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Guy Môquet : la vérité escamotée

vendredi 23 octobre 2009, par Olivier Bonnet

"Victime de la barbarie nazie" ? Plutôt martyr politique aux bourreaux bien Français.

gmAu lendemain d’une deuxième lecture obligatoire de la lettre de Guy Môquet dans les écoles, petit rappel à l’intention de ceux qui ont loupé cet épisode de Plume de presse saison 2 :

Henri Guaino, conseiller du président, explique à propos du jeune fusillé, dans Libération : "Il tombe victime de la barbarie nazie". La part de vérité de cette affirmation est si partielle qu’elle en devient presque mensongère. Ce sont certes les nazis - en l’espèce le général Stülpnagel - qui ordonnent qu’en représailles à la mort du lieutenant-colonel Holtz, abattu à Nantes par la résistance, on fusille 50 otages. Mais lesquels ? Les Allemands pucheun’interviennent pas dans le choix des victimes. L’homme qui désigne les suppliciés s’appelle Pierre Pucheu, le ministre de l’Intérieur de Pétain. C’est donc lui qui condamne à mort les 27 fusillés de Châteaubriant, groupe auquel appartient le jeune Guy Môquet. Tous sont communistes et le hasard n’a rien à y voir : Pucheu explique clairement son choix comme dicté par la volonté d’ "éviter de laisser fusiller 50 bons Français". A ses yeux, un communiste n’est pas un bon Français. Or celui qui était alors le candidat Sarkozy a déclaré : "Je veux dire que cette lettre de Guy Môquet, elle devrait être lue à tous les lycéens de France, non comme la lettre d’un jeune communiste, mais comme celle d’un jeune Français faisant à la France et à la liberté l’offrande de sa vie". Absurde, puisqu’on a vu que Môquet est mort justement parce qu’il est communiste ! Et pourquoi Pucheu choisit-il les otages dans leur rangs ? C’est tout simplement qu’il est un digne représentant de cette droite collaborationniste viscéralement anti-rouges, au point de faire sienne la devise : "plutôt Hitler que le Front populaire". Au moment d’entrer en politique, Pucheu n’est pas n’importe qui. "Administrateur des fonderies de Pont-à-Mousson, des aciéries de Micheville, fondateur du Cartel international de l’acier, énumère l’ancien sénateur communiste Maurice Ulrich dans L’Humanité, il est l’un des plus éminents représentants de ce qu’on appelait alors le Comité des forges et de cette bourgeoisie qui, après le triomphe de Hitler, entend prendre sa revanche sur le Front populaire. Pucheu, donc, choisit. Politiquement. Charles Michels, secrétaire général des cuirs et peaux CGT ; Jean-Pierre Timbaud, dirigeant de la métallurgie CGT ; Jean Poulmarch, dirigeant du syndicat des produits chimiques CGT ; Jules Vercruysses, dirigeant du textile CGT ; Désiré Granet, dirigeant du papier-carton CGT ; Jean Grandel, secrétaire de la fédération postale CGT..." En somme, se débarrassant des syndicalistes, il joint l’utile (pour le patronat) à l’agréable (trucider la vermine rouge).

aodetteVoilà donc la vérité historique qu’il faut rappeler, à l’occasion de ce que le pouvoir a baptisé "commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés". En faisant d’abord observer que l’utilisation du mot "compagnons" est inappropriée et que le vocabulaire a un sens : les résistants gaullistes se donnaient du "compagnon" quand les communistes s’appelaient "camarade". Et Môquet lui-même parle de ses co-suppliciés ainsi : "mes 26 camarades". Mais évidemment, le mot "camarade" lui-même, fortement connoté, évoque le communisme comme si on le prononçait en langue soviétique, "tovaritch". On a donc remplacé le mot honni de la droite par un "compagnon" moins "ringard", dixit Guaino. Cette précision utilement apportée aux élèves, il faudra ensuite leur conter comment la frange la plus puissante du patronat français, en cheville avec l’Etat pétainiste, a profité de l’exigence allemande d’exécuter des otages pour éliminer ses opposants politiques en même temps que les animateurs du mouvement social, pour mieux le décapiter. Et enfin leur lire la lettre de ce jeune homme de 17 ans, qui va mourir simplement parce qu’il est le fils de Prosper Môquet, député communiste élu en 1936, et que cette seule filiation suffit aux yeux du gouvernement français de Vichy à lui faire mériter la peine capitale. "Victime de la barbarie nazie" ? Plutôt martyr politique aux bourreaux bien Français.

Extrait de Guy Môquet, assassiné par le grand patronat français, 22 octobre 2007.

 

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27 Messages de forum

  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 07:21, par La Sardine Masquée du Port

    Merci pour ce rappel clair et bien utile, Olivier, ça commençait à me faire bouillir cette histoire...D’autant que Guy Môquet est avant tout un ado qui suit les traces de son père, Prosper, député communiste et syndicaliste, et c’est moins son action personnelle qui l’amène à être condamné que sa filiation. S’il y avait une lettre à lire, perso, je préfèrerai celle de Manouchian à sa femme. Là, on a affaire à un adulte qui sait ce qu’il fait, qui sait ce qu’il risque et qui sait pourquoi il meurt. Mais bon, c’est vrai qu’il a un nom et une tête pas clairs, et lui, on ne risque pas de le transformer en "compagnon", son engagement politique est trop clair pour être récupéré.

    "Prison de Fresnes (Seine) 21 février 1944

    Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

    Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

    Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

    Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté. Marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires, je les lègue à toi, à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre, tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

    Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs, si possible à mes parents, en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

    Manouchian Michel.

    P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène.

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    • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 08:18, par Olivier B.
      Merci beaucoup Sardine pour cette lettre bouleversante.

      Mon lien : Plume de presse

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      • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 08:27, par La Sardine Masquée du Port
        Compte sur moi pour te parler de Manouchian quand tu le voudras. Mais gaffe, il dérange autant les uns que les autres... :-)

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        • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 09:25, par PMB
          Voir le temps que le PCF a mis à récupérer sa mémoire...

          Mon lien : http://tinyurl.com/67j7vy

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        • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 12:27, par Jean Claude Goujat

          Voir le temps que l’on a mis à récupérer sa mémoire ?peut être parce qu’il n’y avait pas de récupération à faire !

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Affich...

          On va pas tarder à voir apparaitre ce sous historien nommé Courtois !

          Et contrairement à ce que dit PMB il ne dérange personne au PCF bien au contraire !

          Les procès d’intention sans l’ombre d’une preuve commencent à me gaver !

          Olga Bancic,dont vous ne parlez jamais c’est parce qu’elle vous gêne ?

          J’ai mis un lien,lisez le jusqu’au bout il met en pièce toutes les accisation de "gêne" !

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          • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 12:30, par PMB
            Je ne vous parle pas du PCF actuel, mais de celui de l’immédiat après-guerre.

            Mon lien : http://tinyurl.com/67j7vy

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            • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 19:43, par De La Mata Jeanpaul

              Ah,il y a une différence ? C’est évident qu’ils furent choisis en fonction de leurs idées politiques...il y a encore des élus politiques ou des partis qui le nient en France ?

              Le fait qu’il y ait eu de nombreux sabotages de la part d’ouvriers dans les usines d’armement et autres avec condamnations à l’appui...à évidemment influencé le choix ,non ?

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            • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 19:49, par Jean Claude Goujat

              remettre les choses en place:combien de fois l’Humanité à été censurée entre 1946 et 1962 ?

              Combien de militants emprisonnés dans cette période ?

              Même après l’écriture du poéme de Aragon 1956,la répression continuait,il y avait des priorités.

              Mais tout les ans Ils y avait cérémonie au Mont Valérien et à Chateaubriant même si elle était interdite.

              Et j’aimerais bien que l’on parle aussi d’Olga Bancic et du traitement particulier que les nazis infligeaient aux résistantes !

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        • Guy Môquet : la vérité escamotée 23 octobre 2009 18:03, par holaf
          Parlez en encore de Michel Manouchian. cette lettre est tout simplement d’une sobriété inouïe de la part d’un MONSIEUR qui va être fusillé. L’émotion naît de la sérénité (incroyable !) qui s’en dégage. Merci.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 07:24, par Duszka
    Il serait intéressant de savoir si des enseignants ont lu la lettre avec CE COMMENTAIRE.... Merci Olivier, c’est du vrai journalisme.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 07:55, par Orwelle
    Je me pose la même question que Duszka. Si les enseignants profitent de ce nouveau diktat de Nicolae pour montrer de quoi sa caste est capable, la vérité se retournera comme un boomerang à la face des menteurs, des voleurs d’héritage historique, des trafiquants de mémoire, qui ne respectent même pas un jeune homme assassiné à 17 ans.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 09:00, par lediazec
    Bien dit tovaritch ! De toute façon avec Sarko et compagnie à quoi s’attendre en matière de vérité ? Cet exemple est révélateur de sa véritable personnalité... Tout faire pour le mettre à la porte de l’Élysée, lui et sa camarilla, n’est pas un caprice, une lubie, une fantaisie de l’esprit, c’est une nécessité pour la démocratie. Un acte de survie

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 09:44, par dav

    Récupération tellement ignoble qu’on se demande si elle n’est pas partie d’un jeu de mot pourri : "et si on moquait Guy et ses camarades... ?*"

    *Henry Guano, Octobre 2007, cellule de la sodo... populaire.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 13:55, par Philippe Edmond
    "A ses yeux, un communiste n’est pas un bon Français". Quoi qu’il en soit des positions politiques de Pierre Pucheu, un patriote français pouvait effectivement s’accorder avec un communiste fidèle à Moscou pour dire que les communistes mettaient leur fidélité au parti avant la fidélité à la France. Au moment ou Guy Môquet a été arrêté, les communistes militaient contre la guerre bourgeoise et avaient essayé d’obtenir des allemands l’autorisation de republier l’humanité. Au moment ou Guy Môquet a été fusillé, peu après la rupture du pacte nazisto-communiste signé le 23 aout 1939, à peu près une semaine avant le début de la guerre, les communistes résistent, mais avec un système de provocation/répression et d’assassinat de soldats isolés qui provoque une répression dirigée contre des civils français. Il s’agit donc d’un patriotisme très variable. La lettre de Guy Môquet vaut plutôt la piété filiale qui s’y exprime.

    Mon lien : Quand les communistes dénoncaient le "juif Mandel" aux Allemands

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    • Guy Môquet : la vérité escamotée 24 octobre 2009 12:12, par Jean Claude Goujat

      Dire les communistes avaient essayé d’obtenir des allemands l’autorisation de republier l’humanité.,au lieu de dire Des communistes est une malhonnêteté intellectuelle !

      Quand elle fut connue cette initiative fut condamnée par la direction clandestine qui leur demanda d’arrêter immédiatement.

      Il est évident qu’à l’époque les communications n’étaient pas très rapides.

      Paris est occupé par l’armée allemande, le gouvernement s’installe à Vichy et fait voter par les parlementaires la déchéance de la République. C’est dans cette situation que se pose la délicate question de la demande de reparution de l’Humanité, très longtemps niée après la guerre par le parti. En résumé, un avocat communiste — Foissin — transmet à un dirigeant du parti — Tréand — cette suggestion et propose d’établir un contact avec Otto Abetz à la Kommandantur. Les pourparlers s’engagent fin juin. Foissin, Tréand et Catelas — qui a remplacé Villon — se rendent dans le bureau d’Abetz. Il est difficile d’imaginer qu’ils agissent sans le feu vert de la direction, probablement Duclos, et sans l’accord du Komintern. (...) L’idée semble être qu’un pacte d’amitié franco-soviétique pourrait compléter le pacte germano-soviétique et ainsi assurer la paix en Europe. (...) Fin août le contact est rompu par les émissaires communistes, vivement critiqués par la direction du parti.

      Ce qui notait la confusion idéologique du moment !

      En définitive cette action aura pour conséquence de faire repérer les militants en question et leur arrestation par la suite.

      Ensuite parler du PCF qui envoyait au sacrifice ses militants c’est du même niveau que Courtois le sous historien prétendant que c’est la direction du PCF qui a sacrifié Manouchian,l’ouverture des archives de la police ayant fait justice de cette affirmation !

      Le coup de feu de Barbès qui fut d’abord prévu pour le 16 mai,mais le camarade qui en était chargé hésita,c’est pas si facile que ça de tuer un homme,et elle fut reportée et exécutée par Fabien lui même.

      On pourrait aussi parler de la grève des mineurs de mai 1941 en zone interdite et de son cout en vie humaines,mais je doute que vous désiriez en parler certains ne parlant qu’a charge !

      http://www.cheminsdememoire.gouv.fr...

      Ceux qui réécrivent l’histoire le fond toujours avec comme support un anticommunisme de bon aloi pour le pouvoir !

      Ce qui me parait quand même bizarre,c’est que les archives de la police,de l’armée allemande,celle du PCF ayant toujours été ouvertes,personne ne se donne la peine d’aller les consulter.

      Mais ce qu’il y trouverait risquerait de contredire leurs certitudes assénées mille et mille fois pendant 60 ans !

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 14:16, par Ardennais Radical
    Suite à l’échange des commentaires entre Pat, Sun Tzu et toi, Olivier, lors du billet sur "Agression à Gaza...", je viens de visionner la conférence d’Annie Lacroix-Riz en 2006 (Merci EMule !). Je n’ai pas lu ses bouquins, mais ça donne envie. C’est tout bonnement édifiant, atroce même, ce qui a pu se tramer à cette époque. A voir, ou lire certainement, pour ceux qui peuvent et ne connaissent pas. Vous n’en reviendrez pas...

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 14:18, par des pas perdus
    Entièrement d’accord, Sarkozy manipule l’Histoire, la Résistance pour mieux servir ses intérêts.

    Mon lien : La France, pays de la préférence nationale

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 15:23, par sylvie boussand

    Camarade : terme emprunté à l’espagnol camarada, chambrée, ou compagnon de chambrée pour les militaires. Après la révolution russe, il fut choisi par les communistes comme civilité plus égalitaire que Monsieur, Madame ou Mademoiselle. Ce choix s’inspire de la révolution française qui, en abolissant les privilèges, voulut abolir également les titres de noblesse en utilisant le terme citoyen(ne). L’emploi du terme camarade est plus une caractéristique de films stéréotypant les soviétiques qu’un reflet de la réalité : le terme était finalement peu utilisé en Union soviétique, mis à part dans les documents officiels et les discours formels, en particulier dans l’armée. Dans d’autres pays, tels que la Chine, le terme camarade a maintenant pris un autre sens : il désigne les personnes homosexuelles. Le Dictionnaire d’Étymologie Larousse indique que le sens politique du mot est né en 1790.

    Compagnon : le mot vient du latin populaire companio onis, "qui mange son pain avec". Ce sens est plus évident avec la forme copain, apparue au milieu du 19e siècle, dix ans avant la révolution de 1848 et son idéal de partage du pain. Autrefois, avant la Révolution de 1789, le compagnon était entre l’apprenti et le maître dans une corporation, c’est-à-dire l’organisation administrative d’une profession artisanale, le compagnonnage.

    Et au sujet de la lettre : instrumentalisation et détournement d’une correspondance privée.

    Mon lien : http://www.vachane-overblog.com

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 17:47, par Manu

    MERCI, "Plume de presse", de remettre les choses à leur place et de dire l’histoire vraie, plutôt que de la réécrire édulcorée et vidée de son essence.

    Continuez, je vous suis.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    23 octobre 2009 19:11, par Amaru

    Je trouve tous les commentaires sur cet article parfaitement à la mesure de sa qualité, c’est la première fois que je peux les lires tous... avec intérêt...

    Il est assuré qu’avec Olivier Bonnet, une chance est pour nous, nous avons vraiment l’honneur de la presse française, et donc, dans ce pays pourri, la... ou une des marques de la vraie Résistance...

    Il est clair, direct et sans artifice... Rare en ce pays où tout est pétarades de propagande...

    Je salue son combat et je sais bien que ce n’est pas un faux, même s’il est intellectuel. Il faut, là, du courage. La preuve, c’est que les procès arrivent... et en cette époque où la Justice est rigoureusement son envers..., la vérité plombe plus qu’elle n’aide à s’envoler...

    J’ai regardé hier au soir la série des video sur ce lien Skyrock à propos de l’Ennemi Intime et je pense à ce que les Français ont pu faire en Algérie rien que dix années après la "grande guerre" qui emporta Guy Môquet et ses "camarades"... Oui, oser faire, au point de se comporter en émules supérieurs à la Gestapo...

    Tous ces martyrs ne nous ont pas élevé l’âme et c’est comme si c’était toujours un déni sur leur sacrifice... C’est terrible !

    Je vois aujourd’hui, la relative facilité de notre population à rouler dans les impostures diverses et d’accepter sans cesse l’inacceptable... Et je me dis que finalement, nous avons presque ce que nous méritons... pour avoir sans cesse préféré refuser d’aller chacun à la recherche de la Vérité sur toute l’Histoire en faisant confiance à tous les menteurs de l’Officialité... qui ne sont pas que chez les historiens mais chez nos bons enseignants de l’Education qui, elle, n’est plus nationale !!!

    Cet article devrait être posté à tous les enseignants de notre pays.

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    25 octobre 2009 20:45, par Jean georges

    Bonjour, Je vous livre ci dessous un papier que j’avais écrit sur mon blog il y a quelques jours. Je n’ai pas votre plume, votre post est tout à fait dans la ligne de ma pensée politique d’ex communiste devenu Socialiste avec Mitterand pour lequel je n’avais aucune affinité. J’applaudis à ce papier car peu nombreux dans la Sarkosphère ont approché, ou alors de trés loin, à ce point l’exactitude des faits. Voici mon petit post :

    Guaino, >>>Guy Moquet ou l’antithese ideologique !! politique PARIS (AFP) - 20/10/09 10:13 Lettre Guy Môquet : les enseignants doivent "obéir" aux directives selon Guaino

    Je réagis à ce papier relevé sur Marianne2 , car je trouve que les ficelles employées par le sieur Guaino dépassent l’entendement.

    Lettre de Guy Moquet " les enseignants doivent OBEIR aux directives selon Gaino." Moi j’essaye d’éviter de relire cette lettre car chaque fois que je la lis elle me fait chialer. Je trouverais tout à fait normal que cette lettre soit lues dans les ecoles et lycées, mais qu’elle le soit au cours de leçons d’histoire fustigeant le nazisme et la dictature Hitlerienne et les Vichystes de tous poil, mais que l’on oublie pas non plus ORADOUR , TULLE, et le reste. Il est clair que cette obligation de lire cette lettre aux élèves, n’interesse absolument pas Guaino, lui et son mentor ne savaient même pas que Guy Moquet avait écrit une lettre, ce qu’ils avaient lu de ce gamin dans leur éducation de nantis plus proches de la bourgeoisie de salons que des gauchistes ordinaires, c’est son nom sur certaines plaques de rues de nos villes et villages de France ( souvent d’ailleurs des villes ou villages où les élus n’étaient pas de droite- Y aurait-il une rue Guy Mocquet à Neully ? peu probable. Aprés verification, il n’y en a effectivement pas. C’est sûr que dans le genre épate gogo on ne peut mieux faire, mais ce devoir "d’obeissance" nous ramene justement aux heures sombres où des ordures osaient fusiller un gamin de 17 ans parce son père était communiste, et qu’il n’obeissait pas aux consignes Vichystes et Hitlériennes et que ne pas dénoncer un Juif ou un communiste pouvait valoir la peine de mort. JG.

    Mon lien : Guy Mocquet ou l’Antithese idéologiste

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  • Guy Môquet : la vérité escamotée

    28 novembre 2009 04:38, par maria

    J’aurais bien aimé avoir une analyse claire de la situation politique avant la 2e guerre mondiale.

    1936 et son Front Populaire, les positions politiques de la SFIO et du Parti communiste, l’évolution parallèle de la propagande antisémite et des attaques du Grand Capital... toute chose utile pour comparer la situation de l’époque et celle d’aujourd’hui.

    Me trouvant placée dans une situation de vide politique tout en menant une lutte coûteuse, j’ai songé que les premiers résistants ont du vivre cet étonnant sentiment de vide et d’isolement, décuplé par la volonté de combattre. Nous étions devenus des soldats sans chef.

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