Permalien : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article991
"Respect de la dignité de l’homme" et "générosité", prétend Sarkozy
Nouvelle victime de la persécution d’État anti-immigrés
dimanche 19 octobre 2008, par Olivier Bonnet
Le drame est survenu samedi au Mans, relaté dans Ouest France : la compagne d’un sans-papiers arménien, qui purgeait dans la maison d’arrêt de la ville une peine de deux ans de prison pour de nombreux refus d’embarquer, s’est immolée devant les grilles du bâtiment. Elle avait donné rendez-vous aux journalistes : "Ne voyant pas son compagnon sortir, et alors qu’une voiture de police entre dans la prison, elle panique. « Elle a dit : je vais les empêcher de l’emmener », raconte un témoin. Soudain, elle se jette dans sa voiture, garée devant la prison. En ressort avec une bouteille d’essence et un briquet. Sans que personne n’ait le temps de faire un geste, elle s’asperge. Les premiers témoins, dont notre confrère Jérôme Lourdais, tentent d’intervenir. Mais elle allume son briquet. Sérieusement blessé à la main, notre collègue la voit brûler, puis s’écrouler. Avec son confrère du Maine Libre et quelques passants affolés, il hurle à l’aide. Tambourine à la porte de la prison, qui reste close. Les témoins tentent d’éteindre les flammes avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. « Je ne veux pas mourir, je veux voir Henrik », murmure Josiane Nardi. Pourquoi personne ne sort de la maison d’arrêt à ce moment ? « De l’intérieur, les policiers n’ont rien vu », répond le préfet." Josiane Nardi - c’est son nom -, est décédée aujourd’hui des suites de ses blessures. Combien de morts encore à venir, victimes de la persécution d’État que constitue la politique des quotas d’expulsions du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale - aux ordres du président Sarkozy.
Que disait récemment ce dernier au pape ? "C’est en pensant à la dignité de l’homme que nous affrontons la si délicate question de l’immigration, sujet immense qui demande générosité, respect de la dignité et en même temps prise de responsabilités". Comment ose-t-il, le misérable ? Pense-t-il à la dignité de ceux qui "n’ont pas vocation" à rester en France en les arrachant à leur vie, à leur logement, à leur travail, à leur compagne ? Fait-il preuve de générosité en entassant le bétail en transit d’expulsion dans des Centres de rétention administratives surchargés et des conditions indignes ? Et en disloquant des familles, séparant des enfants de leur père ou leur mère expulsé(e), tout ça pour "faire du chiffre". Pouvoir s’afficher fièrement comme le défenseur de la France face à l’invasion étrangère, annexant avec cynisme les thèses et les méthodes de l’extrême droite, pour mieux flatter ses électeurs. Générosité ? Respect de la dignité ? Mille fois non. Déshonneur de la France, oui.
"La politique du chiffre est en effet une course en avant, écrit avec justesse l’ancienne juge Eva Joly dans Le Monde. Des résultats tangibles en valeur absolue étant hors de portée (la diminution du nombre de clandestins sur le territoire par les reconduites demeure dérisoire), le gouvernement focalise sa communication sur l’augmentation du chiffre de reconduites d’une année sur l’autre. La mise en œuvre de cette augmentation statistiquement marginale a un coût moral tout à fait exorbitant." C’est bien l’un des mots que l’on peut employer. Bien d’autres nous rendraient passible d’injure publique !
Mise à jour : même si ça ne change rien sur le fond, il s’avère après vérification que l’homme purgeait une peine de prison pour "violence avec armes et violence familiale". Mais c’est bien pour s’opposer à son expulsion que sa compagne s’est immolée.
Mon lien : http://www.celestissima.org/
Est-ce que Mme Hortefeux se suiciderait par amour pour son homme ?
Ou par désespoir du même ?
Respect à cette femme.
(Mais son terrible geste, hélas, est contre-productif. Il facilite l’expulsion de son compagnon...)
Bonjour Olivier,
Bon papier, les droits de l’Homme en France ont disparu depuis l’arrivée de S. Quand aux médias ils nous font un tabac sur les petites ponctions faite sur le compte bancaire du P. Il est vrai qu’il est dans le besoin.
Ton billet est reprit sur le blog de la section socialiste de Gauchy (Aisne) La Lettre de Jaurès http://lalettredejaures.over-blog.com/
Toutes nos Amitiéssssss
Jean-Luc
Mon lien : Elle s’immole devant la prison de son compagnon sans-papiers
Les gestes des désespérés, des fragilisés, des laissés pour compte, des abandonnés sur le chemins, des repoussés des structures d’aides ( voir la suppression des RASED - Réseau d’Aides Spécialisées Aux Enfants en Difficultés par darcos [je ne peux dire ni monsieur, ni xavier ] 8000 postes ainsi "récupérés")
font monter en moi la Haine.
Le chiffre, le chiffre, les quotas...la négation de l’humain, l’avilissement.
Sarkozy, tu as demandé des comptes aux responsables de la Caisse d’Epargne...tout de suite. Et bien, nous
le peuple te demandons, dès aujourd’hui, des comptes de tes actions, de tes idées qui engendrent des faits qui ne sont pas divers...
Je ne sais pas si nous attendrons les prochaines élections qui ne sont que des pièges à c.ns.
Ah, ça ira, ça ira, ça ira
Je suis en train de revoir la déclaration des droits de l’homme lue à voix haute par un acteur devant un parterre d’élites internationales ....
C’est de la masturbation mentale voire de l’auto-congratulation . Il ne faut pas oublier que la LDH travaille surtout à l’étranger et assez peu sur le territoire national .
Les droits de l’homme sont morts et enterrés, la France avec ! Nous ne vivons plus en France, nous vivons en Sarkozye !
N’oublions pas la schizophrénie de ce gouvernement qui d’un côté appelle les employés à la mobilité et à la flexibilité, là où l’europe dégage un budget spécial anti-migration inter-européenne et inter-régionale, personne ne parle de cette décision européenne ... (oui nous ne sommes que des élastiques)
Lorsque je regarde les projets européens, 65 H de durée légale de travail, ça pousse à un recul social de plus de 40 ans !!!! Oui il faut s’adapter au marché mais ne pas faire de copier coller en ignorant la globalité de l’environnement économique. Hier dans Capital sur M6 ils parlaient de l’emploi, ils comparaient un pays d’europe de l’est, la même usine de la même marque avec le même nombre de salariés . Les salaires sont de 450 euros (très bien payés vu de là bas), et les horaires sont de près de 60 H hebdo 7J/7 !!! En revanche rien sur les impôts, les taxes d’état sur le travail, le cout de la vie, en sus nous voyons arriver les employés en bus d’entreprise !
Il faut cesser de comparer ce qui n’est pas comparable ! Un cuisinier ne peut faire la même recette avec des ingrédients différents !
Mon lien : aux larmes citoyens, formez la division...
C’est de pire en pire - je ne connaissais pas les propos de Sarko sur la "dignité humaine" et c’est véritablement immonde - comme l’est la prison demeurant close...
Entre ceux qui "s’en lavent les mains", ceux qui ne font qu ’ "obéir aux ordres"... Et toute cette hypocrisie... Cela me laisse sans voix.
Rendons "hommage" à Luc Chatel qui a le sang-froid de nous signaler qu’il s’agit d’une affaire de doit commun, ce qui change tout.
Jusqu’où irons-t-ils dans l’ignoble ?
Va-t-on nous dire que l’expulsion que je signale dans le billet "Cette honte qui nous survivra" n’est qu’une erreur médicale ?
Mon lien : http://escalbibli.blogspot.com/2008...
J’en connaît un qui est une erreur à lui tout seul ! Honte à ce gouvernement de cannibales et d’assassins...
Et je pèse mes mots.
Mon lien : http://www.lemans.maville.com/Expul...
Ce triste fait divers me touche d’autant plus qu’il s’est passé à deux rues de chez moi, au Mans.
Tricherie, fourberie, déloyauté : façons délibérément dévalorisantes, réductrices de nommer l’astuce sociale la plus légitime. Habituellement ces termes à connotation négative sont émis par ceux qui sont en accord avec le discours ambiant, comme peuvent l’être les gens honnêtes qui adhèrent aux lois de leur pays, qui votent et paient leurs impôts sans faire d’histoire en bon citoyens qu’ils sont.
Tricher dans la société devrait être un honneur, mentir à son employeur un devoir pour tout employé qui veut gagner sa vie. Travailler au noir ne cause du tort qu’aux entrepreneurs honnêtes légalement inscrits au Registre du Commerce. Mais c’est un excellent moyen de gagner sa vie pour les exclus du marché du travail : les sans-papiers méprisés, les miséreux à qui l’on ferme les portes, les clandestins exilés, chassés, etc.
Se faire passer pour un curé, un général de l’Armée ou un commissaire de police sont de très nobles initiatives permettant au pauvre sans diplôme, sans vertu ou sans grade de bénéficier des biens de ce monde en savourant toasts, coupes de champagnes et autres cuisses de Marquises.
La morale imposée par la société n’est qu’une jalouse manière de préserver certains privilèges et profits des citoyens honnêtes jouant le jeu de l’État : je parle de ceux qui font preuve de peu d’astuce et de beaucoup de rigidité dans le coeur. Il n’y a fondamentalement rien de mal à manger, boire, gagner sa vie, nourrir sa famille par astuce, usurpation d’identité ou artifices, pourvu que le travail du tricheur soit bien fait, pourvu qu’une partie de l’argent du nanti tombe invariablement dans l’humble bourse de l’immigré à peau trop mate, du ventre-creux sans papier, bref de l’exclus par ségrégation sociale en général. Que font nos dirigeants ? Ils enrichissent le pays en vendant des armes à des belligérants. Morale d’État.
La tricherie, la vilenie, le cynisme ne seraient donc moraux et admis que lorsque cela arrange les consciences officielles et l’ordre établi ? La fourberie, le mensonge, la falsification de documents, la concurrence déloyale sont des actes très moraux lorsqu’ils servent l’exclus dans ses droits fondamentaux.
N’oublions pas que nos lois et constitutions ont été fondées sur l’absurdité, l’arbitraire, l’irrationnel : en somme, ni plus ni moins que la morale du plus fort.
J’encourage donc le travail au noir, le piratage commercial des oeuvres, la contrefaçon, l’usurpation d’identité, l’usage de faux. Après le triomphe éhonté de la morale des nantis, promouvons la morale des faibles, des laissés pour compte d’une économie odieusement basée sur la protection des auteurs, des déclarés, des non-clandestins, des "tamponnisés".
Raphaël Zacharie de Izarra
Mon lien : Eclat de l’esprit, vérités féroces (esthétique subversive et vue olympienne)
une peine de deux ans de prison pour de nombreux refus d’embarquer
Menteur : cet homme de 31 ans purgeait une peine de 2 ans de prisons pour faits de violence avec armes et violence familiale sur sa concubine de 60 ans...
http://www.ripostelaique.com/Les-va...
http://www.ouest-france.fr/Sans-pap...
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
Mon lien : Plume de presse
Ce n’est pas pour ça qu’il est en prison, mais pour faits de violence avec armes et envers sa concubine, de trente ans son aînée.
Je vous accuse d’être un menteur, comprenez-vous bien ce que cela veut dire ?
Mon lien : Plume de presse
Rien. Hortefeux va parler de sa politique répressive d’immigration à Vichy. C’est ça le fond du problème.
La négation du droit humain des sans-papiers au nom de la loi.
Souvenons nous de Baba Traore
Mon lien : Souvenons nous de Baba Traore
C’est bien le problème, vous ne voyez pas la différence entre journalisme et propagande. Comme en l’espèce c’est la même qu’entre les faits et la présentation que vous en faites, je vais essayer de vous expliquer.
Les faits, les voici : un Arménien de 31 ans, résidant illégalement en France, a fait l’objet de 18 mesures de reconduite dans son pays, une démocratie, où il a une femme et un fils. Par ailleurs, il purge une peine de prison due à deux condamnations, de 6 et de 9 mois d’incarcération, pour faits de violence avec arme et violence contre sa concubine de 60 ans. Celle-ci convoque les journalistes devant la prison, s’y rend, s’y immole et meure sans qu’on ne puisse la secourir.
Votre présentation, la voilà : vous faites de ce parangon du féminisme et de la non-violence, probablement amoureux d’une femme bien plus âgée que lui, un martyr de la politique du gouvernement actuel, d’abord en prétendant qu’il était en prison pour avoir refusé d’être expulsé (alors qu’il cognait sur sa concubine, de 30 ans son aînée, après avoir abandonné femme et enfant, et qu’il se livrait à des violences avec armes) et ensuite en montant la mise en scène de l’immolation dûe à l’arrivée d’une voiture de police alors même que la malheureuse avait préalablement convoqué les journalistes et préparé le combustible.
Votre mise à jour ne change rien : vous avez certes le droit de désapprouver la politique du gouvernement actuel, mais utiliser ce drame pour servir vos idées au mépris de la vérité n’est pas à l’honneur de la cause que vous prétendez défendre.
Etes-vous un de ces "vautours compassionnels" que dénonce Riposte Laïque ?
Mon lien : Les vautours compassionnels
Mon lien : Plume de presse
J’ai lu 2 fois le texte du premeir lien. Et après, je me suis pincé. Non, je ne rêve pas. Cette "riposte laïque" là m’est totalement étrangère. Rien que le dernier paragraphe montre à quel point des gens peuvent s’égarer en invoquant l’état de droit. Nous sommes dans un état du droit du plus fort, voilà ce que cette "riposte laïque" semble ignorer.
L’enfermement de cet homme semble être du à des coups portés sur sa compagne. Soit. Et le suicide de sa compagne, à des troubles psy. Comme au bon vieux temps des soviets. Cela n’a donc rien à voir avec les quotas d’expulsions. Rien.
Un Collectif (les Ducon Violex) regroupant des Français, conjoints d’étrangers s’apprête à porter plainte contre l’Etat et à réclamer 2 Milliards d’Euros pour les 20 000 Français qui relèvent de cette action.
L’Etat autorise explicitement des mariages mixtes et ensuite s’ingénie à vouloir expulser celui ou celle qu’il a marié lui-même à un Français. Ces actions se font sans aucune base légale. Des questions écrites vont être posées au gouvernement. Des Députés et des Sénateurs ont déjà rejoint les DUCON VIOLEX.
Les conjoints Français vont faire valoir leurs droits au titre de la Loi Française et des articles 6, 7 , 8 de la Convention des Droits de l’Homme.
L’ardoise réclamée dépassera les 2 Milliards d’Euros, et toute la honte de l’action de l’Etat apparaîtra au grand jour.
« Un Collectif (les Ducon Violex) regroupant des Français, conjoints d’étrangers s’apprête à porter plainte contre l’Etat et à réclamer 2 Milliards d’Euros pour les 20 000 Français qui relèvent de cette action. L’Etat autorise explicitement des mariages mixtes et ensuite s’ingénie à vouloir expulser celui ou celle qu’il a marié lui-même à un Français. »
100 000 euros par mariage mixte, en effet, l’addition devient élevée pour le contribuable !
Que faire, vous avez une idée ?
Que faire ? Bien sur qu’on sait !
On va engager des procédures à la CEDH. On a déjà rédigé un projet de plainte. Ce sont les conjoints français qui portent plaintes. Je peux vous envouyez le projet de plainte.
La plainte est basée sur l’article 8 de la CEDH Quand il y a expulsion ou persécution du conjoint étranger, c’est aussi le conjoint français qui trinque. Or lors du mariage en France, les autorités ne préviennent pas le conjont Français. Or elles savent. Il y a tromperies entre autres.
Il n’y a pas de fait nouveaux depuis le mariage. Et ils veulent expulser après avoir marié. Une persécution.
De plus la CEDH reconnait que la justice français n’est pas indépendante, donc on peut demander à ne pas épuiser tous les recours en France.
Une première question écrite a été déposée. Une deuxième le sera d’ici 15 jours.
Rejoignez les DUCON VIOLEX pour faire masse et on espère qu’une assoc au moins viendra nous soutenir.
DUCONVIOLEX c’est chez FREE ! Envoyez nous un email et vous renverra les dossiers.
Corrigez, amendez le texte ci-dessous, faites circuler, que les ocnjoints français se remuent. Il y a 2 milliards à tirer.
Envoyez les critiques
Projet de dépôt de requête à la CEDH de Bernard XXX, conjoint français dans un couple mixte pour violations répétées à son encontre de l’article 8 de la Convention Européenne des Droit de l’Homme répétées par les autorités françaises * Dans le cadre du collectif : DUCONVIOLEX qui sont chez Free
(document provisoire)
J’ai l’honneur de déposer une requête à la CEDH pour violations répétées à mon encontre de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme par les autorités françaises, administratives, policières et judiciaires. Je me suis marié il y a plus d’un an en France avec mon épouse, XX Suinai, de nationalité chinoise. Les autorités connaissaient parfaitement la situation irrégulière de mon épouse. Notre mariage a été dûment autorisé après enquête approfondie par les autorités administratives, policières et judiciaires. Et après le mariage, sur la base d’aucuns faits nouveaux depuis notre mariage, les autorités administratives, policières et judiciaires nous interdisent le droit à une vie privée et familiale normale en couple en France. Cela me concerne profondément en tant que Citoyen français. J’ai donc décidé de déposer une requête devant la CEDH.
Cette requête est déposée sans avoir épuisé toutes les formes de recours possibles en France. Pour accepter cette requête je demande au CEDH de prendre en compte ses conclusions récentes démontrant qu’en France la Justice n’est ni indépendante du pouvoir exécutif , ni impartiale. De plus la Justice administrative a même clamé le 7 mars 2008 que c’était au juge de dire le DROIT et non pas à l’administration. Les procureurs qualifient leur autorité ministérielle de « caporaliste », synonyme de fasciste. La CEDH trouvera en annexe des jugements étonnants où il est exprimét explicitement par les juges que comme le justiciable a été jugé coupable, il est normal que la procédure régulière ne soit pas respectée. Certains juges administratifs se révoltent d’autant plus que la justice administrative est sous la coupe de l’autorité administrative et le juge administratif fait carrière pour arriver au Conseil d’Etat dont le Président n’est autre que le Premier Ministre.
Donc la Justice française n’est donc ni indépendante, ni impartiale au sens du premier alinéa de l’article 6 de la CEDH et c’est pour cette raison je dépose ma requête dès maintenant.
De plus les persécutions que je subie ne sont basée sur aucune Loi au sens de l’article 7 de la CEDH.
Je demande donc à la Cour Européenne des DH de bien vouloir accepter de recevoir ma requête dès maintenant au titre des articles 6 et 7 de la Convention Européenne des DH
Mon mariage avec Suinai a été célébré le 28 août 2007 à Paris, en France. Notre mariage a été dument autorisé par l’autorité judiciaire française et l’autorité préfectorale française après une enquête approfondie consécutive au signalement du dossier de mariage au Procureur par les autorités municipales françaises car Suinai, de nationalité chinoise était en situation irrégulière à ce moment là. Suinai et moi, nous vivions ensemble depuis presque 3 ans à ce moment là et l’âge venant nous avions décidé de régulariser notre situation. Nous avions tous les deux vécu des deuils éprouvants et nous avions besoin de consolider l’avenir de notre couple.
Ainsi, Procureur, Préfet, Maire, ne nous ont nullement avertis à ce moment là que nous ne pourrions pas vivre en couple en France et que Suinai serait expulsable immédiatement après le mariage.
Notre situation à l égard de la Loi n’a pas changé depuis notre mariage le 28 août 2007 et les autorités publiques après nous avoir mariés veulent expulser Suinai pour des faits qu’elles connaissaient déjà au moment de l’autorisation du mariage. Ils nous ont donc mariés sans nous avertir qu’il y aurait des difficultés pour vivre en France et en particulier sans m‘avertir alors que je suis Citoyen français.
Suinai se trouve aujourd’hui sous la menace d’arrestation et d’expulsion. Elle ne peut pas travailler alors que les autorités françaises clament de façon surprenante qu’elles veulent une immigration de travail. Cette situation fait que nous vivons tous les deux en permanence avec la peur d’être arrêtés, de voir Suinai expulsée. Tous les matins on attend 6 heures, avec angoisse. On s’émeut au moindre bruit particulier. On tremble chaque fois qu’on croise un policier et Dieu sait qu’à Paris, il n’en manque pas. Tout cela perturbe notre état psychologique à tous les deux. Cela m’empêche en particulier d’avoir un comportement normal dans mes activités et cela les trouble gravement.
Les autorités publiques françaises me font subir personnellement, à moi Citoyen français une situation où elles bafouent mes droits les plus élémentaires comme ceux exposés dans l’article 8 de la CEDH.
L’article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales signée par le gouvernement de la République Française affirme que toute personne et donc tout Français conjoint d’étranger « a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». Par construction le conjoint étranger d’un tel Français fait partie de la vie privée et familiale de ce Français. Quand l’autorité administrative impacte et dénature la vie privée du citoyen français vivant en France en expulsant de France son conjoint étranger, il est donc impératif que l’autorité administrative en ait le droit.
L’article 8 de cette même convention affirme dans son 2 ième alinéa : « Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique que pour autant que cette ingérence soit prévue par la Loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. ».
La CEDH mentionne ainsi là une double condition. Il y faut une Loi et il faut en plus que cette Loi mette en cause des risques affectant des domaines fondamentaux mettant en cause l’intégrité du pays, de la société et de la population sous tous ses aspects.
Or j’ai été marié avec Suinai en France par les autorités françaises en toutes connaissances de cause par ces autorités, après un signalement au Procureur par les autorités municipales du dépôt de notre demande de mariage. Mon mariage a fait alors l’objet d’une enquête approfondie de la part des autorités policières et judiciaires. Cela s’est déroulé pendant 7 semaines avec pour ma part un jour et demi au poste de police. J’ai donc été marié avec l’autorisation explicite du Procureur de la République Française. C’est donc que si les autorités administratives et préfectorales ne se sont pas opposées au mariage, c’est qu’elles n’avaient rien à reprocher à mon conjoint étranger au moment du mariage au titre de « la sécurité nationale, de la sûreté publique, du bien-être économique du pays, de la défense de l’ordre et de la prévention des infractions pénales, de la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui » L’autorité publique, au cours de l’enquête de Police réalisée avant le mariage, ne m’a jamais informé d’une quelconque difficulté pour vivre en France en couple avec Suinai dans le cadre des obligations légales mutuelles régissant le mariage en droit français.
S’il y avait avant le mariage une interdiction quelconque de vie en couple connue des autorités, et que les autorités ne m’ont pas averti, les autorités françaises seraient condamnables au titre d’une duplicité caractérisée. Il est préférable pour l’honorabilité des autorités françaises de conclure sur ce point là que si les autorités françaises ne m’ont pas alerté, c’est que ces autorités ne voyaient au moment du mariage aucune difficulté notoire pour que notre couple à qui elle donnait l’autorisation de se marier puisse vivre en France en couple en toute quiétude.
Dans le cadre du CESEDA une fois mariée en France, Suinai est parfaitement mentionnée à l’article L.313-11, 4 ième alinéa ; elle n’est pas polygame, elle est mariée avec un Français moi-même, qui était français au moment du mariage et qui est encore Français, et notre couple a une vie commune avérée. La Police est même d’accord sur ce point. La Loi, exprimée par cet article affirme même que dans ce cas, les autorités françaises ont une telle confiance dans un étranger, comme Suinai, qu’elles sont prêtes à lui délivrer de plein droit un titre de séjour.
Donc, dans un tel cas, avec un mariage contrôlé par le Procureur de la République, célébré en France par les autorités françaises, et donc avalisé en toutes connaissances de cause par ces autorités françaises, toute mesure prise par les autorités françaises à l’encontre de Suinai, mon épouse devant la Loi Française, ayant des conséquences impactant ma situation personnelle quant à mon « droit au respect de ma vie privée et familiale, de mon domicile et de ma correspondance » ne peut trouver son fondement que dans des faits non connus par les autorités françaises au moment de l’autorisation du mariage ou dans des actions postérieures au mariage.
Donc, les actions de l’autorité publique visant à l’expulsion de Suinai, ne peuvent pas trouver leur raison d’être dans l’absence d’un visa de long séjour puisque cette absence de visa de long séjour avait été dûment constatée lors de l’enquête réalisée avant le mariage et que cette absence n’a pas donné lieu à ce moment là à l’interdiction du mariage, ni même au moindre avertissement à mon encontre. L’autorité publique a laissé ainsi commencer notre vie privée et familiale de couple, vie de couple qu’elle ne peut alors interrompre bien évidemment qu’en s’appuyant sur des faits nouveaux postérieurs au mariage.
J’exige donc que les autorités publiques françaises respectent notre droit défini à l’article 8 de la CEDH, cessent donc leurs persécutions permanentes contre notre couple et qu’elles régularisent la situation de Suinai par rapport à une situation qu’elles connaissaient au moment du mariage et qui ne les a pas gênés pour célébrer ce mariage en France.
J’exigerai des dommages et intérêts dont je communiquerai le montant et j’exige une astreinte de 2 000 Euros par jour à partir de la signification du jugement de la CEDH qui ne manquera pas de faire respecter les droits définis à l’article 8 du CEDH.
Duconviolex (chez Free)
@ Bernard
Je croise les doigts pour que justice soit faite et que l’hypocrisie cesse, au moins dans ce domaine, dans un 1er temps...
Remarquable que ce site "Riposte Laïque", que votre article tendancieux sur l’immolation de la compagne d’un "S.P" arménien, devant la prison du Mans, stigmatise ;" Eh oui, on ne sait plus très bien qui stigmatise qui !?", "Quel est le message réel ?" et à qui est-il destiné ?
Bon, cette femme est morte, mais elle l’a bien cherché... ! Cet homme, dont le grand-père a échappé au génocide, sait que cette femme a une tête de Turc, il faut frapper fortement son esprit et la batte de base-ball, paraît indiquée.... qu’elle lui ramène ses papiers d’Arménie, montre une obstination hors du commun...surtout quand on en sait le caractère hautement inflammable !!!!!
J’aimerais que la République, en danger, cesse de trembler à la seule évocation de ces hordes barbares,(arméniennes souvent !), qui encombrent nos centres de rétention et qu’une quelconque Mancelle, lasse de rillettes, prétendent délivrer ! La République a mieux à faire... !
Mon lien : http://www.med-it.be
