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Appel
Le mordant journal de critique sociale est en danger
vendredi 19 septembre 2008, par Olivier Bonnet
Il ne figure certainement pas dans mes favoris pour rien, ce site-là : CQFD, pour ce qu’il faut dire, détruire, développer. (Au fait allez voir la rubrique À lire ailleurs, le bouquet de sites que nous avons choisi vaut sacrément le coup)

CQFD, donc. Une bande d’enragés comme on les aime, qui n’ont pas peur de ruer furieusement dans les brancards. Une parole libre, rebelle, salutaire. Mais le journal est en danger : "Après cinq ans de critique sociale acharnée, les joyeux galériens de CQFD ont atteint les limites de l’abnégation. Maintenant, faut du pognon ! Sans banque ni pub, une seule solution : 2 000 abonnés supplémentaires", constate le communiqué en Une du site. Alors ami Plumonaute, nous faisons appel à vous : commencez par vous abonner, et voyez ensuite autour de vous qui vous pourriez convaincre et à qui offrir ce cadeau. Nous avions relayé en son temps l’appel pour Politis, Politis est sauvé. Sauvons CQFD.


Tout-à-fait Olivier, à relayer ! CQFD, le seul journal qui ne veut pas donner pas la papatte ! Remplissons-lui la gamelle.
Et en plus c’est pas pour dire, mais ils écrivent remarquablement bien, ce qui ne gâte rien.
Mon lien : Le blog à Jean-Pierre Martin
Mon lien : Sardine
J’ai déjà signalé l’urgence : je vais remettre une couche.
Je suggère que les non-précaires parmi nous prennent DEUX abonnements dont un seul est "servi"(c’est ce que je fais).
Quant à abonner Philippe Val, faut pas voyons, ça lui donnerait des idées...
Mon lien : http://escalbibli.blogspot.com
Z’avez pas vu mon fer à souder ? J’arrive pas à remettre la main dessus.
On ne peut pas laisser des crocs comme ça en liberté. Ils vont faire mal Mâme Dupont...La chaîne est cassée. Quoi ! Il est libre le "cagnasse". Oh, put***g mes fesses.
Mors CQFD, mors ! Enfonce griffes et dents dans le postérieur des nantis, des bobos, des gauchos-ps (je pouffe !!) , continue, lâche pas prise.
Faut des croquettes pour ça. N’aies crainte, on va envoyer ce que l’on peut ! On a "sauvé" "Politis" en son temps, on peut bien aider "l’aiguillon" CQFD, celui qui nous garde debout et qui nous empêche de nous endormir.
Comme dit le Seb(Fontenelle) faut abonner Mémé.
Et j’aime bien le soutien des copains-blog. Merci Olivier. Ca vaut bien un apéro que l’on boira un jour, sur le dernier tapis volant Gironde-chez toi quand on nous aura lâcher la grappe avec toutes leurs conneries de néo-libéro-consommo-égliso-économico-financiaro-moralissisme...
Un abonnement, c’est quoi ? une tournée de jaune en tombée riante tomate, perroquet, mauresque, feuille d’automne... avec les copaines (ains) au bistroquet du coin. Rien. On boira de l’eau en disant qu’on est des filles et des mecs bien.
Brosse à reluire...pour briller un peu. Merde, on en a besoin. c’est vital.
Vive nous.
Quand vous aurez réussi à ce que CQFD soit distribué, voire subventionné, par le MEDEF, là vous aurez réussi quelque chose.
Mais tant qu’il s’agit que la cible marché de CQFD subventionne, s’auto-subventionne en quelque sorte, je me demande à quoi ça sert. CQFD est obligé de publier sur du papier ? Pourquoi ? Internet, c’est gratuit non ?
Mon lien : Plume de presse
"mais l’information a un coût : au moins le salaire de ceux qui s’y consacrent."
Je ne vois pas le rapport entre "information" et "salaire". Vous êtes bien vous-même indépendant, non ?
"Concernant aussi la différence papier/Web, il y a le problème que tout le monde n’est pas connecté"
Si votre blog/podcast est bon, le marketing viral fait le boulot pour vous. Le seul problème, c’est que les gens (y compris votre "public") se passent la vidéo du casse toi pauv con, au lieu d’articles qui décryptent les médias (j’insiste sur les médias, puisque pour moi rien de ce que fait le gouvernement n’est possible sans la complicité des médias. D’ailleurs si les médias le voulait, ils pourraient terminer la carrière de n’importe qui en en faisant l’objet des gros titres pendant 48 heures).
Quant à la rémunération elle-même, nous avons déjà discuté de ça. Faire du fric avec le fric, la somme de départ étant aussi petite soit-elle (genre la rémunération adsense d’un blog moyen). Apparemment vous n’avez toujours pas compris le sens de cette phrase...
J’ajoute que quelqu’un qui aurait une activité principale qui consiste à produire de l’information serait en droit de tenter d’obtenir une compensation financière pour cette activité. Mais le salaire, c’est-à-dire la forme statutaire et récurrente, n’est pas le seul type de compensation finanicère possible.
D’ailleurs, je pense que si on parle de production d’information, c’est mal vu. Puisque le problème est aujourd’hui le trop plein d’information. Le trop plein d’information n’aide pas à la compréhension du monde. Prenez l’exemple de la crise financière. La folie est contagieuse si on regarde ce qu’écrit la presse sur le sujet. Et pourtant, les volumes d’échange sur les marchés sont très élevés, ce qui veut dire que beaucoup de gens font beaucoup de fric en ce moment. (évidemment, sauf ceux qui ont un compte chez Lehman brothers et compagnie.)
Internet est gratuit… est le genre de message qui tue l’info.
Regarde le prix d’un ordinateur, le coût d’une connexion, ajoute un nom de domaine et un hébergement potable…
Et déjà tu n’as rien écrit que l’édition te coûte un max.
Compte quelques patates pour les journaleux et un abonnement à la *** des eaux pour qu’ils s’abreuvent et sentent pas trop mauvais.
Ajoute quelques frais annexes : électricité, quelques déplacements, etc.
Gratuit !!!!
T’as trouvé ça tout seul ou gogole t’a aidé ?
Sourire
Mon lien : http://abcdetc.wordpress.com
Mon lien : http://w41k.info
Mon lien : Plume de presse
Orthographe :
Mords et non (mors) je pars au piquet ne pas attacher le chien et m’y colle.
Les nazes et nazillons au pouvoir ont beau se réunir pour leurs Etats Généraux de la Presse (de bons compromis et de bonne collaboration)... CQFD comme Politis et les autres ne feront jamais parti de cette mélasse qui te colle la cervelle
Si c’est pour gueuler aussi fort que les Yorkshire de Libé, autant se perdre de la brume irlandaise et tenter de ne jamais retrouver son chemin
Message relayé sur mon petit "trottoir"
Mon lien : Sur le trottoir de l’Elysée
@Steph :"Je ne vois pas le rapport entre "information" et "salaire".
J’en vois un entre consacrer son temps, sans compter ses heures, pour m’informer en toute indépendance finacière et sans recourir aux subventions officielles ou à la pub et avoir quand même envie de manger et de payer son loyer.
Sans lecteurs payants, pas d’argent pour manger, c’est aussi simpliste que ça ! ![]()
Le loca où ils travaillent se trouvent dans la rue driière chez moi. Toujours ouvert, toujours au boulot, toujours disponibles pour receuillir ou documenter leur infos. Dans ces conditions, comment avoir un travail alimentaire en plus ? Bien sûr, on peut être veilleur de nuit la nuit et journaliste d egauche le jour. Mais c’est fatiguant, usant et décourageant.
La publication sur le Net demandant la même qualité de recherche et d’analyse cela ne réglerait pas le problème de marmite.
A partir de là, deux solutions : le journal se vend de plus en plus et ils arrivent à vivre ou ils sont alimentés par des dons privés, petits ou gros, réguliers ou irréguliers.
L’avantage de l’abonnement, c’est qu’il permet de faire des prévisions du budget à un peu plus long terme et avec plus de sécurité que la vent en kiosque et les dons.
Je suis la première à être plus qu’à cheval sur les principes et comme toi j’espère que l’ont arrivera à inventer une autre façon d’être.
Mais en attendant, je ne peux pas aller leur porter de la biére tous les jours, mon salaire n’y suffirai pas ![]()
Ps : z’avez quand même l’air compter quand je l’ai fait aujourd’hui !
Mon lien : Sardine
@8119 : "l’Etat tel que constitué ne serve plus à rien."
En bonne anar que je suis, ça ne me dérangerait pas trop...![]()
Mon lien : Sardine
Tout à fait, sardine ! Et qui dit sponsor, privé ou public, dit contrôle, de toute façon. Est-ce ce à quoi les journalistes de CQFD veulent en venir ? Il ne l’ont pas manifesté jusqu’à présent.
Je les ai souvent vus à l’entrée de manifestations diverses faire eux-mêmes la pub pour le journal, distribuant gratuitement d’anciens numéros, rencontrant les gens. Cela mérite le respect, pas la morgue de celui qui vient leur donner des leçons du haut de son clavier.
D’autre part, je ne vois pas pourquoi toute l’info devrait passer obligatoirement par internet ! Quid du pluralisme des moyens d’information, alors ? Quid du fait que cela imposerait à tous de s’équiper en matériel coûteux et marginaliserait les autres encore plus ? Et si Internet était brusquement censuré (ce qui est bien dans les projets de qui nous savons), qu’adviendrait-il de nos moyens de communication ? Quid, aussi, du café le matin en lisant tranquillement les nouvelles ailleurs que sur un écran ? Etc.
Eh bien, moi, je suis bien contente de retrouver cette pressse indépendante chez mon marchand de journaux ou dans ma boîte à lettres. Et je salue bien bas ces "p’tits gars" qui font un journal courageux. De même que je salue tous les Olivier Bonnet qui, jour après jour, nous informent sur le ouèbe. Pas assez de lectorat ? allons donc, avec le blitz propagandiste par ailleurs, c’est miracle qu’il y en ait autant pour les lire.
Et nous continuerons à les aider, malgré les pisse-froid qui veulent les faire rentrer dans le schéma marchand que nous impose cette société depuis bien trop longtemps.
Et bravo, Sardine, d’avoir pensé à leur apporter un (plusieurs ?
) pack de bière. Cela ne m’étonne pas de toi, d’ailleurs. ![]()
Mon lien : blog
@ Sardine qui dit « Sans lecteurs payants, pas d’argent pour manger, c’est aussi simpliste que ça ! Et @ l’illustre emcee, qui dit « « je ne vois pas pourquoi toute l’info devrait passer obligatoirement par internet !
J’ai été directeur de publication très éphémère il y a très longtemps, je sais bien comment ça marche, j’ai bataillé entre la NMPP, la MLP, la commission paritaire, Heinekein, etc etc... Résultat : 1)quand on veut lancer un journal il faut avoir de quoi le faire tenir sans pub au moins un an et demi ; 2)personne n’est payé avant cette date ; 3)le prix du papier et le réseau de distribution sont les principaux bénéficiaires de notre travail ; 4)ne pas se faire boycotter consiste surtout à aller dans le sens du poil totalitaire, et ainsi, on a les main liées ;
Internet en revanche, c’est l’assurance de : 1)outrepasser les filtres idéologiques ; 2)réagir instantanément à l’actualité à la minute près ; 3)diffuser des vidéos, qui deviennent quelquefois la principale force d’opposition non violente à l’injustice ; 4)procéder collectivement par le système du déploiement (un article qui est bon est déployé sur d’autres sites) ce qui assure un soutien collectif et une publicité réciproque ;
Le problème est plus vaste que la presse, il y a la musique, le cinéma, le logiciel, bref tout ce qui est immatériel, et qui ne « rentre » pas dans un système bâti pour des matières premières. Il y a de nombreux articles du monde-diplo qui s’attachent à cette question (entre autres) et nous sommes nombreux à penser que si révolution systémique il veut y avoir, c’est par là que ça passera.
Mon lien : http://w41k.info
Mon lien : Sardine
Certes, Internet offre la possibilité d’être lu et publié, mais :
1° Doit-on signer allègrement la mort de la presse papier, en se disant "bof" vivons avec notre temps, ou la laisser aux magazines glamour sur papier glacé ? Le pluralisme ne passe-t-il pas pas le marchand de journaux, également, et à la portée de tous ?
2. Les "p’tits gars" courageux de CQFD seraient-ils donc responsables de leur échec et devraient-ils céder la place à ceux qui peuvent jouer dans la cour des grands, à grands coups de pub et de sponsors ? Sommes-nous si inféodés que nous ne songeons même plus à remettre en cause l’ordre établi autrement que par Internet ? Un journal mensuel, par définition, ne cherche pas l’immédiateté de l’événement, mais à offrir des articles de fond. Quand je lis CQFD, je ne me dis pas que j’ai déjà lu cela quelque part et que tout cela arrive bien trop tard.
3. Penser qu’Internet restera un média indépendant où chacun peut s’exprimer librement me semble faire preuve d’un grand optimisme. Il n’y a qu’à voir les procès qui se multiplient contre les individus, les sites qui se ferment et les déclarations de certains. Edvige a été créé soi-disant pour ficher les pédophiles, aujourd’hui, c’est toute la population qui est concernée...
4. Ne pouvons-nous pas, nous qui nous disons de gauche, envisager aujourd’hui de joindre nos deniers pour soutenir une presse qui ne soit pas assujettie aux pouvoirs politiques et financiers ? Certains journaux, qui se sont certes dévoyés depuis, n’ont-ils pas débuté ainsi ?
5. Comme le dit Sardine, ils n’en sont pas, à CQFD, à leur coup d’essai : cela fait cinq ans qu’ils tiennent - et ce ne sont pas les seuls à avoir fait appel au peuple, d’autres bien mieux armés ont dû s’y résoudre. Or, pour l’instant, c’est la seule façon qu’ils ont de pouvoir survivre.
Alors, ce n’est pas eux qu’il faut combattre, mais le système qui les empêche de s’exprimer. De nous représenter. Et, aujourd’hui, la seule façon de les encourager, c’est de leur montrer qu’on est là. Et qu’on soutient leur (folle) aventure parce que cela nous met du baume au coeur de savoir qu’il y a ici, en France, des gens qui mouillent la chemise et qui résistent, malgré la force du rouleau compresseur qu’on leur lance dans les pattes.
Il ne s’agit plus de s’adapter à une société imparfaite mais viable, mais de lutter par tous les moyens contre tous les coups de boutoirs que nous subissons de la part d’une oligarchie au pouvoir. Et toute forme de résistance doit être encouragée. Il n’est pas l’heure de couper les cheveux en quatre. Il y a vraiment le feu au lac.
NB : "illustre", c’est gentil, mais c’est largement exagéré ![]()
Mon lien : des bassines et du zèle
Mon lien : Oreille malade