Mar 212012
 

Ainsi donc, après l’immense déferlement populaire sur la Bastille de dimanche dernier 18 mars (peut-être 120 000 personnes), la mairie de Marseille, tenue par l’UMP Jean-Claude Gaudin, entend interdire au Front de gauche de tenir meeting le 14 avril prochain sur les plages du Prado : « C’est une position de principe de la Ville de Marseille. Les plages du Prado n’ont pas à accueillir de meetings politiques, cela ne s’est jamais fait. Il n’y a rien contre M. Mélenchon, la position du maire aurait été identique pour n’importe quel autre candidat », a assuré Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire chargée des espaces verts. Ces plages « sont des espaces de détente pour les Marseillais » où se déroulent de nombreux événements publics, mais « pas militants », a-t-elle souligné. » Mais la militante blogueuse Républicaine donc de gauche a fait ses recherches : « Pourtant, la « caravane UMP » (qui bien sûr n’était pas « militante ») était bien présente sur cette plage durant la campagne 2007 (voir la vidéo). Également en 2009 : La caravane des Jeunes UMP en escale à Marseille ici. »

C’est sûr que trois guignols des jeunes pops ou des dizaines de milliers de militants du Front de gauche, ça ne fait pas vraiment le même effet. Gaudin voudrait interdire aux partisans de Jean-Luc Mélenchon une nouvelle spectaculaire démonstration de force. Mais le bras de fer est perdu d’avance pour l’UMP : si le meeting est interdit sur les plages, les militants manifesteront dans les rues !

Et nous avec eux.

Mise à jour du 6 avril : sans nous vanter, le Front de gauche défilera finalement du rond-point du Prado jusqu’à la statue de David, pour une prise de parole du candidat… devant la plage.

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  14 commentaires à “UMP marseillaise contre Front de gauche : un bras de fer perdu d’avance”

  1. Oh oui!

  2. Il ne doit pas y avoir plus public comme espace que le bord de mer, non ? Loi littoral.

  3. toutes les manigances sont bonnes pour montrer la force du FdG!!!

    • Là, j’avoue que je ne comprends pas bien ton commentaire. Après lecture de l’article, ton commentaire semble insinuer que le front de gauche s’est fait volontairement interdire l’accès à la plage par le maire UMP, afin de le faire plier et montrer ainsi sa force ?
      ou bien tu considères que le rassemblement du 18 mars était une manigance ?

      Je suis un peu perdu, là.

      • Je ne suis pas très adroit sur un clavier, je rectifie: » pour contrer le FdG ».
        merci

        • Ah, ok, maintenant, c’est effectivement beaucoup plus compréhensible. Cela dit, lesdites manigances sont imbéciles et vaines. Mélenchon et son équipe trouveront au pire une solution de substitution sans le moindre problème, et cette histoire débile n’aura fait que faire un peu de pub au front de gauche.

  4. Assurer la sécurité pour 3 militants UMP ou des milliers de manifestants, ce n’est pas la même chose. L’UMP a plutôt intérêt à favoriser Mélenchon. En 2008 Sarkozy avait déclaré à Hollande : « Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années. Maintenant, on va vous niquer avec Besancenot. » Source : http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2011/12/06/les-12-les-plus-bavards-de-nicolas-sarkozy-227232 La stratégie ne va pas changer sauf que Mélenchon remplace Besancenot et il peut encore monter dans les intentions de vote. Opinion Way doit bien avoir un sondage déjà prêt avec Mélenchon à 14% pour faire baisser surtout Hollande et laisser entrevoir qu’il est possible ce que l’on croit possible, à savoir Sarkozy réélu surtout avec les faits divers récents.

  5. Ils peuvent bien se battre si y veulent , mais surtout qu’y renversent pas le pastaga ! ……

  6. Gaudin devrait utiliser un argument écologique plutôt, histoire d’être crédible…
    Mais même pas cette intelligence!

    • Vois pas le rapport avec l’article…
      Sinon, l’auteur a mal lu l’article du Monde, ou ment, et avance que Squarcini a été directement en contact et plusieurs fois avec Morah.
      Ce n’est pas ce qu’il dit dans le Monde. Donc, il tire les conséquences de présupposés faux.
      Ce qui n’empêche pas certaines d’être pertinentes, comme le fait que Morah aurait pu être une « taupe » de la DGSE, ou sur l’assasinat délibéré et spectaculaire qui aurait été orchestré par la DCRI et sans doute les politiques. Ce que confirme indirectement l’interview pour la Dépêche du midi d’un ancien du Raid affirmant qu’on aurait pu faire sauter la porte et/ou gazer Morah ou le neutraliser sans ce far-west minable.

      • Tout le monde (les militaires, les « experts » en forces spéciales) le dit : s’ils ne l’ont pas pris vivant, c’est qu’ils ne l’ont pas voulu. Du coup, question : qu’aurait-il pu révéler, qu’on l’interdise de parler à jamais ?

      • En effet, je me suis trompé d’aricle.
        En effet, l’auteur – un certain morice – extrapole à partir de l’interview de Squarcini. D’ailleurs, il est même tenté d’y lire ce que l’on n’y trouve pas.
        Mais comme le remarque Olivier cette mort laisse derrière elle trop d’interrogations.
        Enfin, avant de céder la place, je voudrais dire que :
        – Je ne suis lié ni de près ni de loin avec les parties en présence et que cela me permet une approche plus sereine,
        – La mort d’enfants assassinés en raison de la religion ou des croyances, des idées de leurs parents m’est odieuse,
        – la mort de toute personne pour des motifs idéologiques m’est insupportable,
        – Je suis contre la peine de mort et j’attendais que dans mon pays on prenne le temps de l’arrêter vivant pour l’interroger, pour comprendre, pour juger et punir aussi sévèrement que la loi l’autorise.
        – Je voulais que les rôles de chacun des acteurs soient mis en lumière pour comprendre les responsabilités.
        – J’attendais que les hommes politiques se comportent comme des citoyens.

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