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RSA : la précarité pérennisée

Des salariés de seconde zone à la disposition du patronat

lundi 1er septembre 2008, par Olivier Bonnet


Il y avait d’abord le débat sur le financement du Revenu de solidarité active (RSA), que le gouvernement a naturellement arbitré dans le mauvais sens, épargnant les plus riches, abrités derrière leur bouclier fiscal. Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé : "L’État prendra ses responsabilités. Ce ne sont pas les déficits qui financeront la réforme (…) J’estime qu’il est normal, dans un effort de solidarité, que chacun contribue à sortir plus de 3 millions de nos compatriotes de la pauvreté ou de l’exclusion". Chacun ? Menteur : les plus hauts revenus, dont l’imposition est plafonnée à 50%, seront exonérés de solidarité, alors qu’ils sont justement ceux qui peuvent le plus se le permettre sans dommage, tant ils nagent déjà dans l’opulence. Écœurante Sarkozie.

Mais le financement n’est pas tout : se pose aussi la question de fond des effets pervers que va générer cette mesure. S’il apparaît évidemment souhaitable, au premier abord, que les travailleurs précaires obtiennent grâce au RSA un complément de revenus qui leur permettra d’un peu surnager, cette main s paugamd’œuvre à bas prix ne risque-t-elle pas de se trouver pérennisée ? C’est la thèse défendue par Serge Paugam, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, dans un passionnant article publié sur son blog Mediapart et intitulé RSA : la naissance d’un régime de précarité assistée : "Entre le salarié et le bénéficiaire de l’aide sociale, il existera un statut social intermédiaire, celui de travailleur précaire assisté. Si l’on peut espérer que, pour certains, ce statut ne sera qu’un pis-aller temporaire avant d’accéder à un emploi stable non assisté, on peut déjà craindre que le RSA participe à un mode généralisé de mise au travail des plus pauvres dans les segments les plus dégradés du marché de l’emploi. Autrement dit, ce qu’il faut redouter, c’est l’institutionnalisation par les pouvoirs publics d’un sous-salariat déguisé. Après avoir résisté en France à l’instauration d’un « Smic jeune » ou du CPE en soulignant la menace de marginalisation durable d’une frange des salariés, on risque avec le RSA de réintroduire une formule d’infériorisation volontaire d’une partie de la main d’oeuvre. (...) Les pauvres n’auront pas par le RSA un emploi au sens que l’on a donné à cette notion dans les luttes sociales en faveur de la garantie d’une carrière et d’une protection sociale généralisée. Ils ne seront que des « salariés de seconde zone »."

p concialdiSerge Paugam n’est pas seul à tirer la sonnette d’alarme. Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales, déclare pour sa part : "Le rapport Hirsch de 2005 prévoyait de prendre des mesures pour limiter l’importance du temps partiel. Or ces garde-fous n’existent plus. (...) Avec le RSA on encourage le développement de temps partiels très courts à très bas salaires. Ce qui ne pourra que nourrir la pauvreté salariale".

Concluons avec APNÉE/ActuChômage, en citant leur article RSA  : pourquoi nous sommes contre : "Grâce au RSA, ce sont tous les contrats qui seront « aidés ». Au lieu de prendre le mal à la racine, il s’agit, ni plus ni moins, d’asseoir un « assistanat » renforcé alors que, dans la bouche du patronat et du gouvernement, ce mot (qui a même remplacé le mot « solidarité » chez certains socialistes…) est une insulte utilisée à tout bout de champ contre des victimes érigées en boucs-émissaires et ce, à des fins purement électoralistes. Mais, comme par miracle, on remarque que ce vocable n’est plus prononcé au sujet du RSA. Pourquoi ? Parce que ses vrais bénéficiaires seront d’abord… les employeurs, prêts à recueillir une main d’œuvre à vil prix et dispensés de tout effort quant à la qualité de leurs emplois".

P.-S.

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25 Messages de forum

  • RSA : la précarité pérennisée

    1er septembre 2008 22:08, par Courrier Danemark
    Entre les erreurs énormes de prévision de croissance, les 15 milliards distribués aux riches pour rien, les mesures prises dans le domaine de l’emploi (fusion ANPE-Unedic, offre raisonnable d’emploi...) contraires aux principes de flexicurité que la France, comme tout pays membre de l’UE s’est pourtant engagée à appliquer, le RSA, financé par une hausse de la fiscalité, alors que le pays est sur le point d’être touché par une récession qui va rendre impossible le bouclage du budget...Où va t’on ? Je commence vraiment à croire qu’il va se passer quelque chose avant 2012...

    Mon lien : http://www.courrierdanemark.wordpre...

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  • RSA : la précarité pérennisée

    1er septembre 2008 22:12, par Lili Cactus (vais devenir Lili la tigresse, les griffes me poussent (...)
    aaaaaaaaaaah.... si Stanat m’était conté !!!

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 01:12, par Garçon
    J’ai hésité a écrire un article a propos du RSA, mais je crois que cela ne va pas durer longtemps. Pour résumer ma réflexion, cette mesure, sous couvert d’aide sociale aux plus pauvres et de réinsertion professionnelle, est le chancre du libéralisme le plus violent. La deuxième entreprise la plus prospère au monde : Wal-mart en est l’exemple le plus remarquable. On sous paye les employés en temps partiels et les aides sociales couvrent tant bien que mal le reste (car sans ces aides le travailleur se révolterait ou ne serait plus solvables et s’endetterait plus encore que ce n’est déjà le cas), allégeant ainsi le coût de la main d’oeuvre privée par le financement PUBLIC. C’est ce qui va se passer avec le RSA, tout simplement. C’est une aubaine, a défaut d’éliminer le SMIC, cette loi va permettre au frais de la classe moyenne d’agrandir la masse des travailleurs pauvres et sur le long terme...

    Mon lien : http://cafecroissant.fr

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    • RSA : la précarité pérennisée 2 septembre 2008 03:28, par Tuxicoman

      En même temps, il coutera peut etre moins cher aux classes moyennes de subventionner les entreprises pour embaucher les chomeurs à moindre coût que de payer des chomages qui ne produisent rien.

      Par rapport à ton exemple de Wall-Mart, si le rapport travail/gain d’argent n’était pas intéressant, il reste la possibilité de rester chez soi au chomage. En quoi la situation est-elle différente d’avant le RSA ? Le tarif horaire minimum reste le meme pour Wall-Mart.

      Le point d’équilibre est de faire une loi gagnant/gagnant entre les cotisans, les entreprises et les chomeurs. Le chomage n’est pas censé être un état durable.

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      • RSA : la précarité pérennisée 2 septembre 2008 05:51, par Garçon

        Les entreprises ne vont pas etre incitee a embaucher des chomeurs a moindre cout, puisque le cout horaire d’un employe restera le meme pour l’entreprise. LE RSA s’applique aux beneficiaires du RMI et de l’API, mais aussi et surtout au travailleurs precaires travaillant a temps partiel et vivant en dessous du seuil de pauvrete. Les chomeurs qui coutent sont ceux qui recoivent des indemnisations decentes et ne font pas partie de la couverture du RSA, donc ceux la ne seront pas plus incites a reprendre un job. Mais dans le cas des RMIstes et des chomeurs longues durees non indemnise, leur probleme n’est pas de choisir entre le peu qu’ils ont et travailler, leur probleme c’est de trouver du travail. Le chomage n’est pas un choix pour les travailleurs les plus pauvres, en revanche il l’est beaucoup plus pour les travailleurs assez aisees. Quand on gagne 4000 euros/mois et un bon CV, se mettre au chomage de maniere sabatique au frais de l’etat est un luxe qui coute vraiment cher a la societe.

        Pour revenir au RSA. Ce que ca change c’est que desormais un travail a temps partiel va devenir une offre d’emploi recurrente. Les entreprises vont inclure le RSA dans leur choix entre offrir un SMIC ou un temps partiel. Ce n’est pas un moyen de tirer tout le monde vers le haut, cela va évidemment bénéficier a beaucoup de monde a court terme, et en cela c’est une bonne chose, mais sur le long terme cela aura tendance a augmenter le nombre de volume des bas salaires. Ce qui manque en terme de politique de l’emploi (concernant les travailleurs pauvres) ce sont des mesure incitative pour que les smicards puissent avoir des perspectives de progressions salariales plutot que voir leur smic augmenter en fonction de la volonte du gouvernement et surement pas en fonction de l’inflation.

        Et pour conclure sur Wal-Mart, aux USA les employes de wal-mart sont dans leur tres grande majorite a temps partiel et wal-mart emploi 1.2 millions de personnes. Le cumul des aides sociales reversees aux employes atteint des sommets (plusieurs milliards de dollars par an), c’est en fin de compte une somme que Wal-Mart economise car les cadences de travail impose d’établir en 25 h hebdomadaire autant de travail que en 40h. Il me semble que le RSA pourrait etre instrumentaliser a ces memes fins... C’est le sujet de l’article d’olivier pour ainsi dire.

        Mon lien : http://www.alternatives-economiques...

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        • RSA : la précarité pérennisée 2 septembre 2008 05:57, par Olivier B.
          Absolument !

          Mon lien : Plume de presse

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          • RSA : la précarité pérennisée 2 septembre 2008 13:04, par Garçon

            J’en rajoute une couche avec cet extrait d’une article de Libe signe Thomas Piketty

            "la création du RSA, couplée avec le gel annoncé de la PPE pour les salariés à temps plein, aura pour conséquence une forte réduction de l’écart de revenu entre emplois à 20 heures et à 35 heures, donc des incitations moindres à passer du temps partiel au temps plein. [...] L’impact global sur l’offre de travail de cette nouvelle forme de subvention au temps partiel que constitue le RSA - et que ne manqueront pas d’utiliser les employeurs, en proposant davantage d’emplois à temps partiel - serait alors négatif"

            Mon lien : http://www.liberation.fr/rebonds/ch...

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        • RSA : la précarité pérennisée 2 septembre 2008 13:34, par Tuxicoman
          Que le RSA vise à alimenter le marché des "petits boulots", j’en suis convaincu. Les conditions de travail au temps partiel sont peut être à mieux cadrer mais c’est à une autre portion du droit de gérer ceci. Vous avez raison de dire qu’il ne faut pas reproduire le schema de Wall-Mart. Il y a t il une action menée par le gouvernement ou les syndicats pour aménager le droit du travail en parallèle au RSA ?

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      • RSA : la précarité pérennisée 3 septembre 2008 18:32, par tsé

        Il me semble lire-là la réflexion d’un nanti puisqu’il y est question des cotisants, mais passons.

        Le RSA est une menace faite à l’ensemble des salariés, à commencer par ceux qui ne perçoivent que le Smic.

        Est-il utile de rappeler aux privilégiés salariés (+ de 1 500€ nets mensuel j’entends) que le RSA qui se situe sous le Smic net, ne permettra pas :

        1) de vivre décemment sans manquer du nécessaire ;
        2) qu’il porte atteinte à la dignité du citoyen, maintenu dans l’assistanat et la stigmatisation dévalorisante de son existence sociale et professionnelle... alors que le patronat devrait être obligé sous peine d’amendes à embaucher, au minimum, sur la base du Smic ;
        3) qu’il ne lui permettra pas de se constituer des points à une retraite décente pour cause d’aumones perçues en guise de salaire ;
        4) que l’objet du travail salarié n’est pas d’être contraint par l’Etat à croupir dans la pauvreté assistée ;
        5) que le travail forcé, non choisi, non correctement payé, est anti-constitutionnel et anti-républicain ;
        etc.. etc..

        Il y a lieu de s’inquiéter lorsque des politiques jugent acceptables de telles dispositions seulement identifiables à la condition ouvrière du début du 19e siècle et lorsque des citoyens estiment également acceptables pour partie de leurs semblables, mais pas pour eux cotisants, des mesures de forte régression sociale.

        Voir également l’opinion de Malakine : http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/08/la-face-cache-d.html

        Mon lien : http://tseaparis.noosblog.fr

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 07:31, par brigetoun ou brigitte célérier
  • Très très douteux, Olivier !

    2 septembre 2008 08:58, par Châlonnais
    La petite ’vignette’ ornant la première page du site me semble plus que douteuse, venant de quelqu’un qu’on peut supposer du côté opposé aux fascistes sur l’échiquier politique ! Pour mémoire, le célèbre "Arbeit macht frei" (en français : Le travail rend libre) était la devise que les prisonniers pouvaient lire au-dessus de la porte d’entrée des camps de concentrations nazis ! D’un seul coup, l’article devient proprement ILLISIBLE, à la limite du PUANT. Désolé pour toi, Olivier

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    • Très très douteux, Olivier ! 2 septembre 2008 09:13, par Olivier B.

      Comme si je l’ignorais ! C’est absolument volontaire. Mais il vous a échappé que si je reproduis ce slogan, ce n’est nullement pour me l’approprier mais au contraire pour dénoncer ceux qui s’en font les nouveaux chantres. Voir par exemple cet article, Le travail rend libre... définitivement.

      Je suis surpris que vous ayiez cru que je cautionnais cette idéologie : à côté de la vignette dont vous parlez se trouve la phrase : "Des salariés de seconde zone à la disposition du patronat". Il était donc évident que reproduire la devise nazie était ici une condamnation de l’idéologie de la valeur travail telle que la revendique Sarkozy, l’UMP et le MEDEF.

      Mon lien : Plume de presse

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 09:30, par Duszka
    J’ai toujours pensé que ce que ferait le charmant NON-MINISTRE issu des oeuvres de l’abbé Pierre serait du style dame-patronesse ! Dégoulinant de charité chrétienne mal digérée. Oui, Sarko et ses sbires ont su choisir qui il fallait pour créer ces sous-emplois chers à des bien-pensants à la vue limitée et tellement avantageux... pour les patrons. J’ai bien connu les "associations d’insertion" aux Mureaux où j’étais écrivain public. Quelques travaux à la con, pour juste quelques semaines voire jours, et hop dehors sans rien de plus que "d’avoir repris l’habitude sacro-sainte de se lever le matin" !! Il fallait voir les bilans que je lisais, écrits dans le journal municipal (gauche), donnant un nombre dont on se glorifait... un nombre grand et bête, puisque ces gens qui défilaient sur ce travail étaient depuis longtemps de nouveau dans la galère. Par contre, le fric dégagé par ces travailleurs si peu coûteux et hautement précaires, allait... on ne sait trop où.

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 15:12, par Orwelle

    A propos du RSA, Benoit Borrits parle d’une idée intéressante : la redistribution interentreprises, dans un article intitulé "Le RSA de Hirsch-Sarkozy ou quand la gauche oublie ses fondements...". Elle permettrait à toute personne qui travaille de recevoir un revenu décent, indépendamment de la valeur marchande de son travail.

    www.legrandsoir.info/spip.php ?artic...

    Les commentaires aussi sont bien !

    Malheureusement cette solution ne permettrait peut-être pas de régler le problème du chômage.

    Mon lien : Tiers état en triste état...

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    • RSA : la précarité pérennisée 5 septembre 2008 22:47, par mfgtour

      Ben si, justement ! L’auteur écrit

      S’il est un objectif qu’une gauche digne de ce nom doit avoir, c’est celle d’une véritable libération de l’individu face au capital. Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui choisissent leurs salariés et imposent leurs conditions, les impôts négatifs et le RSA ne changeant absolument rien à cela. Une véritable politique de changement social consiste au contraire à inciter les entreprises à embaucher à un point tel que toute personne qui cherche un emploi se trouve face à de nombreuses offres, à créer une situation dans laquelle le facteur de rareté soit désormais du côté des individus et non plus des emplois.

      puis explique concrètement :

      Imaginons que l’entreprise touche pour chaque emploi en équivalent temps plein un montant monétaire représentant une bonne partie du coût salarial. Finançons ces montants par un prélèvement sur la différence entre les ventes et les achats de chaque entreprise. En clair, une partie du coût salarial est prise en charge de façon collective par la totalité des entreprises. Supposons que l’offre d’emplois soit insuffisante (emplois de mauvaise qualité, persistance de chômage...). On relève alors la partie financée collectivement : chaque entreprise bénéficie de l’intégralité du travail d’un individu tout en ayant une part encore plus importante prise en charge par les autres entreprises. Les entreprises ont alors tout intérêt à embaucher, à rivaliser pour proposer des emplois attractifs.

      donc...

      Il y a un site

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 16:34, par enzo d’aviolo

    cette mesure est lamentable et clairement dans la ligne libérale sarkozyste, ceux qui le dénonce ont bien raison, mais malheureusement peu audibles. où est la P(s) là dedans ??? à oui à la rochelle c’est vrai !

    http://daviolo.unblog.fr/2008/08/29...

    Mon lien : http://daviolo.unblog.fr

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 17:16, par Lili Cactus

    Je vous rassure, Druszka, rien n’a changé, que ce soit dans les assos dites de "bienfaisance" ou les organismes dits "humanitaires" !

    Les 2 à but non lucratif, évidemment !

    Chaque petit pouvoir devient présidence de la République (pourquoi je mets une majuscule, moi ?!)...

    Cf. ce que j’écris dans "Les coulisses du village de l’espoir"....

    Chacun se donne bonne conscience où, quand, comme et avec qui il peut.:-((

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  • RSA : la précarité pérennisée

    2 septembre 2008 17:26, par Jean-Marie Belgique
    En Belgique, nous n’avons pas le RSA mais nous avons quelque chose qui y ressemble : les chèques-service. Ainsi des gens "sans emploi" sont employés par les agences pour l’emploi ou les sociétes d’intérim et sont payés par des chèques-service pour effectuer des travaux divers chez les particuliers : ménage, repassage, faire les courses, entretien des pelouses etc... J’ai déjà dénoncé cette arnaque car en fait elle maintient les travailleurs "aidés" dans la précarité et en sus diminue la valeur "travail" car ces chèques-service sont fiscalement déductibles. Ainsi, le coût pour un emplyeur particulier se voit bien souvent réduit de moitié grâce à la déduction fiscale. Un ministre interrogé par un journaliste concernant une enquête sur la hausse des prix et à qui on demandait "qui dans son ménage faisait les courses ?", a répondu que chez lui, c’étaient les "chèques-service" qui faisaient les courses car chez ce ministre, ni monsieur, ni madame n’avait le temps de faire les courses car chacun travaillait. J’en ai donc conclu qu’être "ministre", c’était "travailler" tandis que "faire les courses pour le ministre", ce n’était pas un travail ! Voilà où nous conduisent toutes ces dérives : en plus de la précarisation, la dévalorisation du travail pour les plus faibles et la surévaluation pour les mieux nantis !

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    • RSA : la précarité pérennisée 3 septembre 2008 18:46, par tsé
      @Jean Marie Belgique
      c’est un bon exemple.
      Nous avons aussi nos chèques services en France. Ils sont utilisés pour payer la nourrice des mômes ou la femme de ménage... chez les bourgeois locaux.
      Le genre de mesures idéales pour précariser l’existence du sous-prolétariat.
      J’utilise à dessein des mots que l’on n’aime plus entendre ou lire aujourd’hui : bourgeois, prolétariat, capital... :-p

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    • RSA : la précarité pérennisée 3 septembre 2008 21:47, par Patrick76
      Tout à fait, fabriquer une armée d’esclaves bons à laver le cul des nantis, qu’ils se méfient tout de même, parce que les gueux pourraient tout de même finir par voler ces rupins et cracher dans la soupe (au sens propre du terme) de ces derniers. Par ailleurs Olivier, vous avez raison, la "socialiste" Aubry était invitée de Demorand hier sur Inter, elle a repris dans sa réflexion à une question sur le sujet, le mot assistance et non solidarité, comme quoi, même les "socialistes" ont intégré le langage Sarkozyste, ils parlent comme les caciques de l’UMP, ils font bouger les lignes au PS... Comme ils disent. Ah malheur ! on en prend au moins pour dix ans de droite.

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      • RSA : la précarité pérennisée 6 septembre 2008 19:01, par alain
        Et si il n’y avait plus de nantis ? Si un jour il n’y avait plus de "sales patrons" ? Si un jour l’entreprise ne devait être qu’au service des citoyens, c’est à dire produire et répondre à des besoins en ayant un but citoyen : faire vivre les gens. Les bénéfices non pas distribués mais servant à l’investissement, un pourcentage de ce bénéfice provisionnant une caisse nationale de garantie de ressources (cf pays nordiques) grille des salaires de 1 à 10, conseil d’administration controlé par les employés, pas d’actionnaires mais des sociétaires. Le drame actuel est que nous sommes toujours "contre" ! Un jour il faudra être ensemble.. Le port autonome de Dunkerque a réussi ce tour de force : les ouvriers ont "viré" la CGT, crée un autre syndicat pour soutenir le patron :incroyable !! et bien si, ils vont démarcher ensemble les "clients", leur assurant du sérieux du travail (pas de grève), car ils ont mis au point un système donnant donnant. Il faut que le travailleur soit impliqué dans l’entreprise, il faut que ce soit son entreprise. On ne peut plus se permettre le "luxe" d’être les uns contre les autres. Le temps presse. Ca se fera par la raison ou par la révolution. A voir

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  • RSA : Retour Sur Arnaque

    5 septembre 2008 22:08, par mfgtour

    Bonne affaire pour.... l’Etat, que ce RSA , qui lui permettra de récupérer un milliard d’euros en 2009 !

    Voir ici

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