Plume de presse








Accueil du site > Humeur > Bavures policières : la culture de l’impunité

Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1271

Bavures policières : la culture de l’impunité

vendredi 6 novembre 2009, par Olivier Bonnet


Est-il normal que deux policiers s’acharnent à coups de pieds dans la tête et le ventre d’un homme à terre ? La réponse à cette question tombe sous le sens : si la mission des forces de l’ordre est de garantir l’ordre public et de faire respecter la loi, ce n’est évidemment pas en la violant elles-mêmes. Le comportement des policiers se doit d’être irréprochable : voilà pour la théorie du pacte républicain. Dans la réalité, on a affaire à des êtres humains, avec leur personnalité, leurs qualités et leurs défauts, et il est donc inévitable que certains dérapent. Le rôle de l’institution est alors de les sanctionner, non seulement pour les punir de leur délit mais aussi pour envoyer un double message : à l’intention des citoyens, susceptibles d’être victimes de tels comportements, et pour les collègues, qui sauront ce qu’il en coûte. L’impunité, que nous dénonçons par exemple dans les affaires de flashballs, constitue une invitation à se laisser aller pour les excités et cowboys de tous poils qui infestent la police. Infection au sens médical : ils contaminent le corps entier de leur mauvaise réputation et détruisent l’indispensable relation de confiance avec la population. C’est très exactement ce qui se passe en Sarkozie, comme accuse Amnesty international dans son rapport davamnestyd’avril dernier, sous le titre de France : Des policiers au-dessus des lois. Le directeur adjoint de la branche Europe de l’organisation, David Diaz-Jogeix, s’en expliquait alors dans Le Monde : "En 2005, nous dénoncions certaines méthodes employées par la police qui pouvaient faire courir de graves dangers, jusqu’à l’homicide. En 2006, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt dans lequel elle a condamné la France et demandé qu’elle donne à ses fonctionnaires de police des instructions précises sur l’utilisation des méthodes de contrôle. Or début 2008, à Grasse, Abdelhakim Ajimi est mort après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation : nous attendons toujours des précisions du ministère de l’intérieur sur ce drame. Dans ce rapport, nous recensons une quinzaine de cas, qui témoignent d’un problème structurel de violence policière, sous forme d’homicides, notamment mais aussi de coups, de mauvais traitement et d’injures à caractère raciste ou xénophobe." Question du journaliste, Hugo Lattard : "Un phénomène retient votre attention, que vous qualifiez d’"inquiétant" : les personnes qui dénoncent des mauvais traitements de la part de la police peuvent se retrouver en position d’accusées." Réponse de David Diaz-Jogeix : "Nous constatons une augmentation des poursuites sur la base de l’outrage ou de la rébellion à l’encontre des personnes qui protestent contre les mauvais traitements de la part des policiers, ou qui tentent d’intervenir après en avoir été témoins. Ces mesures de représailles sont une tendance qui nous préoccupe. De même, des personnes qui se sont plaintes de mauvais traitements auprès de la CNDS [commission nationale de déontologie de la sécurité] ont été poursuivies par les agents concernés pour dénonciation calomnieuse. Cela met une pression sur les victimes afin qu’elles ne portent pas plainte. Si nous connaissons les chiffres du ministère de l’intérieur sur les infractions d’outrage et de rébellion, nous ne savons pas combien de plaintes sont déposées pour mauvais traitement et quelles suites leur sont données, qu’il s’agisse d’une procédure disciplinaire ou pénale, avec éventuellement, au bout, une condamnation." De condamnation, il est justement question ici.

vidéoLorsque deux policiers se lâchent sur un individu au sol, à La Courneuve (Saint-Saint-Denis) en novembre 2005, ils ont la malchance qu’une équipe de France 2 tourne à proximité et filme la scène (visible sur Youtube). La suite est racontée par Europe 1 le 2 novembre dernier : "Des peines d’emprisonnement allant de six mois à un an avec sursis. C’est le jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Bobigny à l’encontre de trois policiers pour des violences commises lors des émeutes de l’automne 2005. Deux d’entre eux ont reçu également une interdiction d’exercer leur fonction pendant un an." On note au passage qu’il vaut mieux toujours avoir de quoi filmer sous la main à proximité de policiers, mais on se félicite du verdict. L’impunité a reculé à la faveur de cette affaire, mais il reste du travail, comme l’atteste logol’interview accordée au Post par le porte-parole du syndicat d’Alliance en Seine-Saint-Denis, Loïc Lecouplier : "Nous ressentons une grande amertume et un sentiment d’incompréhension. On ne comprend pas. Les magistrats n’ont pas tenu compte des facteurs extérieurs aux événements." Suite de l’entretien : "Quels facteurs extérieurs ?
En 2005, la police de La Courneuve baignait dans un climat de grande violence. Nos forces de police étaient confrontées à des jeux de violence exponentiels et inattendus. Le climat était très tendu. Les policiers de La Courneuve avaient une amplitude horaire très forte. Cela a engendré une certaine perte de repères de la part des forces de police sur place. Sans oublier le stress que rencontraient les policiers. Certains d’entre eux ont vu leur famille menacée.
En quoi ce contexte difficile justifierait-il de telles violences ?
Tout cela ne légitime pas les actes des trois policiers, mais ce contexte particulier peut expliquer leurs actes. Ce que nous regrettons, c’est que les magistrats n’aient pas pris ces faits en compte. En justice, il existe des circonstances atténuantes, le contexte de violence des émeutes de 2005 devrait en faire partie."

Désolé mais être fatigué et stressé ne vaut pas absolution. Le fait que le porte-parole d’Alliance parle d’ "amertume" et d’ "incompréhension", quand les policiers fautifs n’écopent que de sursis - à rapprocher des mois de prison ferme qui pleuvent sur les petits délinquants - en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour extirper de la police française la culture de l’impunité. 

Répondre à cet article

15 Messages de forum

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    6 novembre 2009 08:20, par Christine

    Mais n’est-ce pas un peu naïf de penser qu’il y a là un pacte républicain ? Est-ce que les abus de pouvoir et les violences ne sont pas contenus dans la fonction ? La police n’est pas là pour protéger les gens mais pour protéger le pouvoir économique et politique. Et cette protection ne peut être garantie que par un corps coupé du reste de la société, doté de privilèges, d’armes et du droit de tuer.

    Lutter contre les bavures policières est vain. C’est contre l’existence de la police qu’il faut lutter.

    Répondre à ce message

    • Bavures policières : la culture de l’impunité 6 novembre 2009 22:42, par blabla

      Bravo, c’est la plus juste réponse qu’on peut apporter après

      Les faits vous donnet raisons Que Fait la Police ? http://quefaitlapolice.samizdat.net/

      Répondre à ce message

    • Bavures policières : la culture de l’impunité 7 novembre 2009 21:41, par Yanick Toutain

      Je salue cet article utile. Qui fait suite à un article ancien que j’avais lu sur ce même blog : des lycéens devant un lycée en butte à une provocation policière.

      @ Olivier Bonnet : 1° "On note au passage qu’il vaut mieux toujours avoir de quoi filmer sous la main à proximité de policiers, " J’ajouterai qu’il est irresponsable de manifester sans amis avec des appareils-photos-caméras dans les poches. 2° Un expérience ancienne (10 ans) m’avait confronté à des policiers ’La loi c’est nous qui la faisons" de la 5° section de la rue (havraise) de la Victoire. Arrêté pour un - délirant et mensonger - zigzag sur un boulevard rectiligne en l’absence de tout autre véhicule à au moins un kilomètre à la ronde, à l’approche de minuit.J’eus droit à 2 véhicules et un car de police pour m’extirper de mon véhicule - en tirant sur une menotte passée de force : "Mais pourquoi m’arrêtez vous ? Pourquoi voulez-vous que je sorte de mon véhicule". Je fus relâché 2 heures après et ... sans main courante !!! C’est le nazillon apprenti assis dans le véhicule à côté de moi auprès de qui je protestais contre les douleurs que m’infligeais ses bracelets trop serré qui eut cette réponse. 3° Ce travers est l’application d’une "morale de gangster" que je décrivais récemment."Morale de Paul-Henri du Limbert, morale de gangster : Ce n’est pas le délit qui « écorne l’image », c’est sa punition " Dans ce texte posé sur le journal Le Figaro et que le modérateur du Figaro, il faut le saluer, eût l’honnêteté de valider sur son site - je dénonçais les propos de l’éditorialiste Paul-Henri du Limbert. extrait

      Mais, là où le bouchon fait déborder le vase, c’est quand l’impudent Limbert (Paul-Henri du), entraîné par son élan, en vient à nous annoncer que ce n’est pas le délit qui est la cause de la dégradation accélérée de l’image de la France, - image « écornée », ce ne sont pas les pratiques de minable délinquant, ce ne sont pas les pratiques de racaille qui ont pour conséquence de « ternir » la « fonction présidentielle » ? non, ce n’est pas le délit qui détruisent la réputation ? ce qui « terni » , ce qui « écorne » ce sont ?. les poursuites.

      Lisons attentivement le paragraphe de l’impudent éditorialiste bourgeois Limbert

      « C’est donc cet homme qui fêtera le mois prochain son 77° anniversaire que l’on veut juger. Xavière Siméoni se moque des arguments qu’on peut lui faire valoir, et la chose peut se comprendre, puisque c’est son métier. Le droit, le droit, rien que le droit. Qu’importe que les faits soient anciens, que leur caractère de gravité ne saute pas aux yeux, que la fonction présidentielle soit indirectement ternie, que l’image de la France dans le monde soit ainsi écornée. S’il y a eu faute, dit Mme Siméoni, il doit y avoir sanction. La loi est dure, mais c’est la loi, surtout quand elle ignore l’affection et la compassion. » Chirac : la justice et la vie Paul-Henri du Limbert 30/10/2009 |

      Il est logique que les émules de Limbert, à la base, adoptent cette "morale de gangsters" : ce n’est pas la faute qui est condamnable, c’est le fait de se faire prendre. Pour un peu, ces syndicats de police en viendraient à nous expliquer que la présence de caméras serait la faute de l’amplification du nombre de bavures. @Christine Nonobstant ce que j’écris ci-dessus, votre proposition de "lutter contre l’existence de la police" me pose problème. En tant que libéral-égalitariste (on pourra dire libertarien révolutionnaire ou anti-capitaliste, anti-bureaucrate) , je suis partisan de "le moins d’Etat possible", je suis aussi partisan de la "Destruction de l’Etat bourgeois". Mais... lorsque je suis confronté - pour interrogatoire - à un fonctionnaire de police (la brute soutient la brute) ... il n’y a nul calcul de ma part lorsque je soutiens la nécessité d’un véritable lutte contre la drogue, contre les trafics de drogue, contre les trafiquants de drogue. Les policiers de l’Etat bourgeois ont une double fonction - et votre texte semble l’oublier -, une fonction ’égoutiers de la société actuelle vient se surajouter à la fonction répressive et de perpétuation des rapports de production et des rapports sociaux d’exploitation (bourgeois, mais aussi formois, innovois* etc..)

      La tradition "anti-flic primaire" qui était "enseignée" de façon précoce aux enfants de mes camarades d’organisation de la LCR était - et est toujours - totalement lamentable. Jamais, je ne transmis ce "virus" infantile à mon propre enfant. Il me fallut - et cet aspect est au coeur de notre débat - plus de 20 ans pour comprendre que l’ "anti-fliquisme primaire" était le pendant théatral de l’abandon du combat anti-militariste. Les mêmes qui tentaient d’échapper à la "contrainte" d’aller faire son service militaire étaient les mêmes qui gesticulaient contre la "police capitaliste". L’explication - et je vous accuse pas personnellement de cacher ce noir dessein - étaiet pourtant simple : Ceux qui n’ont pas renoncé à travailler à la construction d’une révolution anti-capitaliste ne vont RIEN faire pour solidifier la cohésion du camp adverse. Il est probable que mon statut de taupe trotskyste à l’intérieur des 34° RG et du ... 3° RA (régiment nucléaire à missiles tactiques) ne fut percé que plus de 10 mois après mon incorporation ... en partie grâce aux relations intelligentes que j’avais avec un sympathique gendarme ... Je fus, de la même façon, très tôt informé de l’infiltration fasciste dans la police par un "policier en tenue" ... qui devint, plus tard secrétaire général de son syndicat ... Seuls les réformistes hypocrites - des eaux du NPA et d’ailleurs - qui ont un double discours et ont - depuis des années - renoncé aux objectifs qu’ils prétendent avoir, ont un discours pseudo "rebelle" et "anti-flic primaire. Notre logique est celle de soviets de délégués révocables dans les quartiers luttant contre la misère, le cléricalisme fachoïde et la classe "gangsteroise" des trafiquants de drogue et travaillant au renversement du capitalisme. De CE point de vue, les policiers - comme les pompiers - sont fréquemment les VICTIMES de l’abandon du combat révolutionnaire.

      NB : Hadopi est une loi pro-innovoise mise en oeuvre par la classe bourgeoise.

      samedi 7 novembre 2009 Sur Plume de Presse de Olivier Bonnet, une réponse quant à Bavures policières : la culture de l’impunité

      Mon lien : Un blog libéral égalitariste : Monsyte

      Répondre à ce message

      • Non à la prohibition et à la lutte contre les "drogués" 13 novembre 2009 15:40, par christian
        Et pourquoi faudrait-il lutter contre "la drogue et le trafic de drogue" ? La lutte contre la drogue n’existe pas, c’est une lutte contre des être humains, une guerre aux être humains, une chasse aux être humains. Cette lutte bourgeoise est la chasse aux sorcières de notre temps, basée sur une "crime" sans victime, ou sur le "droit" de l’état de contrôler ce que nous désirons ingérérer. La prohibition est contraire aux droits de l’Homme. La prohibition est en place pour la promotion de l’industrie pharmaceutique. Sans oublier que la prohibition des drogues laisse ce marché à des mafia et aux services secrets des états (la CIA finance ces opérations entre autre avec l’argent de la cocaine), et permet de soutenir l’appareil militaro-répressif et les marchands d’armes. Non à la prohibition et à la lutte contre la drogue, légalisons la drogue, toutes les drogues, pour couper l’herbe sous le pied des mafias et du complexe militaro-répressif. La prohibition des drogues est un outil permettant la mise en place d’un état policier domestique et de la guerre perpetuelle au "Sud global". Et la France est avec les USA l’un des pays les plus arriérés et répressifs sur ce sujet. Quant au role de la police républicaine, ce serait de défendre le faible contre le fort, le pauvre contre le riche, or, tout comme avec la loi et la justice, dans la pratique, c’est exactement le contraire qui se produit, la police, la loi et la justice défendant le riche contre les aspirations du pauvre, et le fort contre le faible. De plus, comme le policier dispose de droits exceptionnels en service, il devrait être, au vu de la nature humaine, soumis aussi à des obligations et contrôles exceptionnels. Ce ne devrait pas être à la police d’enquêter sur la police, et les témoiniages de collègues ne devraient pas être admis, quitte à faire accompagner chaque policier d’un "policier du policier" issu d’un service indépendant, et qui surveillerait que tout se passe selon les règles.

        Répondre à ce message

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    6 novembre 2009 09:07, par AffreuxSale

    "En 2005, la police de La Courneuve baignait dans un climat de grande violence. Nos forces de police étaient confrontées à des jeux de violence exponentiels et inattendus."

    Et puis pendant que l’opinion publique parle des violences policières (à raison, d’ailleurs), moins de place est laissé au questionnement quant aux raisons de la violence dans les quartiers... Pratique, pour le Pouvoir en place.

    On sacrifie deux trois poulets, hop.

    J’attends avec impatience que les flics respectables (si, si, il y en a) réagissent.

    Il semblerait que cela commence à se voir dans certaines opérations absolument dégueulasses de renvoi de sans-papiers :

    "MIDI LIBRE - Édition du mercredi 4 novembre 2009

    Nimes. Sans-papiers - Des Géorgiens renvoyés de force en Pologne

    Quatre familles de Géorgiens (21 personnes) de la minorité yézid, parmi lesquels trois malades et sept enfants, ont été embarqués manu militari à Garons, dans un avion pour la Pologne, hier matin. L’appareil avait été affrété par le ministère de l’Intérieur et cette opération, organisée par la police des frontières, a mobilisé une bonne trentaine de policiers. Ces demandeurs d’asile politique avaient été interpellés la veille, au lever du jour, dans un hôtel situé dans la banlieue de Dijon, en Côte-d’Or. Ils étaient en France depuis le début de l’année et les enfants, scolarisés à Dijon, étaient encore en vacances de Toussaint. Le département de Côte-d’Or n’ayant pas de centre de rétention administrative et celui de Lyon étant complet, ces quatre familles ont abouti à celui de Nîmes, dans la soirée de lundi, vers 20 heures. Trop tard pour saisir le juge des libertés sur les conditions d’interpellation, de transfert, la présence de malades et d’enfants normalement scolarisés, s’insurge José Lagorce, de la Cimade, service oecuménique d’entraide aux migrants. « Tout a été planifié pour se faire en cachette et nous empêcher d’intervenir car il était trop tard pour saisir le juge des libertés, surtout que l’avion devait décoller à 7 heures. Nous n’avons malheureusement rien pu faire. » Une « opération d’autant plus honteuse », affirme la Cimade, que les en fants, qui hurlaient de terreur, auraient été arrachés à leurs parents, hier matin, pour obliger ces derniers, qui s’y refusaient, à sortir des locaux d’hébergement du centre de rétention. L’émotion et la tension auraient été telles que des policiers, scandalisés, auraient carrément refusé de prêter main forte à leurs collègues. Ce que démentent les autorités .A l’aéroport de Garons, où l’avion a finalement pu décoller peu avant 11 heures, des consignes de silence absolu avaient été données . « Les vols privés sont confidentiels », expliquait un employé, tandis que des policiers en civil, « au courant de rien », disaient être là pour une ... « réunion ». Même silence embarrassé du côté du centre de rétention administrative, où l’on refusait de répondre à Midi Libre."

    Un frémissement (salutaire) du devoir de désobéissance ?

    Mon lien : http://affreuxsalebeteetmechant.20m...

    Répondre à ce message

    • Bavures policières : la culture de l’impunité 6 novembre 2009 09:22, par Olivier B.
      Merci de relayer cet article du Midi libre : ces comportements sont à soulever le coeur.

      Mon lien : Plume de presse

      Répondre à ce message

      • Bavures policières : la culture de l’impunité 8 novembre 2009 10:22, par Sun Tzu

        Elle est belle l’Europe des députés Européens corrompus jusqu’à la moelle !

        Ces types censés siéger (3 jours par mois) pour défendre les intérêts de leurs citoyens, de leur pays et de l’Europe, qui en fait protègent les intérêts du monde financier et des multinationales ... Rien à voir avec l’humain, la défense de nos intérêts, ni la démocratie ...

        Même l’ex-URSS avait un système parlementaire moins corrompu ...

        Les valeurs de l’Europe "d’après" sont totalement incompatibles avec celles de la France d’avant, c’est de plus en plus évident ...

        L’Europe est capable de virer de pauvres gens mais se laisse dicter ses lois par des cabinets de lobbying défendant les intérêts de sociétés multinationales privées ... L’Europe est et sera capable de tout à l’avenir, du moment que cela rapporte du fric à ces sociétés qui font nos lois Européennes, oubliez les droits de l’homme tout de suite sinon vous allez être déçus ...

        Je vomis cette Europe qui est d’un cynisme .... (Encore une fois je vous invite à aller visiter les sites et lire les décisions du parlement Européen.....)

        Répondre à ce message

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    6 novembre 2009 10:10, par Alain

    Il y a un point que vous ne soulevez pas... c’est que ce sont les mêmes qui revendiquent le droit à la compréhension du contexte (revendication toujours légitime, c’est le sens de la justice citoyenne plutôt qu’automatique) qui ensuite nous explique qu’il faut arrêter avec la culture de l’excuse pour les délinquant, que ras le bol de leur trouver des excuses à ses sauvageons etc. Discours qui aboutissent à des lois stupides sur des peines planchers stupides qui, à l’évidence, ne concerne ou ne doivent pas concerner la police qui elle mérite toute notre compréhension (à la différence des jeunes qui s’ils sont pauvres et mal nés dans une société discriminante et socialement violente n’ont qu’à s’en prendre à eux même)

    C’est un retournement intéressant et je m’étonne que personne n’ai pensé à le leur montrer.

    Répondre à ce message

    • Bavures policières : la culture de l’impunité 6 novembre 2009 11:28, par dragrubis

      Je vais être bête et con mais j’ai vécus dans des quartier dis "difficiles" j’ai déjà été contrôlé mais je ne pense pas que mon aspect de descendant de "mexicain" m’ait vraiment aidé à ne pas me faire tabasser, par contre obtempérer et perdre mes 5 minutes de contrôle (en ronchonnant), un peu plus.

      Je ne pense pas que les flics qui dérapent doivent rester impunis mais je ne pense pas que les délinquants ont plus de droits à ce niveau.

      Répondre à ce message

      • Bavures policières : la culture de l’impunité 6 novembre 2009 11:35, par Olivier B.
        Qui a dit que les délinquants devaient rester impunis ?

        Mon lien : Plume de presse

        Répondre à ce message

        • Bavures policières : la culture de l’impunité 6 novembre 2009 11:47, par dragrubis

          Personne c’est pour cela que j’aime ce blog. Mais je tenais à souligner que souvent les dérapages viennent de mauvaises réactions prises des deux côtés.

          Avec ma face de latinos drogué* (avoir les trait d’un mexicain pale ca fait parfois cet effet) je n’ai jamais eut d’emmerde particulier, je n’ai qu’une seule recette : je me pli au contrôle.

          *petite précision à l’époque je ne sortait que très peu le jour et on doit avoir des origines latines très prononcées malgré les origines bien françaises.

          Répondre à ce message

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    6 novembre 2009 12:51, par Sun Tzu

    Sans minimiser le sujet ne peut-on pas dire que dans les fonctions publiques ils se tiennent tous par les c....... ou qu’ils se serrent tous les coudes .

    Nous avons vu un exemple concret lors de l’affaire Mitterrand, là il n’y avait pas d’esprit partisan, tous ont fait bloc pour défendre l’indéfendable .

     Les erreurs administratives sont à la charge de l’administré (trop souvent, ce malgré le code de l’administration)

     Les politiques sont préservés par l’immunité parlementaire.

     Les politiques et militaires couverts par le secret-défense.

     Les agents administratifs couverts par leurs prérogatives d’emprunt, ils ne travaillent pas en leur nom propre.

     Les magistrats et avocats ne peuvent être jugés que par leurs pairs . Etc...

    Si quelqu’un pense encore que nous sommes tous égaux en droit, je lui donne rendez-vous dans quelques années, quand il se sera confronté à la réalité du "droit" . (ce que je ne souhaite à personne, même, voire surtout, en qualité de victime en vertu des textes ...)

    Pourquoi c’est comme ça ? Chaque agent administratif connait les secrets des autres, "je te tiens tu me tiens par la barbichette ..."

    Répondre à ce message

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    6 novembre 2009 22:44, par Gerard

    Si j’ai bien compris les faits reprochés, ces policiers avaient attendu la sortie du commissariat d’une personne pour la tabasser. Si c’est bien le cas, ça fait :

    - violence en réunion
    - violence par personnes détentrices de l’autorité publique
    - violence avec préméditation

    D’après l’article 222-13 du code pénal (http://www.legifrance.gouv.fr/affic...), le fait de cumuler ces 3 points (paragraphes 7,8 et 9) fait encourir 7 ans de prison. Ce qui permet de relativiser la sévérité des peines prononcées par le tribunal (maximum 1 an avec sursis)

    Répondre à ce message

  • Bavures policières : la culture de l’impunité

    4 février 11:39, par adorateur
    bonjour, si tu veux une réponse d’un vécu, il y a 2 ans environ, suite à la plainte de mon ex concubine, j’ai été interpellé manu military par 3 "jeunes"flics de la Bac de Poissy. Jeté au sol violemment, alors que je me dirigeait vers mon véhicule,menacé de 3 armes de gros calibres,insulté , traité d’enculé, pédé etc....j’en passe. je me suis retrouvé 48H en garde à vue, on m’a parlé comme au dernier des E...ès, pris mes empreintes, puis déféré devant le tribunal. On m’a traité d’escroc alors que je travaillais puisque je roulais en jaguar, et possedais, je m’en excuse une Rolex, les juges n’ont même pas pu m’inculper pour violences, puisque 2 certificats médicaux attestaient qu’en aucun cas ma concubine n’avait subi de violence. comme par hazard mon ex plaisait bien à l’un des fonctionnaires de la bac, et il me l’a fait savoir. peine perdue au moins elle l’a envoyé péter, par contre aucune suite pour ces fonctionnaires, mon mail deltapesenti yahoo.fr, pour preuves si interet et si c’étaitmoi qui avait ne serait-ce que mal parlé à un policier ? on a même mùis un jour mon ex au commissariat du 17e à paris pour une crotte de chien non ramassée !!!

    Mon lien : la police de poissy

    Répondre à ce message


Répondre à cet article


Retour à l'accueil


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP