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Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

samedi 20 septembre 2008, par Olivier Bonnet


non expulsionsIl s’appelle Abdelkarim Belhadj. Aujourd’hui, il devait se marier. Au lieu de cela, il sera expulsé lundi au plus tard. A 22 ans, il passe en deuxième année de Brevet de technicien supérieur (BTS). Il dispose d’une promesse d’embauche en CDI à la fin de ses études - dans l’agence immobilière qu’il l’a accueilli pour son stage de première année. Il est fiancé à une Française, Hélène, avec laquelle il vit depuis décembre 2006. Il est arrivé en France il y a sept ans, avec un visa. Son père est régularisé chez nous depuis 35 ans. Son seul tort : qu’on lui aie systématiquement refusé de prolonger son autorisation de séjour sur le territoire, malgré les nombreuses démarches entreprises en ce sens. Un parcours du combattant retracé par l’association Réseau Education sans frontières (RESF), qui a mis une pétition en ligne et suit l’affaire de près : "Lui et son père ont toujours eu pour volonté de régulariser sa situation. Son père avait formulé une demande de regroupement familial sur place qui a été refusée. Dès sa majorité, Abdelkarim a fait une demande de titre étudiant auprès de la PP mais n¹a pas eu de réponse. Récemment, il s’est présenté pour une nouvelle demande au titre de la vie privée et familiale, mais il lui manquait le refus de la demande de regroupement familial sur place et des actes de naissance récents". Ironie du sort, il venait juste d’obtenir ces fameux papiers, qui allaient lui permettre de refaire une demande de régularisation à la préfecture. Mais on l’a interpellé avant. "C’est alors qu’il allait prendre le bus, avec un ticket, place de la Nation, raconte RESF, qu’il a été contrôlé à cause de son apparence physique d’étranger, dit le Procès verbal". Et à part ça on n’a pas le droit de parler de "contrôles au faciès" ? Depuis le 21 août, il est au centre de rétention du Mesnil Amelot. La Tunisie vient de délivrer un laissez-passer et la voie est donc libre pour l’expulsion.

RESF résume tout l’inhumaine absurdité de la situation : "Leurs nombreux amis, lycéens, étudiants, élèves infirmières, ne comprennent pas pourquoi ce jeune homme, aussi français qu’eux après un long passage par notre école républicaine, ne pourrait pas mener la même vie qu’eux. Et comment comprendre que la France, qui lui a offert sept années de formation très qualifiante, se prive soudain des services que lui procurerait cet élève assidu, calme, motivé, compétent, redemandé par son ancien établissement scolaire comme par son futur employeur ? Nous demandons pour lui le droit de vivre avec sa compagne française dans son pays d’adoption, où son père a besoin de lui, où se trouvent resf refusersa famille et ses amis. Nous refusons l’expulsion vers la Tunisie imminente de ce très jeune homme, très apprécié de tous ceux qui le connaissent, alors que la seule chose qui lui est reprochée est de n’avoir pas obtenu, lors des demandes de régularisation faites par son père et lui-même, le titre qui pouvait lui permettre de vivre et d’étudier sereinement parmi les siens. Abdelkarim parle parfaitement français sans aucun accent, il ne demande qu’à finir ses études, exercer légalement en France bientôt un métier qui le passionne, nous ne comprenons pas qu’il ne lui ait pas été accordé un titre de séjour au regard de l’accord franco-tunisien.Sans compter le désespoir du père en situation régulière, de la fiancée française. Cette situation est non seulement injuste mais aberrante. Nous ne pouvons envisager le départ d’Abdelkarim."

Et tout ça pour quoi ? Parce qu’il faut faire du chiffre. Vive l’obscène politique des quotas humains de Nicolas Sarkozy et son âme damnée Brice Hortefeux !

Mise à jour : "La mobilisation n’aura malheureusement pas suffi cette fois-ci :
Abdelkarim a été tiré de son lit très, très tôt ce matin (5h 30), et
est parti par le vol AF1984 ( !) de 8h 40 pour Tunis
", nous écrit Dorémi, une Plumonaute militante à RESF. Merci Sarkozy, merci Hortefeux.

 

P.-S.

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20 Messages de forum

  • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

    20 septembre 2008 14:51, par parolededemocrate
    Des cas comme celui sont trop nombreux et celle qui était sensée vouloir défendre les intérêts de ces personnes préfèrent se relaxer dans un canapé à manger des petits fours. J’ai connu la situation d’un jeune qui était venu avec ses parents. Mineur, il avait une carte de séjour. A sa majorité, on refusait de lui accorder une autorisation de travailler pour pouvoir vivre. Il lui fallait une promesse d’embauche et quand il avait réussi à en avoir une , c’est l’employeur qui subissait des menaces à vouloir embaucher un étranger. Il a été obligé de travailler au noir pour manger avant qu’il obtienne la nationalité française au bout de 3 ans. Mais lui, ne pouvait pas être expulsé car il n’avait pas de pays. Il était palestinien.

    Mon lien : http://parolededemocrate.blogspot.com

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    • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État ! 23 septembre 2008 08:39, par Bernard CHOC

      Oui vous avez raison au lieu de défendre les étrangers "ils se relaxent dans un canapé" ceux qui devraient aider.

      Ils ne posent pas les bonnes questions. Envoyez les questions et questionnez le GISTI.

      Arretons de pampériser les étrangers pour mieux les étrangler.

      Sortons des discours lénifiants à la SARKOZY FACE AU PAPE


      allez voir la page du GISI

      Si vous êtes en région parisienne, inscrivez vous à la journée du GISTI le 15 novembre, assez y en masse et posez les questions que je signale ci-après.


      Fiche d’inscription Imprimez cette page, remplissez le formulaire ci-dessous, puis renvoyez-le au Gisti à l’adresse suivante :

      3 villa Marcès, 75011 Paris, France

      30 ans après le « grand arrêt » Gisti de 1978

      Défendre la cause des étrangers en justice

      Colloque organisé par le Gisti le samedi 15 novembre 2008 9 h Ouverture

      Par Stéphane Maugendre, président du Gisti 9 h 15 - 11 h Retour sur l’histoire

      Il s’agira ici, en premier lieu, de retracer la genèse des premiers combats contentieux menés par le Gisti ou avec son soutien, en la replaçant dans le contexte du début des années 1970. On proposera en second lieu une vision d’ensemble du contentieux, essentiellement administratif, initié par le Gisti depuis ces années-là jusqu’à aujourd’hui, en essayant de dégager des constantes mais aussi des évolutions.

      Les premiers combats contentieux du Gisti Table ronde : Philippe Waquet, doyen honoraire de la Cour de cassation, avocat honoraire au Conseil d’État et à la Cour de cassation, Assane Ba et Patrick Mony, anciens permanents du Gisti.

      Discutante : Liora Israël, maître de conférences à l’EHESS. · Trente ans de contentieux à l’initiative du Gisti Danièle Lochak, ancienne présidente du Gisti. · Le Gisti, « requérant d’habitude » ? La vision du Conseil d’État Bruno Genevois, président de Section au Conseil d’État.

      Débat 11 h 15 – 13 h Du contentieux comme stratégie aux stratégies contentieuses L’arme contentieuse peut être utilisée comme une arme politique dans la mesure où faire constater par un juge l’illégalité des actes de l’Exécutif est aussi une façon de démontrer le bien fondé des critiques qu’on adresse à la politique gouvernementale. Mais le choix de la voie contentieuse est parfois un choix par défaut, lorsque le combat politique semble voué à l’échec, faute de combattants pour le mener ou en raison de la disproportion des forces en présence.

      Sur le terrain contentieux, les défenseurs de la cause des étrangers font souvent montre d’une très grande inventivité juridique et tactique, utilisant toutes les ressources de la procédure, mobilisant les conventions internationales, saisissant des instances de plus en plus nombreuses, pour tenter – parfois avec succès, parfois sans – de contester les textes attentatoires aux droits des étrangers et de faire cesser les pratiques administratives illégales. · Regard comparatif : l’expérience syndicale Jérôme Pélisse, maître de conférences de sociologie à l’université de Reims. · Comment combiner l’arme politique et l’arme contentieuse. L’exemple de la lutte contre les discriminations fondées sur la nationalité Serge Slama, maître de conférences à l’université d’Evry. · La protection sociale, terrain d’expérimentation de nouvelles stratégies Adeline Toullier, chargée de mission à Aides. · Une expérience d’avenir ? la saisine de la CJCE Claire Rodier, Gisti, présidente de Migreurop. · Les tactiques contentieuses utilisées pour faire cesser des pratiques illégales : des avocats racontent. – Les grandes heures du « référé voie de fait » (refus de célébrer des mariages, l’affaire du dépôt du Palais de justice, le maintien en zone internationale, la consignation à bord des navires) – Faire payer l’administration. Interventions de : Didier Liger, avocat au barreau de Versailles, Stéphane Maugendre, avocat au barreau de Bobigny, Gérard Tcholakian, avocat au barreau de Paris, Jean-Eric Malabre, avocat au barreau de Limoges. Débat 14 h 30 - 16 h 15 Fausses victoires, vaines victoires L’idée, ici, est de voir comment les victoires obtenues ne produisent pas tous les effets qu’on pouvait en attendre, pour de multiples raisons : parce que l’éclat de la victoire au plan des principes masque les retombées concrètes décevantes de ladite victoire ; parce que l’annulation d’un texte ou les réserves d’interprétation du juge n’entraînent pas de modifications des pratiques, quand elles ne sont pas tout simplement contrecarrées par l’intervention du législateur ou du pouvoir réglementaire ; parce qu’elles interviennent trop tardivement pour être d’une quelconque utilité ; parce qu’elles ne sont pas ou sont mal exécutées. · Victoires volées Nathalie Ferré, ancienne présidente du Gisti. · Le cas emblématique des circulaires. Plus du tiers des requêtes déposées par le Gisti devant le Conseil d’État concernent des circulaires, ce qui reflète bien la place qu’elles occupent dans la gestion administrative de l’immigration. On voudrait donc confronter ici les points de vue des requérants avec celui des juges – ici, le Conseil d’État –, mais aussi celui de l’administration et plus particulièrement des directeurs ou anciens directeurs d’administration centrale, d’un côté, chefs de services déconcentrés (préfectures), de l’autre, qui ont pour mission, les uns de rédiger ces circulaires, les autres de veiller à leur application. Table ronde avec Jean-Marie Delarue, ancien directeur des Libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, Gérard Moreau, ancien directeur de la Population et des migrations au ministère des Affaires sociales, Yannick Blanc, ancien directeur de la Police générale à la préfecture de police de Paris. · L’insuffisance des outils d’exécution Jean-Michel Belorgey, président de la Section du rapport et des études du Conseil d’État. · Les demandeurs d’asile, gagnants ou perdants ? Jean-Pierre Alaux, Gisti. Débat 16 h 30 – 18 h 15 Quel bilan ? Le contentieux impulsé par le Gisti a-t-il finalement fait avancer la cause des étrangers ou bien reflète-t-il le recul inexorable des droits et libertés lorsqu’ils sont concurrencés par les impératifs de la maîtrise des flux migratoires ? Quelles ont été les retombées de ce contentieux au-delà du droit des étrangers (l’interprétation des conventions internationales, l’apparition du référé-liberté…) ? Comment analyser les réformes successives de la procédure contentieuse et les projets visant à réaménager la répartition des compétences entre les deux ordres de juridiction ? · L’impact des « arrêts Gisti » sur le(s) droit(s) des étrangers François Julien-Laferrière, professeur à l’université Paris-Sud. · Les retombées « collatérales » du contentieux des étrangers Ronny Abraham, conseiller d’État, juge à la Cour internationale de justice. · Des règles spéciales pour un contentieux à part ? Bernard Even, vice-président de la Fédération européenne des juges administratifs (FEJA), Ollivier Joulin, vice-président du Syndicat de la magistrature et Alain-François Roger, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Débat

      Inscription La participation au colloque est gratuite, mais l’inscription est indispensable, le nombre de places disponibles étant limité à 350. Les inscriptions se font en renvoyant au Gisti le formulaire d’inscription. Le colloque peut être validé au titre de la formation permanente des avocats et a été homologué par le Conseil national des barreaux. Lieu de la formation : Maison du barreau, 2 rue de Harlay, Paris 1er (M° Châtelet, Saint-Michel ou Pont Neuf)

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  • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

    20 septembre 2008 16:47, par La Sardine Masquée du Port

    Il y a aussi le cas de ce père d’un enfant de 8 ans, pris en allant inscrire son fils au centre aéré... "Guy NDOMA SILUVANGI, arrêté le jeudi 17 septembre 2008,près de son domicile alors qu’il allait, vers la mairie de quartier. en France depuis 7 ans, sa compagne a un titre de séjour en règle, Très proche de son fils, es dizaines d’attestations d’enseignants, de parents d’élèves, de médecins, de membres du réseau d’aide de l’école, de voisins et même de gardien de l’immeuble où ils vivent en témoingnent.Tous ceux qui les ont côtoyés durant toutes ces années disent l’importance de Guy dans l’éducation de son fils et l’attachement énorme de Riguy pour son père.

    De tout cela la préfecture du Loiret n’en a pas tenu compte en prenant contre Guy une OQFT dans laquelle le préfet oubliait même de mentionner l’enfant !

    Le tribunal administratif d’Orléans confirma cette OQTF et Guy est en attente de la décision de la Cour d’appel de Nantes.

    Guy est actuellement en rétention à Cercotte( près d’Orléans).

    On ne peut accepter de voir un enfant séparé de son père et de voir une famille brisée."

    d’après un mail de RESF reçu ce matin...

    Les cas s’accumulent tous les jours, ici, c’est régulierement qu’il faut se mobiliser. Mais ça marche parfois, faut pas croire :->

    L’année passée, au collège de ma fille, c’est une mère et ses quatre enfants qui ont été rattrapé au vol. Les trois écoles concernées s’y sont mises. Pétitions, manifs, tracts, les gosses faisaient un concours dans tous le quartier à qui ferait le plus signer :-D

    Et ça a marché, ils sont restés avec nous...

    Mon lien : sardine

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  • Cette politique d’immigration inhumaine conduit à des situations hallucinantes et a d’ores et déjà pour effet de rendre illégaux les mariages mixtes entre citoyens français et étrangers, comme le démontrent les témoignages suivants : http://www.rfi.fr/radiofr/editions/...

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  • Terre d’asile ou asile psychiatrique ?

    20 septembre 2008 20:39, par LutoPick
    Je les ai toutes signées, et j’espère que nous serons nombreux à en faire autant ; c’est peu mais c’est mieux que rien. Comment de tels cas particuliers peuvent finir si tragiquement ? En supposant qu’on puisse justifier certains retours, des cas comme ceux présentés sur le site de RESF, qui sont légions, sont évidement mal jugés. Et c’est écoeurant, malhonnête, démentiel. J’ai honte d’être français quand je vois ça. La France de Sarko n’est pas la mienne. C’est une France d’aliénés ! Qu’est devenu la France terre d’asile ?

    Mon lien : Le cahier des doléances

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  • Un jour, j’en suis certain, ces gens : NS, Heurtefire, Pasqua, Chevènement et autres préfets zélés seront jugés pour crime contre l’humanité…

    Entre M. Papon et Jean Moulin, les fonctionnaires français doivent choisir. :-(( :'-(

    NB ou PS :o) : J’ai sur mon DD une vidéo ou tu chantes une chanson à boire… :-> Hi hi hi… B-)

    Mon lien : Un crime

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    • Ce n’est sûrement pas moi :o)

      Mon lien : Plume de presse

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    • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État ! 23 septembre 2008 07:29, par Bernard CHOC

      Il y a forfaiture à tous les étages.

      Regardez la circulaire du 19 mars 2007,affichée sur le Site Internet, Service PUBLIC. Les ministres n’informent pas qu’il y a une commission du titre de séjour. Elle n’est pas utilisée par les Préfets alors qu’elle est dans la LOI.

      C’est une forfaiture.

      La justice n’est pas rendue selon la LOI et la Jurisprudence dans l’application du PLEIN DROIT.

      C’est une forfaiture.

      La jurisprudence interdit de notifier un APRF à un étranger qui relève d’une délivrance de plein droit d’une carte de séjour.

      C’est une forfaiture.

      Enfants français de parents étrangers, Conjoints français d’étrangers, regroupez vous et portez plainte pour persécution causée par des forfaitures. Faites du bruit.

      Et aucune confiance aux assocs et avocats. Tout le monde a intérêt à ce que la Justice soit repide. Cela fait parti du rendement.

      Appelez Maitre Collard ! Il sera intéressé.

      S’il y au moins une assoc intéréssée par la démarche.

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    • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État ! 23 septembre 2008 11:38, par bernard choc

      Il faudra même aller chercher les ASSOC qui profitent des étrangers ? EXEMPLE

      Que dit le GISTI si vous estes Mariés ? Le Gisti faisant référence dans les assocs qui s’occupent des étrangers ?

      http://sos-net.eu.org/etrangers/ext...

      « Si vous êtes conjoint de français, il faut, depuis la loi du 24 juillet 2006, un visa long séjour »
      - TOTALEMENT FAUX ! Surprenant.
      Pas étonnant ensuite que dans les commissariats, les préfectures, l’étranger soit accueilli aux cris des bacchantes « visa long séjour ». !

      FAUX SUR 2 PLANS : l’histoire d’une part et d’autre part sur l’analyse du texte

      HISOIRE : la LOI n’est pas nouvelle : cette obligation pour l’étranger, et donc pour les conjoints de français existe depuis…1945 ! Donc il y a de la jurisprudence dans l’air !

      ANALYSE DU TEXTE La LOI écrit pour le conjoint 2 choses : : L’article 313-11 : le conjoint se voit délivrer la carte de séjour DE PLEIN DROIT s’il satisfait aux conditions de l’article, évidemment L’article 311-7 : l’octroi de la carte de séjour est subordonnée à la production d’une visa de long séjour. Le conjoint ( et les autres ) qui n’a pas de visa de long séjour présente donc un cas spécial :

      1 –Article 313-11 : il a droit de DE PLEIN DROIT à la carte de séjour sous conditions 2 – Article 311-7 : sous réserve d’exceptions l’octroi de la carte set subordonnée à la production du visa long séjour, donc s’il n’a pas de visa, il y a un problème Dilemme ? Mais il y a 63 ans de JURISPRUDENCE ! CETTE LOI N’EST PAS NOUVELLE.

      L’article 313-11 était l’article 12 bis de l’ordonnance du 2 novembre 1945 L’article 311-7 était l’article 13 de la même ordonnance.

      Les 2 articles étaient articulées de la même façon. Les conditions de l’article 313-11 étant un peu différentes de l’article 12 bis, même aujourd’hui plus favorable pour le conjoint qu’auparavant. La Jurisprudence citée ci-après ne concerne pas le contenu des articles, mais concerne l’articulation des articles l’un par rapport à l’autre.

      L’arrêt 201629 DU CONSEIL d’ETAT fixe :

      Considérant que les dispositions de l’article 13 ( ancien 311-7) de la même ordonnance qui permettent au préfet de subordonner la délivrance d’une carte de séjour temporaire à la production d’un visa de séjour d’une durée supérieure à 3 mois ne peuvent trouver à s’appliquer lorsque l’étranger justifie remplir les conditions mentionnées à l’article 12 bis (ancien 313-11) (qui s’applique de PLEIN DROIT) , lesquelles impliquent l’obligation par l’autorité compétente de délivrer un titre de séjour temporaire.

      Dit par rapport à la loi d’aujourd’hui.

      L’article 311-7, soit l’obligation de visa de long séjour, ne s’applique pas si l’étranger satisfait aux conditions de l’article 313-11.

      Surprenant dans l’ambiance d’aujourd’hui. Pourquoi le GISTI ne mentionne-t-il pas cette Jurisprudence ? Evidemment il dit que la Loi est nouvelle ! MAIS ELLE N’EST PAS NOUVELLE.

      La position du GISTI gêne tous ceux qui veulent détailler et utiliser ce point.

      On peut en conclure que nombreux sont ceux qui trouvent leur intérêt dans cette Justice d’abattage. On n’est jamais aussi bien trahi que par les siens. !

      Le texte du GISTI

      Si vous êtes marié à un(e) français(e) : pouvez-vous obtenir un titre de séjour alors que vous êtes en situation irrégulière ? · Oui, dans certains cas, vous pouvez obtenir un titre de séjour d’un an au plus, renouvelable o Si vous êtes conjoint de français, il faut, depuis la loi du 24 juillet 2006, un visa long séjour, ce qui implique un retour au pays. § le visa ne peut être refusé qu’en cas de fraude, d’annulation du mariage ou de menace à l’ordre public § par ailleurs, en cas de communauté de vie sur le territoire français depuis plus de 6 mois et si vous êtes entré régulièrement en France, la demande de visa peut être présentée à la prefecture, ce qui évite de retourner dans le pays d’origine (art. L 211-2-1 du C étrangers)

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  • Je m’abtiens de commenter.

    Je serai trop grossier et trop définitivement radical.

    Point d’ennuis au taulier !

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  • La mobilisation n’aura malheureusement pas suffit cette fois-ci : Abdelkarim a été tiré de son lit très, très tôt ce matin (5h30), et est parti par le vol AF1984 ( !!) de 8h40 pour Tunis.
    Je laisse Olivier vous relater la suite…
    Deux choses sont sûres. La première, c’est que l’ignominie s’est encore élevée d’un cran ces derniers temps (le cas d’Abdelkarim n’est malheureusement pas unique, vous devez bien vous en douter). La deuxième : ON CONTINUE !

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  • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

    22 septembre 2008 21:47, par Bernard Choc

    Le cas de Abdelkarim Belhadj est typique de l’absence de réaction sur le plan juridique. Les assoc font un travail remarquable d’accompagnement humanitaire. Mais il n’y a pas d’action juridique sur le terrain.

    Abdelkarim Belhadj visiblement fait partie des étrangers qui auraient du passer devant la commission du titre de séjour selon l’article 312-2. Mais cela ne figure pas dans les circulaires ministerielles. Ce n’est pas mis en pratique. Alors on s’enlise dans les formulaires de demande de séjour qui durent des siècles. On laisse faire la Police et on ne fait rien . Que les juristes débarquent avec des arguments.

    Ce laxisme retombera sur la tête des français qui prendront leur souche sur la tête. C’est jamais bon de laisser faire la Police.

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  • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

    23 septembre 2008 07:59, par Bernard CHOC

    Vous tous, demandez dans votre entourage, posez la question aux assocs, aux juristes, aux avocats

    Quel est le sens de DE PLEIN FROIT ?

    Allez voir ensuite sur LEGIFRANCE l’arret 201629 du CONSEIL d’ETAT et vous verrez qu’aujourd’hui on applique le DEPLEIN DROIT à l’envers de cette jurisprudence du CONSEIL d’ETAT !Demandez à un juriste qu’il vous montre le "CORNU" bible des juristes, certifiée depuis 72 ans par des dizaines de professeurs de Droit, émérites, en veux-tu en voilà, et allez à la page 295, édition 2007 et lisez, Vous serez consterné. Distribuez cette page 295 dans les commissariats !

    Allez voir les jurisprudences du CONSEIL D’ETAT 307306, 259493, 224496, et la première est du Novembre 2007.

    On y ecrit qu’il est impossible de notifier un APRF à un étranger qui a droit de plein droit à un titre de séjour.

    Demandez aux avocats et que les avocats arrêtent de se cacher.

    Demandez aux avocats de votre entourage.

    C’est la peine de pleurer sur le sort d’Absel. C’est en amont qu’il faut réveiller les assocs et les avocats.

    Qu’on stoppe cette justice d’abattage !

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  • Abdelkarim expulsé lundi : halte à la persécution d’État !

    23 septembre 2008 17:54, par bernard choc

    J’ai refait l’expérience aujourd’hui de contacter des avocats pour étudier un projet de défense de dossier de conjoint basé sur l’analyse de texte juridique. J’ai un courrier précis qui explique le point de départ.

    Mais le cabinet d’avocat ce qui lui importe c’est de prendre les 90 E ou plus de la première consultation. Il y en a tellement. Elles sont toutes pareilles. Un téléphone, un stagiaire, des étrangers en déroute comme des "gazelles chassées par les lions", des préparations de dossiers qui se ressemblent toutes, ( 4 ou 5 variantes ), et ensuite une justice à l’abattage, tout le monde s’y retrouve, et il y a de quoi faire pleurer le peuple dans les chaumières.

    C’est inadmissible. Quand vous entendez un avocat vous dire que la pratique de la Loi c’est de demander le visa de long séjour et que c’est comme cela, on peut se faire du souci.

    L’avocat n’a aucun intérêt à se battre pour faire respecter le Droit. Un dossier d’abattage c’est vite prêt. Cela ne demande aucune préparation.

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