Plume de presse








Accueil du site > On nous cache tout, on nous dit rien ! > Affaire Alègre : Baudis condamné pour diffamation

Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article624

Affaire Alègre : Baudis condamné pour diffamation

samedi 12 août 2006, par Olivier Bonnet


baudisQuel comble de titrer son livre Face à la calomnie et d’être condamné pour diffamation ! Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse et actuel président du CSA, dans le plaidoyer qu’il a publié pour se défendre de sa mise en cause dans l’affaire Alègre, accusait l’ex-gendarme Roussel, à l’époque directeur de l’enquête, d’avoir orienté les témoignages des deux anciennnes prostituées qui l’avaient impliqué. Baudis avait déjà été condamné en première instance et la Cour d’Appel de Toulouse a confirmé la diffamation le 9 août. La sanction financière a par contre été réduite. Le président du CSA devait acquitter 1000 euros d’amende, confirmés en appel, mais le montant des dommages et intérêts qu’il devra verser à Michel Rousselgendarme_roussel n’est plus que de 1000 euros, contre 3000 en première instance. Son éditeur, Fixot, d’abord condamné à 3000 euros d’amende et autant de dommages et intérêts, ne paiera plus pour sa part que 2000 euros d’amende et 1000 euros à l’ex-gendarme. On voit mal ce qui a conduit à cette magnanimité, d’autant plus discutable quand on sait que Michel Roussel a été condamné, lui, à 12 000 euros, également pour diffamation, à la suite d’une interview qu’il avait accordée à La Dépêche du Midi, où il accusait un magistrat d’avoir menti à la justice, toujours dans cette affaire Alègre. Or l’ex-gendarme possédait les preuves de ce mensonge, mais le tribunal les a jugées irrecevables * ! L’un, Roussel, dénonce un mensonge avéré, proféré par un magistrat devant la justice de son pays : cet officier public a prétendu ne pas s’être trouvé sur la scène d’un crime alors que sa présence est attestée par les procès-verbaux et le témoignage d’une michel_roussel_couvjournaliste. Mais c’est le magistrat menteur qui gagne et celui qui dit la vérité qui prend 12 000 euros, pour la peine ! L’autre, Baudis, accuse l’enquêteur de malhonnêteté sans le moindre commencement de preuve et il s’en tire avec 2000. Inutile de préciser que les revenus et trains de vie de Dominique Baudis et Michel Roussel sont incomparables ! "Selon que vous soyez puissant ou misérable"... Reste que le tribunal a réfuté le fait que l’ex-gendarme ait orienté les témoignages gênants pour Baudis. Et que l’affaire Alègre conserve d’énormes zones d’ombre : plusieurs témoins déclarent que le tueur a été longtemps protégé par des policiers, Roussel dénombre 190 assassinats non élucidés… L’organisation Stop à l’oubli réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, et livre un implacable état des lieux en énumérant "ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc." La lumière sera-t-elle enfin faite un jour ?

* : Il faut sauver le gendarme Roussel

Mise à jour du 7 décembre : Deuxième condamnation pour des propos diffamatoires tenus dans Face à la calomnie !

Posté par Olivier Bonnet à 13:14 - Commentaires [45]

Répondre à cet article


Répondre à cet article


Retour à l'accueil


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP