Sep 092020
 

Le gouvernement annonce 25 milliards sur 10 ans, historique ! En réalité, ce sont 224 millions tout de suite, et le reste si les futurs gouvernants le veulent bien. Macron joue encore au bonneteau : « Tu les vois mes milliards ? Hop, tu les vois plus ! ».

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Marie Sonnette, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Angers et membre du collectif Facs et labos en lutte était tout à l’heure l’invitée du 5/7 de France Inter (à partir d’1h19 dans le podcast). En question, le projet de loi sur la recherche, examiné au parlement cette semaine. « Un effort que ce gouvernement entreprend sans commune mesure depuis 1945 », d’après Jean Castex, de 25 milliards sur 10 ans. « C’est plutôt une bonne nouvelle, non ? », l’interroge la journaliste Mathilde Munos. « Vous savez, les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, répond la chercheuse. Et en l’occurrence, ce que nous propose le gouvernement ici, c’est 224 millions dans la prochaine année, et ensuite effectivement jusqu’à 2030 un certain nombre de milliards, dont la plus grande partie seront donnés en 2030, c’est-à dire 3 milliards en 2030. Le gouvernement Macron, lui, en fait, aujourd’hui, s’engage sur 224 millions, ce qui est une toute petite enveloppe pour la recherche. (…) Pour arriver aux 3% du PIB, il nous faudrait 18 milliards d’euros. » Vous la sentez venir, l’entourloupe ? Mathilde Munos aussi : « Si cette trajectoire budgétaire est votée, elle pourrait être détricotée plus tard par un prochain gouvernement, par exemple, c’est pas gravé dans le marbre ? », avance-t-elle, faussement candide. « C’est pas gravé dans le marbre, confirme la sociologue. Chaque gouvernement est bien-sûr libre de ses choix budgéraires. »

Déjà, le gouvernement parlait fin juillet de 400 millions, qui sont devenus subitement 224. Ensuite, le Premier ministre s’engage sur du vent. Éventuellement, plus tard, si les futurs gouvernements le veulent bien… Un foutage de gueule intégral. Un de plus en Macronie.

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Mai 062018
 

Amélie de Montchalin, députée La République en marche de l’Essonne, l’a répété quatre fois ce matin sur France Inter, pour justifier la politique menée par Emmanuel Macron, quand bien même le dernier sondage indique l’opposition de 55% des Français. Pire, « L’action d’Emmanuel Macron pour ce qui est du pouvoir d’achat et de la réduction des inégalités sociales est jugée sévèrement, 78% des Français estimant qu’elle va dans le mauvais sens ». Mais qu’à cela ne tienne, « Nous avons été élus sur un projet », a seriné la jeune femme. Sans que jamais Éric Delvaux, journaliste préposé à l’interview, ne formule la moindre objection. Continue reading »

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Déc 082012
 

Ce matin autour de 9h sur France Inter, Alexandra Bensaid au micro, c’était On n’arrête pas l’éco, son magazine hebdomadaire : « Le clivage droite-gauche, en économie, je crois que c’est un petit peu dépassé ». Forcément, puisque droite ou gauche, « there is no alternative ». Balancé comme de juste avec l’aplomb naturel et vaguement méprisant des fausses évidences. France Inter« la voix est libre » mais c’est bien celle de la pensée unique libérale, qui justifie à longueur de propagande médiatique la dictature financière. Continue reading »

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Déc 202010
 

De la « complaisance » des autorités sanitaires et du ministre de la Santé au service des intérêts économiques du laboratoire Servier, contre la santé publique, pour un scandale qui remonte en réalité à 1963 !

D’après une nouvelle étude, le Mediator, loin des 500 morts d’abord estimés, aurait pu tuer jusqu’à 2000 patients. « Il y a de fortes présomptions de défaillances graves dans cette affaire, accuse le ministre (du Travail, de l’Emploi et) de la Santé, Xavier Bertrand. Je veux tout savoir de ce qui s’est passé depuis la mise sur le marché du Mediator en 1976. Je veux comprendre pourquoi, malgré certaines mises en garde, malgré une parenté chimique avec des molécules interdites, ce médicament est resté sur le marché Continue reading »

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Nov 282010
 

Les co-auteurs du Manifeste d’économistes atterrés (Editions Les liens qui libèrent) étaient au micro de Daniel Mermet pour l’émission Là-bas si j’y suis du 16 novembre dernier sur France Inter. Leur salutaire remise à l’heure des pendules vaut largement un retour : « Nous sommes dans un climat de politique économique où l’accent est mis de façon très forte sur la question de la rigueur. On voit la rigueur qui se diffuse dans toute l’Europe et nous étions atterrés d’observer un tel consensus Continue reading »

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