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mardi 17 juin 2008, par Olivier Bonnet
Intéressante interview du leader de la CGT, Bernard Thibault, dans la dernière édition du Journal du dimanche : "À la conférence sociale du 19 décembre, convoquée par Nicolas Sarkozy pour une réforme de la représentativité syndicale et sur le temps de travail, syndicats et patronat ont dit qu’il n’y avait pas de raison de mélanger ces deux sujets. Malgré cela, François Fillon nous a ensuite ressaisis sur les deux thèmes. Nous avons négocié de nouvelles règles de représentativité syndicale adoptées dans une position commune. Nous nous sommes aussi mis d’accord pour qu’à titre expérimental et moyennant un accord signé par les syndicats représentant la majorité des salariés, des accords d’entreprise puissent déroger aux contingents d’heures fixés par les branches. Or aujourd’hui le Premier ministre dit que nous avons éludé le sujet. Son projet de loi modifie plus de 60 articles du Code du travail et est susceptible d’être voté sans aucune concertation. C’est scandaleux ! (...) Nous sommes confrontés à un choix politique qui consiste à prendre une revanche idéologique sur l’acquis des 35 heures et à restreindre le champ de la négociation sociale." "Ne va-t-on pas vers un système de travail à la carte, une individualisation du rapport contractuel avec des accords entreprise par entreprise ?", l’interroge la journaliste Bruna Basini. Réponse du syndicaliste : "Oui, et c’est cela que nous contestons. Tout comme l’accord qui vient d’être passé entre les 27 pays européens pour une plus grande flexibilité des horaires de travail, condamnée par la Confédération européenne des syndicats. François Fillon et Xavier Bertrand mentent lorsqu’ils affirment que les salariés pourront choisir de conserver les 35 heures hebdomadaires. De nombreuses dispositions, comme l’extension du travail au forfait (en heures, en jours, mensuel ou annuel), l’instauration de conventions individuelles et les libertés de laisser se fixer unilatéralement les horaires de travail, représentent un risque de régression du droit des salariés sans précédent. À titre d’exemple, les cadres au forfait pourraient travailler 275 jours ouvrés par an ; d’autres salariés verraient leurs horaires modulés d’une semaine à l’autre, à l’image de ce que subissent aujourd’hui les caissières ou les salariés de l’automobile. En faisant sauter les garde-fous contenus dans les accords de branche c’est la loi de la jungle qui va s’installer. Le projet de loi prévoit de rendre caducs tous les accords sur le temps de travail au 30 décembre 2009. Évidemment, on va tout faire pour que ce texte ne soit pas adopté."
Tous dans la rue !
Tous dans la rue !
Ceci dit, pourquoi les caissières et les ouvriers du secteur automobile en sont là ? Personne ne les a défendus ? Peut-être qu’on n’aurait pas du laisser tous ceux-là subir cette loi du travail...
En outre, on sait très bien maintenant que lorsqu’il est censé y avoir discussion entre un ouvrier et son patron pour organiser le planning, il ne s’agit pas de négociation, au contraire de ce qu’affirment le Tsar et ses sbires (dont Parisot, à moins que ce ne soit elle la chef, et Nico son bras droit...), cette négociation , donc, n’éxiste pas : il s’agit d’une information, l’employé n’a jamais son mot à dire. A qui veulent-ils faire croire ça ? Ils nous prennent vraiment pour des buses...
Par ailleurs, il y a quelques mois , il me semble qu’un reportage sur les caissières démontraient que leur "flexibilité", était avant tout un moyen de jouer avec les lois sur le temps de travail, qui permettait de "faire travailler plus, pour gagner plus". Ce projet ne serait-il donc pas un moyen de spéculer encore davantage sur les "ressources humaines" ?
Je ne parviens pas à me souvenir des références, encore une fois désolé...
Mon lien : Echelle
Mon lien : source
@ Luto Pick
C’était l’analyse d’une Américaine vivant en France dans le documentaire de Michael Moore : Sicko (docu sur la sécurité sociale) cette citoyenne Américaine disait qu’en France les gouvernants ont peur du peuple, aux Etats-Unis c’est le contraire et elle en déduisait que grâce à cela nous continuons à pouvoir bénéficier de nos acquis sociaux. Aujourd’hui les choses sont en train de changer, les Français commencent à se comporter comme les Anglo-saxons, et malheureusement ils commencent à avoir peur de leur gouvenants. Ajouté à cela, l’endettement des ménages, l’individualisme qui a remplacé la solidarité, et des discours qui culpabilisent les plus faibles, nous y voilà. Quant aux grèves, Sarko s’en fout, il va falloir trouver de nouvelles formes d’actions mais elles devront faire très mal...
Il y a en effet un réel paradoxe entre, d’une part, la foi sans bornes que le gouvernement semble avoir envers la négociation dans l’entreprise sur les horaires de travail, et l’équité de la négociation entre le salarié et l’employeur et, de l’autre, l’imposition autoritaire de ces vues sur la durée du temps de travail aux partenaires sociaux.
De même qu’il y a un paradoxe à l’échelle européenne, entre la construction d’une soi-disant "Union européenne" et le fait que les citoyens des pays concernés soient traités comme un public de spectateurs muets de ce processus dit d’intégration.
Dans les situations, les "élites" se sont arrogées tous les pouvoirs.
On y sera, bien sûr...
Mais avec le douloureux sentiment que ces journées d’action à répétition ne brillent pas vraiment par leur efficacité face à un "pouvoirpatronat" décidé de toute façon à passer en force, qu’elles ne servent finalement qu’à entretenir l’existence -nécessaire- des syndicats.
On constate en effet une fatigue et un agacement des citoyens, comme des journalistes, voire des politiques à l’égard de ces formes d’action sans perspective qui semblent être la seule pratique revendicative large concevable.
Or, est-ce l’esprit de management et son accent mis sur l’efficacité, sur une action calibrée sur un objectif précis à atteindre, que sais-je encore ?... Le fait est que des actions collectives qui sont comme des paris sur l’avenir et la bonne volonté des "adversaires", qui sont en elles-mêmes dépourvues de toute force de pression, de toute capacité de contrainte réelles (si le destinataire de la grève ou de la manifestation, le pouvoir politico-économico-financier, ne bronche pas, que fait-on ensuite sinon rentrer chez soi la bannière basse ?) trouvent vite leur limite dans la démobilisation qu’elles inspirent a priori.
On peut en accuser la division des tâches entre les représentants des salariés et du pouvoir. Les uns demandent, les autres décident. Les premiers peuvent avoir les meilleurs projets du monde, ils devront passer par le tamis de ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir.
On en est insensiblement parvenu à ce paradoxe que l’on attend des syndicats, comme des partis d’opposition qu’ils proposent une nouvelle forme d’organisation sociale ou/et politique au pays alors qu’ils n’ont pas le pouvoir de la faire accepter ni a fortiori de la mettre en œuvre. Ce n’est pas leur job. ils ne sont pas légitimes, institutionnellement parlant, pour ça. Et ceux qui le sont n’en veulent pas, ou ne veulent pas se déjuger, car la politique administrée, c’est leur affaire. Ils ont, paraît-il, été élus pour ça.
Et si justement, à travers cette lassitude, c’était cette évidence qui se trouvait au centre du problème et attendait d’être questionnée ? Si c’était là, sinon la clé, du moins le verrou qu’il fallait faire sauter pour apprendre à réformer autrement, non pas dans le consensus béat, mais dans un espace de débat public un peu plus large et diversifié par les voix qui pourraient s’exprimer opportunément en son sein, avec d’autres supports de légitimité ? cet OVNI (Objet Votant Non Identifié) s’appelle une démocratie, je crois.
Un système libre ne permettrai il pas à chacun de mieux s’y retrouver ?
Pour vous confronter aux idées de la liberté, venez nombreux sur le lien de notre site : « êtes vous un libéral qui s’ignore ? »
http://www.questiondeliberte.fr/lim...
Peut être cela vous fera voir certaine chose différemment !
Mon lien : êtes vous un libéral qui s’ignore ?
Mon lien : Olivier B.
Mon lien : Olivier B.
Mon lien : Olivier B.
Mais pourquoi veux tu qu’un smicard par exemple ne puisse pas se payer une sécurité maladie dans un système privé !!!!!!!!!!!
A mon sens s’il le peut dans notre système publique, il le pourra dans un système privé.
Les assurances privés qui frappent aux portes de la France, dont deux ont déjà eu l’autorisation d’entrée (une allemande, et une anglaise il me semble) couvre mieux, et pour moins chère.
Par ce que le système publique est ingérable donc mal géré, et qu’en plus il ne permet aucune liberté de choix à ses usagers sur ce qu’ils veulent prioritairement assurer pour leur santé (tout est arbitraire, sans aucune alternative), je pense qu’il pourrait être intéressant de réfléchir à comment le changer, en pesant tous les avantages, et tous inconvénients, tous ensemble.
Moi, je vois dans le système libéral, une chose bien plus intéressante. Dans un système complètement privé, oui l’initiative individuelle n’est nullement découragée, je pense qu’il est tout à fait possible de voir émerger des sortes d’associations dont le but serait de fonctionner comme des assurances, et dont le but serait clairement non lucratif, je pense que dans un pays comme la France cela pourrait aider à gagner la confiance des consommateurs. !!!
Mon lien : Capitalisme
@ Thomas
Mon pauvre Thomas, tu tombes dans les pieges les plus betes des mensonges du liberalisme...
Au contraire de ce que tu affirmes, un systeme de sante privee est beaucoup plus cher qu’un systeme public dans lequel les cotisations sont socialisees (
bouh, bah le vilain mot archaique !!). La raison est simple : chaque intermediaire se sucre en prenant une marge... ce qui n’est pas le cas de la secu.
Pour vivre aux EU depuis 2 ans je connais bien ce probleme. Et les donnees macro-economique sont sans appel : les EU consacrent 16% de leur PIB pour se soigner, la France 9%... pour des resultats (esperance de vie, mortalite infantile) bien meilleurs.... et en plus je ne te parle meme pas du probleme de la justice de l’acces au soin. J’ai vu de mes yeux des medecins refuser de soigner un ami qui avait du sang dans les urines... sous pretexte que son assurance sante (privee) n’etait pas la bonne... et dire que ces types ont fait le serment d’Hypocrate...
juste une question : A quoi ca te sert d’etre 1.3 fois plus riche si les "depenses incompressibles" telles l’education et la sante te coutent 2 fois plus cher ?
Il y a juste une categorie socio-professionnelle qui pourra se rejouir de la privatisation de la secu francaise : les assureurs prives. Les autres, non actionnaires, n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Eteins ta tele...
Non tu te trompes complètement. La sécu est cher d’abord par ce qu’elle est mal gérée !!!
Ensuite, puisque c’est l’Etat, il peut très bien ne pas faire apparaître le coût réel sur le prix que l’on a à payer, mais la réalité est que chaque année la sécu fait 10 milliards d’euros de déficits. Et ça c’est le contribuable qui le paye, donc on le paye quand même.
Et de toute façon, on ne va pas commencer la guerre des chiffres car on en finira pas ! Mais ce que je viens de te dire est indéniable.
Je ne sais pas si tu connais un économiste qui travail pour les différents gouvernements depuis plusieurs années, Jacques Delplat, j’ai eu quelques cours de lui l’année dernière, son boulot était à ce moment là en partie, de trouver des investisseurs pour racheter la dette de la sécu, il disait qu’il avait de plus en plus de mal à le faire, et moins il pourra le faire plus les déficit pèseront de manière présente sur le contribuable...
Cela signifie aussi une perte de confiance entre l’Etat Français et les investisseurs, ce qui est très grave !!!
Ensuite, si tu veux parler du coût de la santé, tu ne peux pas utiliser la part du PiB du secteur, car il y a l’effet volume (plus de transaction pas individus peut être ?...), et pas nécessairement l’effet prix seulement.
Ensuite, toute entreprise doit payer ses salariés, et ses différents investisseurs, normales non ? Donc oui, si tu veux elle se sucre. Mais tout comme la sécu. Et pourquoi imaginer que ce sera forcément que des affreux jojo qui entreront sur ce marché ? Si tu es inquiets, dans un système libre, tu pourras très bien monter ta propres assurance en affirmant que ton but est non lucratif !
Tu n’y crois pas ?
Mon lien : Olivier B.
Vous avez dit trou de la Sécu ?
7,8 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes sur le tabac
3,5 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes de l’alcool
1,6 milliard non reversés à la Sécu des assurances auto pour les accidentés de la route
1,2 milliard non reversé à la Sécu de la taxe sur les industries polluantes
2 milliards de TVA non reversés à la Sécu
2,1 milliards de retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés
1,9 milliard de retard de paiement par les entreprises.
C’est-à-dire : 20,1 milliards d’euros
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003.
Quel aveuglement !
Mon lien : source
Cher Thomas,
Passons sur le fait que repeter sans preuve les poncifs et mensonges les plus ecules du liberalisme n’a aucune chance de me convaincre....
De plus, en tant que scientifique, je ne peux pas partager ton avis sur l’inutilite des chiffres : ceux-ci ont beaucoup a nous apprendre... a condition de ne pas leur faire dire n’importe quoi. Il est a mon sens pertinent de constater que des pays comme Cuba ont une sante si efficace pour un cout si faible (je mets ici de cote tous les autres problemes du systeme cubain).
Au sujet de la secu francaise, mille merci a Luto Pick de remettre une couche sur ce mythe du trou de la secu... en regardant bien ces chiffres tu peux constater que celui-ci n’est qu’une construction intellectuelle qui n’a pour but que de preparer l’opinion a sa "privatisation ineluctable"... gnagnagna...
et enfin, loin de moi l’idee de dire que tout est pas parfait en France. Par exemple je trouve inadmissible que les labos pharmaceutiques n’aient pas de statut semi-public a but non lucratif... statut qui permettrait de supprimer la gabelle que nous payons aux actionnaires sur chaque boite de medicaments et surtout cela permettrait d’orienter les recherches vers des maladies frappant les pauvres, et pas uniquement vers celles des populations du nord a "fort pouvoir d’achat"....
portez-vous bien
je ne confond absolument pas cela.
Je voulais simplement attirer votre attention sur ce petit quizz, qui peut être intéressant à faire.
il ne se veut pas être un révélateur pour chacun, mais il permet simplement de se pencher un peut sur ce que peut être véritablement cette éthique libéral.
Je pense que c’est important car on en parle souvent, mais on ne le définit pas assez, alors que le libéralisme est une idéologie vaste, et qui ne se cantonne pas seulement au champ économique comme on a tendance à le dire.
Merci à ceux qui ont eu et qui auront l’ouverture d’esprit de venir voir de quoi il s’agissait,
bonne journée à tous.
Mon lien : image
Mon lien : Olivier B.
si vous y reflechissez un peu, ne pensez vous pas que la solidarite justement ne peut pas etre financee par l’impot.
la solidarite et par definition un acte volontaire, et aujourd’hui malhreusement peu d francais sont heureux de payer leurs impots.
moi je pense que le repli sur soi que l’on observe en france, cet individualisme qu’il faut appeller en fait egoisme, provient de nos systemes etatistes, qui pervertisse les individus en restreignant les choix des individus, et donc leur place dans la societe, dans leur propre vie meme, en croyant toujours faire les bon choix pour tout le monde...
on ne peut pas satisfaire tout le monde en definissant une politique uniforme, alors que nous sommes tous differents en gouts, culture... c’est le probleme par exemple de l’education qui laisse de cote plein d’enfants, qui ne correspondent pas au moule de notre education NATIONALE !!! effectivemeent, beaucoup de gens se disent de nos jours, oh pourquoi aider mon prochain, car l’tat le fait deja... et pire, par exemple l’etiquette d’assister suscite souvent l mepris...
j’ai une petite histoire, le pere d’un ami a moi voyage beaucoup pour son boulot, et une fois il etait parti en inde avec des anglais, a l’arrivee, le premier reflexe des anglais, differemment aux francais qui ont l’habitude de vivre avec un etat nounou, ont de suite appeller des collegues en france pour mettre au point un programme d’aide au populations locales.
bonne nuit
Mon lien : Olivier B.
@ bali b
J’ai vu le documentaire de Michael Moore Sicko qui traite effectivement du système de santé américain, d’après ce documentaire, il y même effectivement des personnes bénéficiant d’une bonne assurance santé et qui chopent un cancer et dont l’assurance refuse le traitement parce que trop cher, le malade n’est plus rentable etc, avec témoignages à l’appui. Egalement d’après ce documentaire 28000 Américains meurent chaque année faute de soins et pas à cause de maladies graves, juste faute de soins, je sais que Michael Moore est très controversé, mais si ce sytème s’applique demain ici, ce serait terrible. Je conseille à tout le monde de visionner le dvd de Michael Moore c’est édifiant.
Mon lien : http://plumedepresse.info
Mon lien : Olivier B.
Le travail le dimanche... Le contournement de certains articles du code du travail via la convention collective...
Tiens, bienvenue dans le monde merveilleux de la restauration rapide !
Celui où l’on vous fait dépointer dès que vous atteignez 36h dans la semaine ( pour cause de rentabilité bien entendu, on fera venir un petit employé à mi temps pour terminer vos horaires hebdomadaires ) celui où l’on exige tout de vous ( comme des journées de 10h de travail qui frôlent 20k € de C.A ) pour le salaire minimum.
Travailler plus pour gagner plus ? Je vais en parler au franchisé tiens, ça le fera probablement rire aux éclats !
Ce monde là existe déjà à côté de vous, ne vous inquiétez pas m’sieurs dames, il est seulement en train de vous rattraper.
Tôt ou tard, il va falloir payer notre passivité à défendre nos droits les plus élémentaires, comme ceux du travail. Le temps de l’action approche, le mécontentement grogne à toutes les portes ( sauf les dorées ), les politiciens ne nous considèrent plus que comme des boeufs remplissant des urnes et non des personnes douées de réflexion.
Va falloir leur montrer que XXX saisons de la "Star’Ac" ne nous ont pas ramolli le cerveau !
Ps : Quid des fast food ( d’une fameuse enseigne ) s’étant mis en grève pour protester contre leurs salaires et leurs conditions de travail à Marseille il y a peu ? Ont ils obtenu gain de cause ? Si quelqu’un sait cela m’intéresserait.