Plume de presse








Accueil du site > Humeur > Lettre ouverte à Brice Hortefeux

Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1174

Cinquième éborgné par un tir policier de flashball

Lettre ouverte à Brice Hortefeux

lundi 13 juillet 2009, par Olivier Bonnet


flashMonsieur le ministre de l’Intérieur,

Joachim Gatti est la cinquième victime éborgnée par un tir de flashball (voir Œil pour œil en ce qui concerne les quatre premières). Trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux et la paupière arrachée : voici l’effet que peut causer cette "arme à létalité atténuée". Le NouvelObs.com résume le contexte : "Les faits remontent à mercredi dernier, 8 juillet. A la suite d’un ordre de la préfecture de Seine-Saint-Denis, une quinzaine de personnes sont évacuées dans la matinée, sans heurts, des locaux d’une ancienne clinique à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Dans la soirée, une trentaine de personnes, dont Joachim Gatti, organisent un rassemblement "festif" devant les locaux de l’ancienne clinique pour protester contre l’expulsion et mobiliser le voisinage. Il semblerait ensuite, selon le père, que les policiers aient tiré sur les personnes rassemblées afin de les disperser. Joachim Gatti reçoit un tir de flashball au visage lors de cette évacuation. Transporté dans un hôpital parisien, il perd la vue de son œil droit, trop endommagé." La préfecture prétend que les forces de police ont répondu à des lancers de projectiles. Joachim le nie farouchement. Son père, le réalisateur Stéphane Gatti, rapporte la version des faits de son fils, également sur Le NouvelObs.com : "Il y a eu des feux d’artifice au dessus du marché. Nous nous y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard, alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique, à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au moyen de leur flashball. A ce moment-là je marchais et j’ai regardé en direction des policiers. J’ai senti un choc violent au niveau de mon œil droit. Sous la force de l’impact je suis tombé au sol. Des personnes m’ont aidé à me relever et m’ont soutenu jusqu’à ce que je m’assoie sur un trottoir dans la rue de Paris. Devant l’intensité de la douleur et des saignements des pompiers ont été appelés." Il n’y a pas eu d’affrontement. Cinq personnes ont été touchés par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n’étaient une menace pour personne. (...) Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière."

N’importe quel citoyen peut-il aujourd’hui, se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment, prendre un tir de flashball dans la tête et perdre un œil ? Ou encaisser une décharge de taser, juste parce qu’un fonctionnaire de police aura voulu jouer les gros bras ? Et l’on s’étonne du climat désastreux qui règne panneauentre la police et la population ? Les parents d’un lycéen éborgné à Nantes en 2007 estiment, dans un communiqué repris par Altermonde-sans-frontières, qu’on peut légitimement se demander si les policiers n’ont pas visé l’oeil exprès, avant de conclure : "On peut estimer ce soir que les enquêtes ouvertes par les procureurs de Nantes et de Toulouse n’ont aucunement dissuadé la police d’utiliser de tels armements sans discernement, pas plus que les reproches graves et circonstanciés faits à la police dans l’affaire de Nantes par la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) et par Amnesty International. Il est urgent que l’ensemble des personnes et mouvements attachés à la démocratie se saisissent de ce problème urgent, le nouvel armement de la police et les graves mutilations qu’il peut causer sur des innocents, problème encore actuellement placé au second plan dans le débat public."

Monsieur Hortefeux, il vous appartient, en tant que responsable suprême des forces de l’ordre, de prendre les mesures qui s’imposent afin que pareilles brutalités ne se reproduisent pas. Il convient d’interdire les tirs de flashball au visage. Et que les enquêtes en cours à propos de telles bavures débouchent sur la condamnation exemplaire des sarkoballfonctionnaires fautifs. Permettez-nous d’en douter, tant les vieux réflexes de défense de la police coûte que coûte sont tenaces. La préfecture n’a-t-elle pas osé affirmer : "Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de flashball" ? Nous vous conjurons de rompre avec de telles attitudes : elles entretiennent le sentiment d’impunité qui autorise certains policiers à se comporter comme des barbares. Sans une action résolue de votre part pour lutter contre de telles pratiques, vous en serez tenu pour personnellement responsable.

PS : veuillez transmettre à votre collègue compétent en matière de santé publique l’observation de La revue des ressources, à propos d’un autre aspect de cette affaire : "À quoi il faut ajouter que la disparition des services chirurgicaux d’urgence en dehors des heures ouvrables a conduit le patient à ne pouvoir être opéré que le lendemain matin où il est encore, à l’Hôtel Dieu, après avoir été refusé aux Quinze Vingt "faute de place", depuis l’hôpital de Montreuil. En dépit de l’intervention remarquable de l’équipe qui le prit en main avant midi le 9 juillet, ce que personne ne conteste et même l’en remercie, dans ce cas d’atteinte comme dans le cas de tout autre accident, mais s’agissant particulièrement ici de l’oeil éclaté, de la fracture de l’os de la cavité oculaire, de l’arrachement de la paupière, et de la fracture du nez, dans une présentation proche des points cérébraux vitaux, autant dire, vu le traumatisme et l’hémorragie, si le rituel de la pénurie hospitalière qui s’est présentée en premier lieu, en protocole d’attente puis de soins différés au lendemain, est loin de l’urgence entendue comme devoir d’assistance à personne en danger, et pour sauver la possibilité de réparation maximale des zones atteintes en intervenant sans délai."

PS 2 : Appel à manifester contre les violences policières lundi 13 juillet à 19h à Montreuil (93), métro Croix de Chavaux.

Répondre à cet article

24 Messages de forum

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 12:34, par Le bateleur
    La peur des ... forces de l’ordre motive largement, de la part du citoyen qui constate au jour le jour à quel point la bavure n’est plus autour, bien plus que la cagoule, le port du casque dans la rue.

    Mon lien : Se protéger du désordre, mais pas seulement ...

    Répondre à ce message

    • Lettre ouverte à Brice Hortefeux 13 juillet 2009 15:49, par virgo
      oui... et c’est bien la preuve que les gendarmes policiers savent que "saigner" ne veut pas dire "chouchouter"...... Ils sont poussés par le pouvoir à des exactions violentes et irresponsables..... rendons-nous à l’évidence que nous sommes bien en dictature, dans un état policier !!!!!

      Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 14:03, par Valdo
    Merci Olivier de cette lettre ouverte. Il faut lire aussi celle de Stéphane Gatti... Ce qui arrive à Joachim est scandaleux dans tous les cas, mais il se trouve que là, le drame prend une forme symbolique particulière quand on connait le parcours de la famille Gatti. Son grand père , Armand, résistant, déporté, journaliste (prix Albert Londres en 54), dramaturge et poète est de toutes les Résistances. le lieu qu’il a fondé à Montreuil, La parole errante, accueille les réunions de l’Appel des appels, de La Nuit sécuritaire, et à 86 ans , Armand Gatti donnait récemment une lecture à Tarnac en soutien aux inculpés ! Il peut penser que l’histoire bégaie...

    Mon lien : microcasassandre

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 14:14, par Pinky
    Cette fois, j’y serais ! S’il y a de nouveaux des violences policières aussi disproportionnées, injustifiées, j’en témoignerais. Mais ça m’étonnerait un peu, vu le foin que ça fait.

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 15:06, par Duszka
    On pourait adresser la lettre à Sarkozy qui fut le champion du flash ball ! Mais il est hors d’atteinte, tout à ses devoirs d’Idole. Sur la 5 ce soir et demain avec l’inénarrable Drucker sur la 2, il est bien loin de tout ça, des "détails"... D’ailleurs quand on choisit comme "journaliste" unique d’une entrevue du 14 juillet ce lèche-bottes patenté, on ne risque pas de se voir poser des questions gênantes... pas de conférences de presse, plus de journalistes le 14 juillet... ça a un sens, ça ! Et Hortefeux n’est que ministre, sous Sarkozy c’est pas grand chose !

    Mon lien : http://aufildesjours-duszka.blogspot.com

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 15:30, par Isa
    Sarkozy, depuis longtemps, n’ose plus affronter le bon peuple : chacun de ses déplacements est bientôt classé secret défense et le seul public autorisé, c’est le fan-club UMP. A présent, il n’ose plus affronter les journalistes, pourtant porteurs de soupe et payés pour rire de ses idioties. Ce serait pas le signe qu’il commence à douter, qu’il n’est plus trop sûr de la sarko-presse ?? Verrait-on, une aube commencer à rosir, annonçant un jour nouveau ?

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 17:06, par poison-social
    Tiens, toi aussi, tu as rebondi là dessus ? Il est vrai que ce n’est pas bien méchant, ces petits pistolets à eau... ;-)

    Mon lien : http://marre-et-remarre.blogspot.com

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    13 juillet 2009 18:48, par monzoeil
    je pense qu’à Mon Oeil on va se méfier de tout poulet équipé de cette arme de dissuasion massivement anti démocratique salutations zoeillesques http://monzoeil.over-blog.com/

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    14 juillet 2009 08:54, par Duszka
    Et les manifestants d’hier en ont pris plein la gueule, 400 personnes c’était la révolution en marche ! Certains sont en garde à vue à l’heure qu’il est. Pas de doute que leur sort ne soit réglé en comparution immédiate au bénéfice des pauvres policiers contestés. Merci Hortefeux, ça ressemble aux évènements en forme de bavures qui saluaient l’arrivée de Pasqua, mentor de Sarko qui l’a bien eu le vieux...

    Mon lien : http://aufildesjours-duszka.blogspot.com

    Répondre à ce message

  • polémique

    14 juillet 2009 09:08, par LutoPick
    Mais quelle est cette polémique ? Vous savez bien que le flash-ball existe pour éviter aux bon policier d’utiliser son dangereux pistolet. La victime doit donc s’estimer heureuse car avec une balle dans l’oeil, c’était le cimetière et non l’hosto. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Article 35 Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, 24 juin 1793. :-(

    Mon lien : RESpublica

    Répondre à ce message

  • Mais que fait la police ?

    14 juillet 2009 12:15, par Un chat sauvage de la Boissière

    Mais que fait la police ? Et oui, ma bonne dame, mon bon monsieur, que fait la police ?

    Nous sommes bien à Montreuil, vous et moi : Montreuil, Seine-Saint-Denis. Qu’on y habite ou qu’on y passe, on a des yeux pour voir que ça ressemble peu à l’image qu’en donnent les journaux et les politiques. Aucune ville ne saurait ressembler à ces images abruties(-santes), alors j’ai décidé de commencer à décrire ce que c’est, aberrations optiques comprises.

    Montreuil, c’est grand, ça fourmille de monde, c’est très complexe et c’est étonnamment tranquille. Sinon, ça ressemble beaucoup aux autres villes où j’ai vécu : l’Etat est partout et son administration nous octroie (ou pas) le droit d’être là, au prix de tous ces comptes à rendre sans cesse en montagnes de paperasse et de justifications d’existence. Il fait régner sa loi, sous l’infinie variété de ses uniformes, pour assurer le maintien d’un ordre réglé par le profit.

    Comme partout ailleurs, c’est ça que fait la police.

    L’argent est partout, mais pas pour tout le monde, évidemment. Le travail ne manque pour personne - il faut réussir à survivre dans la métropole -, c’est le salaire qui est rare, puisqu’on n’arrive pas à échapper vraiment à toute cette marchandise qui s’étale. Même les besoins les plus primaires, se nourrir, se loger, se déplacer, sont soumis à la propriété que tout l’arsenal répressif sert à protéger.

    Comme partout ailleurs, c’est ça que fait la police.

    Malgré cela, ici, je connais des gens un peu partout. Ils sont très différents les uns des autres, mais ils me ressemblent plus que ceux des panneaux publicitaires (que l’on trouve en nombre grandissant dans la commune voisine de P., et qui sont blancs, jeunes, actifs...). En général, à leur façon, ils font comme moi : ce qu’ils peuvent. Et ils s’entraident. Ils s’organisent pour ne pas (trop) subir face aux patrons, aux Assedic, aux HLM, aux contrôleurs de tous poils. Souvent, ils travaillent à construire quelque chose qui leur plait : une maison, une crèche, un livre... Parfois, on partage une aversion certaine pour tout ce qui précède, on essaye de comprendre comment s’en débarrasser et quand on trouve une petite idée, on s’empresse de la mettre en oeuvre. ça non plus, ce n’est pas vraiment une pratique spécifiquement montreuilloise. Ces derniers temps, ça a donné en vrac : des occupations de maisons, de CAF, de tours de la mairie, des manifs, des actes de résistance aux rafles de sans-papiers, de solidarité avec des grévistes, des assemblées, des bouffes, des chansons... et j’en passe...

    Mercredi soir, à Montreuil, c’est sur tout cela que la police a tiré au flash-ball. Dans la tête. Ce qui s’est passé ce soir-là arrive dans beaucoup d’autres villes et dans des situations très diverses (manifestation, intimidation des habitants de certains quartiers...). Une fois de plus, parler de bavure serait tout simplement mensonger.

    Car elle fait quoi la police, hein ? Qu’est-ce qu’elle fait la police à Montreuil ?

    Elle joue au ball-trapp dans les rues de la ville, mon bon monsieur, ça tire sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui ne rentre pas dans le rang. Avis aux amateurs de démocratie participative : pour garantir la pérennité de ce beau système, la police républicaine vise à la tête !

    Et oui, la police républicaine.

    Celle qui fait des auto-temponeuses avec les mobylettes des adolescents - moratoire sur les voitures de police ! -, celle qui charge dans les avions des paquets humains en les étouffant avec des coussins - moratoire sur les coussins ! -, celle qui tamponne un procès-verbal de mise en garde à vue à 22h et un certificat de décès à 6h du matin - moratoire sur les gardes-à-vue ! - etc... La spécificité du recours systématique aux tirs de flash-ball, qui ont l’avantage pour les policiers qui les utilisent de mutiler sans tuer - ce qui les exposerait à quelques tracasseries administratives et à une légère prise de retard sur leurs points retraite -, doit être prise en compte mais il faut être particulièrement obtus ou parfaitement de mauvaise foi pour soutenir que la question de la violence de la police se résume à cela. Car au fond, ma bonne dame, mon bon monsieur, tout le monde sait ce qu’elle fait la police.

    Tout le monde le voit, ça crève les yeux.

    Un chat sauvage de la Boissière


    Ce texte a été publié sur le site de la Coordination des intermittents et précaires

    Répondre à ce message

    • Mais que fait la police ? 14 juillet 2009 13:45, par Olivier B.

      Je connais bien Montreuil, j’y ai bossé pendant des années et c’est un endroit très attachant. J’y déjeunais dans un bar-restaurant tenu par un Kabyle (Mouss) où Jean-Pierre Daroussin venait parfois - un mec bien, simple. Juste à côté, il y avait un immense foyer malien. Et une école juive au coin de la rue. Un vrai quartier populaire, dans le vrai et noble sens du terme.

      Votre commentaire sur les agissements policiers fait se dresser les poils par sa crudité. Je ne suis hélas pas sûr que vous ayiez tort.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

      • Mais que fait la police ? 14 juillet 2009 16:16, par poison-social
        Bien sûr que non, qu’il n’a pas tort, malheureusement... J’ai habité aussi à côté de Montreuil. En ce qui concerne ses habitants, pas de quoi justifier un tel délire sécuritaire. Leur tort est peut être d’être trop libres dans leur tête, et il faut laver les cervelles à coups de munitions en caoutchouc ?

        Mon lien : http://marre-et-remarre.blogspot.com

        Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    14 juillet 2009 14:16, par Orwelle

    Un journaliste stagiaire du "Monde" placé en garde à vue

    Une manifestation était organisée en fin d’après-midi lundi 13 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour protester contre les "violences policières" après qu’un jeune réalisateur de 34 ans, Joachim Gatti a été sérieusement blessé à l’œil le 8 juillet.

    Adrien Morin, stagiaire à la rédaction du Monde, qui couvrait la manifestation, a été interpellé et placé en garde à vue, malgré le fait qu’il ait mentionné à plusieurs reprises sa qualité de journaliste. Voici son récit [...]

    Répondre à ce message

    • Lettre ouverte à Brice Hortefeux 14 juillet 2009 16:28, par Olivier B.

      "Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de ’sales gauchos’"

      Délit d’opinion, répression... Souvent on aimerait que s’annonce pour de bon L’insurrection qui vient.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    15 juillet 2009 21:59, par GwenN
    Tu exagères Olivier. Il s’agit juste du contact d’une balle de caoutchouc avec un globe oculaire ! Putain, ils vont s’arrêter ou ?

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    16 juillet 2009 00:09, par BA

    La France a décidé d’acheter 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1) pour un montant d’un milliard d’euros auprès de trois laboratoires et tente d’anticiper une pandémie "presque inévitable."

    Le gouvernement a également décidé que les malades seraient pris en charge à partir du 23 juillet par le réseau de médecine libérale et non plus par les seuls hôpitaux.

    A la même date, des masques anti-projections seront distribués gratuitement dans les pharmacies sur prescription médicale.

    La France dénombre 481 cas confirmés de grippe A (et 628 identifiés) depuis le début de l’épidémie, a précisé la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, lors d’une conférence de presse.

    Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a jugé "presque inévitable" qu’une pandémie liée au nouveau virus s’installe en France à l’automne.

    "Si tel devait être le cas, les conséquences pourraient être considérables", a-t-il dit lors d’une réunion avec l’ensemble des préfets.

    Il a cité, outre l’impact sanitaire, des difficultés aiguës dans certains secteurs d’activité d’importance vitale ou dans les services de l’Etat, ce qui pourrait entraîner "une désorganisation de la vie sociale et économique."

    http://fr.news.yahoo.com/4/20090715...

    Concrètement, ça donne quoi, " une désorganisation de la vie sociale et économique " ?

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    16 juillet 2009 12:08, par BA

    Brice Hortefeux va avoir du boulot en octobre ! A cause de la grippe porcine, ça va être le bordel généralisé !

    Le plan de bataille a été dévoilé en détails mercredi 15 juillet par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Le gouvernement a monté d’un cran supplémentaire son dispositif de lutte contre la grippe A/H1N1, dans la crainte d’une épidémie à l’automne ou même avant.

    94 millions de doses de vaccins ont été commandées auprès de Sanofi-Pasteur, GSK et Novartis. Ces contrats, qui représentent 1 milliard d’euros, comportent une pré-réservation pour 36 autres millions de doses.

    1. Les populations à risques vaccinées en priorité.

    Dans un premier temps, il faudra sélectionner qui sera vacciné avec ces doses, et qui ne le sera pas. Le gouvernent est en train de définir la stratégie vaccinale et les personnes "particulièrement exposées" ou à "risques". Ainsi, ce sont les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d’une affection de longue durée, les femmes enceintes, les enfants de moins de un an - sachant que le vaccin aurait une autorisation de mise sur le marché à partir de 3 ans -, et les jeunes de moins de 18 ans qui devraient bénéficier des premières doses. Mais la ministre a répété que l’objectif était "de proposer la vaccination à l’ensemble de la population".

    2. Mobilisation des généralistes.

    Avant même la livraison des premiers vaccins, le dispositif de prise en charge des malades va mobiliser les médecins libéraux à partir du 23 juillet. "Les médecins généralistes seront au centre du dispositif", a souligné Roselyne Bachelot. Le SAMU-centre 15 reste en place, mais il sera destiné à prendre en charge les cas graves et les enfants de moins d’un an. A cette même date, les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement. Elles délivreront également les médicaments antiviraux (type Tamiflu), toujours sur prescription médicale, et qui seront remboursés par l’Assurance maladie.

    3. Fermeture des écoles, des lieux publics et rationnement.

    En cas d’épidémie, plusieurs mesures drastiques pourraient ensuite être mises en place. Les écoles seraient fermées si des élèves sont touchés et des cours seraient diffusés sur France 5 ou France Culture ou par le CNED si le nombre de fermetures d’établissements devenait important, écrit Le Parisien.

    Dans les magasins, des vigiles pourraient être déployés pour éviter les pillages et organiser un éventuel rationnement. La livraison à domicile pour éviter les contaminations en magasins est aussi envisagée, peut-on lire dans Le Parisien.

    Les salles de concerts, cinéma et les restaurants attendent les décisions gouvernementales, mais la plupart des patrons ont déjà mis en place un plan d’action, distribué des masques et décideraient d’une fermeture au public en cas d’explosion du nombre de cas.

    Dans les stades, les matchs pourraient se dérouler à huis-clos. La Ligue de Football prévoit même de reporter plusieurs journées de championnat en cas de besoin.

    4. Les transports, les entreprises et le courrier au ralenti.

    La circulation dans les transports en commun de la RATP devrait rester normale, même en cas de forte épidémie, écrit Le Parisien. En revanche, la SNCF réduirait son trafic en cas de passage au niveau maximum d’alerte, avec une priorité pour les grandes lignes et les transports de marchandises essentiels (énergie et nourriture). A La Poste, le courrier ne serait plus remis en main propre mais simplement déposé dans les boites aux lettres. Sa distribution pourrait être limitée voire suspendue lors du pic de l’épidémie, poursuit le quotidien. Dans les entreprises, des missions prioritaires ont été définies et continueront d’être assurées. Le télétravail sera développé.

    5. Vaccination dans des centres dédiés.

    La livraison des vaccins va s’échelonner du mois d’octobre au mois de janvier si les rendements de production "sont satisfaisants", a ensuite précisé la ministre de la Santé. La vaccination sera prise en charge par le système d’assurance maladie, mais sera réalisée dans "des centres de vaccination".

    L’Institut de Veille Sanitaire recensait mercredi 15 juillet six cas de grippe nécessitant une hospitalisation, dont trois sont sortis de l’hôpital, concernant des patients âgés de 14 à 70 ans. Parmi eux une adolescente de la colonie de vacances de Megève hospitalisée mardi soir pour pneumopathie. "Elle va très bien", ont précisé ses médecins. Pour l’heure, la situation est "toujours en faveur d’une circulation existante mais encore limitée du virus sur notre territoire", mais elle "susceptible d’évoluer très rapidement" a conclu la ministre.

    http://tf1.lci.fr/infos/sciences/sante/0,,4473192,00-tout-sur-le-plan-d-urgence-pour-la-france-.html

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    18 juillet 2009 15:29, par BA

    Brice Hortefeux, êtes-vous prêt à gérer le bordel cet automne ?

    Etes-vous prêt ?

    Grippe porcine : le virus se propage si vite que l’OMS renonce à compter.

    Au dernier pointage de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 94 512 personnes avaient été contaminées par la grippe A, dans 136 pays. Un chiffrage largement sous-estimé, des pays très touchés, comme les États-Unis, ayant déjà renoncé à compter les cas.

    Vendredi 17 juillet, l’OMS a décidé à son tour de laisser tomber les statistiques.

    Le virus « se répand au niveau international à une vitesse sans précédent », explique l’Organisation basée à Genève. Les premiers cas, au Mexique, ont été signalés par l’OMS le 24 avril 2009. L’alerte pandémique de niveau 6 (propagation mondiale) a été déclenchée le 11 juin 2009, voilà seulement six semaines.

    « Le virus A/H1N1 ne peut plus être arrêté, rappelle Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS. Tous les pays vont avoir besoin de vaccins. »

    http://www.ouest-france.fr/actu/act...

    Roselyne Bachelot a précisé que le gouvernement avait également passé des commandes "optionnelles" pour 44 millions de doses supplémentaires. Il tient à anticiper au mieux pour éviter une pandémie qui est, selon leurs propres termes, "presque inévitable."

    Outre l’achat de 94 millions de vaccins, le gouvernement a tenu à avertir la population de ce qui pourrait se passer en cas de pandémie avérée. Le programme tient en cinq points :

    1 - Mobiliser les généralistes pour suppléer les urgences ;

    2 - Vacciner certaines populations en priorité (femmes enceintes,...) ;

    3 - Fermer les écoles, les lieux publics, et organiser le rationnement pour éviter les déplacements et les contacts interhumains ;

    4 - Prévoir un ralentissement économique ;

    5 - Vacciner les populations dans des centres dédiés.

    Le virus est présent sur le territoire français, mais le gouvernement ne parle pas de pandémie. 481 cas ont pour le moment été recensés selon l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS).

    http://news.doctissimo.fr/grippe-a-...

    Vous avez bien lu le point numéro 4 ?

    « Prévoir un ralentissement économique. »

    Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à Brice Hortefeux

    23 juillet 2009 10:02, par Jacques

    Qui, du PS ou de l’UMP n’a plus d’idées ?????

    Pour inaugurer son nouveau poste de Ministre de l’Intérieur, le brave Brice HORTEFEUX a trouvé un slogan à la mesure de ses hautes fonctions toutes neuves :

    “LA SECURITE PARTOUT ET POUR TOUS”

    Quel génie ce Brice Hortefeux. Quelle imagination !

    Mais cette petite phrase magique était apparue en 2005, lors du Congrès du Parti Socialiste au Mans. C’est Mme Batho qui avait signé une contribution dans laquelle figurait ce “nouveau” slogan ministériel.

    On retrouve cette phrase, identique, dans le Projet socialiste en 2006.

    Et en mars 2007, toujours Mme Batho, Députée PS, publiait dans la presse un article qui comportait cette même petite phrase.

    On se rend ainsi compte, qu’à défaut d’avoir des idées neuves, M. Hortefeux n’a mis qu’entre deux et quatre ans pour trouver une ritournelle à sa taille, ritournelle donc dont il n’est même pas l’auteur.

    Ainsi vont les grandes ambitions personnelles !

    jf. ?

    Mon lien : http://www.lamauragne.blog.lemonde.fr

    Répondre à ce message

    • Lettre ouverte à Brice Hortefeux 23 juillet 2009 11:12, par Olivier B.
      Vous frappez très juste, cher Jacques. Il est en effet horripilant d’entendre sans cesse des têtes-à-claques comme Copé ou Lefebvre prétendre que la gauche n’a pas d’idées quand on voit la pauvreté des leurs. "Travailler plus pour gagner plus", c’est une idée, ça ? De moins en moins rembourser les gens pour leurs soins, ce qui accélère la santé à deux vitesses, le pauvre n’ayant plus les moyens, c’est une idée, ça ? Obliger les gens à cotiser dans le privé pour toucher une retraite décente en allongeant sans cesse la durée de cotisation, ce qui crée à nouveau mécaniquement un système à deux vitesses, seuls les riches disposant d’une retraite, les autres n’ayant pas cotisé assez longtemps pour percevoir plus qu’une misère, à cause du chômage de masse qui les frappe sans espoir de retrouver un emploi à partir d’un certain âge, c’est une idée, ça ? On pourrait ainsi multiplier les exemples des non-idées de droite.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message


Répondre à cet article


Retour à l'accueil


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP