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Le Non irlandais au traité de Lisbonne : un "incident", d’après Sarkozy

samedi 14 juin 2008, par Olivier Bonnet


"Il faut que les autres continuent à ratifier, (...) de façon à ce que cet incident irlandais ne devienne pas une crise", déclare Nicolas Sarkozy à la suite du résultat du référendum irlandais. Un "incident" : voilà donc comment il qualifie la victoire du Non au traité de Lisbonne avec 53,4% des suffrages.

no irelandLe traité n’était-il pas censé ne pouvoir s’appliquer que ratifié par tous les Etats de l’Union européenne ? Naïfs ceux qui croyaient que le verdict populaire pourrait freiner la construction européenne telle que l’ont décidé nos "élites". Les Français et les Néerlandais votent-ils Non au Traité constitutionnel européen en 2005 ? Pas grave, on leur réécrit un texte incompréhensible pour ne pas qu’ils s’aperçoivent qu’il s’agit d’une copie conforme et on le ratifie entre soi, la majorité de la classe politique étant d’accord pour violer ainsi la démocratie. Et pareil pour tous les membres de l’UE, qui privent leur peuple de donner son avis. Un seul pays est-il obligé par sa Constitution d’organiser un référendum et ses citoyens se prononcent-ils nettement pour le Non ? Passons outre !
Merci pour la belle leçon de démocratie.

Rappelons ce qu’a dit Sarkozy le 14 novembre 2007, lors d’une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg (rapporté par le quotidien britannique The Telegraph) : "La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le « non ». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni."

Voilà donc l’incroyable cynisme du président français : il ne faut surtout pas faire voter les peuples, sans quoi ils refusent de cautionner l’Europe telle que leurs dirigeants la conçoivent (ultralibérale et atlantiste). Mais la leur imposer tout de même, de force.

Pour la bonne bouche, ajoutons que Sarkozy déclare aussi : "il faut qu’on réfléchisse tous ensemble. Ce n’est pas un hasard, ce n’est pas une surprise. Beaucoup d’Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l’Europe en ce moment. Faut qu’on en tienne compte, et qu’on en tienne compte très rapidement et qu’on change notre façon de faire l’Europe". Rectification, Monsieur le président : ils ne le comprennent que trop bien, et saisissent toutes les occasions qu’on leur offre pour exprimer leur refus ! Il dit vouloir morano piggydonc "tenir compte" du vote irlandais. La dernière fois que Sarkozy a promis qu’il tiendrait compte du résultat d’une élection, c’était à l’occasion des dernières municipales. Les Français ont infligé un camouflet à sa majorité. Comment en a-t-il tenu compte ? En virant son porte-parole et en intégrant de nouveaux ministres au gouvernement, parmi lesquels la calamiteuse Nadine Morano, pourtant atomisée dans la ville de Toul, où elle présentait sa candidature à la mairie : non seulement la candidate de l’union de la gauche a été élue avec 43,69% des voix, mais Morano n’est même pas arrivée en deuxième position, devancée qu’elle fut, avec ses 26,26%, par un candidat "divers droite" (à 30,05%) ! Les habitants de Toul savent à présent comment le menteur de l’Elysée tient compte d’un vote. Les Français aussi, puisque la politique menée n’a absolument pas été infléchie à la suite du vote de rejet massif qui l’a sanctionnée - même si la dimension locale a aussi bien sûr compté. Et cette fois, il va tenir compte du Non irlandais ? Comment ? "J’ai bien l’intention que nous prenions des initiatives, je pense à une politique européenne de l’immigration", annonce-t-il, mentionnant également une "réponse européenne" à la flambée du pétrole. On comprend mieux : une hypothétique action "pouvoir d’achat" concernant les prix à la pompe et le repli xénophobe pour faire, avec son allié Berlusconi et ses amis post-fascistes, de l’UE une forteresse imprenable. Mais nulle remise en question de la construction européenne telle qu’elle est désavouée par les euro-citoyens.

Dormez tranquille, l’euro-dictature veille sur vous. 

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37 Messages de forum

  • J’invite tout le monde à prendre connaissance de ce qu’implique l’Europe de nos dirigeants, vache à lait du monde financier ...

    Mon lien : Voir la vidéo de l’article 104 du traité de Maastricht

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  • le Premier Ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker l’avait déclaré dans la Revue civique : « En France, Nicolas Sarkozy avait dit, avec beaucoup de courage, avant les deux tours de scrutin de l’élection présidentielle, qu’il ne soumettrait pas le nouveau texte à référendum. Cette décision lève une sérieuse hypothèque en France, et aussi dans d’autres pays. Plusieurs Etats membres auraient pu se lancer dans l’aventure référendaire si la France y avait eu de nouveau recours. J’emploie le mot "aventure" à dessein car, même si le référendum est démocratique, il entre dans cette catégorie imprévisible. »

    Fichtre, la démocratie est imprévisible, peut aller à l’encontre des destins déjà écrits, peut faire et défaire, peut influer sur le cours des choses... Saperlipopette, la démocratie peut être démocratique...

    Et finalement, nous apprenons que non = oui. C’est la verneinung freudienne.

    Mon lien : http://frope.podemus.com/

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    • Juncker 14 juin 2008 18:34, par Euro-résistant
      Le même Premier ministre luxembourgeois qui a déclaré : « La substance du traité constitutionnel a été préservée du point de vue du Luxembourg… Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? » Quand la fourberie passe pour de l’intelligence...

      Mon lien : Olivier B.

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      • Juncker 14 juin 2008 22:49, par f

        Sans surprise, la question n’existe déjà plus beaucoup, médiatiquement. Il ne s’est rien passé en Irlande... Le silence est le meilleur allié de l’Europe, hélas... La notion "d’incident" porte déjà en elle la qualité de sa remédiation ; un petit bidouillage et un nouveau vote. Aux petits maux les petits remèdes...

        (Je découvre seulement la "rumeur" selon laquelle Rachida Dati pourrait devenir commissaire européen... Tordant.)

        Mon lien : http://frope.podemus.com/

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        • Juncker 15 juin 2008 21:32, par oceanie
          moi aussi j’ai trouvé cela tordant : Dati commissaire européen ? et pourquoi pas Laporte ministre des sports :-p Effectivement, au niveau médiatique, je suis surprise de voir à quel point nous sommes tombés aussi vite dans le néant pour non de l’Irlande. Il aura suffit que Sarkozy fasse comprendre qu’en terme référendaire NON=OUI pour que les médias passent à autre chose !

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  • mais qu’est ce que l’on attend pour chasser cet incident et tous les enfoirés qui lui ressemblent, ils sont faciles à repérer, bientôt ils vont être les seuls a bénéficier des régimes très spéciaux de retraite. On aura pas assez de prisons pour enfermer tous ces profiteurs de biens sociaux. Il va devenir impératif de lancer un appel à la désobéissance civile et à la rebellion, sinon demain nous serons tous ricains

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  • Et oui, un résultat de vote à 53%, c’est un incident. Comme celui de 2007 en france. Pour reprendre coluche, "La gueule de l’incident"..... :-D

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  • Oh, les filles et les gars ! Le taulier, l’Olivier ci-devant Plume de Presse est dans la liste préférée de Rezo, le Portail des copains. Je vous fais un copié-collé ci-dessous.

    samedi 14 juin « Sarkozy, la grande manipulation » (Contre journal)

    Qu’on se le dise. Photo. Put***g (y’a toujours un "g" à la fin) souris l’ami. Content.

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  • Après le "détail" irlandais, du sérieux : "Sondage : 55% des Français désapprouvent le remplacement de PPDA (AP)"

    Un peu plus que pour le "non"

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  • Je suis un Ouiste pas mécontent du vote NON en Irelande tout en sachant que c’est une grave erreur que de rester sous la domination de l’innommable traité de Nice. Il faut aussi comprendre que ce NON irlandais est aussi pour lutter contre l’Europe sociale qui entraine trop de taxes et trop de libertés individuelles concernant le mariage homo et autres joyeusetés. Voilà aussi une composante essentielle de ce NOn qui ne me fait pas forcément bondir de joie. Moi je comprends mieux un NON qui voudrait que l’on mette plus d’humanité sociale, progressiste et d’environnement dans la construction européenne. En l’occurrence ici ce n’est pas le cas. Alors comment faire ?

    Je viens de visionner cette vidéo parlant du plan A+ et j’avoue que cette vision d’avenir me va très bien. Oui je pense qu’il est urgent de dissocier dans l’esprit des européens la construction démocratique de la construction politique. Ce serait plus efficace : http://www.dailymotion.com/video/x1...

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  • L’élection de la présidentielle de 2007 est-elle un incident !!

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  • Incident bien pratique

    15 juin 2008 03:03, par Perjo

    Incident, dit-il, pour vous complaire les nonnistes !

    Guignolade que tout ça.

    Because le non, permet aux technocrates-eurocrates, chers au camarade Sénateur Mélenchon : De continuer à faire leur gras, entre séminaires, conférences, réunions, voyages et dîners d’affaires... Comme les sénateurs, d’ailleurs...

    Quant à Sarkozy, il voulait plus que tout être président ; le reste : l’Europe, les ouvriers, le pouvoir d’achat, les SDF, le chômage, la santé etc...Il s’en tamponne totalement l’occiput !

    Faut pas rêver.

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  • Madame Monolecte avait fait une excellente analyse concernant ce déni de démocratie avec à la clé, le bulletin de vote qui convient pour ceux que cela intéresse.

    http://blog.monolecte.fr/post/2008/...

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  • sarkozy a ete elu par 53 c’est un incident dont il faut se debarasser au plus vite.

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  • Oui à l’irlande, non au traité !! Les irlandais ont répondu à la question qui leur était posée car ils ont encore eu la chance de le faire ... Un petit clin d’oeil :

    Mon lien : http://gdblog.over-blog.com/article...

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  • Un économiste lors d’une émission de radio a tenu à souligner que la procédure parlementaire n’était pas moins démocratique que la voie référendaire s’agissant de ratifier le traité de Lisbonne.

    A cela on peut opposer plusieurs arguments. mais tout d’abord, il faut reconnaître qu’en droit, cet économiste a parfaitement raison. D’autant plus que l’option était ouverte pour certains pays et pas pour d’autres (l’Allemagne ; l’Irlande). Il ne pouvait donc pas y avoir une seule procédure pour l’ensemble des pays concernés.

    Toutefois, on ne saurait oublier que le référendum, lorsqu’il existe, relève de la démocratie directe. Car si, en république, le souverain c’est le peuple, tous les pouvoirs dérivent de lui. Le pouvoir des parlementaires n’est que délégué au sens où ils tiennent leur mandat du seul pouvoir accordé par le peuple. Lequel n’a donc pas vocation à le déléguer entièrement et à ne plus s’occuper des affaires qui le concernent au premier chef une fois ses représentants élus. Le référendum et, lorsqu’il existe, le référendum d’initiative populaire, sont là pour le rappeler. Le second donne au citoyen cette caractéristique du souverain, la fameuse dualité du corps du roi. A savoir le fait que le citoyen a un corps mortel, qui est celui de sa personne physique, et un corps politique, par lequel il exerce sa souveraineté. Par le biais du référendum, c’est ce second "corps" qui est sollicité. La volonté du peuple souverain s’incarne dans sa décision. Le référendum d’initiative populaire va plus loin, puisque, comme son nom l’indique, ce sont des citoyens qui sont à l’origine de la proposition soumise au vote. Mais s’agissant d’un texte dont l’origine est institutionnelle et gouvernementale, il ne pouvait pas en être question ici.

    Toutefois, le recours à la voie parlementaire, dans le cas français notamment, a été délibérément choisi pour effacer un choix issu de la voie de la démocratie directe, en optant pour une voie supposée, à juste titre, plus "sûre", moins "imprévisible". Et ceci pour rejuger en quelque sorte ce qui l’avait déjà été une première fois (puisque le traité de Lisbonne reprend plus de 90% du texte initialement rejeté). C’est donc la confrontation des deux légitimités dans une claire intention de les opposer qui conduit justement à les comparer. En ce sens, on ne peut que rappeler que la démocratie dite "représentative", qui tient son pouvoir du peuple, au nom duquel elle s’exprime, a été opportunément utilisée pour contredire l’expression directe de la souveraineté populaire (le double corps du citoyen) et s’y substituer. C’est le dernier qui a parlé qui a raison. Il y a bien là comme une entreprise de dénégation du non respect de la souveraineté populaire par une instance dérivée de celle-ci et, en l’occurrence, adverse.

    Ce qui conduit à donner à la "solution" trouvée l’apparence d’une action inachevée, sans conclusion définitive, du style : ? - ? = ? On ne saurait arguer de la commensurable légitimité du vote citoyen et parlementaire (dont on a vu que ce n’était pas tout à fait le cas : le peuple politiquement organisé donnant sa légitimité à l’institution parlementaire et pas l’inverse) pour justifier que l’on annule le vote populaire, lorsqu’il a eu lieu, par le vote parlementaire, portant sur la même question.

    On ne saurait mieux entretenir la défiance du citoyen cocufié envers les institutions en pilotant les réformes institutionnelles de l’Union.

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    • On peut toujour essayer d’expliquer le bien fondé de la ratification par les parlementaires en France n’empêche qu’ un référendum a dit NON et seul un autre référendum pouvait le changer. La France a été volé de son vote, c’est donc un déni de démocratie et tout le reste n’est que embrouille et baratin, je peux le dire d’autant que j’avais voté OUI.

      Ca fait 3 NON

      France Hollande Irlande

      Sans compter le Danemark et l’angleterre qui ont un traité bidouillé à leur convenence. C’est une europe de bric et de broc.

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  • Il est évident qu’ils ne feront pas plus cas du non Irlandais que du non Français ou Néerlandais. Nous sommes tellement englués dans le "système", qu’il ne me semble plus possible d’en sortir par des voies démocratiques. C’est bien pour ça qu’ils aménagent la justice et la police, en prévision de mouvements populaires de plus en plus radicaux. Nous sommes dans des états voyous avec des responsables délinquants !

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  • Dites moi ca sert à quoi aux peuples de voter ? :-((

    Puisqu’il y a quelqu’un qui m’a dit ... qu’on s’en tapait royalement .... :-(

    L’Europe se fera avec ou sans nous, surtout sans nous :o)...

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  • Pas évident...

    15 juin 2008 15:21, par f

    "Le premier ministre irlandais Brian Cowen a estimé qu’il n’y avait "pas de solution évidente" à la crise institutionnelle en Europe, après le rejet du traité européen par les électeurs irlandais jeudi."

    Il me semble que le gouvernement irlandais s’était engagé, avant le référendum, à ne pas organiser de nouvelle consultation.

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  • L’histoire recommence... De 1945 à 1954, les politiciens et gros colons d’Algerie ont niés la volonté du peuple algerien et son aspiration à la democratie, au besoin à l’aide d’elections truquées et magouilles politiciennes, et on a eu comme resultat la guerre d’Algerie..... Ou les soldats et pieds noirs en ont pris plein le groin, tandis que les gros colons ayant pillés l’Algerie coulent des jours heureux en France, tandis que la fracture reste diplomatiquement presente et la democratie est instable en Algerie car né dans la violence....

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  • Je sais qu’on ne se moque pas du physique, mais ne pourrait-on pas parler de petit malentendu ?

    A chaque fois, en Europe, qu’on donne la parole au peuple, il dit NON. Giscard, en 2005, nous avait dit "facile, je l’ai rédigé moi-même"… oui, j’ai tout lu et tout compris. Alors que le Sarko, déjà, pour le comprendre… Mais voilà-t-y-pas qu’il est question, parce qu’ils ont refusé, de leur demander de retourner aux urnes ? Comme les Danois en 1992 ?

    Notre président est le patron de l’Europe à ce point ou bien ?

    Mon lien : Ménilmontant, mais oui madame…

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  • Oui l’Europe se fera ! Mais pas avec nous, pas pour nous. Ce n’est qu’une bouffeneire pour amuser les peuples... Franchement, on peut même se demander pourquoi ils en parlent : ils pourraient très bien faire leur petite popote sans nous en parler, ce serait plus discret... On peut se demander s’ils sont bêtes à ce niveau de cupidité. Puisqu’ils auraient pu se taire pourquoi faire ce projet d’Europe à la vue de tous ? On n’a plus la voix au chapitre depuis longtemps, on ne fait plus que se diriger vers un "1984" d ’O. Wells La presse appartient aux plus grands groupes financiers jamais créés, toutes les élites sont formés à la même école, pour faire les mêmes métiers. Ils se marient même entre eux. A quand les portraits qui nous surveillent ? Quelle sont véritablement les différences entre le monde de Wells et le notre ? Peut-être bien une question de temps... Et peut-être pas pour longtemps...

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    • Orwell, pas Wells :) 16 juin 2008 09:41, par thorgal
      Je crois que tu confonds H.G. Wells (The War of the Worlds, The Time Machine) et George Orwell. "1984" est l’œuvre d’Orwell.

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      • Orwell, pas Wells :) 16 juin 2008 10:08, par galien
        Oui tu as raison ! A vouloir étaler ma "confiture", la tartine est tombée, côté culture évidement ! merci pour la correc !

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  • Oui, une rhétorique pas très éloignée de celle du "détail"

    Mais ce référendum irlandais n’est pas perdu pour tout le monde, puisque c’est le sujet (sourire)² du bac philo cette année

    "quel est le pouvoir du NON"

    Mon lien : Sujet de Philo et correction

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  • entendu ce matin sur FCulture que de toutes façons, le non irlandais ne changeait pas la face du traité : simplement l’Irlande ne serait pas concernée par certaines décisions, et obtiendrait des dérogations et des aménagements :((

    Mon lien : http://chathuant.blogspot.com

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  • Pourquoi quelqu’un d’éclairé, ou mieux un collectif éclairé, ne pourrait pas nous écrire une constitution correcte pour laquelle on ferait signer une pétition européenne ?

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