision ministérielle de muter Marc Robert cache mal la volonté des pouvoirs politiques de fragiliser les magistrats du Parquet, non soumis à l’autorité du garde des Sceaux, afin de mieux reprendre en main une institution judiciaire dont l’indépendance dérange...", expliquent d’une même voix l’Union syndicale de la magistrature, et le Syndicat de la magistrature, soutenus également par le Syndicat des avocats de France". Suivant ce raisonnement, le Conseil supérieur de la magistrature rend d’abord un avis défavorable à la décision ministérielle, comme le narre Le NouvelObs.com : "Après avoir entendu Marc Robert fin avril, le CSM estime que la notion avancée d’"intérêt du service" n’est "démontrée en aucune manière", selon une source proche du dossier. Au cours de son audition, Marc Robert a rappelé que son travail n’avait jamais fait l’objet de critiques de la part de la Chancellerie, laissant entendre que sa mutation serait liée à un "motif partisan", selon cette même source. La Conférence nationale des procureurs de la République a de nouveau réclamé mardi que le mode de nomination de magistrats du parquet soit aligné sur celui des magistrats du siège, avec des mutations "soumises à l’avis conforme du CSM".

À ce jour, l’avis du CSM n’est, concernant les magistrats du parquet, que consultatif. Rachida Dati peut donc passer outre, mais il est bien sûr plus habile d’obtenir un avis favorable. Ce à quoi elle parvient finalement, dans des circonstances contestées par le Syndicat de la magistrature : "Hier, un événement sans précédent s’est produit au Conseil supérieur de la magistrature lors de l’examen du projet de nomination à la Cour de cassation de Marc Robert, Procureur Général à Riom. Cette mutation d’office, annoncée depuis plusieurs semaines, provoque un émoi considérable dans la magistrature, tant elle révèle la volonté de mise au pas des parquets. Dans un pré-délibéré rendu public par la presse, le CSM s’orientait vers un avis défavorable à cette mutation. Or, hier matin, brutalement, le CSM a procédé à une nouvelle délibération aboutissant à un avis… favorable. Les membres du Conseil auraient-ils subi des pressions ? Les révélations de la presse ne s’arrêtent pas là. L’après-midi même, se tenait la réunion du CSM sous la présidence du garde des Sceaux suppléant le Président de la République. Sans doute sensible à la solidarité exprimée par la magistrature envers Marc Robert, Rachida Dati a alors annoncé qu’elle retirait ce projet de pomutation de l’ordre du jour. Cependant, de manière stupéfiante, le conseiller pour la justice de l’Élysée, Patrick Ouart*, dont on ne s’explique pas la présence à cette réunion, est intervenu in extremis pour contester au garde des Sceaux la faculté de retirer ce projet... Rachida Dati a alors expliqué qu’elle suppléait le Président de la République et qu’à ce titre elle avait tout pouvoir pour modifier cet ordre du jour, ce qui est juridiquement exact. Faute de délibération finale du CSM, Marc Robert n’a donc pas été muté à la Cour de cassation, en dépit des manœuvres de l’Élysée (finalement si, voir plus bas ! NdA). Le Syndicat de la magistrature dénonce cette scandaleuse tentative de manipulation du délibéré d’un organe constitutionnel. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’un conseiller, fût-il celui du Président de la République, n’a aucune légitimité à interférer dans le fonctionnement des institutions. Cette affaire démontre, s’il en était besoin, à quel point les nominations dans la magistrature sont l’objet de tractations politiques, en violation du principe de la séparation des pouvoirs. Le Syndicat de la magistrature a toujours revendiqué un CSM indépendant de l’exécutif et maître de la gestion des carrières des magistrats. Il constate à quel point il est urgent de réformer en profondeur le fonctionnement de l’institution judiciaire pour la mettre à l’abri des pressions de toutes sortes, notamment politiques, et garantir enfin son indépendance."

klNotre ami Karl Laske revient sur l’épisode pour Libération, dans un article titré Au CSM, Dati envoie paître L’Élysée : "Il est fréquent qu’après un avis défavorable, la chancellerie défende sa proposition, explique un magistrat. Mais dans le cas présent, "l’intérêt du service" n’a pas été explicité. Aucune faute n’est reprochée à Marc Robert. Et il n’est pas candidat » « Il y a eu une pression forte de l’exécutif en faveur d’un avis favorable, assure Laurent Bedouet (secrétaire général de l’Union Syndicale des Magistrats, NdA). C’est hallucinant. » L’avis favorable ayant été acquis le matin, la surprise est générale lorsque la garde des Sceaux, à peine assise, annonce qu’elle « retire de l’ordre du jour » sa proposition de mutation. Présent dans la salle, le conseiller justice de l’Elysée, Patrick Ouart, s’est alors absenté. Et c’est en fin de séance qu’il choisit d’intervenir, contrairement à tous les usages. « Le président Sarkozy a pris la décision de ne jamais présider le CSM, dès lors pourquoi son conseiller est-il là ? » s’interroge un magistrat. Patrick Ouart annonce que le président de la République n’a pas retiré de l’ordre du jour le projet de mutation de Marc Robert. Rachida Dati rétorque qu’en l’absence de Nicolas Sarkozy, c’est elle qui préside le CSM. Elle en est la vice-présidente. « C’est moi qui fais les propositions de nominations, je retire ce que j’ai proposé », appuie-t-elle."

epCet épisode fait grincer des dents Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature : "Cette intervention est de nature à provoquer une crise institutionnelle, estime-t-elle. Monsieur Ouart n’a aucune qualité pour intervenir au CSM. Il est seulement toléré dans la salle. Et il vient contester à la garde des Sceaux de faire un retrait de l’ordre du jour ! C’est une dérive sans précédent." Mais l’affaire n’en reste pas là, comme l’aborde Karle Laske dans un deuxième article : "Un décret du président de la République a semé le trouble, hier, au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), et provoqué la décision de trois magistrats élus de se retirer, et de refuser dorénavant de siéger. Nicolas Sarkozy a signé, mardi, le décret de nomination de Marc Robert, procureur général de la Cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme), à la Cour de cassation. « Vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature du 4 juin 2009… », précise le décret. Or le 4 juin, la mutation, quasi disciplinaire, du haut magistrat avait justement été retirée de l’ordre du jour du CSM par la garde des Sceaux Rachida Dati. (...) Le décret s’apparente donc à un passage en force. « Il vise l’avis du CSM, or cet avis n’a pas été donné puisqu’il y a eu un retrait de l’ordre du jour », explique Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la Magistrature (SM). Plusieurs hauts magistrats ont demandé, hier, à consulter le procès-verbal de la séance du conseil du 4 juin, un document contresigné crpar la garde des Sceaux. « C’est un procès-verbal qui ne reflète pas la réalité, dénonce Christophe Regnard, président de l’Union Syndicale des Magistrats (USM). Il serait indiqué que les avis favorables (aux nominations, ndlr) ont été examinés, ce qui est faux pour ce qui concerne Marc Robert. » Après avoir sollicité en vain, hier, la modification du procès-verbal, le SM et l’USM ont annoncé que leurs élus de la formation parquet du CSM « n’acceptent pas de cautionner de tels agissements » : « À partir d’aujourd’hui, ils ne siégeront plus au Conseil », ont indiqué les syndicats. « Le fait qu’un PV d’un organe constitutionnel ne corresponde pas à ce qui s’est dit lors de cette réunion est extrêmement préoccupant, ajoute Christophe Regnard. C’est la négation de l’existence même du CSM.

Le NouvelObs.com nous apprend que les deux syndicats se sont fendus d’un communiqué officiel contestant la légalité du décret de mutation de Patrick Robert signé par Sarkozy : "lors de la séance du CSM du 4 juin 2009, le garde des Sceaux a procédé à un retrait de l’ordre du jour de ce projet de nomination de sorte que l’avis du Conseil n’a pas été émis", logosoutiennent-ils. "Ce procès-verbal est censé acter la réalité des débats et donc la décision du Garde des Sceaux, largement commentée dans la presse et non démentie, de retirer de l’ordre du jour le projet de mutation à la Cour de Cassation du Procureur Général près la Cour d’Appel de Riom, constate le communiqué signé du Bureau du SM, en ligne sur son site. Or, ce procès-verbal ne mentionnerait pas la décision de retrait prise par la Ministre de la Justice… À l’initiative des élus USM/SM de la formation parquet, la formation concernée du Conseil supérieur de la magistrature s’est réunie ce jour pour évoquer ce grave dysfonctionnement. Malheureusement, il n’a été tiré aucune conséquence de cette situation, notamment pas la publication d’un rectificatif au procès-verbal. Nos élus de la formation parquet du CSM n’acceptent pas de cautionner de tels agissements. A partir d’aujourd’hui, ils ne siègeront plus au Conseil. L’Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature condamnent de telles pratiques inconcevables dans un Etat de droit et se réservent la possibilité d’entreprendre toute action en justice, notamment par la voie pénale, pour contester la légalité de cette mutation forcée. Cette affaire constitue en effet une atteinte extrêmement grave à l’institution judiciaire, désormais soumise, en violation de tous les principes républicains, à l’arbitraire du pouvoir exécutif."

mam datiUne affaire qui embarrasse la nouvelle garde des Sceaux, comme le résume le site de TF1 : "À peine nommée au ministère de la Justice, Michèle Alliot-Marie fait face à une possible plainte pénale des syndicats de magistrats à propos de la mutation forcée d’un procureur dans des conditions jugées illégales. (...) D’après les syndicats, Marc Robert va saisir le Conseil d’Etat pour contester sa mutation. Il pourra s’appuyer sur une déclaration du cabinet de Rachida Dati aux médias qui confirmait avoir "différé" lors de la réunion du 4 juin l’examen de sa mutation." On résume : un Procès verbal mensonger (par omission), qui escamote de son compte-rendu un passage de la séance en l’occurrence crucial, PV signé par l’ancienne ministre de la Justice, ce qui pourrait valoir à sa successeure d’être confrontée à une plainte pénale des syndicats de magistrats doublée d’un recours devant le Conseil d’État du procureur muté ! Le tout pour une simple et bonne raison : Sarkozy ne supporte pas qu’on lui résiste et il s’asseoit sur l’indépendance de la Justice. Alors il sanctionne coûte que coûte un procureur coupable de ne pas applaudir béatement ses belles "réformes". Quitte à prendre un décret illégal. En toute impunité ? Au vu des protestations syndicales, qui montrent une forte détermination à ne pas en rester là, il conviendra de suivre attentivement les suites de l’affaire.

 

* Circonstance piquante pour un conseiller justice du président de la République, Patrick Ouart était mis en examen par la justice belge dans l’affaire dénommée Electragate, soupçonné d’avoir commandité des faits d’espionnage, de piratage et d’interception de communications privées, affaire finalement classée. Il fut par ailleurs le conseiller justice d’Édouard Balladur alors Premier ministre, puis l’un des responsables, avec Nicolas Sarkozy, de la campagne Balladur 1995, dont le financement est au coeur du Karachigate. Enfin, "C’est lui, et non le cabinet de la garde des Sceaux, qui rédige le discours sur la disparition des juges d’instruction en janvier 2009 qui provoque de nombreuses polémiques : cette réforme priverait les magistrats de leur indépendance", comme le rappelle Politique.net.

Mise à jour : très mécontent, Patrick Ouart nous écrit. Poliment, nous lui répondons.

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26 Messages de forum

  • Ah, le clan Balladur-Sarkozy ...

    Hervé Morin (membre du clan Balladur-Sarkozy : conseiller du ministre de la Défense François Léotard de 1993 à 1995) va-t-il vraiment déclassifier tous les documents " SECRET DEFENSE " ?

    Patrick Ouart (membre du clan Balladur-Sarkozy : conseiller Justice de Balladur de 1993 à 1995, conseiller Justice de Sarkozy depuis 2007) va-t-il laisser les deux juges d’instruction aller jusqu’au bout de leur enquête ?

    On verra bien.

    Il faudra surveiller ça de très près.

    En tout cas, la guerre froide se déroule sous nos yeux entre la justice et le clan Balladur-Sarkozy. Qui va gagner cette guerre ?

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  • Bonjour,

    Pouvez-vous nous dire qui rédige d’habitude le procès-verbal des séances du conseil et qui a rédigé celui du 4 juin ?

    Merci

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  • Finalement, exiler Rachida Dati à Strasbourg, ce n’était peut-être pas une bonne idée, pour l’impulsif compulsif de l’Elysée. Elle pourrait bien se venger et semble avec des biscuits dans sa musette. Tout cela est plus que navrant. Ce parvenu n’a pas la moindre parcelle de dignité : il abuse aau sens le plus vilain du terme...

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  • Nous sommes en présence d’agissements identiques à ceux d’Hitler. Ce qui console, c’est de savoir comment a fini le Dictateur.

    Mon lien : http://aymard.over-blog.com

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  • Percutant

    28 juin 2009 23:39, par mfgtour

    Je suis hors-sujet mais tant pis c’est pour la bonne cause.

    Jetez donc un oeil sur cet objet :

    http://www.dailymotion.com/video/x9...

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    • Percutant 29 juin 2009 07:01, par Olivier B.
      La démonstration de la malhonnêteté manipulatrice des réalisateurs du docu d’Arte est impeccable. Le deuxième épisode est ici.

      Mon lien : Plume de presse

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      • Percutant 29 juin 2009 07:23, par Olivier B.
        Je viens de m’avaler les deux parties. J’attendais les crédits à la fin pour savoir qui a réalisé la réfutation du docu d’Arte. Mais je n’ai rien vu. N’est-ce pas la voix de Pierre Carles ?

        Mon lien : Plume de presse

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        • Percutant 30 juin 2009 13:53, par mfgtour
          Oui, moi aussi ça m’a fait penser à du Pierre Carle mais non, ce n’est pas lui. Il semble que ce soit un internaute lambda, l’auteur. Du sacré bon boulot en tout cas.

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  • Le souci est que nous sommes toujours dans la dénonciation de faits illégaux qui, pourtant, ne provoquent que peu de réactions, seulement des réactions catégorielles qui restent confidentielles et n’apparaissent jamais dans leur ensemble. L’ensemble est pourtant inquiétant, très inquiétant même... N’oublions pas que la famille Sarkozy est en train de prendre le pouvoir de toutes les façons possibles : Guillaume, l’ancien du MEDEF, est PDG d’une mutuelle imposée aux fonctionnaires des impôts ; M. Fils fait annuler la nomination d’un conseiller à la présidence de la république, au motif qu’il a été proche de ses adversaires à la mairie de Neuilly... Mais qu’attendons-nous pour bouger ? Que font les autres partis politiques ? A part quelques courageux qui ont boycotté le débat suivant le discours de Sarkosoleil, alias chouchou, alias chouaucarré, rien, nada... les "socialistes" restent bien gentiment assis, personne ne bouge une oreille.

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  • Les chefs de la France dans ce qu’elle a de plus démocratiquement nécessaire : Patrick Ouart gère la Justice et Petit Nicolas obtempère. Ce matin, c’est Gaino qui vient nous bassiner. Hier le Premier Ministre réunit ses ministres pour mettre au point l’emprunt, aujourd’hui c’est Gaino qui vient sur France Inter !! Et celui qui-lit-les-discours-de-Gaino viendra faire le beau pour justifier un emprunt dont 82% de la population ne veut pas. CQFD.

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  • Merci Olivier pour votre vigilance et vos articles documentés . Dans le quasi silence médiatique et politique, ponctués de faits divers tragiques (air bus) ou people (jackson),continuez votre veille sur les forfaits sarkoziens .

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  • Il n’y a pas que Michael ou airbus qui attirent les foules. En ce moment on a lancé la sauce burqa, même sur le monde diplo et ça bat des recors. Donc, je me demandais si ce rebelle s’était prononcé sur l’Iran et le burqa : deux énormes problème qui ébranlent la France, paisible par ailleurs ! Sinon, je vois pas l’intérêt d’en parler :(

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  • A mon humble avis, Sarkozy a une priorité : la suppression des juges d’instruction. Sarkozy a nommé Michèle Alliot-Marie ministre d’Etat, numéro 3 du gouvernement. Sarkozy a nommé Jean-Marie Bockel secrétaire d’Etat.

    Michèle Alliot-Marie et Jean-Marie Bockel ont reçu le même portefeuille : la Justice.

    Michèle Alliot-Marie et Jean-Marie Bockel ont reçu la même mission prioritaire : supprimer les juges d’instruction.

    Ils travailleront avec le conseiller Justice de Sarkozy : Patrick Ouart.

    Je rappelle que Patrick Ouart était déjà membre du clan Balladur-Sarkozy de 1993 à 1995 : il était conseiller Justice du premier ministre Balladur.

    Un travail de recherche que nous devrons faire : quels sont les postes occupés AUJOURD’HUI par les membres du clan Balladur-Sarkozy des années 1993-1995 (Nicolas Bazire, Renaud Donnedieu de Vabre et toute la clique) ?

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  • LE COUP D’ETAT PERMANENT...

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  • Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée

    30 juin 2009 12:49, par De La Mata Jeanpaul
    S’il était vraiment un rebelle , il y a longtemps qu’il serait parti ailleurs et peut-être même révoqué... vous avez le pouvoir de refuser ou de critiquer votre patron vous ..." sans être foutu à la porte " ? C’est un patron très en avance sur son temps , alors ?

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  • Comment empêcher l’Assemblée Nationale d’enquêter sur l’attentat de Karachi ?

    Comment étouffer le Watergate français ?

    Réponse : il suffit de confier la mission d’information à la commission de la Défense. Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault est d’ailleurs scandalisé de cette décision.

    Cette commission de la Défense est constituée de 60 députés en tout. Sur ces 60 députés :

    - 36 députés sont membres de l’UMP.

    - 3 députés sont membres du Nouveau Centre (le parti du ministre de la Défense Hervé Morin, qui travaillait déjà au ministère de la Défense de 1993 à 1995, quand le contrat de vente des sous-marins a été signé).

    - il y a seulement 20 députés de gauche dans cette commission, et 1 député non-inscrit !

    Je vous laisse imaginer l’impartialité de la commission de la Défense !

    Je parie que la commission de la Défense va conclure que tout s’est passé dans les règles !

    Lisez cet article :

    Une mission va être confiée à la commission de la Défense et non, comme le réclamaient les députés PS, à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

    Il y aura bien une mission d’information sur l’attentat de Karachi de 2002. Elle sera mise en place par la commission de la Défense, a-t-on appris mardi 30 juin. Réclamée par les députés PS, la mission d’information ne sera toutefois pas, comme ils l’avaient demandé, confiée à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

    Ce travail parlementaire revêtira donc un aspect beaucoup moins solennel, au grand dam du patron des députés PS. Jean-Marc Ayrault a en effet jugé "choquant", étant donné "la gravité des faits", que cette mission ne soit pas du ressort de la conférence des présidents.

    "Pour les questions de société, comme le port de la burqa, les missions d’information sont décidées par la conférence des présidents. Pour tout ce qui est plus spécialisé, les missions relèvent des commissions compétentes", a fait valoir le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP).

    Selon les juges chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi, cités par un avocat, cet attentat contre un bus de la Direction des chantiers navals (DCN) qui avait fait 14 morts, dont 11 Français en 2002, pourrait être lié à l’arrêt du versement de commissions, voire à des rétrocommissions illégales, en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.

    Mon lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

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  • Bonjour,

    je viens de lire ça et j’aimerai vous avertir et vos lecteurs... :

    Atteinte à la liberté d’expression des enseignants http://www.monde-solidaire.org/spip...

    cordialement,

    La vigilance est de mise en ce moment :-(

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  • Juillet n’y change rien : le système ne se jette pas sur tous les scoops avec la même voracité. Même en écoutant distraitement, n’avez-vous pas remarqué comme une différence de niveau sonore, entre le nouveau rebondissement de l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibéhirine, et le revirement de l’enquête sur l’attentat de Karachi, auquel nous consacrions notre dernière Ligne j@une ? Dès le premier jour, Tibéhirine se hisse à la première place des journaux radio, ex-aequo avec l’élection municipale de Hénin-Beaumont. Résumons le scoop du Figaro et de Mediapart : les sept moines de Tibéhirine n’auraient pas été assassinés par les islamistes du GIA, comme l’affirmait la version officielle, mais auraient été victimes d’une bavure de l’armée algérienne. C’est un général français, ancien attaché militaire à l’ambassade de France à Alger, qui le tient d’un officier algérien, dont le frère commandait une unité héliportée, responsable de la bavure. Ce général a déposé auprès du juge Marc Trévidic (oui, le même que celui qui enquête sur Karachi) mais n’a pas livré le nom de son informateur. Dernier aspect : pour préserver la relation avec l’Algérie, les gouvernements français successifs auraient affecté de croire la version officielle.

    Pourquoi tambourine-t-on Tibérihine, alors que l’on joue Karachi en sourdine ? Le nombre des morts ? Leur qualité ? Chacun aura sûrement son hypothèse. Notons que la nouvelle version Karachi met en cause les deux clans rivaux de la droite, alors que la nouvelle version Tibérihine ne met en cause que le clan chiraquien, soupçonné d’indulgence coupable envers les généraux algériens. Mais n’en tirons aucune conclusion. On observera simplement avec intérêt l’écho rencontré par les deux rebondissements. On observera aussi les suites données par le gouvernement aux deux demandes de levée du secret-défense, formulées par la Justice dans les deux affaires.

    Mon lien : L’affaire Karachi :: les casseroles se devoilent ,les clans s’observent , karachi reste en sourdine dans les medias

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  • France-Pakistan : Affaires sous marines

    Le Président pakistanais ZARDIRI, veuf de BENAZIR BHUTTO, était Ministre des investissements dans le gouvernement de son épouse au moment de l’affaire des trois premiers sous-marins. Il est couramment surnommé au Pakistan « Monsieur 10% ».

    La France tente par tous moyens de récupérer le contrat des sous-marins et veut pousser ZARDIRI à remettre en cause le choix de la marine pakistanaise en faveur des sous-marins allemands. Les pots de vin et les rétro-commissions font partie de ces moyens et sur ce terrain les deux présidents pourraient s’entendre comme larrons en foire.

    ZARDIRI a été reçu en France au mois de mai 2009 et à l’issue de cette rencontre officielle, l’Elysée a publié un communiqué surprenant faisant état, dans des termes vagues, d’une future aide de la France à l’industrie nucléaire pakistanaise.

    Les Pakistanais sont très inquiets du nouvel accord de coopération nucléaire entre l’Inde et les Etats-Unis.

    Au moment où la campagne de déstabilisation du régime pakistanais orchestrée par Washington et Tel Aviv fait grand tapage sur le risque de voir les « TALIBANS » s’emparer des armes ou des combustibles nucléaires du Pakistan, les militaires pakistanais imaginent volontiers des experts français visitant les sites nucléaires, vérifiant les mesures de sécurité, testant les consignes et revendant, sitôt rentrés au pays, leurs rapports de visite directement au MOSSAD.

    Les militaires pakistanais n’ignorent rien des rapports très étroits qu’entretient l’actuel chef de l’Etat français avec le gouvernement israélien, pas plus qu’ils n’ignorent la volonté d’Israël de faire disparaitre la « bombe nucléaire islamique », comme les stratèges sionistes appellent la bombe pakistanaise, ni les multiples coopérations indo-israéliennes en matière d’armement et de renseignement.

    COMAGUER

    Mon lien : sarkozygate ?

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  • L’affaire de la "mise au placard" de ce magistrat est particulièrement grave et s’ajoute à tant d’autres choses graves dans ce pays qui a perdu son âme.

    Je voudrais rajouter en ce qui concerne "la réforme de la justice", que d’une manière générale les avocats (dans leurs instances nationales) et les magistrats aussi, n’ont pas été à la hauteur du combat à mener contre le contenu de cette pseudo réforme et je ne parlerai pas de la méthode "Dati".

    Ce qui est sûr c’est que la "noble défense de la veuve et l’orphelin" est bien enterrée.

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  • L’indomptable Rachida ! Magnifique.

    Rachida Dati fout la merde pour se venger de se faire propulser à Bruxelles contre sa volonté, par Nicolas.

    Par contre n’est ce pas un délit (dans le style d’un faux et usage de faux avec une autre dénomination évidemment) de publier un compte-rendu de réunion fallacieux pour des organes officiels tels que ceux cités ?

    La séparation des pouvoirs a plus que du plomb dans l’aile. Simplement honteux. Et les médias restent bien silencieux... abject !

    Mon lien : L’indomptable Rachida en image !

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  • Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée

    31 juillet 2009 20:52, par Olivier B., qui échange des mails avec elysee.fr
    Patrick Ouart, conseiller justice de l’Elysée, nous a écrit directement pour protester de cet article aujourd’hui même !

    Mon lien : Plume de presse

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  • Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée

    1er août 2009 07:56, par Monsieur Poireau
    Le plus surprenant, dans tout cet entâchement de la légalité et de la séparation des pouvoirs, c’est ce monsieur Ouart qui vient mettre son nez dans cesaffaires. A quel titre légal intervient-il ? A la limite on dira qu’il est "ami" du président mais ça n’atténue en rien la gravité des faits, bien au contraire. Ils ont une vision toute particulière de la Justice… :-))

    Mon lien : Monsieur Poirea

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