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Come on, irish friends !

lundi 9 juin 2008, par Olivier Bonnet


Declan Ganley"Le fait que moins de quatre millions d’Irlandais puissent faire avaler ça à un demi-milliard de citoyens européens qui n’ont pas pu dire un mot (...) est en lui-même antidémocratique", constate Declan Ganley, homme d’affaires animateur du groupe de réflexion Libertas, qui milite en faveur du Non au traité de Lisbonne. Une évidence que nous n’avons cessé de dénoncer (voir notre rubrique Traité de Lisbonne : la forfaiture) : la classe politique européenne, en phase avec les milieux d’affaires et avec la complicité des médias dominants, impose aux peuples une Europe ultralibérale, militariste et atlantiste, sans surtout leur permettre de donner leur avis. Consultés par référendum sur le projet de Traité constitutionnel en 2005, les Français et les Hollandais avaient répondu non. Alors pas question de renouveler la même erreur ! On nous a concocté une copie conforme du texte rejeté, illisible pour éviter que cela ne se voit trop, et les pays de l’Union européenne la ratifient les uns après les autres par la voie parlementaire. Seul un Etat va recourir au référendum, obligé qu’il y est par sa Constitution : il s’agit donc de la petite Irlande, dont les citoyens vont se prononcer jeudi. Le camp du Oui est inquiet : malgré les manoeuvres du gouvernement irlandais pour manipuler le scrutin et en dissimuler les enjeux (dénoncées dans notre billet du 12 mai dernier), le scrutin ireland nos’annonce très indécis. Un sondage publié vendredi a donné, pour la première fois, le Non en tête. Un autre révélé dimanche inverse ce pronostic mais confirme la progression du rejet du traité dans les intentions de vote. Si le Oui l’emporte, "un demi-milliard de citoyens européens" n’auront qu’à "avaler ça", comme dit Ganley. Si c’est le Non qui gagne, l’UE sera forcée de retirer son texte et de reprendre les négociations. Si bien que nous lançons un appel à nos camarades irlandais : please, save the european democracy, vote No  !

 

PS : "Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec. Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration Européenne, il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple. Si nous croyons au projet Européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la Communauté européenne et la communauté nationale ?" : Nicolas Sarkozy, le 9 mai 2004 (vidéo ici).

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55 Messages de forum

  • Come on, irish friends !

    9 juin 2008 21:36, par thorgal

    quel schizo ce sarko, purééeeeee ....

    une consitution, ça doit être court, compréhensible par TOUS les citoyens concernés et décidée par ces mêmes citoyens. Sa rédaction ne doit pas être l’affaire des gens ultra-spécialisés dans des domaines souvent loin du quotidien des citoyens, à savoir la haute-finance, le business, la politique politicienne, etc. Alors une fois de plus, je m’interroge : pourquoi la majorité des Européens, qu’ils aient voté oui ou non, ne voient pas cette évidence ? Laisser à Giscart le soin de rédiger le brouillon original est d’une connerie monumentale. Giscart ? pourquoi pas LePen ou Laguiller ? nawaaaak !

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    • Come on, irish friends ! 10 juin 2008 16:50, par Ulysse

      Pour Thorgal :

      J’imagine que vous avez lu constitution Française et que vous avez compris les subtilités de celle-ci. Vos propos sont démagogiques : compréhensible par tous, éloignés du quotidien, haute finance, politique politicienne....., blablabla ...blabla..........on est pas loin du complot, mais de quoi parlez vous ?

      Il est préférable que des technocrates (ultra-spécialisés) rédigent une constitution plutôt que des gens du quotidien.

      (Précision : je ne suis pas juriste)

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      • Come on, irish friends ! 10 juin 2008 19:19, par benjahainaut

        Aaah mais oui, ça faisait longtemps qu’on n’avait plus servi une bonne louche de complot. Attention, cependant, comme c’est en général le dernier retranchement de ceux qui n’ont rien à rétorquer, ça donne un air pas très sérieux à ceux qui l’utilisent, le complot... (avec aussi "quoi tu voudrais le retour de Staline, c’est ça ?", d’une mauvaise foi savoureuse).

        Je ne sais pas si c’est si démago que ça, ce que dit Thorgal (le fier viking), il suffit de regarder qui écrit les textes dans les faits. Et surtout, qui les comprend !

        Et je m’oppose très formellement : non, il n’est pas préférable que des technocrates ultra-spécialisés rédigent une constitution. Poser le problème de cette façon, ça c’est démago, pardon pour le retour de balle. Personne ne prétend qu’il faut demander aujourd’hui à mon voisin d’écrire la constitution. Il n’en n’a pas les moyens, et moi non plus. Mais on pourrait. Ce serait cher et long, il faudrait mettre le débat dans des termes honnêtes à portée de tous, pour que la discussion ne soit pas une discussion de comptoir mais un vrai débat. Et ça, ça se prépare, on donne des outils aux gens. Mais qui a vraiment envie de voir le peuple réfléchir ?

        Attention ! je vous surprends en flagrant délit, vous l’avez sur le bout de la langue, "c’est un complot, c’est ça ? n’importe quoi...". Détendez-vous mon cher : convergence d’intérêts ne signifie pas que quelqu’un tire les ficelles (on nous rabâche les oreilles avec la Main Invisible du marché, pour preuve). Effectivement, il y a une série de personnes qui n’ont pas intérêt à ce que la grande majorité se mette à penser la société, à posséder les outils conceptuels qui permettent des lectures clairvoyantes et originales. Une série de personnes physiques, certes, mais encore plus de personnes morales... Vous me suivez ?

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        • Come on, irish friends ! 11 juin 2008 12:06, par dirk
          Non, j’ai du mal à vous suivre. Votre démonstration est incompréhensible et cela ressemble à du jean François COPE : parler pour ne rien dire. Quant à la théorie du complot, je pense sérieusement qu’il existe une classe dominante qui fait tout pour conserver ses privilèges démesurés au détriment d’une grande majorité de la population. Alors on peut appeler cela complot, reproduction comme le disait Bourdieu, lutte des classes comme le disait Marx ou la France d’en Haut comme le disait Raffarin.

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      • Come on, irish friends ! 10 juin 2008 19:35, par thorgal

        salut Troll,

        complot ? qui parle de complot ? pas moi. Et pourquoi les "gens du quotidien" (sic) ne pourraient rédiger eux-mêmes leur constitution ? Je vais te dire une chose : il y a une différence fondamentale entre critiquer des propos et attaquer celui qui émet des propos, surtout lorsque ceux-ci ne sont pas compris. Maintenant, arrêtons-nous sur les tiens de propos : il n’y a rien, pas une seule chose venant appuyer ta préférence envers les technocrates ultra-spécialisés. Alors je te renvoie la question : de quoi est-ce que tu causes ? Il me semble en revanche que mon avis est clair : une constitution est le garant d’une définition et d’un fonctionnement sains d’une société, elle permet de définir et délimiter la place et le pouvoir des différentes institutions, etc. Cela touche TOUS les citoyens, acteurs de cette société. Il me semble tout à fait légitime que ce texte soit écrit, débattu et accepté par TOUS. C’est mon avis, il n’y a rien de démagogique. Maintenant, explique-nous la raison de TA préférence ? car il me semble que ton avis manque de substance à ce niveau-là.

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      • Lisible court et intelligent, ils l’ont fait ! 12 juin 2008 15:46, par Demet

        Bon OK pas dans la vraie vie, mais un subtil auteur de science fiction (Kim Stanley Robinson) a écrit une constitution pour les colonisateurs de Mars, c’est facile à lire, respectueux, démocratique. Bref c’est possible

        en plus c’est court et en français !

        cliquez ci-dessous ou essayez "constitution martienne" avec un moteur de recherche si vous n’avez pas conscience dans les liens

        Mon lien : La constitution martienne

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  • Come on, irish friends !

    9 juin 2008 21:53, par Lorenzolamas
    J’ai bien peur que ça ne change rien si le non passe, ils feront comme ils voudront, comme toujours quand il s’agit d’europe, mais bon juste pour la forme, il faut que le non passe. Si le non passe, le soir du référendum je serai irlandais !

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  • Come on, irish friends !

    9 juin 2008 22:17, par Infocrate

    "(...)la classe politique européenne, en phase avec les milieux d’affaires et avec la complicité des médias dominants, impose aux peuples une Europe ultralibérale, militariste et atlantiste, sans surtout leur permettre de donner leur avis."

    C’est effectivement dans ce sens que vient de se tourner "Girouette 1er".

    Après les belles envolées lyriques de Mai 2004, en faveur de "l’Europe du Peuple", que vous citez en fin d’article.

    Ce qui est effectivement incroyable, c’est que ces foutages de gueule récurrents sont effectivement flagrants, voire quasi-provocateurs. Mais rien ne se passe...

    Mon lien : Elle est FRAIICHHE ma conviction, elle est FRAIIIICHHHHHHE !

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  • Private (bad) joke

    9 juin 2008 22:47, par Fajua
    Cette histoire de référendum fut à notre rencontre source de différend, avec Olivier. Peu me chaut ce passé, l’affaire n’est plus du ressort du oui ou du non au référendum français mais de l’usurpation d’un vote. Elle me révolte. :'-(

    Mon lien : http://www.plumedepresse.info

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 00:29, par coolhand

    « L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes : soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens du mot, nationale et internationale. » (Pierre Mendès France)

    Il n’aurait pas imaginé qu’on nous vendrait les deux ensemble.

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  • nouvelle maquette

    10 juin 2008 07:46, par skalpa
  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 08:48, par galien

    C’est curieux d’ailleurs ce vote, on n’en a pas entendu beaucoup parlé dans les médias...

    On peut aussi remarquer que si une majorité va à l’encontre des souhaits économiques des politiques au service de la bourse, ils squizzent carrément notre droit de vote... (enfin nous, et les européens dans l’ensemble).

    De par leur constitution, les irlandais doivent voter sur ce sujet, quel bourbier pour les politiciens ! Quelle chance pour nous ! Enfin si on veut, effectivement pour l’Europe, comme pour la France, Bref, pour toute vraie démocratie, les principaux enjeux devraient être sujets d’élection, et les hommes politiques, les avocats de part et d’autre.

    Cela dit, si le "no" irlandais l’emportait, on peut être prêt à parier que les irlandais seront stigmatisés par les médias et les politiques européens... Alors que ce sont les seuls qui ont pu porté leur voix de la façon la plus honnête...

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 10:12, par David.A
    On pourrait signaler aussi à tous ces partisans acharnés du passage en force qu’une Constitution n’as pas à contenir de principes économiques. C’est quand même du jamais vu dans la courte histoire des Constitutions ! Et on s’étonne après que les Français aient refusé de graver leur asservissement dans la pierre ? Mais gloire à eux plutôt, de la part de tous les peuples qui, à l’époque, n’avait déjà pas eu leur mot à dire !

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 10:40, par GPMarcel

    Après le vin qui défit la constitution européenne en 2005 la bière défie à son tour le traité de Lisbonne. Allons nous voir la mafia des vins et boissons alcoolisées ruiner la construction, tant attendue par les martiens et habitants de l’île aux oiseaux, de cette Europe forte, souveraine, exemplaire dans un Monde de brutes au libéralisme forcené ?

    Jeudi le scutin délivrera sa réponse.

    Peut-on laisser l’Europe aux mains des cyrrhoses (je mets un y pour faire européen) et autres hépatites maladies préférées des peuples incultes, ignares, qui ne voient pas ces technocrates et autres politiciens vertueux se tuer à la tâche pour leur bien ?

    Doit on encore laisser les peuples voter ? Telle est la question. Non je n’utiliserai pas de smileys l’huere est trop grave.

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  • Une caste de technocrates...

    10 juin 2008 12:02, par kiros

    L’Europe ne formera jamais un grand peuple parce que le peuple n’a pas voix au chapitre.

    Une caste de technocrates fait mumuse avec son gros jou-jou enfermée dans leur grande salle de jeu tout en verre.

    Ainsi coupé du monde, de l’Europe des peuples, ils ne parlent que le dialecte des chiffres et ne raisonnent qu’en termes comptables. L’objectif pacificateur de la construction européenne d’après-guerre n’est plus qu’un doux rêve...

    Place à l’Europe de l’argent, des échanges économiques, de la compétitivité et de la finance.

    Et l’Europe social : c’est quoi ça ???

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 13:26, par flanagan
    "Le fait que moins de quatre millions d’Irlandais puissent faire avaler ça à un demi-milliard de citoyens européens qui n’ont pas pu dire un mot (...) est en lui-même antidémocratique" C’est drôle au début j’ai cru que c’était un irlandais pour le "oui" qui avait dit ça...avant de lire la suite... Et en fait c’est vrai que même si les irlandais votent "non" (ce que je souhaite de toute mon anatomie) ça restera tout aussi antidémocratique...C’est d’ailleurs bien là qu’est le problème ! Un petit lien qui arrive un peu tard et que vous connaissez peut-être déjà :

    Mon lien : Soutenons nos amis irlandais

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    • Come on, irish friends ! 10 juin 2008 14:23, par El Topo

      Lettre ouverte au peuple irlandais

      Vous ne manquerez pas de subir, dans les jours à venir, des pressions intérieures et extérieures pour vous inciter à approuver le traité européen de Lisbonne. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un piège grandeur nature destiné à mettre les peuples européens sous la tutelle des grands banquiers internationaux au détriment de l’aspect humain. Les cas de la Hollande et de la France, sont assez significatifs pour comprendre que la voix démocratique ne suffit pas pour annihiler les ambitions dévorantes de ces faiseurs de misère… les votes négatifs de ces deux pays lors des référendums de 2005 n’ont servit à rien puisque les autorités politiques ont décidé de ne pas les prendre en compte. C’est un déni flagrant de démocratie !

      Comment voulez-vous concevoir une Europe libre et égalitaire dans ces conditions.

      Dire oui, c’est s’enfermer définitivement dans le carcan (prison) indestructible de l’économie mondialiste des requins de la finance à l’encontre des populations.

      Comment croire, encore à une Europe unie dans la paix, quand on nous montre que leur véritable dessein est le démantèlement des nations en régions, au risque de créer des conflits multi- ethniques susceptibles de mettre le continent à feu et à sang au moindre dérapage. Même la Belgique, centre névralgique, siège de l’OTAN et du conseil de l’Union est au bord de la sécession… c’est vraiment se moquer du monde !!!!!

      Tout ceci représente un danger d’une extrême gravité pour l’avenir du continent et du monde. Ils se gaussent du futur de nos enfants.

      Il suffit de remonter en 1992 et le traité de Maastricht pour comprendre qu’une Europe qui débute par une boucherie programmée en ex Yougoslavie est de très mauvais augure pour la paix des régions (a ce titre, un grand merci à l’Allemagne. Ce qui rappelle de douloureux souvenirs…). On recommence avec le Kossovo et ça risque encore de dégénérer, personne n’est dupe…

      En France, le référendum du traité de Maastricht à été adopté d’une très très courte majorité, que dis-je, d’un cheveu (et je reste poli en ne parlant pas de poil de c…) avec 51% d’approbation, et cela malgré un battage médiatique hallucinant ( !!!) en faveur du oui…

      L’internet n’existait pas encore… Il me semble également important de vous faire mieux comprendre le rôle ambigu tenu par le chef du front national français dans cette mascarade, car j’ai entendu dire que chez-vous certaines personnalités se permettent de mettre ce cas en avant. Et la, c’est un français déjà conscient à l’époque du traquenard qui nous était tendu qui vous le dit. De nombreuses personnes de mon entourage, ce qui pourrait porter sur la totalité de la population à plusieurs millions, ont approuvé le traité uniquement en raison de la présence de Le Pen dans le camp du non. Ruse absolue. Ainsi, le leader frontiste a toujours servit de repoussoir en faveur des gouvernements au pouvoir (la marionnette de François Mitterrand…). Ainsi, je m’étais permis de demander à certains de mes amis qui avaient voté oui, quel aurait été leur choix si le borgne s’était positionné dans l’autre camp…

      Tous m’ont répondu qu’ils auraient réfléchis et probablement inversé leur vote…sic !

      Les non français et hollandais de 2005 portaient en eux l’espoir de toute l’Europe, dont les populations n’avaient même pas eu voix au chapitre, ce qui montre à quel point ses pays respectent leurs citoyens et sont prêts à les étouffer dans le silence le plus total. Si vous me rétorquez que l’Espagne y avait eu droit, je vous demanderai quel aurait été le résultat si leur référendum avait eu lieu après les votes français et hollandais ? En vérité une véritable Europe démocratique exigerai une consultation simultanée dans les 12 pays à l’origine de l’Union. Si cela ne s’est pas fait, c’est que non seulement ces technocrates craignent un refus massif, mais qu’en réalité ils en sont persuadés…

      C’est la raison pour laquelle notre mégalomane président, Nicolas Sarkosy, a préféré passer outre le choix du peuple en passant par la voix parlementaire.

      Il s’agit d’un véritable coup d’état anticonstitutionnel. Il ne l’emportera pas au paradis.

      En effet, si le non de 2005 s’est révélé être un véritable raz de marée (plus de 56% des voix), malgré un battage médiatique pour le oui aussi démesuré sinon plus qu’en 1992, quel en serait le score aujourd’hui ?

      Nous pourrions facilement tabler sur un chiffre compris entre 6o et 80%... D’où la frayeur de notre hum…chef d’état. Aujourd’hui le poids de l’Europe pèse sur vos épaules. Ne lâchez pas ! ! !

      Depuis une bonne douzaine d’année j’attends que l’ Irlande ait une carte importante à jouer en Europe. Le moment est venu, mais ce n’est peut-être que de l’imagination...

      " L’isle d’ Ecosse sera un luminaire et les anglois mettra à déconfiture..." (Michel de Nostredame) N’en déplaise aux pseudo-traducteurs, toutes époques confondues, l’Ecosse n’a jamais été une ile. Par contre l’Irlande (l’Ulster) est bien une ile de l’Ecosse...

      Go green Ireland !!!

      Mon lien : L’Isle d’Ecosse

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      • Come on, irish friends ! 10 juin 2008 23:12, par Irlandais cette semaine
        Rigolo, le coup de Nostradamus !

        Mon lien : Olivier B.

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        • Come on, irish friends ! 12 juin 2008 17:51, par El Topo

          Mini traité et maxi traitrise. C’est pour mettre sous son cul dans la voiture présidentielle afin de pouvoir voir la route ? Un bottin mondain sous son popotin ! Si le non gagne en Irlande les vacances du futur président de l’U.E. risquent d’être moins bling bling que l’an passé...vu que c’est lui qui en a eu l’idée (qui lui a insufflé ?)... Des plan A, B, C, jusqu’à Z ne changeront jamais la donne : les peuples européens ne veulent pas de cette union mafieuse ; un point c’est tout ! Le seul fait de soustraire le droit légitime (puisque démocratique ! ! ! ) d’un peuple à gérer son présent et son avenir relève de la haute trahison : INTELLIGENCE AVEC L’ENNEMI ! ! ! Mais quel ennemi ? Qui tire les ficelles de cette mascarade ? Bilderberg dont tout le monde parle...en cachette ? Ce ne sont pas les réponses hypothétiques qui manquent.

          Je me souviens d’un excellent groupe irlandais du nom de Dexy’s midnight runners ("come on Eileen") dont l’un des titres du premier album* était : "PLAN B". J’espère qu’eux aussi vont voter non. Pour l’Europe qu’ils veulent établir, c’est le plan ORSEC qu’il faut déclencher car on ne construit jamais rien de solide sur des ruines. A quand un référendum pour ou contre le « ni oui ni non » ?

          * Pas de guitares !!! Basses, percussions et surtout...des cuivres !

          Mon lien : Come on Eireen

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        • Come on, irish friends ! 12 juin 2008 18:41, par El Topo
          Il faut savoir saisir le sens du suspens. Si le non l’emporte il pourrait y avoir beaucoup mieux...

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 15:11, par Duszka
    Si j’ai bien compris le subliminal du "discours" de Sarko envers nos amis irlandais, il leur fait un doigt d’honneur doublé d’une menace qui ressemble à un chantage... et il embarque allègrement Angela qui n’en peut mais...

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 16:25, par brigetoun
    sije vous assure, c’est vrai on vous aime les irlandais,et on compte sur vous ! vous votez pour nous tous - pitié,pas oui !

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 17:07, par Valdo

    "In Dublin fair city, where the girls are so pretty...;-)

    Cela dit, et en souhaitant sincèrement que le "non" gagne en Irlande, Declan Ganley , homme d’affaire libéral, est emblématique des ambiguëtés du "non" irlandais. Si, comme en France, les antilibéraux font campagne pour le "non", c’est aussi le cas des ultra libéraux qui ont peur que le traité ne calme un peu leur politique de dumping fiscal qui a soi-disant fait de l’Irlande un "tigre" économique... et le plus inégalitaire d’Europe !

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 18:02, par henri
    Je serai, bien entendu, très content si les Irlandais votent "non", mais comme j’ai la conviction que ces messieurs-dames de la majorité socialo-libéralo-capitaliste se torcheront le fondement avec ce résultat, comme ils l’ont fait avec délectation avec le notre, je pense plus que jamais que "mon bulletin de vote est un pavé mais qu’il ne rentre pas dans l’urne" !

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 18:10, par GPMarcel

    Macarel Henri ! Pile poil, idem, pareil.

    Une dent 15 points. Une mâchoire 30 points...

    Et on veut enterrer 68 alors que le boulot est, à peine, commencé...fariboles.

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 21:41, par gdblog

    Mériterions-nous mieux qu’un "no" irlandais ? Certainement pas, et comme nous ne sommes pas au rugby : ALLEZ L’IRLANDE !!!

    gdblog

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  • Come on, irish friends !

    10 juin 2008 22:34, par El Topo
    Je lis actuellement l’excellent livre de Annie Lacroix-Rix "Le choix de la défaite" (voir dailymotion), j’ai l’impression que rien n’a changé ! Les mêmes magouilles industrielles et bancaires, les mêmes complicités médiatiques et politiques. Les mêmes sinistres pantins, nantis, qui ont livré l’Europe aux mains des nazis (dont la plupârt s’en sont très très bien sortis), se retrouvent aujourd’hui chez ceux qui persistent à vouloir nous entrainer avant de nous enchainer dans leur politique qui pue le nazisme à plein nez . Ils ont tort de danser sur nos corps à l’avance...

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  • Mea culpa…

    En 1992, après mûre réflexion et malgré force réticences, à regret, j’ai dit OUI au traité de Maastricht. Mea culpa.

    Sachant pertinemment quel carcan totalitaire est une banque centrale indépendante du pouvoir politique démocratiquement élu instituée en gardienne des dogmes monétaires, je me suis malgré tout (à l’insu de mon plein gré !) laissé entraîner, au nom du réalisme, du pragmatisme, vers un OUI qui se prétendait "raisonnable", positif, tourné vers l’avenir de la nécessaire construction d’une Europe capable de faire face à l’impérialisme de ses "concurrents" présents et futurs.

    Bref, le choix par défaut, le coup du "vote utile"auquel chacun s’est trouvé un jour confronté.

    Sachant aussi que la question sur l’avenir caché derrière les mots devient incongrue quand il s’agit de répondre par OUI ou NON à une question composée de milliers de mots, de phrases, de propositions, de contradictions, d’imprécisions, d’engagements, de contraintes, d’implications, etc.

    Sachant encore que si cette question est incongrue, c’est parce qu’elle est en fait inutile car la réponse est contenue dans le texte des traités dont la finalité est d’organiser l’avenir, un avenir.

    Ainsi, plus que jamais, en est-il aujourd’hui de ce TCE proposé à la ratification populaire : une multitude d’articles compilant les traités du passé pour en faire un cahier des charges où tout est ficelé, bordé, encadré, et dont la gestion nous promet une belle prospérité pour les juristes du 21e siècle ! Tandis qu’au fil des pages se dessinent, et le plan du futur lotissement européen, et son règlement de copropriété, notre horizon européen apparaît clairement dégagé de toute alternative.

    Dans ce contexte, il faut beaucoup de mépris envers le suffrage universel pour nous demander notre avis en nous claironnant tous azimuts qu’il n’y a pas de "plan B", version française du fameux "TINA" de Margaret Thatcher ("There Is No Alternative"), slogan fondateur de la nouvelle "pensée unique" transfrontières géographiques, politiques et culturelles, qui est en passe de se substituer de manière hégémonique aux anciens dogmes marxistes du siècle précédent, partout où ils étaient présents. Il n’y a pas d’alternative, enfonçons-nous çà dans la tête !

    Le marché globalitaire remplacera donc le collectivisme totalitaire ; ne lui manquait plus que l’onction électorale du suffrage universel pour être consacré, nous y voici conviés !

    Ainsi donc, l’horizon indépassable de la société des hommes se réduirait à la seule perspective d’une économie sociale de marché hautement compétitive dans le cadre d’une concurrence libre et non faussée ? La guerre économique permanente définitivement institutionnalisée pour les siècles et les siècles en somme ! Et la Constitution européenne s’en portera garante : Amen !

    Quant à l’hypothèse d’une autre forme d’économie, coopérative, distributive, fonctionnant avec une monnaie de consommation non thésaurisable… ? Vous n’y pensez pas !!! D’abord c’est du javanais économique que personne ne comprend et ensuite, vous avez vu l’homme, cet animal compétitif exclusivement guidé par ses instincts primaires vers l’incessante quête du profit privé !

    Non, non, surtout pas d’ouverture institutionnelle de ce genre ; quelques bon sentiments, quelques portes entrouvertes, pour la bonne conscience, sur le social et le caritatif en direction des quelques abbés Pierre, mères Térésa et autres utopistes qui peuplent la planète, et l’honneur sera sauf !

    Or, l’essence même de la Démocratie, ne réside-t-elle pas précisément dans le caractère indéterminé de l’avenir qu’elle nous réserve puisqu’il se construit au jour le jour au gré des décisions du peuple souverain, quand on veut bien le consulter ? Mais comment faire confiance à un peuple composé de citoyens ravalés au simple rôle de producteur/consommateur… ? De ce point de vue, ce TCE a pour moi le goût du déni de démocratie et sent la supercherie à plein nez. Une grosse poupée russe bourrée d’articles dont pas un n’est innocent !

    Oh, bien sûr, ses promoteurs, ses thuriféraires, sont tous animés des meilleures intentions, tous sont démocrates, libéraux, dans tous les sens du terme, et sont garants du pluralisme, d’autant qu’ils appartiennent à tous les bords politiques. Manquerait plus que ça deux siècles après la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen !!!

    Evidemment, dans un premier temps, il nous faut une Europe unie par des institutions démocratiques savamment élaborées (à 25 pays aussi différents, ce n’est pas une sinécure !) pour se protéger de l’extérieur et s’éviter les confrontations nationalistes à l’intérieur.

    Bien entendu, il nous faut une vraie constitution simple, claire et qui précise les valeurs, les objectifs et les règles du jeu commun (mais pas l’issue de la partie !) permettant aux 25 d’élaborer et coordonner les politiques locales dans le sens de l’intérêt général des peuples européens. Or ce TCE n’a pas valeur de constitution, c’est une revue technique pour mécanicien juriste !

    A n’en pas douter, nous vivons là une simple étape vers une organisation politique unifiée de notre unique monde ; la seule vraie question qui se pose étant de savoir si nous parviendrons au terme avant de l’avoir détruit…

    Mais, franchement, est-ce dans ce capharnaüm d’où exsudent des 2/3 des articles les commandements du catéchisme néolibéral que l’on peut entrevoir un avenir radieux pour l’Europe et l’humanité toute entière ? Pour l’homme de droite, la voie qui est dictée ne peut guère poser problème qu’aux franges nationalistes. Mais pour l’homme de gauche, censé bien connaître l’avenir d’iniquité inscrit dans les dogmes libéraux, ça ne peut relever que de l’acte de foi : le pari de Pascal appliqué au TCE ! Manifestement, le virus du moindre coût, vecteur de la restructuration productiviste permanente qui harcèle les entreprises privées et les administrations publiques, s’en prend aussi aux esprits !

    Bien sûr, ce TCE contient de petites avancées dans le sens progressiste de l’Histoire (sans ça, il eut été invendable !), un peu d’organisation politique permettant, éventuellement, de contrer les forces mercantiles dominantes. Mais de là à cautionner ce qui, tout autour, leur déroule le tapis rouge…

    Au final, me reste une question : Me faudra-t-il renier mon savoir, mes convictions, ce qui subsiste de mes espérances, pour rallier dans élan optimiste et fou la famille positiviste majoritaire (le plan panique pour indécis de la dernière heure devrait actionner la bascule…) afin d’éviter la condamnation morale et l’exclusion de la bien-pensance régnante pour le restant de ma vie ?

    Ou bien, franchirai-je bêtement ce pas qui me sépare à cette heure du bannissement du monde des gens raisonnables ? Courrai-je le risque en votant NON de "faire gagner Philippe, Charles, Olivier, Marie-George ou Jean-Marie" ? Vais-je plonger le monde dans le chaos et la chienlit ?

    En cet instant, je ne saurais affirmer… l’être humain est si versatile et si peu digne de confiance !

    En tout cas, cette campagne électorale et ce TCE qui en est l’enjeu tombent à point pour illustrer cette pensée de Noam Chomsky qui un jour s’est gravée dans ma tête :

    "La façon intelligente de maintenir la passivité des gens, c’est de limiter strictement l’éventail des opinions acceptables, mais en permettant un débat vif à l’intérieur de cet éventail et même d’encourager des opinions plus critiques et dissidentes. Cela donne aux gens l’impression d’être libres de leurs pensées, alors qu’en fait, à tout instant, les présuppositions du système sont renforcées par les limites posées au débat."

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    • c’est pour ça qu’il n’y a pas à se sentir coupable : on peut se tromper. Mais si les dés sont pipés, en nous montrant une seule alternative, alors ce n’est plus une erreur de votre (ou de notre !) part. D’autant qu’est-il réellement impossible de faire marche arrière ?

      Mais revenons à la "salle de jeu" les dés ne sont-ils pas pipés ? Ceux qui nous dirigent n’ont pas vraiment de prise sur le monde économique qu’ils ont en partie forgé. Ils sont même de connivence pour se partager le gâteau humain, donc ils sont à la fois juges et parties. D’où la seule et unique - d’après eux- porte de sortie "oui" du référendum pour l’Europe. Ils ne nous d’ailleurs pas forcément dit que c’était un bon choix, mais qu’il fallait ce choix.

      Non ce n’est pas de la tromperie. C’est de la duperie.

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    • Quoi de neuf depuis le 24 mai 2005 ? 11 juin 2008 18:18, par Noniste pessimiste
      Le nouveau depuis votre texte, cher Jpduf, c’est que les zélites se sont assises sur les Non français et néerlandais pour imposer aux peuples européens coûte que coûte leur vision libérale, militariste et atlantiste. Sauf que les Irlandais peuvent dire non demain. Gageons que, dans ce cas, nos zélites reviendraient à la charge pour nous empapaouter de toute façon. There is no alternative ?

      Mon lien : Olivier B.

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 09:19, par tintin

    Bon, oui, j’aurais aimé qu’on ait un VRAI référendum en France, pas un du genre "est-ce que vous voulez faire plaisir à Papa-Chirac - qui avait déclaré qu’il serait personnellement très déçu si les français ne votaient pas oui (sic) - ou bien vous voulez le sanctionner un bon coup dans sa poire ?".

    Il aurait fallu aussi que les médias et les politiques animent le débat bien des mois à l’avance pour préparer les électeurs à voter en connaissance de cause...

    Bon, mais maintenant c’est un traité (Lisbonne), et non pas une constitution !, contre un autre (Nice).

    Et là, franchement, si nos irish friends bloquent...

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 10:39, par eL tOPO
    Les politiques agissent comme des parents autoritaires qui veulent forcer leur progéniture à finir leur assiette. Quand on veut vous obliger à bouffer de la merde, c’est qu’il y a anguille sous roche. Il ne faut pas être sorti de polytechnique pour comprendre ça... Créer une Europe pour contrebalancer l’hégémonie économique américaine (si si je l’ai souvent entendu à l’époque) c’est croire au père Noël. Comment est-il raisonnable d’imaginer les Etats-Unis favorables à une union capable de s’opposer à leurs diktats ? Ce n’était même pas la peine d’y réfléchir ! Alors quand Rumsfeld et sa clique fasciste ont commencé à parler de vieille Europe en 2003, j’espère que certains ont mieux compris la connerie qu’ils avaient faites. Les regrets ne servent à rien, maintenant il faut assumer le poids de ses erreurs ( y compris et surtout ceux qui ont porté Sarkface au pouvoir...)

    Mon lien : http://www.plumedepresse.com/spip.p...

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 10:55, par off

    Sans doute une manière d’interpréter la poussée du "non" irlandais, qui est au coude à coude avec le "oui", est de le resituer dans un contexte permettant d’y voir l’expression d’un "égoïsme" de mauvais aloi. L’Irlande a largement bénéficé des subsides de l’Union qui lui ont permis d’effectuer son décollage économique, jusqu’à devenir l’un des pays ayant le PNB le plus élevé de la zone. Cet égoïsme s’expliquerait par la moins bonne conjoncture économique et la fin des aides européennes. Il est tentant de dire cela. Il suffit de réunir des données disponibles et de construire un récit cohérent avec. Un récit qui impute ses présupposés à la population irlandaise, sans avoir même besoin d’enquêter auprès des citoyens eux-mêmes. Cela donne un récit plus véridique que les faits.

    Maintenant, on peut s’intéresser à la question de savoir qui tient ce récit et à qui il profite. Dans ce cas, on peut constater que l’avantage de cette vision des choses est qu’elle permet de jeter le discrédit sur les partisans du "non", et qu’elle évite de poser d’autres questions, et notamment celles que posent les tenants du "non". Focalisant les débats concernant le référendum sur les "mauvais citoyens européens" qui s’apprêtent à dynamiter la construction européenne et, avec elle, toutes les merveilleuses avancées démocratiques que l’adoption du traité de Lisbonne rendra possible, ce récit ne fait pas la part des choses, en n’interrogeant pas le mouvement de défiance des peuples européens (pas seulement irlandais) à l’égard de l’Europe telle qu’on nous la sert. Car la procédure de ratification elle-même témoigne d’une défiance des eurocrates et des gouvernements de l’Union à l’égard de leurs propres citoyens, promptement écartés des débats et de la décision dès lors que leur choix ne s’aligne pas sur celui des institutionnels.

    Où va-t-on vraiment avec une Europe des marchandises et de la finance florissante et une Europe sociale en panne ? Est-ce si surprenant que le soutien populaire fasse défaut à ce projet foncièrement néo-libéral ? Le "non" ne représente-t-il pas un témoignage de résistance aux égoïsmes des Etats et des intérêts privés qui façonnent l’espace communautaire européen en un pur espace économique et non pas politique ?

    Les égoïsmes sacrés ne sont peut-être pas là où certains veulent les voir.

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  • NON or NO

    11 juin 2008 11:07, par French citizen

    Comment faire croire encore aux peuples que cette Europe se construit pour eux ? Business, fric, anti-social, dangereuse, non solidaire, polluante... Voici l’Europe qui est proposée !

    Voyez le passage progressif à une durée Hebdo de 60h da travail / semaine voire 65h ! Voyez plutôt comment les lobbies de l’industrie auto s’octroient des dérogations pour pouvoir continuer à polluer... et bien d’autres...

    THE IRISH VOTE MUST BE NO TO THIS EUROPE Good Luck ;-)

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  • thank you Ireland !

    11 juin 2008 13:29, par Krondstadt

    vous souvenez vous de ce site ?

    http://www.sorryeverybody.com/

    c’était aprés la réélection de george bush, tous les étasunines pensants (cad ceux qui avaient conscience du désastre) se prenaient en photo pour dire au monde qu’ils étaient désolés, qu’ils avaient essayé...

    je suggère ceci (je le suggère, parce que je ne sais pas faire un site, sinon, je ne ferais moi-même !)

    si les irlandais votent "non !", que tous les européens qui se sont fait déposséder de leur vote par leurs gouvernements (nous les premiers) se prennent en photo avec une petite pancarte genre :

    "thank you Ireland for saving Démocracy in Europe"

    et la postent sur un site, qu’on pourrait appeler, par exemple : "thank you Ireland"...

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    • thank you Ireland ! 11 juin 2008 14:26, par off
      Excellente idée. Mais la pancarte c’est un peu court. Il serait possible de profiter de ce site pour mettre en débat l’assertion selon laquelle la démocratie aurait été sauvée par le non irlandais. Et, à partir de là rayonner sur des thématiques connexes jusqu’au système politique européen existant, ses carences et ses correctifs et alternatives envisageables.

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      • thank you Ireland ! 11 juin 2008 14:58, par Jules (webmaster)
        Comme une sorte de communauté de débat français sur les questions européennes ?

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        • thank you Ireland ! 11 juin 2008 15:45, par off

          oui, en effet, cela pourrait être un espace de discussion sur les institutions européennes et leurs pratiques et politiques vues et analysées par les internautes à partir d’expériences mais aussi de lectures diverses et de suivi de l’actu. Il serait bien sûr intéressant de n’avoir pas qu’un seul son de cloche, mais bien des avis différents sur les sujets, de sorte à examiner les questions sous des angles véritablement différents, pour en faire apparaître les multiples facettes.

          Après tout, les professionnels de la politique doivent nécessairement adopter une perspective particulière, défendre une orientation préférentielle, qui n’est pas non plus celle de leur voisin, s’opposer à d’autres visions, etc. Il faudarit pouvoir se rendre compte de cela, du débat constant qui anime la vie des institutions européennes et de leurs acteurs, comme elle anime ceux de la blogosphère.

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 15:43, par Cuchulainn
    N’oublions pas l’histoire de la colonisation anglaise de l’Irlande. De la grande famine au Sinn Fein... il n’y a pas de place pour le hasard. L’Ulster c’est comme la Palestine occupée ! L’Angleterre est certainement la pire nation traitresse en Europe (toujours en guerre mais au côté de l’éventuel profit, au détriment de la vérité et de la justice). De la guerre d’indépendance américaine à son alignement atlantiste aujourd’hui, en passant par la conspiration manquée contre la France en 1945, destinée à devenir un protectorat allié (sic ! ! !). Alors voir ce batard de Tony Blair (qui porte si bien son blaze : les chiens-chiens aiment à se renifler le trou’balle) postuler pour la présidence de l’Union Européenne, ça me fait chier de rire et il peut toujours venir sentir le basset de la reine... Vive le Sinn Fein et dehors ces épluchures d’orangistes !

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 16:35, par Mathias Mégy
    Oui, vous avez bien raison de citer "Libertas" comme une organisation leader du non en Irlande... et pour cause, Libertas est un groupe de business man qui ne veulent pas du traité de Lisbonne pour être sûr que, après le rejet de la constitution en 2005, l’Europe s’achemine bien vers une zone de libres échanges sans règle ou plutôt si, avec 2 règles : l’individualisme et le libre marché. C’est ça, Libertas (http://www.libertas.org/)

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    • @ Mathias 11 juin 2008 18:25, par Les libéraux avec nous
      Tout ce qui m’importe pour l’instant, c’est que le Non gagne. Et la phrase sur le côté antidémocratique de la situation est parfaite.

      Mon lien : Olivier B.

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  • Come on, irish friends !

    11 juin 2008 17:46, par koz
    Si vous êtes abonné, ça devrait vous intéresser de savoir qui est votre référence.

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    • Come on, irish friends ! 11 juin 2008 18:28, par Les libéraux avec nous
      Désolé, Koz, pas abonné non. Je ne partage pas les opinions de ce monsieur sauf celle qui dénonce le processus antidémocratique de la ratification de Lisbonne. Je ne cite que cela venant de lui, et là, il a raison. Pour autant, je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est ma "référence" !

      Mon lien : Olivier B.

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    • Come on, irish friends ! 11 juin 2008 20:09, par Cuchullain
      Koz Cause toujours pour les petits Le Pen irlandais... c’est leur fin ! ! !

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      • Come on, irish friends ! 11 juin 2008 21:17, par Cuchulain
        Depuis 16 ans c’est le "ni oui ni non" ? Qui a gagné à chaque fois dans les urnes ? La "démocratie" ? N’oubliez jamais le respect de la majorité ! ! !

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  • Come on, irish friends !

    13 juin 2008 07:40, par cephale

    Vendredi 13 juin à 7h : toujours aucune information...

    Olivier, soyez le premier à nous annoncer que c’est NON !

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  • RECU 5 SUR 5 !

    13 juin 2008 12:14, par Luc
    Le message poignant d’Olivier aux citoyens irlandais pourrait bien avoir été entendu ! Les premiers décomptes donnent le "NON" en tête ! :-) :-)

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  • Come on, irish friends !

    13 juin 2008 13:13, par Valdo
    ça semble confirmé.. Ouvrez le whiskey ! http://www.plumedepresse.com/dist/f...

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  • Tournée du patron

    13 juin 2008 14:59, par Irishman today

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