Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article511
vendredi 11 juillet 2008, par Olivier Bonnet
Les cadres pourront désormais travailler jusqu’à 235 jours par an, par la faute de l’acharnement idéologique du gouvernement en faveur du patronat. 235 jours, ça fait quoi ? "Pour arriver à 235 jours, vous prenez les 365 jours de l’année, vous enlevez 2 jours par semaine pour les samedis et dimanches, soit 104 jours, 5 semaines de congés payés et un jour qui serait le 1er mai. Résultat : plus de RTT ni de jours fériés. On pourra vous demander de travailler le 14 juillet, le 15 août et le 1er janvier…", répond Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC (Confédération générale des cadres), interrogé par Libération. "Enfin la liberté !", a osé s’exclamer ce pitoyable guignol de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Liberté de se voir imposé de ne plus avoir ni RTT ni jours fériés, le progrès est joli, merci Sarkozy ! Mais cela sera-t-il obligatoire ? "Le gouvernement et Xavier Bertrand disent que cela sera borné par la négociation d’entreprise. Dans les grandes entreprises, ça ne devrait pas trop poser de problème. Encore que le patron pourra dire : « Si vous refusez de travailler plus, je délocalise. » Mais dans les très petites, où il n’y a pas de représentants du personnel, cela va se négocier de gré à gré entre employeur et salariés. Ceux-ci auront beaucoup de difficultés à s’y opposer s’ils veulent garder leur emploi. Les petites entreprises subissent la pression des grandes, avec qui elles sous-traitent." "Le patron pourra-t-il imposer les 235 jours ?", revient à la charge le journaliste François Vignal. Réponse du leader du syndicat des cadres : "Il pourra dire qu’il a la loi avec lui. Aujourd’hui, les accords se négocient au-dessous de 218 jours. Demain les entreprises vont négocier pour aller à 235, voire au-delà. C’est d’autant plus scandaleux que le gouvernement a récemment souligné le problème de la santé au travail. Il fait l’inverse de ce qu’il dit." Scandaleux, c’est lui qui le dit. Mais alors, ce gouvernement, qui ne cesse de se vanter d’appliquer les promesses de Sarkozy, renierait-il son slogan phare, "travailler plus pour gagner plus" ? Van Craeynest répond clairement : "Ça veut dire que l’on va travailler plus longtemps, mais pas pour gagner plus. Travailler 235 jours, cela représente 2 500 heures par an, au lieu de 1 607 heures dans le calcul horaire. Vous voyez l’écart. Et la différence sera moins bien payée que des heures supplémentaires, puisque la majoration qui s’appliquera au-delà de 218 jours - l’équivalent pour les cadres des 35 heures - ne sera que de 10% au lieu de 25%."
"Enfin la liberté", tête-à-claques Lefebvre ? Mais liberté pour qui ? Qui veut ne plus avoir qu’un seul jour férié par an ? Ou peut-être vaudrait-il mieux formuler autrement la question : qui a intérêt à ce que les cadres ne prennent qu’un seul jour férié par an ?
Mais où vous croyez vous Olivier ? Vous ne connaissez donc pas cet adage si cher au MEDEF et Sarko ?
"Il faut vivre pour travailler et non travailler pour vivre"
Il faudrait que quelqu’un songe à rappeler au MEDEF et à Sarko le nouvel adage suivant :
"Etre chômeur de longue durée et ne pas s’être flingué, ne pas avoir cessé de se laver, ne pas avoir sombré dans l’alcool ou la dépression nerveuse, ne pas être hospitalisé en psychiatrie, témoigne d’une remarquable capacité de résistance au stress et d’une résilience, d’un optimisme et d’une capacité à garder la tête froide… dont l’entreprise a certainement le plus grand besoin !"
Swâmi Petaramesh
Ils flinguent les 35 heures pour tout le monde, même tarif salarié et cadre et bien qu’ils embauchent maintenant ! Qu’ils nous montrent de quoi ils sont fait, s’ils en ont vraiment !
Pour commencer a etre efficace face a cette contre revolution immonde, je suggere que nous soyons tous solidaires des cadres, autant que ce que nous avons pu l’etre avec les cheminots pendant la suppression des regimes speciaux...
Ne nous laissons pas diviser et decouper en morceaux par cette droite haineuse et revancharde ! Solidarite !
Meme si, au fond, j’avoue que ca me fait un peu marrer de constater les reactions des cadres ex-sarkolatres qui retombent sur terre et ouvrent les yeux sur le theme "Ha bon mais alors donc moi aussi je vais me faire ecraser comme les pauvres ?..."
florilege sur le site de l’ iMonde :
http://www.lemonde.fr/web/articlein...,41-0@2-823448,49-1068323@51-1046783,0.html
Tiens je vais aller voir comment les lecteurs du Point reagissent
Pour commencer a etre efficace face a cette contre revolution immonde, je suggere que nous soyons tous solidaires des cadres, autant que ce que nous avons pu l’etre avec les cheminots pendant la suppression des regimes speciaux...
Ne nous laissons pas diviser et decouper en morceaux par cette droite haineuse et revancharde ! Solidarite !
Meme si, au fond, j’avoue que ca me fait un peu marrer de constater les reactions des cadres ex-sarkolatres qui retombent sur terre et ouvrent les yeux sur le theme "Ha bon mais alors donc moi aussi je vais me faire ecraser comme les pauvres ?..."
Il y a un joli florilege de reactions sur le site de l’ iMonde.
Mais par contre, et sans grosse surprise, les feuilles officielles de la propagande du parti de l’argent (le Point, le Figaro) n’ont pas fait un seul article sur cette fin des 35 heures pour les cadres...
Attention effectivement à ne pas diviser les différentes catégories de populations touchées par des réformes certes décalées dans le temps, mais qui vont toutes dans le même sens (le mauvais). Beaucoup de personnes très différentes ont le statut cadre en France, et il me semble me souvenir très clairement que les cadres ont voté avec une très forte majorité contre Sarkozy aux élections présidentielles. Malheureusement vous savez, ce furent beaucoup les classes populaires et les retraités qui ont voté Sarkozy...
Je connais pour ma part plus de cadres de gauche (certes pas toujours révolutionnaire) que de droite.
"Les Echos" a même cité le chiffre de 245 jours par an !
http://www.lesechos.fr/info/france/...
Faites le calcul : 245 / 12 mois = 20,5 jours par mois c’est-à-dire quasiment plus de congés (vu que le nombre moyen de jours ouvrés sur un mois est d’à peu près 21 jours !)
Pour les cadres au "forfait jours" (pas besoin d’être cadre très supérieur, ni grassement payé, pour que dans nombre de secteurs, informatique notamment, on vous fasse "bénéficier" de ce régime) c’est donc la corvée à merci (déjà que la seule limite légale est de 11 heures de repos et une période de 24h de repos consécutives par semaine)
Vous voulez encore être "cadre" ?
D’autant que les bureaux confortables ne sont plus qu’un lointain souvenir, dans les tours de la Défense les "cadres" sont de plus en plus parqués dans d’immondes clapiers pompeusement baptisés "open spaces" et avec la vogue des bureaux "bench" (vous trouverez rapidement par Google à quoi ressemblent ces horreurs) qui permettent d’entasser encore plus les gens (surface par personne pouvant tomber à 4 m2) les lieux de travail des cadres rappellent de plus en plus les sinistres "pools de dactylos" des années 60 !
merci d’en parler Olivier, je trouvais que le P"S" déjà c’était assez dingue que pas un n’en parle mais je scrutais rezo.net et pas l’ombre d’une analyse à part un peu de second degré sur le blog de Jean-Pierre Martin http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/ j’ai pas trop le temps d’en parler mais c’est encore pire que 235 puisque le plafond devient négociable par entreprise avec un max à 282 jours (52 dimanche, 30 jours de congés, samedi compris et le 1er mai). Certaines boîtes vont faire passer n’importe quoi sous prétexte de crise et de pression des grosses boîtes clientes.
Le problème, c’est que dans les entreprises, les cadres (dont je suis) ont tous plus ou moins l’espoir de monter à l’échelon du dessus et savent que la moindre vague les collera au niveau 0 pendant 10 ans ou plus. Et puis la CGC, c’est des bisounours, y’en a pas un seul pour proposer l’éventualité du début d’une once de grève ![]()
non mais vous croyez vraiment qu’une usine serait encore en état si on disait aux ouvriers qu’ils vont travailler 17 jours de plus par an (et donc avoir 17 jours de congés de moins puisque l’année n’est pas extensible), qui plus est pour seulement quelques dizaines d’euros ?
En effet, 10% supplémentaires sur ces 17 jours soit, mais ces 17 jours sont déjà payés puisqu’actuellement ce sont des RTT et des jours fériés, ce n’est donc que le reliquat de 10% que les cadres vont toucher en plus. Et quand bien même ça serait payé 10 fois plus, le salaire ne fait pas tout.
Bref, j’attends encore un mot d’ordre de la CGC ou de la CFDT cadres mais je crois que je peux me toucher encore longtemps... Ca fait 2 jours que j’arrête pas d’expliquer mais ça a pas l’air d’émouvoir grand monde, ça fait plaisir de travailler avec des esclaves...
Bonjour, je me suis permis de reprendre votre témoignage que je trouve très intéressant sur mon blog. Dites-moi si ça vous pose problème.
Sinon, pour le reste, j’approuve complètement ce post, notamment en ce qu’il montre bien le piège qu’il y aurait à se désolidariser de ce qui arrive aux cadres.
Mon lien : Pourquoi être solidaire des cadres ?
J’ai lu ton article en diagonale (je suis au taf
et bien sûr que tu peux reprendre mon commentaire, ça me fait plaisir même.
Dans un sens, j’aurais envie de dire "bien fait pour leur gueule" mais "leur" étant aussi "mienne" ainsi que celle d’autres qui, comme moi, n’ont pas voulu de ça dès le départ (ie dès les élections), ça me met en porte-à-faux. C’est du rire jaune, et franchement je m’en passerais bien. Et puis les prochains sur la liste, ce sont les employés qui ne sont pas au forfait donc si ça passe, ça sera à leur tour... et ainsi de suite, un nouveau tour de vis pour
Mais sérieusement, qu’est-ce qu’on attend ???
Ceci dit, je suis un peu moins catégorique que ce matin, ça a l’air de faire chier du monde (dans mon open-space justement
. Reste à savoir ce que les gens auront le courage de faire pour défendre leur droit, le mystère reste entier...
A l’instant, on me signale que le vendredi 23 juillet à 14h, il devrait y avoir une manif devant le sénat... je suis mauvaise langue ![]()
Mon lien : http://ferrailleur.over-blog.com/
Une manif est organisée par la CFE CGC le 23 Juillet à 14h Place Odéon et une autre manifestation organisée par la CGT aura lieu le même jour de 13h à 14h30 devant le Sénat.
Il devrait cependant y avoir une déclaration commune des 2 syndicats.
De toutes façons, au regard du nombre d’heures travaillées mais non rémunérées, on peut se demander ce que fait l’inspection du travail...
Pour avoir été cadre pendant des années (le second arrivé dans une boite de 100 personnes), voici ce que j’ai pu entendre de la part de ma direction :
"Tu es un cadre maintenant, ta mission est de défendre mes ordres et ma vision"
"Un cadre a un bon salaire [pas toujours vrai...], il doit s’investir plus que les autres, et faire plus d’heures"
"un cadre doit avoir du standing, tu traînes trop avec les ouvriers"
"Puisque tu as des copains ouvriers, tu pourrais les faire travailler plus vite ou un peu plus tard ?"
Il faut savoir que ce genre de "management" est courant et est enseigné dès les écoles d’ingénieur, où s’opère un véritable lavage de cerveau. Je suppose que dans les écoles de nos élites, et pour certains dès le plus jeune âge, le mépris qui y est enseigné doit être pire.
Votre commentaire me choque. Le mépris des collaborateurs n’est aucunement enseigné dans les écoles d’ingénieur de nos jours. Votre direction a eu un comportement innommable avec vous, et les propos que vous rapportez relèvent d’une idéologie archaïque et bien heureusement en voie de disparition. L’humilité et la responsabilité sociale, voilà des enseignements qui s’introduisent dans les programmes des écoles des futurs cadres.
Quant à cette loi, c’est tout simplement une régression sociale inacceptable. Je suis surprise qu’il n’y ait pas plus de manifestations et de pétitions générales. Mes collègues parlent déjà de grèves si la loi est effectivement mise en place dans l’entreprise, mais ce qui me gène le plus ce n’est pas de devoir personnellement me tuer au travail, c’est qu’un tel retour en arrière puisse avoir lieu, et ce pour l’ensemble de la population des cadres. C’est maintenant qu’il faut agir. Pourquoi n’y a t il pas de protestations organisées, même indépendantes, en dehors du temps de travail, pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de faire grève mercredi prochain, pour signaler l’ampleur du mécontentement en attendant des évènements plus officialisés ? La communication a été largement insuffisante sur l’évènement du 23 juillet, et quand bien même elle ne permettrait pas à des gens comme moi, jeunes diplômés en période d’essai ou stage de pré-embauche, d’y participer.
Le mépris des collaborateurs n’est évidemment pas enseigné à l’école, je me suis mal exprimé. Quant à l’humilité et la responsabilisation sociale, certes on la trouve dans les écoles, mais l’angle n’est pas forcément "bon et pur". Qu’y apprend-on ? Que certes, ingénieurs, nous pouvons changer la vie des ouvriers, en les écoutant, que la vision de l’entreprise, et le fait d’atteindre un but passe par leur travail et donc leur épanouissement, qu’une équipe solide peut tout faire, et donc que chacun doit y trouver son compte. Maintenant, les écoles enseignent aussi la compétitivité : il y a toujours un classement idiot des élèves, chaque sortie "sportive" établit aussi des rapports hiérarchiques.
Mais quoiqu’il en soit, on parle d’ouvrier et de nous autres, cadres. On apprend quand même que c’est de la main d’oeuvre, gérée autour de ressources humaines. Où est l’humain ? Il n’existe pas, ce n’est qu’un moyen de production. ça c’est ce que l’on apprend. On ne discute pas avec un moyen de production. Et évidemment ce n’est pas dit comme ça, Les messages sont passés en 3 ans.
Si l’humilité et la responsabilisation sociale s’introduisent dans les cours, c’est à mon avis soit parce que ce sont des moyens de mieux comprendre les attentes des ouvriers, et en tirer bénéfice. Je ne crois pas le monde industriel capable d’agir sans tirer profit de quelque chose, sauf si c’est une forte poussée sociale qui le fait bouger.
J’ai une vision négative de ce milieu, mais j’y ai beaucoup bossé. En outre, il y a des cadres "humains" tout de même, mais ils doivent batailler dur pour rester intègre. A titre d’exemple, de ma promotion, 10% des ingénieurs ont été "brisés" pour leur sens social, il y en a même un qui a intégré une asso sensée aider les ingénieurs écoeurés de leur métier...
En effet, je comprends mieux votre point de vue. J’ai eu la chance de vivre mon école d’ingé loin de ces principes, et disons que, de mon point de vue interne, les élèves ayant déjà des idées sociales préconçues, un sentiment de supériorité et un esprit de compétition développé avant d’y entrer ont renforcé ces caractéristiques, mais de nombreux autres y ont au contraire acquis une ouverture d’esprit et sont aujourd’hui très loin de leurs ex-camarades sur les plans idéologique et comportemental.
C’est vrai aussi que, parmi mes collègues, il y en a qui ne sont pas contre la loi sur les 235 jours (ce qui me donne envie de me jeter dans la seine), et j’ai rencontré des cadres ex-écoles d’ingénieur ou de commerce collant pile-poil aux stéréotypes du milieu et parfois même pires encore.
Mais ayant fait une formation similaire, je ne suis pas sûre que l’école soit seule responsable de leur attitude. Je me rappelle de groupes, conférences et discours de professeurs à leur initiative personnelle sur l’importance de l’humain dans le milieu professionnel, sur le dépassement de la notion de ’ressource humaine’, mais vous avez raison, ce ne sont pas des cours à proprement parler, et ceux qui ne veulent pas ouvrir les yeux là dessus ont tout le loisir de les garder fermés. De plus, cette évolution est encore naissante ; la persistance de concepts comme le management par le stress prouve qu’il y a encore du chemin à faire.
Pour moi, le système néo libéral se rapproche du système féodal !!! Les grands et puissants riches à ne pas quoi savoir faire de leur pognon regardent les serfs au travail... De moins en moins de droits, de plus en plus de devoirs... On nous fait avaler des boa depuis la nuit des temps, franchement, ya rien qui change...
Plus de liberté, plus de modernité ça commence à me gonfler sévère !!! La droite à réussi un sacré tour de passe passe... Se placer du coté de la modernité et du progrès c’est assez hallucinant...
Bientôt les enfants devront participer à la création de richesse pour compenser les investissements qui sont fait dans l’éducation nationale... Un peu comme dans les pays en "voie de développement" ...
Je me demande toujours si l’homme africain au sens de Guéant n’aurait pas raison !!!
Allez, bonnes vacances quand même !!!
Mon lien : Plume de presse
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Mon lien : Dassault invente l’hypra libéralisme
Mon lien : Plume de presse
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Juste un petit eclaircissement : Je sens comme un léger décalage sur les réactions sur cette loi et la réalité du terrain.
Il faut quand même éclaircir l’affaire plus en détail : quand on parle de 35 heures des cadres, il faut savoir qu’un cadre est embauché pour effectuer une tâche mensuelle, autrement dit, les 35 heures ne s’appliquent qu’aux grandes entreprises ou grands groupes et encore sur le papier, pour tout les autres, et de façon réaliste, les cadres effectuent leur job sans compter, et là on est très très loin des 35 heures par semaines.
Alors ce grand mouvement général en faveur des cadres, ca me touche, mais honnêtement entre nous , on met sur papier officiel, ce qui est déjà la réalité depuis un bon bout de temps chez les cadres. C’est à dire bosser sans compter !
Sans doute cette loi cadre s’adresse t’elle aux seuls cadres des entreprises d’état ?
Mon lien : Plume de presse
Sarkozy Royal Commerçants, artisans et chefs d’entreprises 82 % 18 %
Agriculteurs
Professions libérales et cadres supérieurs 52 % 48 % Professions intermédiaires 49 % 51 % Employés 49 % 51 % Ouvriers 46 % 54 % Sarkozy Royal Plus de 70 ans 68 % 32 % Entre 60 et 69 ans 61 % 39 % Entre 45 et 59 ans 45 % 55 % Entre 35 et 44 ans 50 % 50 % Entre 25 et 34 ans 57 % 43 % Entre 18 et 24 ans 42 % 58 % Sarkozy Royal Femmes 52 % 48 % Hommes 54 % 46 % Source : article Yahoo sur l’institut Ipsos
J’oublié les sources !!!!!!![]()
Mais justement, les Cadres sont AUSSI des Prolos aux yeux de la caste des possédants, sauf qu’ils ne l’ont pas encore compris !
Je me tue à le dire à mes collègues depuis une éternité, ils se marrent... enfin ils se marraient jusqu’à cette loi féodale. Maintenant certains me demandent quand sera "la prochaine grosse manif’" parcequ’ils viendraient bien avec moi.
Alors si ça permet de forcer toute une bande d’aveuglés par le Merdef et ses sbires d’ouvrir enfin les yeux, ne boudons pas notre plaisir, mais surtout, accueillons les à bras ouverts !
Plus que jamais les mouvements de lutte ont besoin de CONVERGENCE, d’un dépassement global des dissensions entre groupes professionnels, générationnels, catégoriels... bref d’une union de TOUS les travailleurs, de TOUS les Prolétaires, qu’ils soient soit-disant cadres, employés, ouvriers, chômeurs ou actifs, jeunes ou âgés.
Mon lien : Plume de presse
Au point où nous en sommes, au point où le monde en est rendu, ce n’est pas seulement d’une grève générale dont nous avons besoin, mais bien d’un renversement total et global du système capitaliste qui ne fonctionne que par l’exploitation de la majorité par une minorité de possédants.
Ce gouvernement, ce président, ces lois, cette Europe... tout cela n’est qu’une mise en application d’un système dont la seule finalité est l’enrichissement de quelques privilégiés et l’appauvrissement systématique de ceux qui n’en font pas partie.
Mon lien : Plume de presse
Comme toujours, un billet très intéressant. Et auquel j’adhère.
La bande de malfrats arrogants - leur petit chef en tête de gondole - qui a usurpé le pouvoir se pense invincible et intouchable.
La voilà qui s’en prend à la catégorie de travailleurs, de fait, la plus malléable et la plus conservatrice. Si ça passe, c’est le boulevard assuré.
Après les immigrés, les "racailles", les fonctionnaires, les "assistés" de toutes sortes, voilà que les cadres en prennent pour leur grade. Alors, rien ne va plus. Ces derniers se disent : "mais pourquoi moi ?".
D’une certaine façon, les injustices infligées aux précédents les laissaient froids, voire leur faisaient plaisir en les confortant dans leurs préjugés. Eux, n’étaient pas des "feignants", ni des "resquilleurs". Ils ramenaient même le boulot à la maison et le boss pouvait les joindre à toute heure grâce au téléphone ou à l’ordi portable généreusement offerts par l’entreprise.
Mais voilà-t-il pas qu’ils rejoignent le clan des tire-au-flanc, eux aussi !
Cela aidera-t-il à une prise de conscience générale de l’imposture des mesures prises par ce gouvernement seulement mû par une idéologie abjecte ?
Il faut l’espérer.
Mais je pense que ceux qui ont décidé de ces mesures imbéciles vont revenir en arrière. C’est trop gros.
Ca me rappelle les 4000h par an des grutiers de Barcelone. Ils ne prennent même pas la peine de prendre une calculette pour voir si c’est crédible.
C’est dire s’ils sont aptes à gouverner un pays.
t’es bien gentil emcee mais tes préjugé sur les cadres, tu te les gardes. J’ai (et je suis pas le seul) pas besoin que la merde monte jusqu’à moi pour m’indigner. Je n’ai (et je ne suis pas le seul puisque 48% des cadres l’ont fait) pas voté pour l’enflure au pouvoir aujourd’hui, ce qui veut dire que les cadres ne se distinguent pas dans la population par leur sarkozisme démesuré. Certes la majorité de mes collègues sont des crétins mais le fait qu’ils soient cadres n’a aucun rapport, c’est le lot dans toutes les catégories socioprofessionelles et le bac+5 n’y change rien, pas de raison de les mettre sur un piédestal mais pas de raison non plus de les mépriser.
Ca n’empêche pas de se taper pour un avenir meilleur pour la partie non crétine de l’humanité.
J’apprécie en général "des bassines et du zèle" mais ce genre de jugement à l’emporte pièce, ça me fait penser au techniques de... bref tu vois ce que je veux dire.
Par pitié, ne pas monter les gens les uns contre les autres, on sait ce que ça donne.
Pour avoir un peu discuté aujourd’hui avec quelques personnes, on se rend compte qu’on a des alliés là où on ne les attendait pas...
Je ne fais certainement pas d’amalgame cadres= sarkozystes ! Je me suis peut-être mal exprimée, en cherchant à être concise. Et c’est ce qui me vaut sans doute ces propos fort peu amènes et bien excessifs.
Alors, je développe, en espérant être mieux comprise.
1° - Contrairement à ce que je vois fréquemment dans les commentaires, je ne me fie même pas aux pourcentages aléatoires de catégories socioprofessionnelles, sondages qui ont été effectués à la sortie des urnes et qui ne sont peut-être pas significatifs (par ex : combien de chaque catégorie ont été interrogés ?). Surtout qu’on a omis de demander à ceux qui n’ont pas voté quelles étaient leurs raisons.
2°- Je n’ai aucun préjugé particulier vis-à-vis des cadres, d’autant que ce terme recouvre un ensemble très hétéroclite. Et je me garde, en règle générale, le plus possible, des généralisations .
3°- J’estime que ce ne sont pas les gens qui ont fait élire NS mais le système (intérêts financiers, matraquage médiatique, désinformation et absence de débat contradictoire) et les différentes formations politiques. A savoir, ceux qui voulaient voir une certaine politique appliquée : grosso modo, évidemment l’UMP, mais aussi le FN (Le Pen, vieillissant et improbable candidat, sa fille, qui ne recueille pas l’unanimité et NS qui a bien ratissé pour complaire à leur électorat), les néo-libéraux, les conservateurs, ceux qui louvoient entre gauche et droite selon les candidats et ceux qui ne voteraient jamais socialistes...
Et ensuite, et c’est là où c’est le plus grave, c’est le PS - qui aura bientôt plus de "dirigeants" et de prétendants que de militants - en mettant en avant une candidate insipide et freelance, sans programme précis et cohérent (et surtout pas de gauche pour ne pas effrayer le centre). A tel point que certains qui avaient toujours voté à gauche sont même allés voter Bayrou dans l’espoir de faire échec à NS. Du jamais vu. C’est dire la confiance qu’inspirait la candidate !
Pour en revenir aux cadres, ce que je voulais dire, c’est que ce qui leur est tombé dessus était imprévisible (pour eux), et donc, il ne se sentaient pas directement menacés par le candidat (qu’ils aient eu ou non l’intention de voter pour lui).
Eux, se voyaient dans la "France qui se lève tôt" et éventuellement "travailler plus pour gagner plus" ("garder les 35H, mais permettre à ceux qui le souhaitent de faire des heures supp’", c’est bien ce qu’il laissait entendre, non ? Donc leur laisser le choix).
Ils n’étaient donc pas – en tant que cadres, entendons-nous bien - directement concernés (et je reconnais que "laisser froid" n’était pas le terme le plus approprié et pouvait être mal interprété) par les suppressions de postes de fonctionnaires, par les expulsions des étrangers, par "remettre la France au travail" (dirigé volontairement contre les chômeurs et les Rmistes), et autres slogans. Que certains aient voté pour lui parce qu’ils adhéraient à ces thèses, ou y ont cru, cela ne fait aucun doute, comme pour les autres catégories, mais je n’ai jamais dit que tous l’avaient fait.
Mon intention n’était certainement pas de "monter les gens contre les autres", mais de dire que si toutes les catégories sont touchées, chacun (en particulier ceux qui ont voté pour lui) se rendra compte de l’imposture et des manipulations et pourra peut-être en tirer les leçons qui s’imposent. A savoir que tout a été fait pour nous diviser et qu’il est temps d’ouvrir les yeux.
Dernier point : il n’y a aucune raison de se réjouir de ce qui arrive aux cadres du privé. Naguère, c’est le privé qui a inauguré le rallongement des retraites. Aujourd’hui c’est généralisé à l’ensemble de la population … Et il reste quatre ans.
J’espère avoir été plus claire, cette fois-ci. Je n’ai pas un discours sur mon blog et un autre sur celui des autres.
Pardon, Olivier, d’avoir été si longue.
Je prèfère largement cette analyse
. Désolé d’avoir été un peu rude, certaines discussions pendant la journée qui a précédé m’ont un peu chauffé les nerfs
.
C’est le couplet sur le boss et le portable qui m’a fait sauter sur ma chaise. La plupart des cadres n’ont ni voiture, ni portable de fonction. Ils sont juste un peu moins payés au lance-pierre que le reste de la population (et encore), ils deviennent malgré eux obnubilés par leurs objectifs annuels et par la volonté de ne pas faire de vague parce qu’ils sont à des postes où ils peuvent éventuellement monter en grade après quelques années, d’où leur molesse dans la contestation.
Effectivement, j’en ai entendu dire "on n’a pas voté pour ça" et ceux-là n’ont d’une certaine manière que ce qu’ils méritent, mais les autres ?
Pour moi, c’était prévisible et c’était même un de mes arguments avant les élections pour convaincre ceux qui allait faire le mauvais choix, je les avais prévenu qu’ils allaient s’en prendre à toutes les classes sociales exceptée la couche la plus haute, couche dont ils ne faisaient et ne feraient assurément jamais partie. Mais beaucoup de gens votent comme des riches...
Au fond, tu as raison, il y en a beaucoup qui se disent "mais pourquoi moi ?", peut-être que je nie la réalité, ça me dépite ![]()
Eh bien voilà, nous sommes d’accord ![]()
Pour le portable, je crois qu’il y a également malentendu. Je voulais dire qu’en leur donnant ces avantages en nature, les patrons leur mettaient un fil à la patte et les rendaient ainsi corvéables à toute heure. Même le dimanche et les jours fériés.
Certes, ils sont mieux payés que les autres (même si là aussi, on généralise, je suis sure qu’il y a des grandes disparités de salaires, qui vont s’amplifier encore, puisqu’il y aura automatiquement moins besoin d’effectifs et, donc, de l’esclave tout frais sur le marché), mais ce n’est pas "cadre un jour, cadre toujours" et autour de la cinquantaine ils sont sur le fil du rasoir.
Cela dit, il y en a parmi eux qui sont supercons et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, tout "Bac +++" qu’ils sont. ;-(
Et quand ils se retrouvent dans la mouise, il n’y a personne pour les aider (ni les plaindre) parce qu’ils n’ont eux-mêmes jamais levé le petit doigt, méprisants qu’ils sont pour les moins nantis qu’eux.
Et font partie de cette catégorie ceux qui se faisaient des illusions sur celui qui s’est mis à l’Elysée à force de mensonges et de fourberie.
Poème célèbre attribué à Martin Niemöller :
Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n’étais pas communiste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n’étais pas social-démocrate.
Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n’étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Citoyens, réveillez-vous !
Les syndicats n’ont pas encore évolué sur leurs : propositions, représentativités, motifs de revendication….
Les politiques - de gauche et de droite - 1/ se moquent des difficultés des français, 2/ cumulent les mandats, 3/ s’octroient des privilèges : régime de retraite, voitures/ appartements de fonction… 4/ gaspillent et font des dépenses inutiles (voir les rapports de la Cour des Comptes et la revue « Capital » de juillet).
Pour changer la classe politique, Pour dire : STOP aux dépenses inutiles de gauche ou de droite, STOP aux soirées festives inutiles, STOP aux politiciens de gauche ou de droite : inconscients des Réels problèmes des français.
Signez la pétition sur le site : http://www.oeuvrer.org
Ce qui m’etonne c’est que personne ne parle de suppression de postes !!!
Suivez mon raisonnement , sur une equipe de 20 cadres , 10 jours de plus par cadre et hop un cadre en moins car c’est comme ca que ca va se passer , ne revez pas !!!
On n’a pas fini d’en baver avec cette equipe de "gangsters sociaux" au pouvoir .
Mon lien : Plume de presse
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Idéologie
Lorsque Balladur a différé l’âge de départ à la retraite dans le secteur privé, je me suis tu, Lorsque Raffarin est revenu sur les 35 heures par semaine, je me suis tu, Lorsque Fillon a prévu de différer l’âge de départ à la retraite pour les fonctionnaires, je me suis tu, Lorsque Fillon a modifié une nouvelle fois la durée hebdomadaire du travail je me suis tu, Lorsque Xavier Bertrand a différé l’âge de la retraite pour les services spéciaux, je me suis tu, Lorsque Fillon a augmenté la durée de travail annuelle des cadres par la suppression des RTT et des jours fériés, je me suis tu.
J’étais un cadre, bien vu du patron qui m’avait payé un téléphone et un ordinateur portables pour que je puisse travailler à la maison. J’étais contre les intoxiqués des loisirs qui se désintéressaient des intérêts de leur propre entreprise. Aujourd’hui je suis licencié car les cadres sont trop nombreux après la fusion de mon entreprise avec une autre et les conséquences de la suppression des RTT et fériés qui représente un gain d’un vingtième de puissance de travail pour l’entreprise. Enfin, je pourrai m’occuper des gosses et aller les chercher à l’école, pour permettre à ma femme de ne pas perdre son job et d’assumer les nouvelles journées de corvée à elle imposée. Elle aussi est cadre et subit les effets pervers du plafond de verre. Aujourd’hui sous prétexte d’une réforme portant sur les 35 heures par semaine on travaillera plus dans la semaine, dans l’année et dans la vie.
Guy Muller